vendredi 17 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2007559 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | DURIEZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 22 octobre 2020, 23 février 2021, 26 avril 2021 et 10 juin 2021, M. D C, représenté par Me Duriez, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 24 août 2020 par laquelle le ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion a confirmé la décision du 12 décembre 2019 de l'inspectrice du travail autorisant son licenciement pour motif disciplinaire ;
2°) de mettre à la charge de la société immobilière Grand Hainaut (SIGH) la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la procédure de licenciement est irrégulière dès lors que le délai prévu par l'article R. 2421-10 du code du travail a été méconnu ;
- la demande d'autorisation de licenciement est entachée d'un vice de forme en ce qu'elle ne mentionne pas l'ensemble des mandats qu'il détient ;
- les faits antérieurs au 18 mai 2019 sont prescrits ;
- l'inspectrice du travail a commis une erreur d'appréciation des faits qui lui sont reprochés ; ces derniers ne sont pas matériellement établis et ne lui sont pas imputables ;
- les faits reprochés ne revêtent pas un caractère suffisamment grave pour justifier le licenciement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 juillet 2021, la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens invoqués dans la requête ne sont pas fondés.
Par des mémoires, enregistrés les 22 janvier 2021, 25 mars 2021 et du 12 mai 2021, la SIGH, représentée par Me Bailleul, conclut :
1°) au rejet de la requête ;
2°) à ce qu'il soit mise à la charge de M. C la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens invoqués dans la requête ne sont pas fondés.
Un mémoire, enregistré le 28 juillet 2021, a été présenté pour la SIGH.
Par une ordonnance du 22 juillet 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 30 août 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de Mme Michel, rapporteure publique,
- les observations de Me Achammani substituant Me Duriez, représentant M. C, et celles de Me Lemoine substituant Me Bailleul, représentant la SIGH.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, a été recruté, à compter du 15 juillet 1996, en qualité de surveillant de chantier, en vertu d'un contrat à durée indéterminée, par le groupement d'intérêt économique Hainaut développement, devenu en 2018 la SIGH. Depuis le 22 janvier 2018, il occupait l'emploi de " responsable technique patrimoine ". M. C détenait, par ailleurs, des mandats syndicaux en tant que membre titulaire au sein du comité social et économique, de délégué syndical de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) et de conseiller du salarié. Par un courrier du 10 octobre 2019, son employeur a sollicité de l'inspection du travail l'autorisation de le licencier pour motif disciplinaire. Par une décision du 12 décembre 2019, l'inspectrice du travail de l'unité de contrôle du Hainaut Cambrésis a autorisé le licenciement. La SIGH a notifié, le 19 décembre suivant, le licenciement à son salarié protégé. Par un courrier du 3 février 2020, M. C a formé à l'encontre de la décision autorisant son licenciement un recours hiérarchique auprès de la ministre du travail. Par une décision du 24 août 2020, la ministre du travail a confirmé la décision de l'inspectrice du travail. Par la présente requête, M. C demande au tribunal l'annulation de la décision du 12 décembre 2019 par laquelle l'inspectrice du travail a autorisé son licenciement et celle de la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion du 24 août 2020.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la procédure interne à l'entreprise :
2. Aux termes du troisième alinéa de l'article R. 2421-10 du code du travail : " La demande d'autorisation de licenciement d'un délégué du personnel, d'un membre du comité d'entreprise ou d'un membre du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail est adressée à l'inspecteur du travail dont dépend l'établissement qui l'emploie. Elle est accompagnée du procès-verbal de la réunion du comité d'entreprise. Excepté dans le cas de mise à pied, la demande est transmise dans les quinze jours suivant la date à laquelle a été émis l'avis du comité d'entreprise. ".
3. Il ressort des pièces du dossier que la demande d'autorisation de licencier M. C a été adressée le 10 octobre 2019 à l'inspection du travail, alors que le comité social et économique avait délibéré le 11 septembre 2019. Dans les circonstances de l'espèce et dès lors que le délai n'est pas prescrit à peine de nullité, le dépassement du délai de quinze jours prévu par l'article R. 2421-10, précité, du code du travail n'a pas entaché d'illégalité la procédure d'autorisation du licenciement. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure suivie par l'employeur, qui met en cause la légalité interne de la décision prise par l'inspecteur du travail, doit être écarté.
En ce qui concerne l'absence de mention dans la demande d'autorisation de licenciement du mandat de conseiller du salarié détenu par M. C :
4. Pour opérer les contrôles auxquels elle est tenue de procéder lorsqu'elle statue sur une demande d'autorisation de licenciement, l'autorité administrative doit prendre en compte toutes les fonctions représentatives du salarié et qu'il appartient, par suite, à l'employeur de porter à sa connaissance l'ensemble des mandats détenus par l'intéressé. Il appartient à l'employeur de porter à sa connaissance l'ensemble des mandats détenus par l'intéressé. La circonstance que la décision autorisant le licenciement ne fasse pas mention de l'un de ces mandats ne suffit pas, à elle seule, à établir que l'administration n'a pas, comme elle le doit, exercé son contrôle en tenant compte de chacun des mandats détenus par le salarié protégé, lorsqu'il est établi que l'administration, ayant eu connaissance, au moment où elle s'est prononcée, de chacun des mandats détenus par l'intéressé, a été mise à même de les prendre en compte.
5. Il ressort des pièces du dossier, en particulier de la demande de licenciement du 10 octobre 2019, que l'employeur a seulement mentionné que M. C était membre titulaire du comité social et économique et délégué syndical alors même qu'il détenait également un mandat de conseiller du salarié. Il ressort cependant des pièces du dossier, d'une part, que l'employeur a informé, par un courrier du 24 octobre 2019, l'inspection du travail de ce que M. C détenait également un mandat de conseiller du salarié et, d'autre part, que la décision de l'inspection du travail du 12 décembre 2019 précise que le salarié exerçait les mandats de membre du comité social et économique, de délégué syndical ainsi que de conseiller du salarié. Dès lors que l'administration a eu connaissance de chacune des fonctions représentatives de l'intéressé, l'omission dans la demande d'autorisation de l'un des mandats syndicaux au titre desquels M. C était protégé, n'était pas de nature à entacher la décision de l'inspectrice du travail d'illégalité. Par suite, ce moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la prescription de la procédure disciplinaire :
6. En vertu de l'article L. 1332-4 du code du travail, aucun fait fautif ne peut donner lieu à l'engagement de poursuites disciplinaires au-delà d'un délai de deux mois à compter du jour où l'employeur en a eu connaissance. L'employeur ne peut pas fonder une demande d'autorisation de licenciement sur des faits prescrits en application de cette disposition, sauf si ces faits procèdent d'un comportement fautif de même nature que celui dont relèvent les faits non prescrits donnant lieu à l'engagement des poursuites disciplinaires. Dans le cas où des investigations complémentaires ont été diligentées par l'employeur, elles ne sont de nature à justifier un report du déclenchement de ce délai que si elles sont nécessaires à la connaissance exacte de la réalité, de la nature et de l'ampleur des faits reprochés au salarié.
7. Il ressort des pièces du dossier que l'employeur a eu connaissance des incidents intervenus, à savoir la surfacturation à la SIGH de travaux placés sous la supervision du salarié, le 14 mars 2019 lors d'une visite de M. A, supérieur hiérarchique de M. C, accompagné de ce dernier, chez un locataire afin de vérifier la qualité des prestations réalisées par le prestataire, la société GRIM. A l'issue du contrôle diligenté à compter de cette date, il est apparu que dans 16 dossiers sur 33 suivis par M. C, des prestations ont été facturées sans avoir été réalisées, d'autres ont été commandées et facturées deux fois et enfin des erreurs de mesure au détriment de la SIGH. Ces résultats ont été vérifiés lors de deux réunions, qui se sont tenues les 14 mai et 6 juin 2019 en présence notamment de la société GRIM, et ont été confirmés par un courrier du 11 juin suivant, établi par cette société dans lequel elle reconnaît l'existence d'écarts entre les factures de travaux et les prestations effectuées. Dès lors, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'employeur avait eu précisément connaissance de la réalité, de la nature et de l'ampleur des incidents intervenus depuis septembre 2018 avant le 6 juin 2019. Les agissements de M. C n'étaient donc pas prescrits lorsque la procédure disciplinaire a été engagée, le 18 juillet 2019, par la convocation du salarié à l'entretien préalable du 26 juillet 2019. Par suite, le moyen tiré de la prescription des faits reprochés au salarié doit être écarté.
En ce qui concerne la matérialité des faits et leur imputabilité :
8. En vertu des dispositions du code du travail, le licenciement des salariés légalement investis de fonctions représentatives ou de fonctions de conseiller prud'homme, qui bénéficient d'une protection exceptionnelle dans l'intérêt de l'ensemble des travailleurs qu'ils représentent, ne peut intervenir que sur autorisation de l'inspecteur du travail. Lorsque leur licenciement est envisagé, celui-ci ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées ou avec leur appartenance syndicale. Dans le cas où la demande de licenciement est motivée par un comportement fautif, il appartient à l'inspecteur du travail saisi et, le cas échéant, au ministre compétent, de rechercher, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, si les faits reprochés au salarié sont d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement, compte tenu de l'ensemble des règles applicables au contrat de travail de l'intéressé et des exigences propres à l'exécution normale du mandat dont il est investi. Un agissement du salarié intervenu en-dehors de l'exécution de son contrat de travail ne peut motiver un licenciement pour faute, sauf s'il traduit la méconnaissance par l'intéressé d'une obligation découlant de ce contrat.
9. Il ressort des pièces du dossier que, le 10 octobre 2019, la SIGH a sollicité de l'inspection du travail l'autorisation de licencier M. C pour des manquements à ses obligations contractuelles en l'absence de contrôle des prestations de travaux facturées à la SIGH, entraînant un préjudice financier pour cette dernière, estimé à 92 795,36 euros. Pour autoriser le licenciement de M. C, l'inspectrice du travail a retenu une défaillance, inexpliquée par le salarié, des contrôles que ce dernier devait effectuer et la reconnaissance, par la société prestataire elle-même, d'une surfacturation de 89 302,68 euros. Elle a ensuite estimé que ces faits, imputables à M. C et présentant un caractère fautif, étaient suffisamment graves pour justifier le licenciement du requérant. Ces motifs ont été confirmés par la ministre dans sa décision du 24 août 2020 prise sur recours hiérarchique.
10. Il est constant que M. C, responsable technique du patrimoine, assurait au sein de la SIGH le suivi des travaux d'adaptation réalisés, notamment par la société GRIM en qualité de prestataire titulaire du marché à bons de commande. Eu égard à sa fiche de poste, il lui appartenait notamment, à l'issue des travaux de vérifier leur réalisation effective ainsi que leur qualité. Il est à cet égard constant qu'il établissait les procès-verbaux de réception des travaux. Il ressort des pièces du dossier que les contrôles effectués par les services de la SIGH ont révélé l'existence d'écarts entre les facturations de travaux et les bons de commandes, liés notamment à une double facturation des kits douche, ainsi que l'absence de réalisation de travaux alors même qu'ils avaient été facturés. S'il ressort des pièces du dossier, en particulier de la décision de l'inspectrice du travail, qu'au cours de l'enquête contradictoire M. C a admis qu'il n'avait pas effectué les contrôles tels que prévus dans sa fiche de poste et que certains travaux d'installation de douches avaient été facturés deux fois, le requérant dans ses écritures conteste ces manquements. Il soutient qu'il était seul à gérer l'ensemble des demandes de travaux, que les devis étaient validés en amont par son supérieur hiérarchique, que la mise en place d'un marché à bons de commande n'était pas appropriée et qu'en tout état de cause, la facture finale peut différer du projet ou de l'étude initiale eu égard aux souhaits des résidents et aux contraintes techniques. Ces éléments ne sont cependant pas suffisants pour remettre en cause les tableaux d'analyse des travaux portant sur les seize dossiers suivis par M. C, dans lesquels ont été révélées des prestations non réalisées ou des quantités surévaluées, des doubles facturations ainsi que des erreurs de mesure au détriment de son employeur. Ils ne remettent également pas en cause l'existence d'une proposition d'avoir, d'un montant de 89 302,68 euros, adressée par l'une des sociétés prestataires de travaux, la société GRIM, à l'issue du contrôle achevé le 6 juin 2019 dont toutes les conclusions ont été acceptées par cette entreprise. Dans ces conditions, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que l'inspectrice du travail a estimé que les faits reprochés à M. C était établis et revêtaient un caractère fautif.
En ce qui concerne la gravité des griefs reprochés :
11. Ainsi qu'il vient d'être énoncé, ces agissements ont revêtu un caractère répété et se sont déroulés sur plusieurs mois. Eu égard au niveau de responsabilité, à l'ancienneté et à la nature des fonctions exercées par M. C, les faits fautifs revêtent une gravité suffisante pour justifier son licenciement, en dépit de l'absence d'antécédents disciplinaires et de l'absence d'une mise à pied conservatoire prononcée à son encontre. Par suite, la décision du 12 décembre 2019 n'est pas entachée d'une erreur d'appréciation quant au caractère proportionné de la mesure de licenciement prononcée à l'encontre de l'intéressé.
En ce qui concerne le lien entre le licenciement et les mandats :
12. Le requérant se prévaut de l'existence d'un lien entre la demande d'autorisation de licenciement et ses mandats. Il ne ressort cependant d'aucune pièce du dossier que ses fonctions représentatives ou son appartenance syndicale auraient contribué à son licenciement, lequel se fonde sur la gravité des fautes qu'il a commises. Par suite, le moyen tiré de l'existence d'un lien entre son licenciement et les mandats qu'il détient doit être écarté.
13. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision de l'inspectrice du travail du 12 décembre 2019 et, par voie de conséquence, celle de la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion du 24 août 2020.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme demandée par M. C au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. C la somme demandée par la SIGH, présentées au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la société immobilière Grand Hainaut présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D C, à la société immobilière Grand Hainaut et au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion.
Copie en sera adressée pour information au directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités des Hauts-de-France.
Délibéré après l'audience du 24 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Riou, président,
M. Fougères, premier conseiller,
Mme Bruneau, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mars 2023.
La rapporteure,
signé
M. Bruneau
Le président,
signé
J.-M. Riou
La greffière,
signé
J. VANDEWYNGAERDE
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026