jeudi 13 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2008218 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | HARBONNIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 novembre 2020, M. C B, représenté par Me Harbonnier, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 9 septembre 2020 par lequel le maire de la commune de Condé-sur-l'Escaut s'est opposé à sa déclaration préalable relative à la rénovation d'une habitation et la pose d'une clôture.
Il soutient que la décision est insuffisamment motivée en fait.
La requête a été communiquée à la commune de Condé-sur-l'Escaut qui n'a pas produit de mémoire.
Par une ordonnance du 22 décembre 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 21 janvier 2022.
Un mémoire présenté par M. B a été enregistré le 13 septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de M. Baski, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par la requête susvisée, M. B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 9 septembre 2020 par lequel le maire de la commune de Condé-sur-l'Escaut s'est opposé à sa déclaration préalable portant sur la rénovation d'une habitation et la pose d'une clôture.
2. Aux termes de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente se prononce par arrêté sur la demande de permis ou, en cas d'opposition ou de prescriptions, sur la déclaration préalable. "Aux termes de l'article L. 424-3 du même code : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6 () ". Enfin, en vertu de l'article A. 424-4 de ce code, la décision portant opposition à déclaration préalable précise les circonstances de droit et de fait qui motivent la décision.
3. En l'espèce, pour s'opposer à la déclaration préalable déposée par M. B, le maire de Condé-sur-l'Escaut s'est borné à mentionner dans l'arrêté contesté que " dans l'état le projet ne respecte pas l'article 11 " aspect extérieur " du PLU de la ville de Condé-sur-l'Escaut ". En l'absence de toute précision en ce qui concerne les circonstances de fait propres au projet en cause et la méconnaissance par celui-ci des dispositions réglementaires du plan local d'urbanisme invoquées, le maire de la commune de Condé-sur-l'Escaut n'a pas mentionné de manière suffisamment précise les éléments factuels permettant à M. B d'appréhender les raisons du refus opposé à sa demande. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté du 9 septembre 2020 doit être accueilli.
4. Il résulte de ce qui précède que M. B est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 9 septembre 2020 par lequel de la commune de Condé-sur-l'Escaut s'est opposé à sa déclaration préalable portant rénovation d'une habitation et pose d'une clôture.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du maire de la commune de Condé-sur-l'Escaut du 9 septembre 2020 est annulé.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la commune de Condé-sur-l'Escaut.
Délibéré après l'audience du 22 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Chevaldonnet, président,
- Mme Grard, première conseillère,
- Mme Leclère, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 octobre 2022.
La rapporteure,
Signé
M. LECLERELe président,
Signé
B. CHEVALDONNET
La greffière,
Signé
M. D
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026