mardi 20 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2008247 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | juge unique (2) |
| Avocat requérant | CAREL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 novembre 2020, M. B C, représenté par Me Carel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 novembre 2019 par lequel le préfet du Pas-de-Calais a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de 6 mois ;
2°) d'enjoindre au préfet du Pas-de-Calais de lui restituer son permis de conduire ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
-il n'a pas reçu copie de l'avis de retenue du permis ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice de procédure, le principe du contradictoire ayant été méconnu.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 février 2021, le préfet du-Pas-de-Calais conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le moyen tiré de l'absence de remise de l'avis de retenue du permis est inopérant ;
- l'autre moyen soulevé par M. C n'est pas fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président du tribunal a désigné M. A en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Après avoir entendu le rapport de M. A au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Le 9 octobre 2019, rue Antoine de Saint-Exupéry à Calais, M. B C a fait l'objet d'un contrôle aux produits stupéfiants qui a fait apparaît qu'il avait consommé du cannabis. Son permis de conduire a alors été retenu par les services de police, puis le préfet du Pas-de-Calais a suspendu la validité de son permis pour une durée de six mois par un arrêté du 25 novembre 2019 dont le requérant demande l'annulation.
2. Il ressort des pièces du dossier que, par courrier du 16 octobre 2019, le préfet du Pas-de-Calais a invité M. C à présenter des observations sur une éventuelle mesure de suspension de la validité de son permis de conduire. Le pli a été retourné à l'administration revêtu de la mention " pli avisé et non réclamé ". Dès lors, le préfet doit être regardé comme ayant régulièrement mené la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code de la route et le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté comme manquant en fait.
3. L'autre moyen soulevé étant inopérant, il résulte de ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au ministre de l'intérieur. Copie pour information en sera adressée au préfet du Pas-de-Calais.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2022.
Le magistrat désigné,
signé
P. A
La greffière
signé
M. D
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026