lundi 20 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2008288 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | SCP MOUGEL-BROUWER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 18 novembre 2020 et 25 octobre 2021, la société par actions simplifiée Clinique de Flandre, représentée par Me Amour, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 29 janvier 2020 par laquelle l'inspecteur du travail a refusé d'autoriser le licenciement de Mme C B pour motif économique ;
2°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision implicite par laquelle la ministre du travail a rejeté son recours hiérarchique formé à l'encontre de la décision du 29 janvier 2020 ;
3°) d'enjoindre à l'autorité administrative de procéder au réexamen de sa demande d'autorisation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de condamner l'Etat aux dépens ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
Sur la légalité de la décision implicite prise par la ministre du travail :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision du 29 janvier 2020 refusant l'autorisation de licenciement dès lors que le motif économique du licenciement est justifié et qu'elle n'a pas manqué à son obligation de reclassement ;
Sur la légalité de la décision du 29 janvier 2020 refusant d'autoriser le licenciement de Mme B :
- le principe du contradictoire a été méconnu en ce qu'elle n'a pas eu communication des éléments produits par Mme B à l'inspection du travail ;
- la décision en litige est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que la réalité des motifs économiques, à savoir les mutations technologiques et la sauvegarde de la compétitivité, est établie ;
- il n'existe pas de lien entre le licenciement de Mme B et son mandat.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juillet 2021, la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens invoqués dans la requête ne sont pas fondés.
La procédure a été communiquée à Mme C B qui n'a pas produit de mémoire.
Par une ordonnance du 12 janvier 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 14 février 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de Mme Michel, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La société par actions simplifiée Clinique de Flandre, qui appartient au groupe Elsan, employait Mme B, salariée protégée au titre de son mandat de membre titulaire du comité social et économique, en qualité de comptable. Un projet de réorganisation du groupe Elsan, impliquant l'évolution des processus et de l'organisation comptables et la mise en place d'un nouveau logiciel de comptabilité a été mis en œuvre. Dans ce contexte, Mme B a été convoquée le 7 octobre 2019 à un entretien préalable. La société requérante a sollicité, le 8 octobre 2019, auprès de l'inspection du travail de l'unité départementale Nord-Lille l'autorisation de licencier Mme B pour motif économique. Par une décision du 29 janvier 2020, l'inspecteur du travail a refusé d'autoriser le licenciement sollicité. Saisie d'un recours hiérarchique, la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion a implicitement rejeté le recours. Par la présente requête, la société Clinique de Flandre demande au tribunal d'annuler la décision de l'inspecteur du travail du 29 janvier 2020 et le rejet implicite de son recours gracieux.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de la décision implicite de rejet prise par la ministre du travail :
2. Lorsque le ministre rejette le recours hiérarchique qui lui est présenté contre la décision de l'inspecteur du travail statuant sur la demande d'autorisation de licenciement formée par l'employeur, sa décision ne se substitue pas à celle de l'inspecteur. Par suite, s'il appartient au juge administratif, saisi d'un recours contre ces deux décisions, d'annuler, le cas échéant, celle du ministre par voie de conséquence de l'annulation de celle de l'inspecteur, des moyens critiquant les vices propres dont serait entachée la décision du ministre ne peuvent être utilement invoqués au soutien des conclusions dirigées contre cette décision. Dès lors, les moyens tirés de ce que la décision implicite de rejet prise par la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion aurait été prise par une autorité incompétente et serait insuffisamment motivée doivent être écartés comme inopérants.
En ce qui concerne la légalité de la décision du 29 janvier 2020 prise par l'inspecteur du travail :
S'agissant de la régularité de l'enquête de l'inspecteur du travail :
3. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 2421-11 du code du travail, " L'inspecteur du travail procède à une enquête contradictoire au cours de laquelle le salarié peut, sur sa demande, se faire assister d'un représentant de son syndicat ". Le caractère contradictoire de l'enquête menée conformément à ces dispositions impose à l'autorité administrative, saisie d'une demande d'autorisation de licenciement d'un salarié protégé, de mettre à même l'employeur et le salarié de prendre connaissance de l'ensemble des éléments déterminants qu'il a pu recueillir, y compris des témoignages, et qui sont de nature à établir ou non la matérialité des faits allégués à l'appui de la demande d'autorisation.
4. La société requérante soutient que la décision attaquée méconnaît le principe du contradictoire en ce qu'elle n'a pas reçu les éléments produits par Mme B à l'inspecteur du travail. La société requérante ne précisant toutefois pas de quelles pièces il s'agit, le moyen n'est pas assorti de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Au demeurant, il ressort des pièces du dossier, c'est-à-dire du rapport de l'inspecteur du travail établi pour l'instruction du recours hiérarchique, que Mme B n'a transmis aucun document à l'inspecteur du travail lors de son entretien individuel ainsi qu'antérieurement ou postérieurement à celui-ci. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire par l'inspecteur du travail ne peut qu'être écarté.
S'agissant du bien-fondé de la mesure de licenciement :
5. En vertu des dispositions du code du travail, le licenciement des salariés légalement investis de fonctions représentatives, qui bénéficient d'une protection exceptionnelle dans l'intérêt de l'ensemble des travailleurs qu'ils représentent, ne peut intervenir que sur autorisation de l'inspecteur du travail. Lorsque le licenciement d'un de ces salariés est envisagé, ce licenciement ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées ou l'appartenance syndicale de l'intéressé. Dans le cas où la demande d'autorisation de licenciement présentée par l'employeur est fondée sur un motif de caractère économique, il appartient à l'inspecteur du travail et, le cas échéant, au ministre, de rechercher, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, si la situation de l'entreprise justifie le licenciement du salarié.
6. Aux termes de l'article L. 1233-3 du code du travail : " Constitue un licenciement pour motif économique le licenciement effectué par un employeur pour un ou plusieurs motifs non inhérents à la personne du salarié résultant d'une suppression ou transformation d'emploi ou d'une modification, refusée par le salarié, d'un élément essentiel du contrat de travail, consécutives notamment : () / 2° A des mutations technologiques ; / 3° A une réorganisation de l'entreprise nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité ; / () / Les difficultés économiques, les mutations technologiques ou la nécessité de sauvegarder la compétitivité de l'entreprise s'apprécient au niveau de cette entreprise si elle n'appartient pas à un groupe et, dans le cas contraire, au niveau du secteur d'activité commun à cette entreprise et aux entreprises du groupe auquel elle appartient, établies sur le territoire national, sauf fraude. / Pour l'application du présent article, la notion de groupe désigne le groupe formé par une entreprise appelée entreprise dominante et les entreprises qu'elle contrôle dans les conditions définies à l'article L. 233-1, aux I et II de l'article L. 233-3 et à l'article L. 233-16 du code de commerce. / Le secteur d'activité permettant d'apprécier la cause économique du licenciement est caractérisé, notamment, par la nature des produits biens ou services délivrés, la clientèle ciblée, ainsi que les réseaux et modes de distribution, se rapportant à un même marché. ".
7. Il est constant la mutation technologique et la menace pesant sur la compétitivité de la Clinique de Flandre qui, ainsi qu'il résulte des termes de sa demande, constituent les deux motifs sur lesquels la société requérante a sollicité l'autorisation de licencier Mme B doivent s'apprécier au niveau du groupe Elsan, spécialisé dans le secteur de l'hospitalisation privée et auquel elle appartient.
Quant à la réalité d'une mutation technologique :
8. Si l'introduction d'une technologie informatique nouvelle, y compris un simple changement de prologiciel ou logiciel, peut constituer une cause économique de licenciement alors même que la compétitivité de l'entreprise ne serait pas menacée, c'est à la condition qu'il en résulte une incidence sur l'emploi à laquelle le salarié n'est pas en capacité de s'adapter.
9. Pour refuser le licenciement sollicité par la société Clinique de Flandre, l'inspecteur du travail a considéré qu'en se bornant à se prévaloir de gains de productivité induit par la mise en place d'un nouveau progiciel de gestion intégrée dénommé SAP, en remplacement des différents logiciels utilisés dans les entreprises du groupe, la société requérante n'a pas établi le lien entre l'implantation de ce logiciel et la suppression du poste de Mme B.
10. Pour contester ce refus d'autorisation, la société requérante soutient que l'introduction et le déploiement du progiciel SAP a modifié fondamentalement le fonctionnement du service comptable. Ce logiciel, qui réalise des tâches de manière autonome et automatique, vise à standardiser et sécuriser les traitements, à digitaliser les processus et à automatiser les tâches redondantes, ce qui a induit la suppression de nombreuses tâches manuelles de saisies ou de reporting. Il ressort de la note d'information transmise aux membres du comité social et économique que sur les soixante et un processus identifiés, moins de vingt ont vocation à demeurer entre les mains des personnels de la Clinique de Flandre. L'installation de ce logiciel pour l'ensemble des collaborateurs du groupe Elsan a par ailleurs été associée à l'externalisation des prestations comptables auprès d'un prestataire externe, Grant Thornton, chargé de toute l'activité commerciale, fournisseurs, clients, achats et notes de frais, à charge pour ce dernier de répartir le traitement de ces activités entre deux centres de services partagés. Il ressort des pièces du dossier que la nouvelle organisation a conduit, pour l'établissement en cause, à transformer deux emplois de comptable, de 32 heures par semaine chacun, en un emploi d'agent administratif polyvalent correspondant à 0,54 équivalent-temps plein (ETP). Il ne ressort toutefois pas des pièces du dossier que la société ait justifié, dans sa demande ou au cours de l'instruction du recours hiérarchique, de la suppression d'emplois, au niveau du groupe, consécutive au changement d'organisation comptable ni l'incapacité dans laquelle se serait trouvé la salariée en cause de s'adapter à ce changement d'organisation, alors que, comme l'a relevé l'inspecteur du travail, un poste comprenant l'utilisation du progiciel a été proposé à Mme B auprès du prestataire externe. Dès lors, en considérant que la réalité de la suppression de poste en conséquence d'une mutation technologique n'était pas établie par la Clinique de Flandre, l'inspecteur du travail n'a pas commis d'erreur d'appréciation.
Quant à la réalité de la menace pesant sur la compétitivité de la Clinique de Flandre :
11. La sauvegarde de la compétitivité de l'entreprise peut constituer un motif économique, à la condition que soit établie une menace pour la compétitivité de l'entreprise, laquelle s'apprécie, lorsque l'entreprise appartient à un groupe, au niveau du secteur d'activité dont relève l'entreprise en cause au sein du groupe.
12. Pour refuser le licenciement sollicité par la société Clinique de Flandre, l'inspecteur du travail s'est fondé sur les circonstances que le secteur privé a renforcé sa position en 2018 par rapport au secteur public, que le groupe Elsan constitue le deuxième acteur sur le marché, qu'il a enregistré une croissance plus forte que son principal concurrent (+1,5 % contre 0,4%), que les résultats consolidés en 2018 permettent de constater un résultat d'exploitation en augmentation de 5,7 % et qu'enfin l'externalisation des activités comptables et la rationalisation induite par la mise en place d'un nouveau logiciel de gestion sur l'ensemble des cliniques du groupe constituent seulement une action visant à réaliser des gains d'efficience et des économies à long terme.
13. Pour contester le motif de refus d'autorisation de licenciement, la société Clinique de Flandre soutient que l'inspecteur du travail a commis une erreur d'appréciation du motif économique dès lors que l'existence de contraintes économiques très fortes implique une amélioration des organisations afin de prévenir des difficultés économiques. A cet égard, la société requérante se prévaut, sur la période allant de mars 2013 à mars 2018, d'une diminution des recettes liée à la baisse, d'une part, des tarifs et, d'autre part, du nombre de séjours hospitaliers au profit des interventions médicales en ambulatoire, ainsi que de la hausse des coûts de production et des charges de personnels. La société Clinique de Flandre fait enfin valoir que son déficit entre 2016 et 2019 est passé de - 8 millions d'euros à - 52 millions d'euros et que parallèlement le chiffre d'affaires du groupe connaît une progression limitée, entre 0,1 % et 0,7 %. Il ressort cependant des pièces du dossier, notamment du rapport de contre-enquête et du rapport d'expertise comptable et de conseil sur l'analyse de la situation économique, financière et sociale du groupe Elsan, établi en décembre 2019, que le marché de l'hospitalisation est stable en dépit du développement croissant de l'ambulatoire et de la baisse de la durée des séjours hospitaliers. L'activité nationale est partagée entre quatre leaders, Ramsay santé qui se positionne au premier rang national, Elsan qui détient 20,2 % des parts de marché, Amalviva et Vivalto qui ont respectivement 2 % et 2,9 % des parts de marché. Il ressort du rapport d'expertise comptable et de conseil que si en 2018, le groupe Elsan a connu une perte de 20 millions d'euros, celle-ci est toutefois justifiée par des dépenses exceptionnelles effectuées par le groupe pour procéder à des rachats d'entreprises ou des prises de participation dans des sociétés. Il résulte également de ce rapport que sur l'année 2018, le groupe Elsan a enregistré une croissance plus forte que son principal concurrent, Ramsay santé (+ 1,5 % contre 0,4 %). Ce rapport mentionne par ailleurs qu'entre 2016 et 2018, le chiffre d'affaires du groupe s'est accru ainsi que l'excédent brut d'exploitation qui est passé de 129,2 à 242,2 millions d'euros et du résultat opérationnel qui est passé de 66,7 à 105 millions d'euros. Le résultat avant prélèvement de l'impôt sur les sociétés est également redevenu positif en 2018 (8,1 millions d'euros). Il ressort enfin du rapport d'expertise comptable que pour l'année 2019, le chiffre d'affaires du groupe relatif aux soins, en août 2019, est en hausse de 1,6 % dans un contexte de rehaussement des tarifs au 1er mars 2019. Il ne ressort en outre pas des pièces du dossier que la baisse des tarifs et le développement de l'ambulatoire auraient davantage affecté le groupe Elsan, en particulier la société Clinique de Flandre, que leurs concurrents. Ce contexte n'a au contraire pas été de nature à remettre en cause la profitabilité du secteur d'activité de la société Clinique de Flandre dont le taux de rentabilité était stabilisé autour de 1 % du chiffre d'affaires en 2018. Dès lors, la société requérante ne produit aucun élément chiffré permettant de démontrer qu'en l'absence de mesure corrective ses perspectives de croissance seront affectées. Dans ces conditions, la société requérante n'établit pas que la demande d'autorisation de licenciement sollicitée était justifiée par la réorganisation de l'entreprise rendue nécessaire par la menace pesant sur la compétitivité du groupe dans le secteur d'activité concerné. Dès lors, en estimant qu'il n'existait pas une menace sérieuse pesant sur la compétitivité de la société Clinique de Flandre, l'inspecteur du travail n'a pas davantage commis d'erreur d'appréciation.
S'agissant du l'absence de lien avec le mandat :
14. Il ressort des pièces du dossier que l'inspecteur du travail n'a pas fondé sa décision sur le motif tiré du lien entre la mesure de licenciement sollicité et le mandat détenu par Mme B. Par suite, le moyen tiré de l'absence de lien entre le licenciement et le mandat ne peut qu'être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que la société Clinique de Flandre n'est fondée à demander l'annulation ni de la décision du 29 janvier 2020 par laquelle l'inspecteur du travail a refusé d'autoriser le licenciement de Mme B pour motif économique, ni de la décision implicite par laquelle la ministre du travail a rejeté son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public () prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution ".
17. Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation des décisions attaquées, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
En ce qui concerne les dépens :
18. Les décisions en litige n'ayant donné lieu à aucun dépens au sens et pour l'application de l'article R. 761-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées à ce titre ne peuvent qu'être rejetées.
En ce qui concerne les frais exposés et non compris dans les dépens :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme demandée par la société Clinique de Flandre, au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société par actions simplifiée Clinique de Flandre est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée Clinique de Flandres, au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion et à Mme C B.
Copie en sera adressée, pour information, à la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités des Hauts-de-France.
Délibéré après l'audience du 30 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Riou, président,
M. Fougères, premier conseiller,
Mme Bruneau, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 février 2023.
La rapporteure,
signé
M. Bruneau
Le président,
signé
J.-M. Riou
La greffière,
signé
I. Baudry
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026