jeudi 28 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2008721 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP SARTORIO-LONQUEUE-SAGALOVITSCH & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 3 décembre 2020 et le 26 novembre 2021, la SARL La Vallée et la SAS Seclin A1 Est 2016, représentées par Me Bodart, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du 12 décembre 2019 par laquelle le conseil de la métropole européenne de Lille a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal, ainsi que la décision expresse de rejet de leur recours gracieux du 1er octobre 2020 ;
2°) de mettre à la charge de la métropole européenne de Lille la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- la procédure d'instruction du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) est entachée d'irrégularité dès lors que la modification tenant au reclassement en zone A ou N des zones initialement prévues en extension urbaine situées en dehors de la tâche urbaine, sur les aires d'alimentation de captage du sud de la métropole, est intervenue sans que soient réunies les conditions définies à l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme ;
- le droit à l'information des élus tel que prévu par les dispositions de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales a été méconnu ;
- le classement en zone agricole des parcelles incluses dans l'emprise du projet de ZAC Seclin A1 Est est incompatible avec les orientations du schéma de cohérence territoriale de Lille métropole qui identifie le site de Seclin A1 Est comme un site économique d'enjeu métropolitain ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, eu égard aux caractéristiques de la zone et aux enjeux mis en avant par la métropole européenne de Lille.
Par des mémoires en défense enregistrés le 10 mai 2021 et le 15 décembre 2021, la métropole européenne de Lille, représentée par la SCP Lonqueue - Sagalovitsch - Eglie-Richters et associés, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge des sociétés requérantes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de M. Babski, rapporteur public ;
- les observations de Me Bodart, représentant la SARL La Vallée et la SAS Seclin A1 Est 2016, et de Me Sagalovitsch, représentant la métropole européenne de Lille.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération du 14 décembre 2012, le conseil de communauté de Lille Métropole Communauté Urbaine (LMCU), à laquelle s'est substituée, à compter du 1er janvier 2015, la Métropole Européenne de Lille (MEL), a approuvé en son principe l'aménagement du site dit de " Seclin A1 Est ", situé sur le territoire de la commune de Seclin, selon la procédure de la zone d'aménagement concerté (ZAC). A l'issue de la procédure de mise en concurrence organisée en vue de la désignation du concessionnaire pour l'aménagement de la ZAC Seclin A1 Est, la MEL a conclu avec la société PREAM, le 29 janvier 2016, un " traité de concession d'aménagement " d'une durée de douze ans, portant sur la réalisation et l'aménagement de ce site. Par un avenant n°1 conclu le 18 juillet 2016, l'exécution de la concession d'aménagement a été transférée à la société par actions simplifiée (SAS) Seclin A1 Est 2016, constituée à cet effet. Par une délibération du 1er juin 2017 du conseil de la métropole européenne de Lille, le plan local d'urbanisme intercommunal a été modifié afin de le rendre compatible avec ce projet.
2. Par une délibération du 13 février 2015, le conseil de la métropole européenne de Lille a prescrit la révision générale du PLUi. Dans le projet de plan local d'urbanisme arrêté le 15 décembre 2017, le site de " Seclin A1 Est " était classé en zone AUCAZ40.1 qui désigne une zone à urbaniser constructible à vocation d'activités. Toutefois, à l'issue de la délibération du conseil métropolitain du 12 décembre 2019 portant approbation du PLUi2, l'ensemble des parcelles incluses dans l'emprise projetée de la ZAC Seclin A1 Est a été reclassé en zone A. Par une délibération du 19 octobre 2018, le conseil métropolitain a également décidé la résiliation, pour motif d'intérêt général, de la concession d'aménagement précitée et a autorisé son président à signer l'ensemble des actes à intervenir à cet effet.
3. Par un recours gracieux daté du 6 août 2020, réceptionné le 11 août suivant, la SAS Seclin A1 Est 2016 et la SARL La Vallée ont sollicité le retrait, dans son intégralité, de la délibération du 12 décembre 2019 par laquelle le conseil de la métropole européenne de Lille a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal ou, à défaut, en tant qu'elle procède au classement en zone A des parcelles incluses dans l'ancien périmètre de la ZAC Seclin A1 Est. Par une décision du 1er octobre 2020, le président de la métropole européenne de Lille a rejeté ce recours. Par la requête susvisée, les sociétés Seclin A1 Est 2016 et la SARL La Vallée demandent l'annulation de cette délibération ainsi que celle de la décision expresse de rejet de leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 153-14 du code de l'urbanisme : " L'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale ou le conseil municipal arrête le projet de plan local d'urbanisme ". Aux termes de l'article L. 153-16 de ce code : " Le projet de plan arrêté est soumis pour avis : / 1° Aux personnes publiques associées à son élaboration mentionnées aux articles L. 132-7 et L. 132-9 () ". Aux termes de l'article L. 153-19 du même code : " Le projet de plan local d'urbanisme arrêté est soumis à enquête publique réalisée conformément au chapitre III du titre II du livre Ier du code de l'environnement par le président de l'établissement public de coopération intercommunale ou le maire ". Aux termes de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme : " A l'issue de l'enquête, le plan local d'urbanisme, éventuellement modifié pour tenir compte des avis qui ont été joints au dossier, des observations du public et du rapport du commissaire ou de la commission d'enquête, est approuvé par : / 1° L'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale à la majorité des suffrages exprimés après que les avis qui ont été joints au dossier, les observations du public et le rapport du commissaire ou de la commission d'enquête aient été présentés lors d'une conférence intercommunale rassemblant les maires des communes membres de l'établissement public de coopération intercommunale et, le cas échéant, après que l'avis des communes sur le plan de secteur qui couvre leur territoire a été recueilli ; () ".
5. En vertu de ces dispositions, le projet de PLUi arrêté par l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale et soumis à enquête publique par le président de cet établissement ne peut être modifié par le même organe délibérant, entre la date de sa soumission à l'enquête publique et celle de son approbation, qu'à la double condition que ces modifications ne remettent pas en cause l'économie générale du projet et qu'elles procèdent de l'enquête. Doivent être regardées comme procédant de l'enquête les modifications destinées à tenir compte des réserves et recommandations du commissaire enquêteur ou de la commission d'enquête, des observations du public et des avis émis par les autorités, collectivités et instances consultées et joints au dossier de l'enquête.
6. Il est constant qu'après l'enquête publique et avant l'approbation du projet par le conseil métropolitain, le projet de plan local d'urbanisme arrêté le 15 décembre 2017 a été amendé afin que soient supprimées les zones initialement prévues en extension urbaine situées en dehors de la tâche urbaine, sur les aires d'alimentation de captage du sud de la métropole, lesquelles ont été reclassées en zone agricole ou naturelle. Il ressort des pièces du dossier que ces modifications répondent à l'avis exprimé par le préfet du Nord le 27 avril 2018, joint au dossier d'enquête publique, dans lequel ce dernier a indiqué que " toute nouvelle artificialisation est à proscrire en zone de vulnérabilité totale et très forte " et qu'elle " doit aussi être minimisée sur les autres zones de vulnérabilité, comme cela a été rappelé à l'occasion du SCOT (courrier Préfet 17 juillet 2017) " . Il critique en outre la circonstance que " le projet de PLU2 multiplie les zones AU dans le périmètre de vulnérabilité forte, particulièrement autour de Seclin, et spécifiquement pour de l'activité ". Dans ces circonstances, les modifications critiquées doivent être regardées comme procédant de l'enquête publique. Il ressort en outre des pièces du dossier que les modifications de zonage litigieuses dont la superficie représente, s'agissant des zones d'extension à vocation économique, environ 140 hectares, soit environ 0,2 % du territoire de la métropole, ont permis de satisfaire l'orientation du plan d'aménagement et de développement durables (PADD), qui vise, y compris dans sa rédaction soumise à enquête publique, à " adapter l'aménagement du territoire et le développement local à la sensibilité de la ressource [en eau] et ainsi contribuer à la reconquête de sa qualité ". Ainsi, les modifications apportées au projet après l'enquête publique et avant son approbation par le conseil métropolitain, alors même qu'elles ont pour effet de supprimer près de la moitié des secteurs de développement économique identifiés dans le PADD arrêté le 15 décembre 2017, n'ont pas modifié son économie générale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme doit être écarté.
7. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que les éléments fournis aux membres du conseil de la métropole européenne de Lille à l'occasion du vote du PLUi contesté, pour justifier les modifications intervenues postérieurement à l'enquête publique en ce qui concerne le classement des zones situées au sein des aires d'alimentation de captage du sud de la métropole et initialement classées en zone AU, étaient erronés. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales doit être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 151-1 du code de l'urbanisme : " Le plan local d'urbanisme respecte les principes énoncés aux articles L. 101-1 à L. 101-3. Il est compatible avec les documents énumérés à l'article L. 131-4 et prend en compte ceux énumérés à l'article L. 131-5 ". Aux termes de l'article L. 131-4 du même code : " Les plans locaux d'urbanisme et les documents en tenant lieu ainsi que les cartes communales sont compatibles avec : / 1° Les schémas de cohérence territoriale prévus à l'article L. 141-1 () ".
9. Pour apprécier la compatibilité d'un plan local d'urbanisme avec un schéma de cohérence territoriale (SCoT), il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle de l'ensemble du territoire couvert en prenant en compte l'ensemble des prescriptions du document supérieur, si le plan ne contrarie pas les objectifs qu'impose le schéma, compte tenu des orientations adoptées et de leur degré de précision, sans rechercher l'adéquation du plan à chaque disposition ou objectif particulier.
10. En l'espèce, le SCoT de Lille métropole approuvé le 10 février 2017 fixe des objectifs de préservation des territoires agricoles, d'une part, et de préservation et de reconquête des ressources en eau souterraine, d'autre part. S'agissant de ce dernier objectif, il indique que, dans les secteurs contribuant à l'alimentation des captages, auquel le territoire de la commune de Seclin appartient, " il convient de veiller à la compatibilité des usages du sol avec la vulnérabilité de la ressource ". A cet égard, s'il identifie le site de Seclin A1 Est comme un site économique d'enjeu métropolitain, il précise également que l'opportunité d'ouverture au développement économique de ce site doit être appréciée au regard notamment des règles spécifiques applicables en aire d'alimentation des captages. Par suite, le classement en zone agricole des parcelles incluses dans l'emprise projetée de l'ancienne ZAC Seclin A1 Est ne méconnait pas les objectifs et orientations du SCoT appréciés dans leur globalité. Le moyen doit ainsi être écarté.
11. En quatrième et dernier lieu, l'article L. 151-5 du code de l'urbanisme dispose que le PADD du plan local d'urbanisme définit notamment " Les orientations générales des politiques d'aménagement, d'équipement, d'urbanisme, de paysage, de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers, et de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques " et " fixe des objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain ". En vertu de l'article L. 151-9 du même code, " Le règlement délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger. / Il peut préciser l'affectation des sols selon les usages principaux qui peuvent en être faits ou la nature des activités qui peuvent y être exercées et également prévoir l'interdiction de construire. / Il peut définir, en fonction des situations locales, les règles concernant la destination et la nature des constructions autorisées ". L'article R. 151-22 dudit code dispose que " Les zones agricoles sont dites " zones A ". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles ".
12. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.
13. Si, pour contester le classement en zone A des parcelles citées au point 2, les sociétés requérantes soutiennent que l'aménagement de la ZAC Seclin A1 Est intégrait les exigences de protection de la ressource en eau et de préservation des champs captants, les auteurs du PLUi ne sont pas liés par les modalités existantes d'utilisation des sols, dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme comme en l'espèce. Par ailleurs, les sociétés requérantes ne peuvent utilement se prévaloir de ce que la suppression de la ZAC A1 Seclin Est n'était exigée ni du préfet ni de l'autorité environnementale. Dans ces conditions, et eu égard au seul état de l'argumentation de la requête, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entaché le classement contesté, ne peut qu'être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les sociétés requérantes ne sont pas fondées à demander l'annulation de la délibération du 12 décembre 2019 par laquelle le conseil de la métropole européenne de Lille a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal, ainsi que celle de la décision expresse de rejet de leur recours gracieux.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la métropole européenne de Lille, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par les sociétés requérantes au titre des frais exposés par elles et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge solidaire de la SARL La Vallée et de la SAS Seclin A1 Est 2016 une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la métropole européenne de Lille et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SARL La Vallée et de la SAS Seclin A1 Est 2016 est rejetée.
Article 2 : La SARL La Vallée et la SAS Seclin A1 Est 2016 verseront à la métropole européenne de Lille une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SARL La Vallée, à la SAS Seclin A1 Est 2016 et à la métropole européenne de Lille.
Délibéré après l'audience du 9 mai 2022 à laquelle siégeaient :
- M. Chevaldonnet, président,
- Mme Allart, première conseillère,
- Mme Leclere, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe 28 juillet 2022.
La rapporteure,
Signé
L. A
Le président,
Signé
B. CHEVALDONNET
La greffière,
Signé
J. DEREGNIEAUX
La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme
La greffière,
N°2008721
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026