jeudi 7 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2009459 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | juge unique (1) |
| Avocat requérant | DEHAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 décembre 2020, Mme C B, représentée par Me Dehan, demande au tribunal d'annuler les décisions de retraits de points relatives aux infractions des 9 avril 2014, 29 juillet 2015, 15 janvier 2016 et 17 décembre 2016.
Elle soutient qu'elle n'a pas bénéficié, préalablement à ces retraits de points, des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 mars 2021, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été fixée au 16 août 2021 à 12h00 par une décision du 2 juillet 2021.
Par lettre du 2 septembre 2021, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que les conclusions dirigées contre la décision de retrait de points afférente à l'infraction commise le 6 avril 2014 étaient irrecevables dès lors que ce point avait été restitué avant l'introduction de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
En application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les litiges visés audit article.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Sur sa proposition, le rapporteur public a été dispensé de prononcer ses conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative par le président de la formation de jugement.
A été entendu au cours de l'audience publique du 28 juin 2022 le rapport de M. Fabre, rapporteur.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C B, née le 24 janvier 1975 dans le département du Nord, a commis plusieurs infractions au code de la route, répertoriées dans le relevé d'information intégral. Elle a ainsi fait l'objet d'un retrait d'un point pour une infraction commise le 9 avril 2014 à 15h42 à Montigny-en-Ostrevent, de quatre points pour une infraction commise le 29 juillet 2015 à 20h55 à Montigny-en-Gohelle, de quatre points pour une infraction commise le 15 janvier 2016 à 17h44 à Bruille-lez-Marchiennes et d'un point pour une infraction commise le 17 décembre 2016 à 14h12 à Levignen. Par la requête dont le tribunal est saisi, Mme B demande au tribunal d'annuler ces quatre décisions de retraits de points.
Sur la recevabilité des conclusions dirigées contre la décision de retrait d'un point afférente à l'infraction commise le 9 avril 2014 :
2. Il résulte des mentions figurant sur le relevé d'information intégral de l'intéressée que le point retiré suite à l'infraction commise le 9 avril 2014 à 15h42 à Montigny-en-Ostrevent lui a été restitué le 25 décembre 2014, soit avant l'introduction de la requête. Les conclusions dirigées contre cette décision de retrait de point doivent par suite être rejetées comme irrecevables.
Sur le surplus des conclusions :
En ce qui concerne les décisions de retraits de points afférentes aux infractions commises les 29 juillet 2015 et 17 décembre 2016 :
3. En application du second alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale, en l'absence de paiement ou de requête en exonération dans le délai de quarante-cinq jours suivant, selon les cas, la date de constatation de l'infraction ou la date d'envoi de l'avis de contravention, l'amende forfaitaire est majorée de plein droit et recouvrée en vertu d'un titre rendu exécutoire par le ministère public. Le paiement de l'amende forfaitaire majorée établit que le contrevenant a reçu un avis d'amende forfaitaire majorée. Les informations y figurant mettent le contrevenant en mesure de comprendre qu'en l'absence de contestation de l'amende il sera procédé au retrait de points et portent à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 précités du code de la route. Dans ces conditions, lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire majorée, il découle de cette seule constatation qu'il doit être regardé comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
4. Il ressort de deux des attestations de paiement, datées du 18 mars 2021, que Mme B s'est acquitté des amendes forfaitaires majorées pour ces infractions. Elle n'établit ni même n'allègue avoir reçu un avis inexact ou incomplet. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure par défaut de délivrance des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route doit être écarté.
En ce qui concerne la décision de retrait de point afférente à l'infraction du 15 janvier 2016 :
5. La délivrance, au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidée. Toutefois, lorsque la réalité de l'infraction a été établie par une condamnation devenue définitive prononcée par le juge pénal qui a statué sur tous les éléments de fait et de droit portés à sa connaissance et que l'auteur de l'infraction a ainsi pu la contester, l'omission de cette formalité est sans influence sur la régularité du retrait de points résultant de la condamnation. Ainsi, la réalité de l'infraction du 15 janvier 2016 ayant été établie par une condamnation pénale prononcée par la juridiction de proximité de Douai, Mme B ne saurait utilement soutenir qu'elle n'a pas bénéficié, à l'occasion de cette infraction, de l'information préalable prévue par les dispositions des articles L. 222-3 et R. 222-3 du code de la route.
6. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions de la requête de Mme B doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juillet 2022.
Le magistrat désigné,
signé
X. ALa greffière
signé
S. MAUFROID
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026