vendredi 7 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2100170 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | SCP ROBIQUET DELEVACQUE VERAGUE YAHIAOUI PASSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 11 janvier 2021 et le 16 avril 2021, M. F A et Mme D E épouse A, représentés par Me Verague, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 6 novembre 2020 par laquelle la commission départementale d'aménagement foncier du Pas-de-Calais a fait droit à la réclamation de Mme C et modifié leurs parcelles d'attribution ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la requête est recevable ;
- ils subissent une dégradation de leurs conditions d'exploitation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 mars 2021, le département du Pas-de-Calais conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est tardive ;
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à Mme B C, qui, par des mémoires enregistrés les 18 mars 2021, 26 mars 2021 et 27 avril 2021, conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Barre,
- les conclusions de Mme Dang, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La commune d'Agny a fait l'objet d'un projet d'aménagement foncier, approuvé par une décision de la commission communale d'aménagement foncier de la commune d'Agny du 19 mai 2020. Cette décision a été contestée par Mme C devant la commission départementale d'aménagement foncier du Pas-de-Calais, laquelle, par une décision du 6 novembre 2020, a fait droit à la demande de Mme C et a modifié ses parcelles d'attribution, affectant ainsi les parcelles d'attribution de M. et Mme A. M. et Mme A demandent au tribunal l'annulation de cette dernière décision.
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 123-1 du code rural et de la pêche maritime dans sa version applicable au litige : " L'aménagement foncier agricole et forestier, applicable aux propriétés rurales non bâties, se fait au moyen d'une nouvelle distribution des parcelles morcelées et dispersées. / Il a principalement pour but, par la constitution d'exploitations rurales d'un seul tenant ou à grandes parcelles bien groupées, d'améliorer l'exploitation agricole des biens qui y sont soumis. Il doit également avoir pour objet l'aménagement rural du périmètre dans lequel il est mis en œuvre. / Sauf accord des propriétaires et exploitants intéressés, le nouveau lotissement ne peut allonger la distance moyenne des terres au centre d'exploitation principale, si ce n'est dans la mesure nécessaire au regroupement parcellaire ".
3. Pour soutenir qu'ils subissent une dégradation de leurs conditions d'exploitation, M. et Mme A se bornent à soutenir que " l'échange " des terres attribuées à eux-mêmes et à Mme C par la commission départementale d'aménagement foncier du Pas-de-Calais dans sa décision du 6 novembre 2020 a été fait à leur détriment en ce que leur surface d'exploitation est réduite, qu'un fossé existe à l'extrémité d'une de leurs parcelles et que la nouvelle parcelle qui leur a été attribuée les " éloigne [] de leur exploitation agricole ". Toutefois, et alors que l'administration fait valoir que la surface libérée par cet aménagement a permis d'agrandir la parcelle attribuée à M. F A, les requérants n'apportent au soutien de leur moyen aucun élément de comparaison de l'état des parcelles appartenant à leur compte d'exploitation avant et après l'aménagement en litige. Par suite, le moyen doit être écarté.
4. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la recevabilité de la requête, que les conclusions de la requête à fin d'annulation de la décision du 6 novembre 2020 de la commission départementale d'aménagement foncier du Pas-de-Calais doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. et Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. F A et Mme D E épouse A, au département du Pas-de-Calais et à Mme B C.
Délibéré après l'audience du 17 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Paganel, président,
Mme Barre, conseillère,
M. Jouanneau, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 février 2025.
La rapporteure,
Signé
C. BARRE
Le président,
Signé
M. PAGANELLa greffière,
Signé
A. BEGUELa greffière,
La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026