mercredi 29 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2100484 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | STIENNE-DUWEZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 23 janvier 2021 et 24 septembre 2021, M. C D, représenté par Me Stienne-Duwez, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 25 novembre 2020 du garde des sceaux, ministre de la justice prononçant sa mutation dans l'intérêt du service au sein de l'établissement pour mineurs de F (B) à compter du 1er février 2021 ;
2°) d'enjoindre au garde des sceaux, ministre de la justice, de le réintégrer dans ses
fonctions au sein de l'unité éducative d'hébergement collectif de Villeneuve d'Ascq (B) dans
un délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir sous une astreinte de
150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est recevable dès lors qu'elle est dirigée contre une décision faisant grief ;
- la décision attaquée revêt le caractère d'une sanction déguisée ;
- elle a été signée par une personne incompétente ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière ;
- elle n'est pas motivée ;
- elle a été prise en méconnaissance des dispositions des articles 6 et 6 quinquies de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- elle a été prise en l'absence d'intérêt du service ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'un détournement de procédure ;
- le requérant n'ayant commis aucune faute, il ne pouvait faire l'objet d'une sanction ;
- le poste sur lequel il a été muté n'était pas vacant et aucune publication de vacance de ce poste n'a été effectuée.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 juillet 2021, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les conclusions à fin d'annulation de la requête sont irrecevables dès lors qu'elles sont dirigées vers un acte ne faisant pas grief ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 21 février 2023, M. D, représenté par Me Stienne-Duwez, déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme E,
- et les conclusions de M. Groutsch, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. C D, éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse titulaire depuis 2014, est affecté au sein de l'unité éducative d'hébergement collectif de Villeneuve d'Ascq (UEHC) depuis le 1er janvier 2015. Par décision du 25 novembre 2020, le garde des sceaux, ministre de la justice, a prononcé sa mutation à l'établissement pour mineur (A) de Quiévrechain à compter du 1er février 2021. Par sa requête, M. D demande l'annulation de cette décision. Par mémoire enregistré le 21 février 2023, le requérant a déclaré qu'il se désistait de sa requête.
2. Le désistement de M. D est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. D.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C D et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Délibéré après l'audience du 8 mars 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Féménia, présidente,
- M. Bourgau, premier conseiller,
- M. Horn, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 mars 2023.
La présidente-rapporteure,
Signé
J. EL'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
Signé
T. BOURGAU
La greffière,
Signé
S. MAUFROID
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026