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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2100527

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2100527

jeudi 18 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2100527
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantCABINET EUROCONSULT FRANCE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 janvier 2021, et un mémoire, enregistré le 16 septembre 2022 et non communiqué, la communauté d'agglomération Grand Calais Terres et Mers, représentée par Me Tchoudjem, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le directeur départemental des finances publiques du Pas-de-Calais a rejeté sa demande du 17 septembre 2020 tendant à établir avant le 31 décembre 2020, d'une part les rôles particuliers de taxe foncière sur les propriétés bâties au titre des années 2017 à 2020, du " buffer " situé sur le site du port de Calais, calculée en retenant une évaluation de la valeur locative de cette construction selon la méthode prévue à l'article 1499 du code général et de l'usine de fabrication de " Xblocs " édifiée sur le même site et d'autre part, les rôles complémentaires de cotisation foncière des entreprises à raison de l'usine de fabrication de " Xblocs " au titre des années 2017 à 2019 et le rôle général de cotisation foncière des entreprises à l'égard de ce même établissement au titre de l'année 2020 ;

2°) d'enjoindre à l'État d'établir d'une part, les rôles particuliers de taxe foncière sur les propriétés bâties du " buffer " situé sur le site du port de Calais, de l'usine de fabrication de " Xblocs " et de la centrale à béton édifiée sur le même site au titre des années 2017 à 2020 et d'autre part les rôles complémentaires de cotisation foncières des entreprises au titre des années 2017 à 2019 et, enfin, le rôle général de cette même cotisation au titre de l'année 2020 à raison de l'usine de fabrication de " Xblocs " ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'administration fiscale était tenue, après la notification du jugement nos 1709530, 1801791, 1810712 en date du 24 juin 2020 du Tribunal administratif de Lille, d'émettre des rôles particuliers de taxe foncière sur les propriétés bâties au titre des années 2017 à 2020 à raison du " buffer ", de la centrale à béton et de l'usine de fabrication de " Xblocs " situés sur le site du port de Calais, en application des dispositions combinées des articles L. 175 du livre des procédures fiscales, 1406 et 1508 du code général des impôts ;

- elle était également tenue, après la notification dudit jugement, d'émettre des rôles complémentaires de cotisation foncière des entreprises au titre des années 2017 à 2019 et un rôle général de cotisation foncière des entreprises au titre de l'année 2020, à raison de la centrale à béton et de l'usine de fabrication de " Xblocs ", en application des dispositions de l'article L. 174 du livre des procédures fiscales ;

- l'administration ne justifie pas de l'établissement des rôles de taxe foncière et de cotisation foncière des entreprises évoqués dans son mémoire en défense et la circonstance que postérieurement à une décision attaquée, l'administration procède aux corrections demandées et à l'émission des rôles complémentaires est sans incidence sur la légalité de la décision en litige ;

- l'administration n'apporte pas la preuve que l'évaluation des locaux de l'usine de fabrication de " Xblocs " a été faite selon la méthode prévue à l'article 1499 du code général des impôts.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juin 2021, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord conclut au rejet de la requête.

Il soutient que

- le jugement du tribunal administratif de Lille n'emporte pour l'administration aucune obligation d'émettre des rôles particuliers au sens des dispositions de l'article 1508 du code général des impôts pour le " buffer " et l'usine " Xblocs " ;

- le " buffer " a été imposé au rôle général de l'année 2020 sur une base évaluée en application de l'article 1498 du code général des impôts, comme il l'avait été en 2019 et au titre des années 2017 et 2018 ;

- elle a établi un rôle supplémentaire de taxe foncière n° 20/10844 qui a été homologué le 2 décembre 2020 pour l'usine " Xblocs " au titre des années 2019 et 2020 ;

- le tribunal a jugé que la centrale à béton entrait dans le champ d'application de l'exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties prévues par les dispositions du 11° de l'article 1382 du code général des impôts ;

- elle a mis en recouvrement, d'une part, des rôles supplémentaires de cotisation foncière des entreprises pour les années 2016, 2017 et 2018 à raison des biens situés sur le port de Calais, lesquels comprennent l'usine de fabrication de " Xblocs " le 30 avril 2021, d'autre part, un rôle général de cotisation foncière des entreprises pour le même site le 31 octobre 2020 ; la cotisation foncière des entreprises de l'année 2019 fera également l'objet d'un rôle supplémentaire.

La requête a été communiquée à la société anonyme d'exploitation des ports du Détroit, à la société Bouygues construction matériel, à la société Bouygues travaux publics et à la région Hauts-de-France, qui n'ont pas produit de mémoires.

Par une ordonnance en date du 12 août 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 16 septembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Courtois,

- et les conclusions de M. Huguen, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Par un jugement nos 1709530, 1801791, 1810712 du 24 juin 2020, le Tribunal administratif de Lille a, notamment, rejeté la requête n° 1801791 par laquelle la communauté d'agglomération Grand Calais Terres et Mers demandait, à titre principal, de condamner l'Etat à lui verser la somme de 4 529 313 euros en réparation du préjudice financier subi en raison du refus fautif de l'administration fiscale d'assujettir à la taxe foncière sur les propriétés bâties, à la cotisation foncière des entreprises et à la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises d'une part, des locaux à usage de centrale à béton et d'usine de fabrication de " Xblocs " au titre des années 2016 et 2017 et, d'autre part, du " buffer " au titre de l'année 2017, dit n'y avoir lieu de statuer sur les conclusions des requêtes nos 1709530 et 1810712 tendant à l'annulation de décisions de l'administration fiscale refusant d'assujettir le " buffer " à la taxe foncière sur les propriétés bâties au titre des années 2017 et 2018 et annulé les décisions du directeur départemental des finances publiques du Pas de Calais rejetant implicitement les demandes des 16 août 2017 et 28 août 2018 en tant qu'elles refusaient d'assujettir, au titre des années 2017 et 2018, les locaux à usage d'usine de fabrication de " Xblocs " à la taxe foncière sur les propriétés bâties, à la cotisation foncière des entreprises et à la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. A la suite de cette décision, la communauté d'agglomération Grand Calais Terres et Mers a demandé au directeur départemental des finances publiques du Pas-de-Calais, par un courrier du 17 septembre 2020, d'établir avant le 31 décembre 2020, d'une part les rôles particuliers de taxe foncière sur les propriétés bâties au titre des années 2017 à 2020, du " buffer " situé sur le site du port de Calais, calculée en retenant une évaluation de la valeur locative de cette construction selon la méthode prévue à l'article 1499 du code général des impôts et de l'usine de fabrication de " Xblocs " édifiée sur le même site et d'autre part, les rôles complémentaires de cotisation foncière des entreprises à raison de l'usine de fabrication de " Xblocs " au titre des années 2017 à 2019 et le rôle général de cotisation foncière des entreprises à l'égard de ce même établissement au titre de l'année 2020. La communauté d'agglomération Grand Calais Terres et Mers demande au tribunal d'annuler la décision implicite de rejet de sa demande.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 175 du livre des procédures fiscales : " En ce qui concerne la taxe foncière sur les propriétés bâties, () les omissions ou les insuffisances d'imposition peuvent être réparées à toute époque lorsqu'elles résultent du défaut ou de l'inexactitude des déclarations des propriétés bâties mentionnées aux articles 1406 et 1502 du code général des impôts et de celles mentionnées au XVII de l'article 34 de la loi n° 2010-1658 du 29 décembre 2010 de finances rectificative pour 2010 ". Aux termes de l'article 1406 du code général des impôts : " I. Les constructions nouvelles, ainsi que les changements de consistance ou d'affectation des propriétés bâties et non bâties, sont portés par les propriétaires à la connaissance de l'administration, dans les quatre-vingt-dix jours de leur réalisation définitive et selon les modalités fixées par décret. () ". Aux termes de l'article 1508 de ce code : " Les rectifications pour insuffisances d'évaluation résultant du défaut ou de l'inexactitude des déclarations des propriétés bâties prévues aux articles 1406 et 1502, () font l'objet de rôles particuliers jusqu'à ce que les bases rectifiées soient prises en compte dans les rôles généraux. / Les cotisations afférentes à ces rehaussements sont calculées d'après les taux en vigueur pour l'année en cours. Sans pouvoir être plus que quadruplées, elles sont multipliées : / Soit par le nombre d'années écoulées depuis la première application des résultats de la révision, / Soit par le nombre d'années écoulées depuis le 1er janvier de l'année suivant celle de l'acquisition ou du changement, s'il s'agit d'un immeuble acquis ou ayant fait l'objet de l'un des changements visés à l'article 1517 depuis la première application des résultats de la révision. () ".

3. En premier lieu, d'une part, il ressort des pièces du dossier et notamment des termes mêmes du jugement du tribunal administratif de Lille du 24 juin 2020 rappelé au point 1, que, nonobstant la circonstance que le tribunal a rejeté la demande de condamnation de la communauté d'agglomération Grand Calais Terres et Mers au motif notamment que le préjudice financier résultant de la faute commise par l'administration fiscale dans l'évaluation de la valeur locative du " buffer " au titre de l'année 2017 ne pouvait être indemnisé à raison de son caractère éventuel, l'administration pouvant faire usage de son droit de reprise en application des dispositions combinées des articles L. 175 du livre des procédures fiscales, 1406 et 1508 du code général des impôts, son exécution n'impliquait pas que l'administration régularise l'insuffisance d'imposition à la taxe foncière des propriétés bâties du propriétaire du " buffer " au titre des années 2017 à 2020. D'autre part et au surplus, à supposer le moyen ainsi soulevé, au regard du principe de l'annualité de l'impôt, l'administration fiscale n'a pas méconnu l'autorité de la chose jugée par ce jugement devenu définitif à la date de la décision attaquée, qui s'attache également aux moyens qui en constituent le soutien nécessaire, en refusant d'émettre des rôles particuliers de taxe foncière sur les propriétés bâties à raison du " buffer " au titre des années 2018 à 2020, calculée en retenant une évaluation de la valeur locative de cette construction selon la méthode prévue à l'article 1499 du code général des impôts. Par suite, la communauté d'agglomération Grand Calais Terres et Mers n'est pas fondée à soutenir que l'administration fiscale ne pouvait rejeter, à la suite du jugement du 24 juin 2020 du tribunal administratif de Lille, sa demande tendant à l'établissement de rôles particuliers de taxe foncière sur les propriétés bâties à raison du " buffer " au titre des années 2017 à 2020 calculée en retenant une évaluation de la valeur locative de cette construction selon la méthode prévue à l'article 1499 du code général des impôts.

4. En second lieu, d'une part, si par le jugement du 24 juin 2020, le tribunal administratif de Lille a annulé les décisions du directeur départemental des finances publiques du Pas de Calais rejetant implicitement les demandes des 16 août 2017 et 28 août 2018 en tant qu'elles refusaient d'assujettir à la taxe foncière sur les propriétés bâties les locaux à usage d'usine de fabrication de " Xblocs " au titre des années 2017 et 2018, il ne ressort pas des motifs de ce jugement que l'illégalité de ces décisions résulte du défaut ou de l'inexactitude des déclarations des propriétés bâties que doivent souscrire les propriétaires en application des dispositions précitées de l'article 1406 du code général des impôts. D'ailleurs, saisi également de conclusions indemnitaires, le tribunal de céans a reconnu la faute de l'administration fiscale à raison de son refus d'assujettir ces locaux à la taxe foncière sur les propriétés bâties. Dès lors, l'annulation des décisions du directeur départemental des finances publiques du Pas-de-Calais rejetant implicitement les demandes des 16 août 2017 et 28 août 2018 en tant qu'elles refusaient d'assujettir à la taxe foncière sur les propriétés bâties les locaux à usage d'usine de fabrication de " Xblocs " au titre des années 2017 et 2018 n'implique pas que l'administration procède aux régularisations demandées par voie de rôles particuliers en application des dispositions combinées précitées des articles L. 175 du livre des procédures fiscales, 1406 et 1508 du code général des impôts. D'autre part, ni l'exécution de ce jugement, ni, à supposer le moyen ainsi soulevé, l'autorité de la chose jugée qui s'y attache, n'impose que l'administration rectifie les impositions dues au titre de la taxe foncière sur les propriétés bâties des années 2019 et 2020 à raison de l'usine de fabrication de " Xblocs ". Par suite, la communauté d'agglomération Grand Calais Terres et Mers n'est pas fondée à soutenir que l'administration fiscale ne pouvait rejeter, à la suite du jugement du 24 juin 2020 du tribunal administratif de Lille, sa demande d'établissement de rôles particuliers de taxe foncière sur les propriétés bâties à raison de l'usine de fabrication de " Xblocs " au titre des années 2017 à 2020.

5. En troisième lieu, l'exécution du jugement du 24 juin 2020 du tribunal administratif de Lille annulant les décisions du directeur départemental des finances publiques du Pas-de-Calais rejetant implicitement les demandes des 16 août 2017 et 28 août 2018 en tant qu'elles refusaient d'assujettir à la cotisation foncière des entreprises le local à usage d'usine de fabrication de " Xblocs " au titre des années 2017 et 2018 impliquait que l'administration fiscale procède à cet assujettissement. En se bornant à soutenir que, postérieurement à la décision attaquée, elle a mis en recouvrement le 30 avril 2021 des rôles supplémentaires de cotisation foncière des entreprises pour les années 2017 et 2018 pour des montants respectifs de 88 258 euros et 109 410 euros à raison des biens situés sur le Port de Calais, parmi lesquels figure l'usine de fabrication de " Xblocs ", l'administration fiscale ne conteste pas sérieusement l'illégalité de la décision attaquée. En revanche, ni l'exécution de ce jugement, ni, à supposer le moyen ainsi soulevé, l'autorité de la chose jugée qui s'y attache, n'impose que l'administration assujettisse à la cotisation foncière des entreprises au titre des années 2019 et 2020 l'usine de fabrication de " Xblocs ".

6. Il résulte de tout de ce qui précède que la communauté d'agglomération Grand Calais Terres et Mers est seulement fondée à demander l'annulation de la décision implicite du directeur départemental des finances publiques du Pas-de-Calais en tant qu'elle rejette la demande de la communauté d'agglomération Grand Calais Terres et Mers du 17 septembre 2020 d'assujettir à la cotisation foncière des entreprises l'usine de fabrication de " Xblocs " au titre des années 2017 et 2018.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

7. D'une part, il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 6 que, par voie de conséquence, les conclusions de la communauté d'agglomération Grand Calais Terres et Mers tendant à ce qu'il soit enjoint au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord d'établir d'une part, les rôles particuliers de taxe foncière sur les propriétés bâties, d'une part, du " buffer " situé sur le site du port de Calais, de l'usine de fabrication de " Xblocs " et de la centrale à béton édifiée sur le même site au titre des années 2017 à 2020 et d'autre part les rôles complémentaires de cotisation foncières des entreprises au titre de l'année 2019 et le rôle général de cette même cotisation au titre de l'année 2020 à raison de l'usine de fabrication de " Xblocs " doivent être rejetées.

8. D'autre part, aux termes de l'article L. 174 du livre des procédures fiscales : " Les omissions ou les erreurs concernant la taxe professionnelle, la cotisation foncière des entreprises et la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises peuvent être réparées par l'administration jusqu'à l'expiration de la troisième année suivant celle au titre de laquelle l'imposition est due. / () ".

9. Il résulte de l'instruction que le délai de reprise prévu par les dispositions précitées de l'article L. 174 du livre des procédures fiscales est expiré à la date du présent jugement s'agissant de la cotisation foncière des entreprises due au titre des années 2017 et 2018, de sorte que les conclusions de la communauté d'agglomération Grand Calais Terres et Mers tendant à ce qu'il soit enjoint au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord d'établir des rôles supplémentaires pour ces deux années d'imposition à la cotisation foncière des entreprises ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante pour l'essentiel dans la présente instance, le versement de la somme que la communauté d'agglomération Grand Calais Terres et Mers demande au titre des frais qu'elle a exposés.

DÉCIDE :

Article 1er : La décision implicite du directeur départemental des finances publiques du Pas-de-Calais, en tant qu'elle rejette la demande de la communauté d'agglomération Grand Calais Terres et Mers du 17 septembre 2020 d'assujettir à la cotisation foncière des entreprises l'usine de fabrication de " Xblocs " au titre des années 2017 et 2018, est annulée.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de la communauté d'agglomération Grand Calais Terres et Mers est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la communauté d'agglomération Grand Calais Terres et Mers, au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord, à la société anonyme d'exploitation des ports du Détroit, à la société Bouygues construction matériel, à la société Bouygues travaux publics et à la région Hauts-de-France.

Délibéré après l'audience du 27 juin 2024, à laquelle siégeaient :

- M. Lemaire, président,

- Mme Courtois, première conseillère,

- Mme Célino, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2024.

La rapporteure,

signé

C. COURTOISLe président,

signé

O. LEMAIRE

La greffière,

signé

P. CARPENTIER

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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