jeudi 5 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2100548 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL WIBLAW |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 25 janvier 2021 et 3 juin 2021, M. et Mme B A, représentés par la SELARL Wiblaw, demandent au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme de 54 972 euros résultant de la mise en demeure tenant lieu de commandement de payer du 21 juillet 2020 portant sur des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles ils ont été assujettis au titre de l'année 2012, et à la majoration qui leur a été infligée sur le fondement de l'article 1730 du code général des impôts ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le montant des sommes qu'ils ont été mis en demeure de payer est erroné, l'administration ayant omis de tenir compte des dégrèvements accordés par décisions des 29 novembre 2016 et 30 juin 2017 à concurrence respectivement des sommes totales de 2 395 euros et 2 405 euros ;
- la décision d'admission partielle prise le 18 novembre 2020 à l'endroit de la saisie administrative à tiers détenteur du 24 septembre 2020 aurait dû conduire la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord à prononcer également la mainlevée, à concurrence du même montant, de la mise en demeure datée du 21 juillet 2020, pratiquée pour le recouvrement des mêmes cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales mises en recouvrement au titre de l'année 2012 ;
- leur requête n'est pas sans objet, la décision de l'administration fiscale du 18 novembre 2020 ne s'étant pas prononcée sur la mise en demeure de payer du 21 juillet 2020.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 mai 2021, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient que la décision en date du 18 novembre 2020 par laquelle il a fait droit à la demande de mainlevée partielle de la saisie administrative à tiers détenteur a été également prise sur la réclamation du 28 septembre 2020 relative à la mise en demeure de payer.
Par une ordonnance en date du 12 août 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 16 septembre 2022.
En application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, l'instruction a été rouverte pour les éléments demandés en vue de compléter l'instruction par lettre du 7 septembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Courtois,
- et les conclusions de M. Huguen, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme A ont fait l'objet d'un contrôle, à l'issue duquel ils ont été assujettis à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de l'année 2012, ainsi qu'aux majorations correspondantes, à concurrence d'un montant total de 52 370 euros. Ils demandent au tribunal de prononcer la décharge de l'obligation de payer résultant de la mise en demeure valant commandement de payer du 21 juillet 2020 adressée par le comptable public de la trésorerie d'Annœullin pour le recouvrement de la somme totale de 54 972 euros correspondant à ces impositions et pénalités, à concurrence d'un montant total de 49 975 euros, et à la majoration de 10 % d'un montant de 4 997 euros qui leur a été infligée sur le fondement de l'article 1730 du code général des impôts.
Sur l'exception de non-lieu opposée en défense :
2. L'administration fiscale soutient qu'une mainlevée partielle de la saisie administrative à tiers détenteur du 24 septembre 2020 a été ordonnée afin de tenir compte du dégrèvement partiel des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales mises en recouvrement au titre de l'année 2012, outre les pénalités et majorations correspondantes, prononcé le 30 juin 2017. Toutefois, outre la circonstance qu'elle n'en justifie pas, M. et Mme A ont saisi le tribunal de céans d'une demande de décharge de l'obligation de payer la somme totale de 54 972 euros correspondant aux cotisations, pénalités et majorations précitées résultant de la mise en demeure mentionnée au point 1. Dès lors, le présent litige ne peut être regardé comme ayant perdu son objet. Par suite, l'exception de non-lieu opposée en défense doit être écartée.
Sur les conclusions à fin de décharge :
3. Aux termes de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales : " Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances, amendes, condamnations pécuniaires et sommes quelconques dont la perception incombe aux comptables publics doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites. / () / Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance. Elles peuvent porter : / () / 2° () sur l'obligation au paiement, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués et sur l'exigibilité de la somme réclamée. / () ".
4. Il résulte de l'instruction que M. et Mme A ont été assujettis, à l'issue d'une procédure d'imposition, à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de l'année 2012, ainsi qu'à des pénalités, à concurrence d'un montant total de 52 370 euros, mis en recouvrement le 30 avril 2016. Par deux décisions des 29 novembre 2016 et 30 juin 2017, l'administration a partiellement dégrevé ces impositions et pénalités, à concurrence respectivement des sommes totales de 2 395 euros et 2 405 euros. Compte tenu du versement de la somme totale de 2 395 euros qu'ils avaient effectué par ailleurs, M. et Mme A sont dès lors fondés à soutenir que les impositions et pénalités demeurant à acquitter ne s'élevaient qu'à la somme totale de 45 175 euros, et non à la somme totale de 49 975 euros, et à demander la réduction correspondante de l'obligation de payer en litige.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État le versement à M. et Mme A d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : M. et Mme A sont déchargés de l'obligation de payer les sommes mentionnées dans la mise en demeure valant commandement de payer du 21 juillet 2020, à concurrence de 4 800 euros.
Article 2 : L'État versera à M. et Mme A une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. et Mme A est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme B A et au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord.
Délibéré après l'audience du 14 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Lemaire, président,
- Mme Courtois, première conseillère,
- Mme Jaur, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 octobre 2023.
La rapporteure,
Signé
C. COURTOISLe président,
Signé
O. LEMAIRE
La greffière,
Signé
S. RANWEZ
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026