mercredi 24 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2100665 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS DUCHATEAU-SCHOEMAECKER- ANDRIEUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 31 janvier 2021, Mme B C, représentée par Me Andrieux, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 30 novembre 2020 par laquelle par laquelle l'inspection du travail a autorisé son licenciement pour motif économique ;
2°) de rendre le présent jugement opposable à la société Polyclinique du Val de Sambre, et aux organes de la procédure collective ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat et de la société Polyclinique du Val de Sambre la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat et de la société Polyclinique du Val de Sambre les dépens de l'instance.
Elle soutient que :
- la décision du 30 novembre 2020 a été rendue par une autorité incompétente ;
- l'administrateur judiciaire n'était pas compétent pour solliciter de l'inspection du travail l'autorisation de la licencier de son emploi ;
- la décision de l'inspection du travail omet son mandat comme représentante des salariés dans le cadre de la procédure collective, lequel a été occulté dans le cadre de la procédure d'autorisation de licenciement ;
- la décision en litige est entachée d'une erreur de droit en l'absence de contrôle de la régularité des procédures de consultations obligatoires ;
- les difficultés économiques motivant la décision de licenciement résultent des fautes de gestion commises par son employeur ;
- son employeur a manqué à son obligation de reclassement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 août 2021, la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Par des mémoires enregistrés le 25 mars 2021, le 30 mars 2021, le 30 mars 2021 et le 31 mars 2021, la société anonyme (SA) Polyclinique du Val de Sambre, Me Bondroit, en qualité d'administrateur judiciaire, et la société d'exercice libéral par actions simplifiée (SELAS) MJS Partner, représentés par Me Sory, concluent :
1°) au rejet de la requête ;
2°) à ce qu'il soit mis à la charge de Mme C une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
3°) à ce que les dépens soient mis à la charge de la requérante.
Par ordonnance du 23 mars 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 8 avril 2022.
Un mémoire a été enregistré le 20 avril 2023 pour les sociétés Polyclinique du Val de Sambre, BMA Administrateurs judiciaires et MJS Partners.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de commerce ;
- le code du travail ;
- l'arrêté du 22 octobre 2005 du ministre de la santé et des solidarités relatif à la formation conduisant au diplôme d'Etat d'aide-soignant ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Fougères,
- les conclusions de Mme Michel, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C a été embauchée en contrat à durée indéterminée par la SA Polyclinique du Val de Sambre en qualité d'auxiliaire de puériculture. Le Tribunal de Commerce de Valenciennes a ouvert une procédure de redressement judiciaire à l'encontre de la SA Polyclinique du Val de Sambre par jugement du 22 juillet 2019, puis a prononcé une cessation définitive de l'activité " maternité " par jugement du 2 décembre 2019. Un plan de sauvegarde de l'emploi a été homologué par le 10 février 2020. Le 18 mars 2020, la SA Polyclinique du Val de Sambre a sollicité de l'inspection du travail l'autorisation de procéder au licenciement de Mme C, membre titulaire du comité social et économique de la SA Polyclinique du Val de Sambre, déléguée syndicale Force Ouvrière (FO) et représentante des salariés pour motif économique. L'inspecteur du travail a, par décision du 19 août 2020, autorisé le licenciement de Mme C. Par décision du 30 novembre 2020, l'inspection du travail a retiré la décision du 19 août 2020 et autorisé le licenciement. Par la présente requête, Mme C conteste cette dernière décision.
Sur la déclaration de jugement commun :
2. Il n'appartient pas au juge administratif de déclarer le présent jugement commun et opposable à la SA Polyclinique Val-de-Sambre, et aux organes de la procédure collective, parties à la présente instance. Par suite, les conclusions, présentées par Mme C tendant à ce que le jugement soit déclaré commun et opposable à la société Polyclinique Val-de-Sambre, et aux organes de la procédure collective, doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que la décision litigieuse du 30 novembre 2020 a été signée par Mme D A, inspectrice du travail de l'unité de contrôle de Valenciennes, chargée de la section 02-04 - Marly, qui disposait d'une délégation de signature du directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi résultant d'une décision du 17 juillet 2020, régulièrement publiée au recueil des actes administratifs de la préfecture de la région Hauts-de-France n° R32-2020-252 bis le 20 juillet 2020, en cas d'absence ou d'empêchement de l'inspecteur du travail en charge de la section 02-05- Feignies ou de son remplaçant. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté comme manquant en fait.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'alinéa 1er de l'article L. 631-17 du code de commerce : " Lorsque des licenciements pour motif économique présentent un caractère urgent, inévitable et indispensable pendant la période d'observation, l'administrateur peut être autorisé par le juge-commissaire à procéder à ces licenciements. " En vertu de ces dispositions, lorsqu'une entreprise est placée en période d'observation dans le cadre d'une procédure de redressement judiciaire, l'administrateur judiciaire ne peut procéder à des licenciements pour motif économique que s'ils présentent un caractère urgent, inévitable et indispensable et après autorisation, non nominative, du juge-commissaire désigné par le tribunal de commerce. Si le salarié dont le licenciement est envisagé bénéficie du statut protecteur, l'administrateur doit, en outre, solliciter l'autorisation nominative de l'inspecteur du travail.
5. En l'espèce, par ordonnance du 14 février 2020, le juge-commissaire a autorisé Me Bondroit, en qualité d'administrateur judiciaire de la société Polyclinique du Val de Sambre, à procéder au licenciement pour motif économique de 17 salariés. Dès lors, sans qu'importe la circonstance qu'une mission d'assistance de la société Polyclinique du Val de Sambre lui ait été confiée par le tribunal de commerce de Valenciennes, Me Bondroit était bien compétent, en vertu des dispositions citées au point précédent et de cette ordonnance, pour saisir l'inspection du travail d'une demande d'autorisation de licenciement des salariés de la société Polyclinique du Val de Sambre bénéficiant du statut protecteur. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'administrateur judiciaire doit être écarté.
6. En troisième lieu, pour opérer les contrôles auxquels il lui incombe de procéder lorsqu'elle statue sur une demande d'autorisation de licenciement d'un salarié protégé, l'autorité administrative doit prendre en compte l'ensemble des mandats, au titre desquels le salarié est protégé, qui doivent être portés à sa connaissance par l'employeur, auquel il appartient de mentionner dans sa demande d'autorisation de licenciement l'intégralité des mandats du salarié protégé dont il est informé ou réputé avoir été informé. Lorsque l'administration a eu connaissance de chacun des mandats détenus par l'intéressé, la circonstance que la demande d'autorisation de licenciement ou la décision autorisant le licenciement ne fasse pas mention de l'un de ces mandats ne suffit pas, à elle seule, à établir que l'administration n'a pas, comme elle le doit, exercé son contrôle en tenant compte de chacun des mandats détenus par le salarié protégé.
7. Si la décision contestée indique que Mme C bénéficie d'une protection au titre de son mandat de membre titulaire du comité social et économique et de déléguée syndicale Force Ouvrière (FO), omettant sa qualité de représentante des salariés, il résulte du visa exprès de la demande d'autorisation de licenciement du 18 mars 2020, reçue le 1er avril 2020, qui comportait l'indication des trois mandats de Mme C, ainsi que de la référence à la décision retirée du 19 août 2020, qui faisait également mention de la qualité de représentante des salariés de Mme C, que cette omission constitue une simple erreur matérielle, l'administration ayant bien eu connaissance et pris en compte l'existence de ce troisième mandat au titre duquel une protection est accordée. Par suite, le moyen doit être écarté.
8. En quatrième lieu, le premier alinéa de l'article L.2421-3 du code du travail dispose que : " Le licenciement envisagé par l'employeur d'un membre élu à la délégation du personnel au comité social et économique titulaire () est soumis au comité social et économique, qui donne un avis sur le projet de licenciement dans les conditions prévues à la section 3 du chapitre II du titre Ier du livre III ".
9. Il ressort des pièces du dossier que le comité social et économique a été consulté sur le projet de licenciement pour motif économique de la requérante lors de sa réunion extraordinaire du 12 mars 2020. En visant expressément cette réunion dans la décision contestée, l'inspectrice du travail a implicitement mais nécessairement opéré un contrôle sur la régularité de la procédure d'information et de consultation du comité social et économique concernant le projet de licenciement pour motif économique de Mme C, de sorte que le moyen doit être écarté.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 1233-61 du code du travail : " Dans les entreprises d'au moins cinquante salariés, lorsque le projet de licenciement concerne au moins dix salariés dans une même période de trente jours, l'employeur établit et met en œuvre un plan de sauvegarde de l'emploi pour éviter les licenciements ou en limiter le nombre. () ". Il résulte des dispositions combinées des articles L. 1233-24-1 à L. 1233-24-4, L. 1233-57-2 et L. 1233-57-3 du même code que l'accord d'entreprise ou, à défaut, la décision unilatérale de l'employeur qui fixe ce plan de sauvegarde de l'emploi doit être validé ou homologué par l'autorité administrative. Par ailleurs, l'article L. 1233-58 du code du travail, qui concerne les entreprises en liquidation ou redressement judiciaire, dispose que : " () L'employeur, l'administrateur ou le liquidateur ne peut procéder, sous peine d'irrégularité, à la rupture des contrats de travail avant la notification de la décision favorable de validation ou d'homologation () ".
11. Il résulte des dispositions citées au point précédent que, lorsque le licenciement pour motif économique d'un salarié protégé est inclus dans un licenciement collectif qui requiert l'élaboration d'un plan de sauvegarde de l'emploi, il appartient à l'inspecteur du travail saisi de la demande d'autorisation de ce licenciement, ou au ministre chargé du travail statuant sur recours hiérarchique, de s'assurer de l'existence, à la date à laquelle il statue sur cette demande, d'une décision de validation ou d'homologation du plan de sauvegarde de l'emploi, à défaut de laquelle l'autorisation de licenciement ne peut légalement être accordée ; en revanche, dans le cadre de l'examen de cette demande, il n'appartient à ces autorités, ni d'apprécier la validité du plan de sauvegarde de l'emploi ni, plus généralement, de procéder aux contrôles mentionnés aux articles L. 1233-57-2 et L. 1233-57-3 du code du travail, qui n'incombent qu'au directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi compétemment saisi de la demande de validation ou d'homologation du plan.
12. En l'espèce, à supposer que Mme C ait entendu se prévaloir d'un défaut de contrôle de l'inspectrice du travail sur la régularité de la procédure d'information et de contrôle préalable à l'homologation du plan de sauvegarde de l'emploi, il résulte de ce qui a été indiqué au point précédent que, cet élément faisant partie en vertu du 2° de l'article L.1233-57-2 du code du travail du contrôle incombant au directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi, le moyen ne peut être utilement soulevé à l'appui de la contestation de la décision rendue le 30 novembre 2020 par l'inspectrice du travail.
13. En sixième lieu, en vertu des dispositions du code du travail, le licenciement des salariés légalement investis de fonctions représentatives, qui bénéficient d'une protection exceptionnelle dans l'intérêt de l'ensemble des travailleurs qu'ils représentent, ne peut intervenir que sur autorisation de l'inspecteur du travail. Lorsque le licenciement d'un de ces salariés est envisagé, ce licenciement ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées ou l'appartenance syndicale de l'intéressé. Dans le cas où la demande d'autorisation de licenciement présentée par l'employeur est fondée sur un motif de caractère économique, il appartient à l'inspecteur du travail et, le cas échéant, au ministre, de rechercher, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, si la situation de l'entreprise justifie le licenciement du salarié ; à ce titre, lorsque la demande est fondée sur la cessation d'activité de l'entreprise, celle-ci n'a pas à être justifiée par l'existence de mutations technologiques, de difficultés économiques ou de menaces pesant sur la compétitivité de l'entreprise. Il appartient alors à l'autorité administrative de contrôler, outre le respect des exigences procédurales légales et des garanties conventionnelles, que la cessation d'activité de l'entreprise est totale et définitive, que l'employeur a satisfait, le cas échéant, à l'obligation de reclassement prévue par le code du travail et que la demande ne présente pas de caractère discriminatoire. Il ne lui appartient pas, en revanche, de rechercher si cette cessation d'activité est due à la faute ou à la légèreté blâmable de l'employeur, sans que sa décision fasse obstacle à ce que le salarié, s'il s'y estime fondé, mette en cause devant les juridictions compétentes la responsabilité de l'employeur en demandant réparation des préjudices que lui auraient causé cette faute ou cette légèreté blâmable dans l'exécution du contrat de travail.
14. Il résulte de ce qui précède qu'après avoir constaté la réalité du motif économique du licenciement de l'ensemble des salariés de la société Polyclinique du Val de Sambre qui étaient affectés à la maternité de l'établissement, où était employée Mme C, le tribunal de commerce de Valenciennes ayant reconnu les difficultés économiques de l'employeur et autorisé la cessation d'activité du service de maternité, le moyen tiré des fautes de gestion qui auraient été commises par la société Polyclinique du Val de Sambre est sans incidence sur la légalité de l'autorisation de licenciement attaquée.
15. En dernier lieu,
d'une part, l'article L. 1233-4 du code du travail dispose que : " Le licenciement pour motif économique d'un salarié ne peut intervenir que lorsque tous les efforts de formation et d'adaptation ont été réalisés et que le reclassement de l'intéressé ne peut être opéré sur les emplois disponibles, situés sur le territoire national dans l'entreprise ou les autres entreprises du groupe dont l'entreprise fait partie et dont l'organisation, les activités ou le lieu d'exploitation assurent la permutation de tout ou partie du personnel. / () / Le reclassement du salarié s'effectue sur un emploi relevant de la même catégorie que celui qu'il occupe ou sur un emploi équivalent assorti d'une rémunération équivalente. A défaut, et sous réserve de l'accord exprès du salarié, le reclassement s'effectue sur un emploi d'une catégorie inférieure. () ".
16. D'autre part, aux termes du paragraphe 1 de l'article 18 de l'arrêté du 22 octobre 2005 du ministre de la santé et des solidarités relatif à la formation conduisant au diplôme d'Etat d'aide-soignant, alors en vigueur : " Les personnes titulaires du diplôme d'Etat d'auxiliaire de puériculture qui souhaitent obtenir le diplôme d'Etat d'aide-soignant sont dispensées des unités de formation 2, 4, 5, 6, 7 et 8 ainsi que des épreuves de sélection prévues à l'article 5 du présent arrêté. Elles doivent suivre les unités de formation 1 et 3. Tous les stages se déroulent auprès d'adultes, dont un au moins auprès de personnes âgées ". En vertu de l'annexe I de cet arrêté, les modules 1 et 3, relatifs respectivement à l'accompagnement d'une personne dans les activités de la vie quotidienne et aux soins, comportent 140 heures et 175 heures de formation.
17. En l'espèce, il est constant que Mme C, auxiliaire de puériculture, ne pouvait poursuivre ses fonctions au sein de la société Polyclinique du Val de Sambre du fait de la fermeture de la maternité et que les efforts de reclassement au sein des entreprises du groupe ont été vains, aucune n'exploitant une maternité, de sorte qu'aucun emploi d'auxiliaire de puériculture n'était disponible. Si la requérante soutient que son employeur aurait dû lui proposer une formation d'aide-soignante pour permettre un reclassement interne sur ces fonctions, dans la mesure où les fonctions d'aide-soignante impliquent l'obtention d'un diplôme d'état distinct de celui d'auxiliaire puériculture, et donc une formation initiale préalable, dont les résultats sont incertains, comportant un volume significatif d'heures, même après prise en compte de la dispense citée en point 16, Mme C n'est pas fondée à soutenir qu'il existait en sa faveur une possibilité de reclassement en qualité d'aide-soignante. Le moyen sera donc écarté.
18. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme C ne peut qu'être rejetée.
Sur les frais liés au litige :
19. Aucun dépens n'ayant été engagé dans la présente instance, les conclusions présentées à ce titre ne peuvent qu'être rejetées.
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat et de la société Polyclinique du Val de Sambre, qui ne sont pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par Mme C au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme C la somme demandée par la société Polyclinique du Val de Sambre, Me Bondroit et la SELAS MJS Partners au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C, à la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités, à la société anonyme Polyclinique du Val de Sambre, à Me Bondroit, en qualité d'administrateur judiciaire, et à la société d'exercice libéral par actions simplifiée MJS Partners, en qualité de mandataire judiciaire.
Copie pour information en sera adressée à la société d'exercice libéral à responsabilité limitée BMA Administrateurs judiciaires.
Délibéré après l'audience du 3 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Riou, président,
M. Fougères, premier conseiller,
Mme Bruneau, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 mai 2023.
Le rapporteur,
signé
V. FOUGERES
Le président,
signé
J-M. RIOULa greffière,
signé
I. BAUDRY
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026