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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2101003

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2101003

jeudi 27 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2101003
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantCOLSON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 8 février 2021, 29 juin 2021, 24 mai 2022 et 10 mai 2023, ce dernier mémoire n'ayant pas été communiqué,

M. et Mme A et B C demandent au tribunal d'annuler l'arrêté non daté par lequel le maire de la commune de Noordpeene a délivré à la société VRD France un permis de construire un bâtiment de stockage sur un terrain situé 940 Langhemast Straete et cadastré ZE 75, 76, 113 et 114.

Ils soutiennent que :

- l'avis de dépôt de permis de construire n'a pas été affiché pendant toute la durée de son instruction ;

- l'arrêté attaqué méconnait les dispositions de la section A du Thème 2 du Chapitre 15 applicable à la zone 1AUE du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de la communauté de communes de Flandre Intérieure relatives à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives ;

- il méconnait les dispositions de la section B du même thème du même chapitre applicable à la zone 1AUE de ce règlement dès lors que la construction ne s'intègre pas dans le paysage environnant.

- il méconnait l'orientation d'aménagement et de programmation du PLUi en ce qu'il permet aux véhicules d'entrer sur le terrain d'assiette du projet par le chemin du Moulin et en ce qu'il ne prévoit pas d'aménagement paysager au nord de la parcelle.

Par un mémoire enregistré le 27 mai 2021, la commune de Noordpeene, représentée par Me Colson, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. et Mme C au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir :

- à titre principal, que la requête est irrecevable dès lors que les requérants ne justifient pas de leur intérêt à agir et qu'elle méconnait les dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;

- à titre subsidiaire, que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par un mémoire enregistré le 21 avril 2022, la société VRD France, représentée par la SELARL Odexia Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de

2 000 euros soit mise à la charge de M. et Mme C au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir :

- à titre principal, que la requête est irrecevable dès lors que les requérants ne justifient pas de leur intérêt à agir, qu'elle méconnait les dispositions des articles R. 600-1 et R. 600-4 du code de l'urbanisme ainsi que celles des articles R. 412-1 et R. 412-2 du code de justice administrative ;

- à titre subsidiaire, que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Liénard,

- les conclusions de M. Babski, rapporteur public,

- les observations de M. et Mme C,

- les observations de Me Colson, représentant la commune de Noordpeene.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté non daté, le maire de Noordpeene a accordé à la société VRD France un permis de construire un bâtiment de stockage sur des parcelles cadastrées ZE 75, 76, 113 et 114 et situées 940 Langhemast Straete. Par la requête susvisée,

M. et Mme C demandent au tribunal d'annuler cet arrêté ainsi que la décision implicite rejetant leur recours gracieux.

Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. () ".

3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées, mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.

4. Il ressort des pièces du dossier que le projet de la société VRD France, dont l'objet social est l'exécution de travaux de démolition, de désamiantage et de dépollution des sols, consiste en la construction d'un bâtiment de stockage de 417 mètres carrés et de 4,8 mètres de haut. La propriété de M. et Mme C, qui s'inscrit dans un secteur rural, peu bâti, ayant conservé en grande partie une vocation agricole, n'est séparée du terrain d'assiette du projet que par le chemin communal du Moulin. Eu égard à la configuration des lieux, les intéressés doivent être regardés comme étant des voisins immédiats du projet, même si leur maison d'habitation est située en retrait sur leur parcelle. Pour justifier de leur intérêt leur donnant qualité à agir, les requérants soutiennent qu'ils subiront des nuisances visuelles, sonores ainsi qu'une pollution de l'air due aux particules de poussières en suspension liée à l'exercice des activités de la société VRD France. Il ressort des pièces du dossier que l'utilisation de ce bâtiment par la société pétitionnaire créera notamment des nuisances sonores pour M. et Mme C. Eu égard à la nature des activités menées par la société VRD France et à la destination du bâtiment le projet litigieux est susceptible de porter atteinte aux conditions dans lesquelles M. et Mme C occupent le bien dont ils sont propriétaires. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par la société VRD France et la commune de Noordpeene, tirée du défaut d'intérêt à agir des requérants, doit être écartée.

5. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment des accusés de réception postaux versés par les requérants au format papier, que M. et Mme C ont notifié à la société VRD France et à la commune de Noordpeene leur requête le

19 février 2021. Contrairement à ce qui est soutenu par la société VRD, le recours gracieux des intéressés en date du 13 octobre 2020 a été préalablement adressé à la commune qui mentionne l'avoir implicitement rejeté en toute connaissance de cause. Par ailleurs, la société pétitionnaire a réceptionné le 15 octobre 2020 une copie de ce recours gracieux. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme doit être écartée.

6. En troisième lieu, M. et Mme C justifient, par la production de l'acte notarié d'achat, être propriétaires du bien situé 600 chemin du Moulin à Noordpeene. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de la méconnaissance des dispositions de l'article

R. 600-4 du code de l'urbanisme doit être écartée.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. / Cet acte ou cette pièce doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagné d'une copie. ". Aux termes de l'article R. 412-2 du même code : " Lorsque les parties joignent des pièces à l'appui de leurs requêtes et mémoires, elles en établissent simultanément un inventaire détaillé. Sauf lorsque leur nombre, leur volume ou leurs caractéristiques y font obstacle, ces pièces sont accompagnées d'une copie. Ces obligations sont prescrites aux parties sous peine de voir leurs pièces écartées des débats après invitation à régulariser non suivie d'effet. / L'inventaire détaillé présente, de manière exhaustive, les pièces par un intitulé comprenant, pour chacune d'elles, un numéro dans un ordre continu et croissant ainsi qu'un libellé suffisamment explicite. ".

8. Il ressort des pièces du dossier que M. et Mme C ont établi un inventaire détaillé des pièces produites à l'appui de leur requête comprenant pour chacune d'elles un numéro dans un ordre continu et croissant et un intitulé explicite. Ils en ont fait de même en ce qui concerne les pièces produites à l'appui de leurs mémoires. La circonstance que les inventaires détaillés accompagnant ces mémoires n'ont pas fait mention de l'intégralité des pièces produites antérieurement, ni repris la numérotation à compter de l'inventaire accompagnant la requête introductive d'instance est sans incidence sur la recevabilité des pièces produites par les requérants dont l'arrêté contesté. Par suite, la fin de non-recevoir soulevée par la société VRD sur ce point doit être écartée.

Sur la légalité de l'arrêté attaqué :

9. En premier lieu, le défaut d'affichage, à le supposer établi, de l'avis de dépôt du dossier de permis de construire durant toute sa phase d'instruction n'est pas de nature à entacher la légalité dudit permis.

10. En deuxième lieu, selon la section A du Thème 2 du chapitre 15 du règlement applicable à la zone 1AUE du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de la communauté de communes de Flandre Intérieure, " toutes les constructions doivent être édifiées de telle manière que la distance de tout point du bâtiment au point le plus proche de la limite de la zone soit au moins égale à 5 mètres () Des implantations différentes de celles définies ci-dessus peuvent être autorisées pour garantir la préservation des éléments de patrimoine bâti à protéger reportés au plan de zonage ". Aux termes de l'article 2.5 du chapitre 2 de la partie 1 intitulée " dispositions règlementaires générales, applicables à l'ensemble des zones " dans sa version applicable au litige : " Les règles et servitudes définies par le PLUi ne peuvent faire l'objet d'aucune dérogation autre que celles prévues par les articles L. 152-4 à L. 152-6, à l'exception des adaptations mineures rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes () ".

11. Il ressort des pièces du dossier que le permis de construire litigieux autorise la construction du bâtiment de stockage sur la limite séparative entre la zone 1AUE et la zone agricole voisine. Il méconnaît donc les dispositions précitées du règlement du PLUi. En raison de son importance et alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle serait rendue nécessaire par la nature du sol, le caractère des constructions avoisinantes ou la configuration de la parcelle en cause, l'atteinte ainsi portée à ces dispositions ne saurait être assimilée à une adaptation mineure de la règle applicable en zone 1AUE interdisant l'implantation de constructions à moins de 5 mètres de la limite de la zone. Par ailleurs, il n'apparait pas que des éléments du patrimoine bâti à protéger seraient situés dans ce secteur et dont la protection nécessiterait de déroger aux règles d'implantation au regard des limites séparatives. Par suite, l'arrêté attaqué méconnait les dispositions citées au point 10 en tant qu'il autorise l'installation du bâtiment à moins de 5 mètres de la limite entre la zone 1AUE et la zone agricole.

12. En troisième lieu, selon la section B du Thème 2 du chapitre 15 du règlement applicable à la zone 1AUE du PLUi de la communauté de communes de Flandre Intérieure, " L'emploi à nu des matériaux destinés à être recouverts est interdit sur les parements extérieurs des constructions (). Les murs seront recouverts de bardage tôle acier pré-peint ou d'enduits peints. L'emploi de la brique et du bois, ainsi que les structures verrières, est toléré. ".

13. Il ressort des pièces du dossier que le bâtiment en litige est constitué de panneaux de béton de ton gris clair utilisés dans la construction de hangars industriels et n'ayant pas vocation à être recouverts d'enduits. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.

14. En quatrième lieu, selon les prescriptions de l'orientation d'aménagement de programmation de l'extension de l'entreprise VRD à Noordpeene, annexé au PLUi de la communauté de communes de Flandre Intérieure au sein de laquelle est situé le terrain d'assiette du projet : " L'accès à la zone d'extension se fera par le site existant. () Un aménagement paysager se fera des franges nord et est devra être réalisé avec des arbres de haute tige afin de limiter l'impact visuel de la future extension (). ".

15. D'une part, il ressort de la notice jointe à la demande de permis de construire que l'accès au bâtiment projetée se fera par le site existant, dont l'entrée est située Langhemast Straete conformément aux prescriptions de l'orientation d'aménagement et de programmation. La circonstance, à la supposer établie, que les camions entrent également par l'entrée secondaire, préexistante au projet, située chemin du Moulin est sans incidence sur la légalité de l'autorisation accordée. D'autre part, la notice descriptive du projet prévoit la réalisation d'un aménagement paysager sur la limite nord-est par la plantation d'arbres de haute tige de type érable champêtre afin de limiter l'impact visuel du bâtiment. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'orientation d'aménagement et de programmation doit être écarté en toutes ses branches.

16. En cinquième lieu, un permis de construire n'a d'autre objet que d'autoriser la construction d'immeubles conformes aux plans et indications fournis par le pétitionnaire. La circonstance que ces plans et indications pourraient ne pas être respectés ou que ces immeubles risqueraient d'être ultérieurement transformés ou affectés à un usage non conforme aux documents et aux règles générales d'urbanisme n'est pas, par elle-même, sauf le cas d'éléments établissant l'existence d'une fraude à la date de la délivrance du permis, de nature à affecter la légalité de celui-ci.

17. En l'espèce, les circonstances, à les supposer établies, que les gouttières n'ont pas été posées, que les arbres n'ont pas été plantés et que la porte prévue en façade nord-ouest par le permis de construire n'a pas été réalisée, ont trait à l'exécution du permis de construire. Par suite, les requérants n'établissant pas ni même n'alléguant l'existence d'une quelconque fraude, elles sont sans incidence sur la légalité de l'autorisation accordée.

18. Il résulte de ce qui précède que le permis de construire en litige méconnait les dispositions de la section A du Thème 2 du chapitre 15 du règlement applicable à la zone 1AUE du PLUi de la communauté de communes de Flandre Intérieure relatives à l'implantation des bâtiments au regard des limites de zones.

Sur la mise en œuvre des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme :

19. En vertu de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire () estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation, même après l'achèvement des travaux. () ".

20. Il résulte de ces dispositions que le juge administratif peut procéder à l'annulation partielle d'une autorisation d'urbanisme dans le cas où une illégalité affecte une partie identifiable du projet et où cette illégalité est susceptible d'être régularisée, sans qu'il soit nécessaire que la partie illégale du projet soit divisible du reste de ce projet. Le juge peut, le cas échéant, s'il l'estime nécessaire, assortir sa décision d'un délai pour que le pétitionnaire dépose une demande d'autorisation modificative afin de régulariser l'autorisation subsistante, partiellement annulée.

21. Le vice relevé au point 11 n'affecte qu'une partie identifiable du projet et est susceptible d'être régularisé sans y apporter un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même. Dès lors, il y a lieu, en application des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme, de prononcer la seule annulation partielle du permis de construire initial en tant qu'il autorise l'installation du bâtiment à moins de 5 mètres de la limite entre la zone 1AUE et la zone agricole et de fixer à trois mois le délai, courant à compter de la notification du présent jugement, dans lequel la société pétitionnaire pourra demander la régularisation de son projet.

22. Il résulte de ce qui précède que l'arrêté non daté du maire de Noordpeene doit être annulé en tant qu'il autorise l'implantation d'un bâtiment de stockage à moins de cinq mètres de la limite de la zone 1AUE.

Sur les frais liés au litige :

23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soient mises à la charge de M. et Mme C, qui ne sont pas la partie perdante dans la présente instance, les sommes que la commune de Noordpeene et la société VRD France demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté non daté du maire de Noordpeene accordant un permis de construire à la société VRD France est annulé en tant qu'il autorise l'implantation d'un bâtiment de stockage à moins de cinq mètres de la limite de la zone 1AUE.

Article 2 : Le délai imparti à la société VRD France pour solliciter la régularisation de son projet est fixé à trois mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme A et B C, à la société VRD France et à la commune de Noordpeene.

Délibéré après l'audience du 6 juillet 2023, à laquelle siégeaient :

- M. Chevaldonnet, président,

- Mme Grard, première conseillère,

- M. Liénard, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juillet 2023.

Le rapporteur,

signé

Q. LIENARD

Le président,

signé

B. CHEVALDONNET

La greffière,

signé

M. D

La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme

La greffière,

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