vendredi 30 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2103156 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS ARCO-LEGAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 avril 2021, la commune de Radinghem en Weppes représentée par la SCP Manuel Gros, Héloïse Hicter et associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté interministériel du 15 septembre 2020 en tant qu'il refuse de reconnaître l'état de catastrophe naturelle sur son territoire, au titre des dommages causés par les mouvements de terrain différentiels consécutifs aux phénomènes de sécheresse et de réhydratation des sols intervenus au cours de l'année 2019, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre à l'Etat de procéder au réexamen de la demande de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'il n'est pas justifié de la composition de la commission interministérielle ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de droit en ce qu'il fait application de critères inadaptés à la situation et privés de base légale ;
- il est entaché d'une erreur de droit en ce qu'il se fonde sur des critères géologique et météorologique non prévus par un texte, dont l'application est inadaptée ;
- il est entaché d'erreur dans leur appréciation de l'intensité du phénomène naturel.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mars 2022, le ministre de l'intérieur, représenté par la SELAS Arco-Legal, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la commune de Radinghem en Weppes la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens soulevés par la commune requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des assurances ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de M. Groutsch, rapporteur public,
- et les observations de Me Chavda, représentant la commune de Radinghem en Weppes.
Considérant ce qui suit :
1. La commune de Radinghem en Weppes a adressé au préfet du Nord une demande de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle de son territoire au titre des mouvements de terrains différentiels consécutifs aux épisodes de sécheresse et de réhydratation des sols observés entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2019. Par un arrêté interministériel du 15 septembre 2020, le ministre de l'économie et des finances, le ministre de l'intérieur et le ministre de l'action et des comptes publics ont fixé la liste des communes pour lesquelles a été constaté l'état de catastrophe naturelle au titre des mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols pour l'année 2019, au nombre desquelles ne figure pas la commune de Radinghem en Weppes. Par la requête susvisée, celle-ci demande au tribunal d'annuler l'arrêté interministériel du 15 septembre 2020 en tant qu'il refuse de reconnaître l'état de catastrophe naturelle sur son territoire, au titre des dommages causés par les mouvements de terrain différentiels consécutifs aux phénomènes de sécheresse et de réhydratation des sols intervenus au cours de l'année 2019.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, la circulaire interministérielle du 27 mars 1984 précise les conditions d'examen des demandes de reconnaissance d'une catastrophe naturelle. Aux termes de cette circulaire, la commission interministérielle relative aux dégâts non assurables causés par les catastrophes naturelles, qui est chargée d'émettre un avis sur le caractère de catastrophe naturelle, " est composée : d'un représentant du Ministère de l'Intérieur et de la Décentralisation, appartenant à la Direction de la Sécurité Civile ; d'un représentant du Ministère de l'Economie, des Finances et du Budget, appartenant à la Direction des Assurances ; d'un représentant du Secrétariat d'Etat auprès du Ministre de l'Economie, des Finances et du Budget, chargé du Budget, appartenant à la Direction du Budget./ Le secrétariat de la commission interministérielle est assuré par la caisse centrale de réassurance () ".
3. Dans les cas où elle sollicite un avis sans y être légalement tenue, l'administration doit procéder à cette consultation dans des conditions régulières, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'étant toutefois de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.
4. La commune requérante, en se bornant à soutenir qu'il n'est pas établi que la commission interministérielle lors de l'émission de son avis du 8 septembre 2020, au visa duquel a été pris l'arrêté contesté pour les communes du Nord, aurait été régulièrement composée n'a pas assorti son moyen des précisions suffisantes pour permettre au tribunal d'en apprécier le bien-fondé.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 125-1 du code des assurances : " [] L'arrêté doit être publié au Journal officiel dans un délai de trois mois à compter du dépôt des demandes à la préfecture. De manière exceptionnelle, si la durée des enquêtes diligentées par le représentant de l'Etat dans le département est supérieure à deux mois, l'arrêté est publié au plus tard deux mois après la réception du dossier par le ministre chargé de la sécurité civile ".
6. Il résulte des dispositions précitées que le législateur a entendu confier aux ministres concernés la compétence pour se prononcer sur les demandes des communes tendant à la reconnaissance, sur leur territoire, de l'état de catastrophe naturelle. Il leur appartient, à cet égard, d'apprécier l'intensité et l'anormalité des agents naturels en cause sur le territoire des communes concernées. A cet effet, ils peuvent légalement, même en l'absence de dispositions législatives ou réglementaires le prévoyant, s'appuyer sur des méthodologies et paramètres scientifiques, sous réserve que ceux-ci apparaissent appropriés, en l'état des connaissances, pour caractériser l'intensité des phénomènes en cause et leur localisation, qu'ils ne constituent pas une condition nouvelle à laquelle la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle serait subordonnée ni ne dispensent les ministres d'un examen particulier des circonstances propres à chaque commune. Il incombe enfin aux ministres concernés de tenir compte de l'ensemble des éléments d'information ou d'analyse dont ils disposent, le cas échéant à l'initiative des communes concernées.
7. D'une part, il ressort des pièces du dossier, notamment de la circulaire du 10 mai 2019 relative à la révision des critères de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle, mise en ligne sur le site Légifrance à compter du 13 mai 2019, et du courrier de notification daté du 27 octobre 2020 adressé à la commune de Radinghem en Weppes que pour instruire sa demande de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle à raison des mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols, les ministres se sont fondés sur deux critères cumulatifs, un critère géologique et un critère météorologique examinés au regard des études réalisées par Météo France pour les données météorologiques, et par le BRGM pour les données géologiques. Aux termes de cette méthode, le critère géotechnique est rempli lorsqu'au moins 3% du territoire communal est composé de sols sensibles aux mouvements de terrain. S'agissant du critère météorologique, Météo France, en utilisant l'ensemble des données pluviométriques présentes dans sa base de données climatologiques, modélise le bilan hydrique de l'ensemble du territoire français à l'aide d'une grille composée d'un maillage de plus de 9 000 mailles, chacune ayant huit kilomètres de côté. Pour chaque maille est évalué le seuil à partir duquel le phénomène de sécheresse est considéré comme intense et anormal. La méthode employée à cet effet se fonde sur des modèles simulant les échanges d'eau et d'énergie entre le sol et l'atmosphère (modèle ISBA), prenant en compte le ruissellement et le drainage (modèle MODCOU) et les variables atmosphériques près de la surface (modèle SAFRAN). La teneur en eau des sols est représentée par le paramètre SWI qui est un indice d'humidité du sol, intégrant l'humidité de la zone racinaire et de la zone profonde, un indice proche de 1 révélant un sol saturé d'eau et une valeur d'indice proche de 0 caractérisant un sol très sec. Pour chaque saison de l'année, sont examinés cet indicateur d'humidité des sols, ainsi que la durée de retour de celui-ci par comparaison aux indicateurs d'humidité des sols des cinquante dernières années. Si cette durée atteint 25 ans, dans une maille et pour un mois, la sécheresse est regardée comme présentant une intensité anormale sur l'ensemble du trimestre saisonnier, chaque année donnant lieu au découpage saisonnier suivant : période de sécheresse hivernale du 1er janvier au 31 mars, sécheresse printanière du 1er avril au 30 juin, sécheresse estivale du 1er juillet au 30 septembre et sécheresse automnale du 1er octobre au 31 décembre.
8. D'autre part, si la commune de Radinghem en Weppes fait valoir que ces critères sont inappropriés en raison de l'utilisation de mailles géographiques d'une superficie trop importante, d'une extrapolation imparfaite de données météorologiques de Météo France, de l'absence de prise en compte de la réalité du terrain et notamment des dégâts et d'une incompatibilité avec les effets du changement climatique, elle ne fournit à l'appui de ses allégations aucun élément à caractère scientifique étayé permettant d'établir les insuffisances qu'elle invoque du système de modélisation développé par Météo France. Il ne ressort ainsi pas des pièces du dossier que la méthode décrite au point précédent ne permet pas la prise en compte de la situation particulière de chaque commune ni aux ministres d'apprécier de manière suffisamment objective, précise et conforme aux buts poursuivis par l'article L. 125-1 du code des assurances, l'intensité anormale des phénomènes de sécheresse et de réhydratation des sols en cause.
9. Par suite, les moyens tenant à l'absence de base légale des critères employés, et à leur caractère inadéquat doivent être écartés.
10. En troisième lieu, si l'article L. 125-1 du code des assurances citées au point 3 du présent jugement définit les effets des catastrophes naturelles comme les dommages matériels directs non assurables ayant eu pour cause déterminante " l'intensité anormale d'un agent naturel ", le troisième alinéa de cet article ne subordonne pas le bénéfice de la garantie prévue par son premier alinéa à la démonstration de la survenance ou de la persistance de dommages imputables à la catastrophe naturelle, mais à la constatation de l'intensité anormale de l'agent naturel à l'origine de ces dommages. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit dans l'application des critères mentionnés par l'article L. 125-1 du code des assurances doit être écarté.
11. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier que le territoire de la commune de Radinghem en Weppes est composé à 100 % de sols sensibles aux aléas de retrait et gonflement. Il apparaît en outre qu'en ce qui concerne les mailles n° 92 et 93 auxquelles la commune de Radinghem en Weppes est rattachée, l'indicateur de teneur en eau des sols a été estimé respectivement à 0,783 et 1,099 pour l'épisode hivernal avec une durée de retour à la normale de l'indice d'humidité du sol superficiel moyen estimée à trois et deux ans. Pour l'épisode printanier, ce même indicateur a été estimé à 0,557 et 0,332 avec une durée de retour de quatre et trois ans, s'agissant de la période estivale, la teneur en humidité a été estimée à 0,236 et 0,091 pour une durée de retour estimée à seize ans, et pour la période automnale la teneur en humidité a été estimée à 0,392 et 0,466 pour une durée de retour estimée à un an. De tels taux d'humidité des sols et de telles durées de retour ne permettent pas de caractériser l'existence d'épisodes de sécheresse intenses et anormaux. Si la commune de Radinghem en Weppes allègue que ces indices et chiffres ne sont pas vérifiables et sont, en tout état de cause, matériellement erronés, elle ne l'établit pas. Par ailleurs, alors qu'ainsi qu'il a été ci-dessus, les dispositions de l'article L. 125-1 du code des assurances ne subordonnent pas le bénéfice de la garantie qu'elles prévoient à la démonstration de la survenance ou de la persistance des dommages imputables à la sécheresse mais à la constatation de l'intensité anormale de l'agent naturel à l'origine de ceux-ci, les dommages que certains bâtiments implantés sur le territoire communal auraient subis à la suite de la sécheresse de l'année 2019, ne permettent pas d'établir, à eux seuls, le caractère exceptionnel ou anormal de l'intensité du phénomène de sécheresse invoqué par la commune. Il en est de même en ce qui concerne l'édiction par le préfet du Nord, des arrêtés des 27 juin, 19 et 29 juillet et 2 août 2019 plaçant le département du Nord en vigilance sécheresse et réglementant les usages de l'eau, dès lors que les critères mis en œuvre à cette occasion diffèrent de ceux appliqués pour déterminer l'existence d'un état de catastrophe naturelle. Enfin, si la commune requérante se réfère notamment à un document établi le 3 décembre 2020 par l'établissement public territorial du bassin de la Lys intitulé " Analyse géologique et climatique du bassin versant de la Lys ", lequel constate que les années 2017 à 2020 ont été marquées par un déficit pluviométrique qui a occasionné une baisse significative du niveau des nappes et des cours d'eau sur certaines parties du bassin en cause, ces constats ne permettent pas de caractériser l'existence d'une intensité anormale du phénomène de sécheresse en cause. Par suite, les ministres compétents n'ont pas fait une appréciation erronée en ce qui concerne l'absence d'intensité anormale des phénomènes de sécheresse ayant frappé la commune de Radinghem en Weppes au cours de l'année 2019. Dans ces circonstances, le moyen tiré de l'existence d'une erreur d'appréciation doit être écarté.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la commune de Radinghem en Weppes tendant à l'annulation de l'arrêté interministériel du 15 septembre 2020 en tant qu'il refuse de reconnaître l'état de catastrophe naturelle sur son territoire, au titre des dommages causés par les mouvements de terrain différentiels consécutifs aux phénomènes de sécheresse et de réhydratation des sols intervenus au cours de l'année 2019 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. Le présent jugement, qui rejette les conclusions d'annulation de la requête de la commune de Radinghem en Weppes, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante, la somme demandée par la commune requérante au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Radinghem en Weppes la somme demandée par le ministre de l'intérieur au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la commune de Radinghem en Weppes est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du ministre de l'intérieur présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administratives sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Radinghem en Weppes et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et au ministre délégué chargé des comptes publics.
Délibéré après l'audience du 13 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Féménia, présidente,
- M. Bourgau, premier conseiller,
- M. Horn, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2022.
La présidente rapporteure,
signé
J. FEMENIAL'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
signé
T. BOURGAU
Le président-rapporteur,
Signé
B. CHEVALDONNET
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
Signé
L. ALLART
Le président-rapporteur,
Signé
B. CHEVALDONNET
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
Signé
L. ALLARTLa greffière,
signé
P. MAGHRI
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chacun en ce qui les concernent, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026