mercredi 1 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2103482 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL BRUNET VENIEL GUISLAIN LAUR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 5 mai 2021, 20 juin 2022 et 8 août 2022, M. A D, représenté par Me Brunet, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 12 mars 2021 par laquelle le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord a rejeté son recours administratif formé le 9 janvier 2021 contre les décisions portant rejet de sa demande de mutation et mettant fin au versement de l'allocation complémentaire de fonctions encadrement à compter du 1er septembre 2020 ;
2°) d'enjoindre à l'administration de prendre une nouvelle décision dans le délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) d'enjoindre à l'administration de le rétablir dans ses droits en procédant au versement rétroactif de l'allocation complémentaire de fonctions encadrement ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision contestée a été prise par une autorité incompétente ;
- le rejet de sa demande de mutation est entaché de détournement de pouvoir ;
- le rejet de sa demande de mutation est entaché d'erreur de droit dès lors qu'un délai minimal de séjour sur son précédent poste lui a été opposé à tort, que le poste qu'il convoitait a été attribué à un inspecteur des finances publiques stagiaire et qu'il sollicitait ce poste pour raisons médicales ;
- la décision mettant fin au versement de l'allocation complémentaire de fonctions encadrement est entachée de détournement de de pouvoir ;
- la décision mettant fin au versement de l'allocation complémentaire de fonctions encadrement est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il exerce des fonctions d'encadrement.
Par des mémoires en défense enregistrés les 24 juin et 29 août 2022, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par un courrier du 18 janvier 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que les conclusions à fin d'annulation de la décision rejetant la demande de mutation de M. D sont tardives et, par suite irrecevables.
Un mémoire a été enregistré le 18 janvier 2023, présenté pour M. D en réponse au moyen susceptible d'être relevé d'office par le tribunal, qui a été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 2002-710 du 2 mai 2002 ;
- l'arrêté du 21 juillet 2014 relatif à l'allocation complémentaire de fonctions en faveur des personnels des corps de catégories A, B et C exerçant leurs fonctions à la direction générale des finances publiques ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bourgau, rapporteur
- et les conclusions de M. Groutsch, rapporteur public.,
Considérant ce qui suit :
1. M. A D a suivi à compter du 1er septembre 2018, en qualité d'inspecteur stagiaire, la scolarité à l'école nationale des finances publiques (ENFIP), durant laquelle il s'est spécialisé dans le bloc fonctionnel " gestion fiscale ". Il a été titularisé le 1er septembre 2019 et affecté au centre impôts service (CIS) de Lille, antenne opérationnelle de la direction impôts service (DIS). Une réorganisation supprimant la DIS à compter du 1er septembre 2020, M. D a, dans le cadre du mouvement local d'affectation de la direction régionale des finances publiques des Hauts de France et du département du Nord (DRFIP), formulé plusieurs vœux de mobilité pour convenances personnelles, sans motifs de priorité, dont le premier pour la trésorerie de Merville relevant du bloc fonctionnel " gestion publique locale ". Le mouvement local d'affectation n'ayant pas permis de satisfaire ses vœux, M. D est affecté depuis le 1er septembre 2020 à la DRFIP des Hauts-de-France et du département du Nord, au centre de contact de Lille. Depuis cette même date, il ne perçoit plus l'allocation complémentaire de fonctions (ACF) encadrement. Par courrier du 9 janvier 2021, M. D a formé un recours auprès du directeur du pôle ressources et conditions de travail de la DRFIP des Hauts de France et du département du Nord contre les décisions rejetant sa demande de mutation et mettant fin au versement de l'ACF encadrement à compter du 1er septembre 2020. Par un courrier du 12 mars 2021, dont M. D demande l'annulation, son recours a été rejeté.
Sur l'étendue du litige :
2. Il est toujours loisible à la personne intéressée, sauf à ce que des dispositions spéciales en disposent autrement, de former à l'encontre d'une décision administrative un recours gracieux devant l'auteur de cet acte et de ne former un recours contentieux que lorsque le recours gracieux a été rejeté. L'exercice du recours gracieux n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un recours gracieux doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet du recours gracieux dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés, que contre la décision initialement prise par l'autorité administrative. Il appartient, en conséquence, au juge administratif, s'il est saisi dans le délai de recours contentieux qui a recommencé de courir à compter de la notification du rejet du recours gracieux, de conclusions dirigées formellement contre le seul rejet du recours gracieux, d'interpréter les conclusions qui lui sont soumises comme étant aussi dirigées contre la décision administrative initiale.
3. Il résulte de ce qui précède que M. D, qui demande l'annulation de la décision du 12 mars 2021 rejetant son recours gracieux formé contre les décisions rejetant sa demande de mutation et mettant fin au versement de l'ACF encadrement à compter du 1er septembre 2020, doit être regardé comme demandant également l'annulation de ces dernières décisions.
Sur la recevabilité des conclusions à fin d'annulation :
4. D'une part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. Toutefois, lorsqu'une décision explicite de rejet intervient avant l'expiration de cette période, elle fait à nouveau courir le délai de recours. ". Et aux termes de l'article L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision administrative peut faire l'objet, dans le délai imparti pour l'introduction d'un recours contentieux, d'un recours gracieux ou hiérarchique qui interrompt le cours de ce délai./ () ".
5. D'autre part, aux termes de l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Par dérogation à l'article L. 231-1, le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet :/ () 5° Dans les relations entre l'administration et ses agents. ". Si l'article L. 112-3 du même code dispose que : " Toute demande adressée à l'administration fait l'objet d'un accusé de réception./ () " et l'article L. 112-6 du même code dispose que : " Les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande lorsque l'accusé de réception ne lui a pas été transmis ou ne comporte pas les indications exigées par la réglementation./ () ", toutefois, aux termes de l'article L. 112-2 du même code : " Les dispositions de la présente sous-section ne sont pas applicables aux relations entre l'administration et ses agents. ".
6. Si les règles relatives au délai raisonnable au-delà duquel le destinataire d'une décision ne peut exercer de recours juridictionnel, qui ne peut en règle générale excéder un an sauf circonstances particulières, sont également applicables à la contestation d'une décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration sur une demande présentée devant elle, lorsqu'il est établi que le demandeur a eu connaissance de la décision et qu'il n'a pas été informé des voies et délais de recours dans les conditions prévues par les dispositions précitées du code des relations entre le public et l'administration, toutefois, cette règle ne saurait s'appliquer aux agents publics, exclus des dispositions de l'article L. 112-6 du code des relations entre le public et l'administration et qui se trouvent dans une situation statutaire, s'agissant de leurs relations avec l'administration qui les emploie, différente dès lors de celles des citoyens en litige avec cette administration. Ces agents ne disposent, en conséquence, que d'un délai de deux mois à compter de la naissance de la décision implicite ou, à défaut, de sa connaissance acquise pour exercer un recours contentieux, ce délai pouvant être interrompu par l'exercice d'un recours administratif dans le délai de recours contentieux.
7. Il ressort des pièces du dossier que M. D a eu connaissance de la décision implicite de rejet de sa demande de mutation au plus tard le 1er septembre 2020, date de sa prise de fonctions au centre de contact de Lille. Dès lors, le délai de recours contentieux contre cette décision expirait le 2 novembre 2020. M. D n'a formé un recours administratif contre cette décision que le 9 janvier 2021, de sorte qu'il n'a pu interrompre le délai de recours contentieux. Dès lors, les conclusions à fin d'annulation de la décision rejetant sa demande de mutation sont tardives et, par suite, irrecevables.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 12 mars 2021 :
8. Compte tenu de ce qui a été dit au point 2, M. D ne peut utilement se prévaloir de l'incompétence du signataire de la décision du 12 mars 2021 rejetant son recours administratif. En tout état de cause, par arrêté du 20 septembre 2019 publié au recueil n° 228 des actes administratifs du département du Nord le 23 septembre 2019, M. B E, directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord, a donné délégation de signature à M. F C, responsable de la division des ressources humaines et signataire de la décision attaquée, pour signer les pièces ou documents relatifs aux attributions de du service dont il a la charge. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision mettant fin au versement de l'ACF encadrement :
9. En premier lieu, aux termes de l'article 20 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, dans sa rédaction alors en vigueur : " Les fonctionnaires ont droit, après service fait, à une rémunération comprenant () les indemnités instituées par un texte législatif ou réglementaire. Les indemnités peuvent tenir compte des fonctions et des résultats professionnels des agents ainsi que des résultats collectifs des services. () ". Aux termes de l'article 1er du décret du 2 mai 2002 relatif à l'allocation complémentaire de fonctions en faveur des personnels du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, des établissements publics administratifs placés sous sa tutelle, des juridictions financières et des autorités administratives indépendantes relevant du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie pour leur gestion : " Les fonctionnaires () du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie () pour leur gestion peuvent bénéficier d'une allocation complémentaire de fonctions dans les conditions et suivant les modalités fixées par le présent décret. ". Aux termes de l'article 2 du même décret : " Cette indemnité est différenciée suivant :/ - les catégories ou niveaux dans lesquels sont classés les agents ;/ - les fonctions exercées, classées selon des critères de responsabilité, d'expertise, de sujétion ou de contrôle./ Ces critères peuvent se cumuler. ". Aux termes de l'article 2 de l'arrêté du 21 juillet 2014 relatif à l'allocation complémentaire de fonctions en faveur des personnels des corps de catégories A, B et C exerçant leurs fonctions à la direction générale des finances publiques : " Cette indemnité a pour objet de rémunérer les travaux de toute nature qui peuvent être confiés aux personnels au sein des services de la direction générale des finances publiques, compte tenu des contraintes et sujétions de service liées à la technicité de leurs fonctions, à l'exercice de fonctions et responsabilités particulières, ainsi qu'aux fonctions d'encadrement et d'expertise. ". Aux termes de l'article 8 du même arrêté : " Le directeur général des finances publiques est chargé de l'application du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française. ". Aux termes de la note de service du directeur général des finances publiques du 15 décembre 2016, sont éligibles à l'ACF encadrement " les inspecteurs qui, dans le cadre de leurs missions au sein () d'une structure non comptable, sont amenés, au quotidien, à exercer des fonctions managériales auprès d'une équipe de collaborateurs. ". Elle précise les critères permettant de déterminer l'exercice de telles fonctions : " l'encadrement : animer et piloter une équipe, mobiliser les agents encadrés, les soutenir dans la réalisation de leurs missions, relayer auprès d'eux les instructions du chef de la structure, représenter celui-ci, assurer l'interface avec les autres services et les interlocuteurs externes, disposer d'une délégation de signature ; / la gestion des ressources humaines : préparer l'évaluation voire réaliser les entretiens, valider les congés, établir les plannings, prévenir les risques psycho-sociaux, et les conflits, gérer et proposer des formations, fluidifier les relations de travail ; / la coordination : veiller au respect et au bon déroulement de la procédure des travaux de son équipe, procéder à leur vérification, assurer le contrôle interne et le suivi statistique de l'activité, être force de proposition dans le pilotage de la mission./ Cette liste d'actions, sans être exhaustive, constitue un faisceau d'indices qui vous permettra d'apprécier la qualité d'encadrant des inspecteurs au regard de l'organisation retenue localement dans la structure. ". La note de service comporte en annexe une liste des emplois et services potentiellement concernés, parmi lesquels figurent l'emploi d'inspecteur responsable d'une unité au sein d'un centre impôts services, devenus centres de contact. Et aux termes de la note de service du directeur général des finances publiques du 14 août 2020 relative au régime indemnitaire des agents des plates-formes téléphoniques à compter du 1er septembre 2020 : " les inspecteurs qui assurent au quotidien des fonctions d'encadrement et qui sont responsables d'une unité pourront bénéficier de l'ACF encadrement. ".
10. Il ressort des échanges de courriels avec la responsable du centre de contact de Lille intervenus en juin 2022 que le requérant, quoique inspecteur des finances publiques, n'exerce pas de fonctions d'encadrement au sein du service. Si M. D indique être sollicité par d'autres agents en cas de difficultés, la seule circonstance qu'il intervienne, compte tenu de son ancienneté, en appui de collègues moins expérimentés ne suffit pas à établir qu'il exerce des fonctions d'encadrement. Ni les plannings de juin et septembre 2019 et le plan de masse de février 2020 produits par M. D, qui sont tous antérieurs au 1er septembre 2020, ni le document intitulé " fiche de poste ", antérieur à la réorganisation, qui décrit de manière générale les emplois existants au sein des CIS, des centres de contact et de la DIS pour les agents de catégorie A, B et C, ne permettent d'établir que M. D occupe des fonctions d'encadrement depuis le 1er septembre 2020. La circonstance que M. D ait perçu l'ACF encadrement de septembre 2019 à août 2020, au demeurant considérée comme indue par le ministre dans ses écritures en défense, est sans incidence sur la légalité de la décision de mettre fin au versement de cette prime à compter de septembre 2020.
11. Il résulte de ce qui précède que M. D n'établit pas, par les pièces qu'il produit, qu'il exerce des fonctions d'encadrement au quotidien en tant que responsable d'unité ouvrant droit au bénéfice de l'ACF encadrement depuis le 1er septembre 2020. Par suite, le moyen tiré de ce que l'administration aurait entaché la décision contestée d'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
12. En second lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision contestée serait entachée de détournement de pouvoir.
13. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Copie en sera adressée pour information au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord.
Délibéré après l'audience du 8 février 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Féménia, présidente,
- M. Bourgau, premier conseiller,
- M. Horn, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er mars 2023.
Le rapporteur,
Signé
T. BOURGAULa présidente,
Signé
J. FÉMÉNIA
La greffière,
Signé
P. MAGHRI
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 210348
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026