mardi 20 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2103909 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL SELLIER-SUTY & MEURICE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 20 mai 2021 et 25 août 2021 sous le n° 2103909, M. A B, représenté par Me Bade, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 29 septembre 2020 par laquelle l'inspectrice du travail a autorisé son licenciement pour motif disciplinaire ;
2°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision implicite par laquelle la ministre du travail a rejeté son recours hiérarchique formé le 24 novembre 2020 à l'encontre de la décision du 29 septembre 2020 par laquelle l'inspectrice du travail a autorisé son licenciement pour motif disciplinaire ;
3°) de refuser son licenciement pour motif disciplinaire ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision implicite de rejet est entachée d'un vice de forme dès lors que la ministre du travail ne lui a pas communiqué la motivation de sa décision alors même qu'il en a fait la demande par un courrier du 30 avril 2021 ;
- la décision de l'inspectrice du travail est entachée d'une erreur d'appréciation quant à la gravité des manquements qui lui sont reprochés ;
- il existe un lien entre l'exercice de ses mandats et son licenciement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 octobre 2021, la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens invoqués dans la requête ne sont pas fondés.
Par deux mémoires, enregistrés les 15 juillet 2021 et 2 novembre 2021, l'association Temps de vie - maison d'enfants Saint Victor, représentée par Me Sellier-Suty, conclut :
1°) au rejet de la requête ;
2°) à ce que soit mise à la charge de M. B, outre les dépens, la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les conclusions tendant à ce que le tribunal refuse l'autorisation de licencier M. B sont irrecevables ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 3 mars 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 4 avril 2022.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen soulevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions de M. B présentées afin qu'il soit refusé d'autoriser son licenciement qui ne relèvent pas de l'office du juge de l'excès de pouvoir.
Une réponse au moyen d'ordre public, enregistrée le 12 avril 2023, a été présentée pour l'association Temps de vie - maison d'enfants Saint Victor.
Une réponse au moyen d'ordre public, enregistrée le 17 avril 2023, a été présentée pour M. B.
II. Par une requête, enregistrée le 30 août 2021 sous le n° 2106846, M. A B, représenté par Me Bade, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 29 septembre 2020 par laquelle l'inspectrice du travail a autorisé son licenciement pour motif disciplinaire ;
2°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 16 juillet 2021 par laquelle la ministre du travail a expressément rejeté son recours hiérarchique formé à l'encontre de la décision du 29 septembre 2020 par laquelle l'inspectrice du travail a autorisé son licenciement pour motif disciplinaire ;
3°) de refuser son licenciement pour motif disciplinaire ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision de l'inspectrice du travail a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant à la gravité du manquement qui lui est reproché ;
- il existe un lien entre l'exercice de ses mandats et son licenciement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 octobre 2021, la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens invoqués dans la requête ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 2 novembre 2021, l'association Temps de vie - maison d'enfants Saint Victor, représentée par Me Sellier-Suty, conclut :
1°) au rejet de la requête ;
2°) à la mise à la charge de M. B, outre les dépens, la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les conclusions tendant à ce que le tribunal refuse l'autorisation de licenciement M. B sont irrecevables ;
- les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 3 mars 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 4 avril 2022.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen soulevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions de M. B présentées afin qu'il soit refusé d'autoriser son licenciement qui ne relèvent pas de l'office du juge de l'excès de pouvoir.
Une réponse au moyen d'ordre public, enregistrée le 12 avril 2023, a été présentée pour l'association Temps de vie - maison d'enfants Saint Victor.
Une réponse au moyen d'ordre public, enregistrée le 14 avril 2023, a été présentée pour M. B.
Vu les autres pièces de ces deux dossiers.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bruneau,
- les conclusions de Mme Michel, rapporteure publique,
- les observations de Me Bade, représentant M. B, et celles de Me Sellier-Suty, représentant l'association Temps de vie.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B a été recruté par l'association Temps de vie, qui exerce des missions de caractère social ou sanitaire, dont la gestion de neuf maisons d'enfant à caractère social (MECS), par un contrat à durée indéterminée, à compter du 9 novembre 1993. Il occupait en dernier lieu le poste de maître de maison, chargé des services généraux, de l'hygiène et du fonctionnement courant de l'une de ces structures. Il détenait par ailleurs des mandats de délégué syndical et de représentant syndical au sein du comité social et économique. L'association Temps de vie a présenté, le 3 août 2020, auprès de l'inspection du travail, une demande d'autorisation de le licencier pour motif disciplinaire. Par une décision du 29 septembre 2020, l'inspectrice du travail a autorisé le licenciement de M. B. Par une décision du 16 juillet 2021, prise sur recours hiérarchique formé par M. B le 26 mars 2021, la ministre du travail a expressément rejeté le recours hiérarchique. Par la requête n° 2103909, M. B demande au tribunal d'annuler la décision du 29 septembre 2020 et la décision implicite de rejet née le 26 mars 2021 par laquelle la ministre du travail a rejeté son recours hiérarchique. Si le silence gardé par l'administration sur un recours gracieux ou hiérarchique fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement se substitue à la première décision. Il en résulte que les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet du recours hiérarchique doivent être regardées comme dirigées uniquement contre la décision explicite du 16 juillet 2021. Par la requête n° 2106846, M. B demande au tribunal d'annuler les décisions des 29 septembre 2020 et 16 juillet 2021.
2. Les requêtes nos 2103909 et 2106846, présentées par M. B, concernent l'autorisation de le licencier pour motif disciplinaire. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur le désistement de M. B de ses conclusions tendant à ce que le tribunal refuse d'autoriser son licenciement :
3. Le requérant demande explicitement au tribunal de refuser d'autoriser son licenciement pour motif disciplinaire. Il n'appartient cependant pas au juge de l'excès de pouvoir de se substituer à l'administration dans l'exercice des compétences qui lui sont dévolues par la loi. Par une réponse, enregistrée le 14 avril 2022, au moyen d'ordre public qui lui a été adressé, M. B a renoncé à ses conclusions tendant à ce que le tribunal refuse d'autoriser son licenciement. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les conclusions à fin d'annulation des décisions du 29 septembre 2020 de l'inspectrice du travail et du 16 juillet 2021 du ministre du travail :
En ce qui concerne la compétence de la signataire de la décision du 29 septembre 2020 :
4. La décision du 29 septembre 2020 autorisant le licenciement de M. B a été signée par Mme H C, inspectrice du travail par intérim, en l'absence de M. G, inspecteur du travail de la section 01 de l'unité de contrôle 04 Lille-Ouest de l'unité départementale Nord-Lille, dont relève la maison d'enfants située à Merville, conformément à l'arrêté du 20 décembre 2019 portant organisation régionale du système d'inspection du travail et localisation et délimitation des unités de contrôle et des sections d'inspection du travail des Hauts de France, régulièrement publiée au recueil des actes administratifs de la préfecture du Nord le même jour. Par une décision du 16 septembre 2020 portant affectation des agents de contrôle dans les unités de contrôle et gestion des intérims - unité départementale du Nord Lille, M. F D, directeur régional adjoint des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi, a désigné Mme C pour assurer l'intérim de M. G en cas d'absence ou d'empêchement de M. E. Il n'est ni établi, ni même allégué, que M. G et M. E n'auraient pas été absents ou empêchés à la date de signature de la décision en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de Mme C pour prendre la décision litigieuse doit être écarté.
En ce qui concerne la matérialité des faits et leur imputabilité :
5. D'une part, en vertu des dispositions du code du travail, les salariés légalement investis de fonctions représentatives bénéficient, dans l'intérêt de l'ensemble des travailleurs qu'ils représentent, d'une protection exceptionnelle. Lorsque le licenciement d'un de ces salariés est envisagé, ce licenciement ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées ou l'appartenance syndicale de l'intéressé. Dans le cas où la demande de licenciement est motivée par un comportement fautif, il appartient à l'inspecteur du travail et, le cas échéant, au ministre, de rechercher, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, si les faits reprochés au salarié sont d'une gravité suffisante pour justifier son licenciement compte tenu de l'ensemble des règles applicables au contrat de travail de l'intéressé et des exigences propres à l'exécution normale du mandat dont il est investi. Aux termes de l'article L. 1235-1 du code du travail : " En cas de litige (), le juge, à qui il appartient d'apprécier la régularité de la procédure suivie et le caractère réel et sérieux des motifs invoqués par l'employeur, forme sa conviction au vu des éléments fournis par les parties après avoir ordonné, au besoin, toutes les mesures d'instruction qu'il estime utile (). Si un doute subsiste, il profite au salarié () ".
6. D'autre part, aux termes de l'article L. 1153-1 du code du travail : " Aucun salarié ne doit subir des faits : / 1° Soit de harcèlement sexuel, constitué par des propos ou comportements à connotation sexuelle répétés qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante () ".
7. Il résulte de ces dispositions que des propos, ou des comportements à connotation sexuelle, répétés ou même, lorsqu'ils atteignent un certain degré de gravité, non répétés, tenus sur le lieu de travail, non désirés par celui ou celle qui en est le destinataire et ayant pour objet ou pour effet soit de porter atteinte à sa dignité, soit, notamment lorsqu'ils sont le fait d'un supérieur hiérarchique ou d'une personne qu'elle pense susceptible d'avoir une influence sur ses conditions de travail ou le déroulement de sa carrière, de créer à l'encontre de la victime, une situation intimidante, hostile ou offensante sont constitutifs de harcèlement sexuel. Un salarié protégé qui se rend coupable de harcèlement sexuel sur son lieu de travail méconnaît, y compris lorsque ces actes sont commis dans l'exercice des fonctions représentatives, son obligation de ne pas porter atteinte, dans l'enceinte de l'entreprise, à la santé et à la sécurité des autres membres du personnel, laquelle découle de son contrat de travail. Ainsi, de tels faits sont, en principe, de nature à constituer le fondement d'une demande de licenciement.
8. L'association Temps de vie a sollicité l'autorisation de licencier M. B pour motif disciplinaire, en invoquant plusieurs fautes commises par ce dernier, à savoir un comportement indécent et répété s'agissant de propos tenus à plusieurs reprises sur le droit de cuissage à plusieurs personnes et de dessins à caractère explicitement sexuel, humiliant et dégradant5 avec des inscriptions sur le droit de cuissage remis à des stagiaires. Pour autoriser le licenciement de M. B, l'inspectrice du travail s'est fondée sur un seul des deux griefs invoqués par l'employeur, la remise d'un dessin représentant de façon humiliante et dégradante une femme nue. La ministre du travail a confirmé la décision de l'inspectrice du travail en retenant les comportements indécents et répétés de M. B se concrétisant par un sms et des dessins commentés à l'attention de deux stagiaires. M. B ne conteste ni la matérialité des faits qui lui sont reprochés ni leur caractère fautif.
En ce qui concerne la gravité des griefs reprochés :
9. Il est constant que M. B a remis, en 2017, à une stagiaire une feuille comprenant, au recto, un dessin représentant une femme dénudée allongée sur le ventre subissant un massage intitulé " droit de cuissage rime avec massage " et, au verso, un dessin d'un homme muni d'un gourdin tenant par les cheveux une femme dénudée à terre avec la mention " pour toi le droit de cuissage rime avec c'est d'un autre d'âge ". Il est également constant que M. B a remis, l'année suivante à une autre stagiaire un dessin mentionnant, outre le droit de cuissage, que la jeune femme devait s'y soumettre si elle voulait que lui soient remis des chèques vacances. L'intéressé a d'ailleurs envoyé à la stagiaire, lors d'un échange de messages téléphoniques, un sms lui précisant " si tu veux tes chèques vacances, tu sais ce qu'il te reste à faire ". La remise de ces dessins à deux stagiaires révèle un comportement déplacé et répété à connotation sexiste et sexuelle de M. B. Dans ces conditions, ces faits étaient d'une gravité suffisante pour justifier son licenciement. Par suite, l'inspectrice du travail et le ministre du travail, ont pu autoriser le licenciement de M. B sans commettre d'erreur d'appréciation.
En ce qui concerne le lien entre le licenciement et les mandats syndicaux :
10. Le requérant se prévaut de l'existence d'un lien entre la demande d'autorisation de licenciement et ses mandats. Il ne ressort cependant d'aucune pièce du dossier que ses fonctions représentatives ou son appartenance syndicale auraient contribué à son licenciement, lequel se fonde sur la gravité des fautes qu'il a commises. Par suite, le moyen tiré de l'existence d'un lien entre son licenciement et les mandats qu'il détient doit être écarté.
11. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est fondé à demander l'annulation ni de la décision de l'inspectrice du travail du 29 septembre 2019 par laquelle son licenciement pour motif disciplinaire a été autorisé ni de la décision de la ministre du travail du 16 juillet 2021 ayant la même portée.
Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme demandée par M. B au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B la somme demandée par l'association Temps de vie présentées au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions présentées par M. B tendant à ce que le tribunal refuse son licenciement.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes n° 2103909 et n° 2106846 présentées par M. B est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées par l'association Temps de vie au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion et à l'association Temps de vie.
Copie en sera adressée au directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités des Hauts-de-France.
Délibéré après l'audience du 30 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Riou, président,
M. Fougères, premier conseiller,
Mme Bruneau, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2023.
La rapporteure,
signé
M. Bruneau
Le président,
signé
J.-M. Riou
La greffière,
signé
I. Baudry
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Nos 2103909, 2106846
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026