LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2104062

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2104062

lundi 18 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2104062
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantSELARL BASSET & MACAGNO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 25 mai 2021 et le 30 mars 2022, M. et Mme B, représentés par Me Ingelaere, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 11 mars 2021 par laquelle le conseil communautaire de la communauté d'agglomération Valenciennes Métropole a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal dans son ensemble ou, subsidiairement, seulement en tant qu'il classe la parcelle cadastrée OC 713 située à Sebourg en zone naturelle ;

2°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération Valenciennes Métropole la somme de 2 000 euros au titre des frais liés au litige.

Ils soutiennent que :

- la délibération attaquée méconnait les dispositions des articles L. 2121-10,

L. 2121-12 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales en l'absence de convocation régulière des conseillers communautaires et de transmission d'une note explicative de synthèse ;

- elle est illégale dès lors que la délibération prescrivant l'élaboration du plan local d'urbanisme intercommunal a méconnu les dispositions des articles L. 123-6 et R. 123-25 du code de l'urbanisme ;

- elle méconnait les dispositions de l'article R. 153-8 du code de l'urbanisme et R. 123-8 du code de l'environnement ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en tant qu'elle classe la parcelle OC 713 située à Sebourg en zone naturelle ;

- le classement de la parcelle en zone N est incohérent avec les objectifs du projet d'aménagement et de développement durables.

Par un mémoire enregistré le 14 janvier 2022, la communauté d'agglomération Valenciennes Métropole, représentée par l'AARPI Tejas Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. et Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A,

- les conclusions de M. Babski, rapporteur public,

- les observations de Me Ingelaere, représentant M. et Mme B,

- les observations de Me Macagno, représentant la communauté d'agglomération Valenciennes Métropole.

Considérant ce qui suit :

1. M. et Mme B sont notamment propriétaires de la parcelle cadastrée OC 713 à Sebourg. Par une délibération du 11 mars 2021, le conseil communautaire de la communauté d'agglomération Valenciennes Métropole a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Par la requête susvisée, M. et Mme B demandent au tribunal d'annuler cette délibération, à tout le moins en tant qu'elle classe cette parcelle en zone naturelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, eu égard à l'objet et à la portée de la délibération prescrivant l'élaboration ou la révision d'un PLUi et définissant les modalités de la concertation, l'accomplissement des formalités de publicité conditionnant son entrée en vigueur ne peut être utilement contesté à l'appui du recours pour excès de pouvoir formé contre la délibération approuvant le PLU. Par suite le moyen tiré de ce que, faute qu'il soit établi que les formalités de publicité requises aient été dûment accomplies, la délibération prescrivant l'élaboration du PLU n'aurait pas été exécutoire ne peut être utilement invoqué à l'encontre de la délibération du 11 mars 2021 attaquée, qui a approuvé le plan. Ainsi, le moyen soulevé en ce sens est inopérant et doit être écarté comme tel.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 2121-10 du code général des collectivités territoriales : " Toute convocation est faite par le maire. Elle indique les questions portées à l'ordre du jour. Elle est mentionnée au registre des délibérations, affichée ou publiée. Elle est transmise de manière dématérialisée ou, si les conseillers municipaux en font la demande, adressée par écrit à leur domicile ou à une autre adresse ". Aux termes de l'article L. 2121-12 du même code : " Dans les communes de 3 500 habitants et plus, une note explicative de synthèse sur les affaires soumises à délibération doit être adressée avec la convocation aux membres du conseil municipal. () Le délai de convocation est fixé à cinq jours francs. En cas d'urgence, le délai peut être abrégé par le maire sans pouvoir être toutefois inférieur à un jour franc. ". Aux termes de l'article L. 2121-13 de ce code : " Tout membre du conseil municipal a le droit, dans le cadre de sa fonction, d'être informé des affaires de la commune qui font l'objet d'une délibération ". Aux termes de l'article L. 5211-1 du code général des collectivités territoriales : " Les dispositions du chapitre Ier du titre II du livre Ier de la deuxième partie relatives au fonctionnement du conseil municipal sont applicables au fonctionnement de l'organe délibérant des établissements publics de coopération intercommunale, en tant qu'elles ne sont pas contraires aux dispositions du présent titre. () ".

4. Il résulte de ces dispositions que, dans les établissements publics de coopération intercommunale comptant au moins une commune de 3 500 habitants et plus, la convocation aux réunions de l'assemblée délibérante doit être accompagnée d'une note explicative de synthèse portant sur chacun des points de l'ordre du jour. Le défaut d'envoi de cette note ou son insuffisance entache d'irrégularité les délibérations prises, à moins que l'exécutif n'ait fait parvenir aux membres de l'assemblée, en même temps que la convocation, les documents leur permettant de disposer d'une information adéquate pour exercer utilement leur mandat. Cette obligation, qui doit être adaptée à la nature et à l'importance des affaires, doit permettre aux intéressés d'appréhender le contexte ainsi que de comprendre les motifs de fait et de droit des mesures envisagées et de mesurer les implications de leurs décisions. Elle n'impose pas de joindre à la convocation adressée aux intéressés, à qui il est au demeurant loisible de solliciter des précisions ou explications conformément à l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales, une justification détaillée du bien-fondé des propositions qui leur sont soumises.

5. Il ressort des mentions de la délibération du 11 mars 2021 que la convocation à la séance du conseil a été adressée aux conseillers communautaires le 3 mars 2021, soit dans le respect du délai de cinq jours francs prévu par les dispositions combinées des article L. 2121-12 et L. 5211-1 du code général des collectivités territoriales. Le projet de délibération leur a été transmis en même temps que la convocation. Si la note de synthèse adressée aux membres de l'assemblée délibérante comportait seulement le projet de délibération en litige, celui-ci retraçait l'historique de la procédure d'élaboration du plan local d'urbanisme intercommunal et les objectifs poursuivis, rappelait les conclusions de la commission d'enquête publique et mentionnait ses réserves et recommandations. Il relatait également le sens des avis des personnes publiques associées, rappelait les différents éléments composant le document d'urbanisme et exposait les grandes orientations du projet, des règlements écrit et graphique ainsi que des orientations d'aménagement et de programmation, résumait les incidences du projet sur l'environnement ainsi que les modifications apportées au projet postérieurement à l'enquête publique. Par ailleurs, il n'est pas contesté que le projet de plan local d'urbanisme intercommunal a été mis à la disposition des élus dans son intégralité sur une plateforme dématérialisée. Les requérants n'apportent aucun élément susceptible de remettre en cause les mentions de la délibération sur ces différents points. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles L. 2121-10, L. 2121-12 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales doit être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 153-8 du code de l'urbanisme : " Le dossier soumis à l'enquête publique est composé des pièces mentionnées à l'article R. 123-8 du code de l'environnement et comprend, en annexe, les différents avis recueillis dans le cadre de la procédure. Il peut, en outre, comprendre tout ou partie des pièces portées à la connaissance de l'établissement public de coopération intercommunale compétent ou de la commune par le préfet. ".

7. En l'espèce, si M. et Mme B soutiennent que le dossier soumis à enquête publique était incomplet, ils ne précisent toutefois pas les éléments manquants. Par suite, ces allégations doivent être écartées en tant qu'elles ne sont pas assorties des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé, le rapport de la commission d'enquête dressant au demeurant la liste des pièces composant ledit dossier.

8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 151-9 du code de l'urbanisme : " Le règlement délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger. / Il peut préciser l'affectation des sols selon les usages principaux qui peuvent en être faits ou la nature des activités qui peuvent y être exercées et également prévoir l'interdiction de construire. / Il peut définir, en fonction des situations locales, les règles concernant la destination et la nature des constructions autorisées ". Aux termes de l'article R. 151-24 de ce code : " Les zones naturelles et forestières sont dites " zones N ". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison : () / 3° Soit de leur caractère d'espaces naturels () ".

9. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.

10. D'une part, il ressort des pièces du dossier que l'Axe n°3 du projet d'aménagement et de développement durables (PADD), intitulé " Promouvoir une agglomération écoresponsable ", comporte une orientation n° 1 tendant à " valoriser le cadre naturel et agricole de l'agglomération ". Cette orientation consiste, selon le PADD, à préserver les espaces naturels majeurs tels les zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I correspondant à des cœurs de nature. Ainsi, les auteurs du plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté d'agglomération Valenciennes Métropole ont entendu retenir un parti d'aménagement consistant notamment à préserver les ZNIEFF de type I en les intégrant au dispositif " cœurs de nature " du Schéma Trame Verte et Bleue de la communauté d'agglomération. En outre, selon le rapport de présentation du plan local d'urbanisme intercommunal en litige, les parcelles intégrées dans les " cœurs de nature " du Schéma de Trame Verte et Bleue de la communauté d'agglomération sont classées en zone naturelle si elles ne sont pas concernées par un enjeu agricole ou urbain.

11. D'autre part, la parcelle cadastrée OC 713 sur le territoire de la commune de Sebourg consiste en une étendue herbeuse d'environ 2 200 mètres carrés ne supportant aucune construction. Il ressort des pièces du dossier qu'elle s'intègre au sein d'un vaste secteur composé de bois, de pâtures, de cours d'eau et d'étangs. Au demeurant, elle fait partie de la ZNIEFF de type I " Vallées de l'Aunelle et ruisseau du Sart " et a été intégrée aux cœurs de nature du Schéma de Trame Verte et Bleue de la communauté d'agglomération Valenciennes Métropole. Par ailleurs, si cette parcelle est située en mitoyenneté de la zone urbaine UAb de la commune de Sebourg et que certaines parcelles situées à proximité sont bâties, il ne ressort pas des pièces du dossier que la parcelle OC 713 présenterait un enjeu agricole ou urbain au sens du rapport de présentation du plan local d'urbanisme intercommunal. Dans ces conditions, eu égard à la configuration des lieux, qui présentent le caractère d'espace naturel au sens du 3° de l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme, et au parti d'urbanisme retenu par les auteurs du plan, tel qu'exposé au point 10 du présent jugement, le classement de la parcelle de M. et Mme B en zone N n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

12. En cinquième lieu, il est de la nature de toute règlementation d'urbanisme de distinguer des zones où les possibilités de construire sont différentes, ainsi que des zones inconstructibles. En l'espèce, dès lors que le classement en zone N de la parcelle des requérants ne repose pas sur une appréciation manifestement erronée de ses caractéristiques, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, la circonstance qu'une autre parcelle située à Sebourg présentant des caractéristiques similaires à la parcelle OC 713 aurait bénéficié d'un classement en zone urbaine ne caractérise pas l'existence d'une discrimination illégale.

13. En sixième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 151-2 du code de l'urbanisme : " I.- Le plan local d'urbanisme comprend : / 1° Un rapport de présentation ; / 2° Un projet d'aménagement et de développement durables ; / 3° Des orientations d'aménagement et de programmation ; / 4° Un règlement ; / 5° Des annexes. / Chacun de ces éléments peut comprendre un ou plusieurs documents graphiques. Ces documents graphiques peuvent contenir des indications relatives au relief des espaces auxquels il s'applique. ". Aux termes de l'article L. 151-5 du même code : " Le projet d'aménagement et de développement durables définit les orientations générales des politiques d'aménagement, d'équipement, d'urbanisme, de paysage, de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers, et de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques. / Le projet d'aménagement et de développement durables arrête les orientations générales concernant l'habitat, les transports et les déplacements, les réseaux d'énergie, le développement des communications numériques, l'équipement commercial, le développement économique et les loisirs, retenues pour l'ensemble de l'établissement public de coopération intercommunale ou de la commune. / Il fixe des objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain. / () ". Aux termes de l'article L. 151-8 de ce code : " Le règlement fixe, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols permettant d'atteindre les objectifs mentionnés aux articles L. 101-1 à L. 101-3. ".

14. Pour apprécier la cohérence exigée au sein du plan local d'urbanisme entre le règlement et le projet d'aménagement et de développement durables, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle du territoire couvert par le document d'urbanisme, si le règlement ne contrarie pas les orientations générales et objectifs que les auteurs du document ont définis dans le projet d'aménagement et de développement durables, compte tenu de leur degré de précision. Par suite, l'inadéquation d'une disposition du règlement du plan local d'urbanisme à une orientation ou à un objectif du projet d'aménagement et de développement durables ne suffit pas nécessairement, compte tenu de l'existence d'autres orientations ou objectifs au sein de ce projet, à caractériser une incohérence entre ce règlement et ce projet.

15. En l'espèce, si le PADD du PLUi litigieux mentionne parmi ses objectifs, ainsi que le soutiennent les requérants, le développement du parc de logements sur le territoire de la communauté d'agglomération en vue de l'accueil de nouveaux habitants, le classement en zone naturelle de la parcelle appartenant aux requérants, eu égard aux autres objectifs mentionnés dans le PADD et notamment ceux exposés au point 10 du présent jugement, n'apparait pas incohérent avec les orientations et objectifs du PADD appréciés dans leur ensemble. Par suite, le moyen doit être écarté.

16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. et Mme B doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la communauté d'agglomération Valenciennes Métropole, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. et Mme B demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. et Mme B la somme de 1 500 euros au bénéfice de la communauté d'agglomération Valenciennes Métropole en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.

Article 2 : M. et Mme B verseront à la communauté d'agglomération Valenciennes Métropole la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme B et à la communauté d'agglomération Valenciennes Métropole.

Délibéré après l'audience du 16 juin 2022, à laquelle siégeaient :

- M. Chevaldonnet, président,

- M. Liénard, conseiller,

- Mme Leclère, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2022.

Le rapporteur,

Signé

Q. LIENARD

Le président,

Signé

B. CHEVALDONNET La greffière,

Signé

J. DEREGNIEAUX

La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions