vendredi 3 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2104335 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | HAINAUT JURIS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 4 juin 2021, le 29 octobre 2021 et le 3 janvier 2022, M. B C, représenté par Me Maze-Villeseche, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite née le 30 janvier 2021 par laquelle la commission nationale d'agrément et de contrôle (CNAC) du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui a refusé le renouvellement de sa carte professionnelle ;
2°) d'enjoindre au Conseil national des activités privées de sécurité de lui délivrer une carte professionnelle d'agent privé de sécurité dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement ;
3°) de mettre à la charge du Conseil national des activités privées de sécurité les dépens de l'instance.
Il soutient que :
- la commission nationale d'agrément et de contrôle du CNAPS a commis une erreur d'appréciation ;
- la décision du 9 décembre 2020 de la commission nationale d'agrément et de contrôle du CNAPS ne lui est pas opposable.
Par un mémoire en défense enregistré le 28 septembre 2021, le Conseil national des activités privées de sécurité conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'antérieurement à son introduction, une décision explicite ayant refusé le renouvellement de la carte professionnelle d'agent privé de sécurité a été rendue le 9 décembre 2020 et notifiée à l'intéressé ;
- le moyen tiré de ce que la décision prise par la CNAC le 9 décembre 2020 ne lui est pas opposable n'est pas fondé.
Par ordonnance du 21 décembre 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 31 janvier 2022.
Par courrier en date du 6 février 2023, les parties ont été informées de ce que le tribunal était susceptible de relever d'office le moyen tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre la décision implicite de rejet de la commission nationale d'agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité, en l'absence de recours administratif préalable obligatoire prévu par l'article L. 633-3 du code de la sécurité intérieure.
Un mémoire présenté pour M. C a été enregistré le 10 février 2023 et n'a pas été communiqué.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision rectifiée du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Lille en date du 3 mai 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- et les conclusions de M. Quint, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. C a demandé par courrier en date du 7 août 2020 à la commission locale d'agrément et de contrôle (CLAC) Nord le renouvellement de sa carte professionnelle d'agent privé de sécurité, lequel lui a été refusé par décision du 9 septembre 2020 de la CLAC Nord. Il conteste une décision implicite de rejet qui serait née selon lui du silence gardé par la commission nationale d'agrément et de contrôle (CNAC) du CNAPS sur sa demande.
2. D'une part, aux termes de l'article L. 633-3 du code de la sécurité intérieure, dans sa version applicable au litige : " Tout recours contentieux formé par une personne physique ou morale à l'encontre d'actes pris par une commission d'agrément et de contrôle est précédé d'un recours administratif préalable devant la Commission nationale d'agrément et de contrôle, à peine d'irrecevabilité du recours contentieux " D'autre part, aux termes de l'article L. 410-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Pour l'application du présent titre, on entend par : () / 4° Recours administratif préalable obligatoire: le recours administratif auquel est subordonné l'exercice d'un recours contentieux à l'encontre d'une décision administrative. ".
3. Il revient au juge administratif, lorsqu'il est appelé à qualifier une demande adressée à l'administration, d'apprécier la portée de cette demande au vu des termes dans lesquels elle est formulée mais aussi de l'ensemble des circonstances de l'espèce, en s'attachant à donner à la saisine de l'administration un effet utile.
4. Il ressort des pièces du dossier que M. C a saisi la CLAC Nord d'une demande de renouvellement de carte professionnelle le 7 août 2020. Par un courrier du 18 août suivant, la CLAC Nord lui a adressé une demande d'information et l'a invité à faire connaître ses observations dans un délai de quinze jours quant à un possible refus de sa demande. M. C a formulé une réponse datée du 29 septembre 2020, postérieurement à l'expiration du délai qui lui était imparti. Le 23 novembre 2020, il a adressé au Conseil national des activités privées de sécurité un courrier aux termes duquel il réitérait sa demande de renouvellement de carte professionnelle sans évoquer la réformation d'une décision de rejet de la CLAC ni même une décision implicite de rejet de la CLAC. Dans ces conditions, M. C ne justifie pas avoir formé un recours préalable obligatoire. Par suite, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le Conseil national des activités privées de sécurité, ses conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet de la CNAC qui serait née le 30 janvier 2021, sont irrecevables et doivent être rejetées, ainsi, par voie de conséquence, que ses conclusions à fin d'injonction et, étant partie perdante à l'instance, ses conclusions présentées au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au Conseil national des activités privées de sécurité.
Délibéré après l'audience du 10 février 2023, à laquelle siégeaient :
M Paganel, président,
Mme Bergerat, première conseillère,
Mme Dang, première conseillère.
Rendu par mise à disposition au greffe le 3 mars 2023.
La rapporteure,
signé
L. A
Le président,
signé
M. D La greffière,
signé
N. PAULET
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026