jeudi 13 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2105101 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | CAREL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 29 juin 2021, 29 septembre 2021 et 1er novembre 2021, Mme A E C, représentée par Me Carel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 21 mai 2021 par lequel le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) à défaut, d'enjoindre au préfet du Nord de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour :
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de cette décision ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 5221-20 du code du travail ;
- elle méconnaît également les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'elle est atteinte d'une pathologie nécessitant des soins importants dont la continuité serait gravement compromise en cas de retour au Bénin ;
- le préfet du Nord a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision attaquée sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision faisant obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de cette décision ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- le préfet du Nord a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision attaquée sur sa situation personnelle ;
- il a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il a méconnu les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'elle est atteinte d'une pathologie nécessitant des soins importants dont la continuité serait gravement compromise en cas de retour au Bénin ;
En ce qui concerne la décision faisant interdiction de retour sur le territoire français :
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de cette décision ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- le préfet du Nord a commis une erreur d'appréciation et a porté atteinte à son droit au respect de la vie privée et familiale ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de cette décision ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité des décisions faisant obligation de quitter le territoire français et faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er septembre 2021, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Par une ordonnance en date du 2 novembre 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 23 novembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. D a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante béninoise née le 21 avril 1993, est entrée en France le 19 août 2017, munie de son passeport revêtu d'un visa en cours de validité, avant d'obtenir la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant ". Le 16 septembre 2020, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salariée. Par un arrêté en date du 21 mai 2021, dont Mme C demande l'annulation, le préfet du Nord a refusé de lui délivrer ce titre, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur les moyens communs aux décisions attaquées :
2. En premier lieu, par un arrêté en date du 24 mars 2021, publié le même jour au recueil spécial des actes administratifs de la préfecture du Nord, le préfet du Nord a donné délégation à Mme B de la Perrière, cheffe du bureau du contentieux et du droit des étrangers, à l'effet de signer, notamment, les décisions attaquées. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de ces décisions doit être écarté.
3. En second lieu, les décisions attaquées mentionnent les circonstances de fait et de droit sur lesquelles elles se fondent. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de ces décisions ne peut dès lors qu'être écarté.
Sur les autres moyens dirigés contre la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié" d'une durée maximale d'un an. / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail. / () ".
5. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision en date du 13 octobre 2020, le préfet de la région Hauts-de-France a refusé de délivrer à la société FDY Lille l'autorisation de travail qu'elle avait sollicitée en vue du recrutement de Mme C en tant que commis de cuisine, au motif que cet emploi n'était pas en adéquation avec le diplôme de licence en droit, économie et gestion, mention " administration économique et sociale ", que celle-ci avait obtenu en France. La requérante, qui n'excipe pas de l'illégalité de cette décision, se borne à faire valoir que la société Habalex a déposé, le 21 juin 2021, une demande d'autorisation de travail en vue de son recrutement en qualité d'adjointe au responsable de l'administration des ventes, qui serait en parfaite adéquation avec son parcours universitaire. Toutefois, cette circonstance, qui est postérieure à la décision attaquée, est, en tout état de cause, dépourvue de toute incidence sur la légalité de cette décision.
6. En deuxième lieu, lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code, même s'il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser la situation de l'intéressé. En l'espèce, il ne ressort des pièces du dossier ni que Mme C, qui a seulement demandé un titre de séjour en qualité de salariée, a déposé une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni que le préfet du Nord a examiné d'office le droit au séjour de la requérante sur ce fondement. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée a méconnu ces dispositions est inopérant.
7. En dernier lieu, en dehors des cas où il satisfait aux conditions fixées par la loi, ou par un engagement international, pour la délivrance d'un titre de séjour, un étranger ne saurait se prévaloir d'un droit à l'obtention d'un tel titre. Il peut toutefois, à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir formé contre une décision préfectorale refusant de régulariser sa situation par la délivrance d'un titre de séjour, soutenir que la décision du préfet, compte tenu de l'ensemble des éléments de sa situation personnelle, est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
8. Il ressort des pièces du dossier que Mme C, qui est célibataire et sans enfant, est entrée en France le 19 août 2017 sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa étudiant, avant d'obtenir la délivrance d'une carte de séjour temporaire lui permettant d'achever ses études dans l'enseignement supérieur. En se bornant à se prévaloir de la présence de plusieurs membres de sa famille, et plus précisément de deux de ses cousins avec lesquels elle n'établit pas entretenir des liens d'une particulière intensité, et à alléguer, sans davantage de précisions, avoir noué de nombreuses relations personnelles lors de son séjour en France, l'intéressée ne fait ainsi état d'aucune attache particulière sur le territoire français. Par ailleurs, eu égard, notamment, aux qualifications et compétences acquises lors de son cursus universitaire, il ne ressort pas des pièces du dossier que la requérante serait dans l'impossibilité de se réinsérer socialement et professionnellement dans son pays d'origine, où elle a vécu la majeure partie de sa vie et où ses parents résident de manière habituelle. Dans ces conditions, et compte tenu de la durée de son séjour en France, Mme C n'est pas fondée à soutenir que le préfet du Nord, en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision attaquée sur sa situation personnelle.
Sur les autres moyens dirigés contre la décision faisant obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, Mme C n'est fondée à soutenir ni que le préfet du Nord a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision attaquée sur sa situation personnelle, ni qu'il a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
10. En second lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ". Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à l'autorité administrative, lorsqu'elle envisage d'éloigner un étranger du territoire national, de vérifier que cette décision ne peut avoir de conséquences exceptionnelles sur l'état de santé de l'intéressé et, en particulier, d'apprécier, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, la nature et la gravité des risques qu'entraînerait une éventuelle interruption des traitements suivis en France. Lorsque cette interruption risque d'avoir des conséquences exceptionnelles sur la santé de l'intéressé, il appartient alors à cette autorité de démontrer qu'il existe des possibilités de traitement approprié de l'affection en cause dans le pays de renvoi.
11. Mme C, qui n'a pas allégué, dans le cadre de sa demande de titre de séjour, être atteinte d'une pathologie susceptible de faire obstacle à son éloignement, se borne, devant le juge de l'excès de pouvoir, à soutenir, sans au demeurant assortir son argumentation de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé, qu'elle a développé une " pathologie chronique nécessitant des traitements à vie ". Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'état de santé de l'intéressée nécessiterait une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du Bénin, elle ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Par suite, le moyen tiré de la violation de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.
Sur l'autre moyen dirigé contre la décision faisant interdiction de retour sur le territoire français :
12. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ". Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de rechercher si les motifs qu'invoque l'autorité compétente sont de nature à justifier légalement dans son principe et sa durée la décision d'interdiction de retour sur le territoire français et si la décision ne porte pas au droit de l'étranger au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise.
13. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, dont il ressort une absence de liens privés d'une particulière intensité en France et une durée limitée de présence sur le territoire national, et nonobstant les circonstances qu'elle n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et que sa présence ne constitue pas une menace à l'ordre public, Mme C n'est fondée à soutenir ni que le préfet du Nord a commis d'erreur d'appréciation, ni qu'il a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur l'autre moyen dirigé contre la décision fixant le pays de destination :
14. Il résulte de ce qui a été dit aux points 2, 3 et 9 à 13 que le moyen tiré de l'illégalité des décisions faisant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté en litige. Ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées par voie de conséquence, ainsi que celles qu'elle a présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A E C et au préfet du Nord.
Délibéré après l'audience du 6 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Lemaire, président,
- Mme Dang, première conseillère,
- Mme Lançon, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 octobre 2022.
L'assesseure la plus ancienne,
Signé
L. DANGLe président-rapporteur,
Signé
O. D
La greffière,
Signé
S. RANWEZ
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026