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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2105419

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2105419

vendredi 29 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2105419
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formationjuge unique (6)
Avocat requérantCROQUELOIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 7 juillet 2021 et 31 décembre 2021, M. C B, représenté par Me Croquelois demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 7 mai 2021 par laquelle le président du conseil départemental du Nord a, sur son recours administratif préalable obligatoire, confirmé un indu d'allocation de revenu de solidarité active (RSA) correspondant à des versements pour la période du mois d'octobre 2020 au mois de décembre 2020 d'un montant de 994, 02 euros ;

2°) d'enjoindre au département du Nord de lui restituer la somme de 994,02 euros ;

3°) de condamner le département du Nord à lui verser la somme de 1 500 euros en réparation de son préjudice moral ;

4°) à titre subsidiaire, de lui accorder la remise totale de la dette de 2 485,05 euros ;

5°) de mettre à la charge du département du Nord le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- il ne s'est pas vu notifier de décision de récupération de l'indu ;

- il n'a pas été informé, par une décision motivée, du montant de sa dette et des modalités de son remboursement, préalablement au recouvrement effectif de l'indu d'allocation de revenu de solidarité active par prélèvement sur le montant de l'allocation aux adultes handicapés, en méconnaissance de l'article 1er du premier protocole additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales tel qu'interprété par la cour européenne des droits de l'homme dans sa décision n° 10373/05 du 15 septembre 2009 Moskal c. Pologne et dans sa décision n°48921/13 du 26 avril 2018 dans l'affaire Cakarevic c. Croatie, et des articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, A 553-2, L. 821-5-1, L. 835-3 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale et L. 351-11 du code de la construction et de l'habitation ;

- la caisse d'allocations familiales (CAF) du Nord a commis un faux en écriture publique en indiquant, dans son relevé de droits et paiements daté du 19 janvier 2021, avoir reçu sa demande d'allocation aux adultes handicapés à cette date alors qu'il a adressé sa demande par courrier électronique du 21 décembre 2020 ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit dès lors que le versement rétroactif de l'allocation aux adultes handicapés ne peut faire naître un indu d'allocation de revenu de solidarité active ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'il avait droit au bénéfice du revenu de solidarité active sur la période du mois d'août 2020 au mois de décembre 2020 au cours de laquelle sa demande d'allocation aux adultes handicapés était en cours d'instruction ; le versement de l'allocation de revenu de solidarité active ne lui est pas imputable mais résulte de fautes de l'autorité administrative dans le traitement tardif de sa demande d'allocation aux adultes handicapés, résultant, de la notification, à tort, d'une décision de refus datée du 13 août 2020, puis de la notification d'une décision du 10 décembre 2020 lui accordant le bénéfice de l'allocation aux adultes handicapés, après l'exercice de deux recours successifs, enfin du calcul, intervenu tardivement, par la caisse d'allocations familiales du Nord, du montant de cette allocation auquel il avait droit ;

- il en est résulté un préjudice moral qui s'établit à la somme de 1 500 euros ;

- la responsabilité de la maison départementale des personnes handicapées du Nord doit, dès lors, être engagée ;

- la décision en litige méconnaît les stipulations des articles 6, 8 et 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense enregistré le 6 décembre 2023, le département du Nord conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- il n'est pas compétent pour l'attribution, la gestion et le paiement de l'allocation aux adultes handicapés ; dès lors, il doit être mis hors de cause à hauteur de la somme correspondant à cette allocation ;

- les moyens invoqués par le requérant et dirigés contre la décision de récupération d'un indu d'allocation de RSA ne sont pas fondés ;

- les conclusions indemnitaires, qui sont relatives à des agissements de la CAF du Nord et de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) du Nord, sont irrecevables en tant qu'elles relèvent de la compétence du juge judiciaire ;

- à titre subsidiaire, le département du Nord n'a commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité et le requérant ne justifie pas du préjudice allégué ;

- il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin de remise de dette.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires pour défaut de liaison du contentieux pour absence de demande préalable d'indemnisation.

Un mémoire en réponse au moyen d'ordre public a été enregistré, le 27 avril 2023, pour M. B.

Il soutient qu'il a adressé une demande indemnitaire au département du Nord par lettre du 27 avril 2023.

Par une ordonnance du 21 décembre 2023, la clôture de l'instruction a été différée, en vertu de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, et fixée au 27 décembre 2023 à 12 h 00.

Un mémoire présenté par M. B a été enregistré le 27 décembre 2023.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 septembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et son premier protocole additionnel ;

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de l'organisation judiciaire

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le décret n° 2015-233 du 27 février 2015 ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Lançon, première conseillère, pour statuer sur le litige en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

La rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Lançon et les observations de Me Croquelois, avocate de M. B ont été entendus au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active, a vu ses droits réexaminés à la suite de la décision du 10 décembre 2020 de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) du Nord lui accordant le bénéfice de l'allocation aux adultes handicapés pour la période du 1er août 2020 au 31 juillet 2025. Exposant avoir découvert, par son relevé de droits et paiements du 19 janvier 2021, que la caisse d'allocations familiales du Nord avait prélevé un indu d'allocation de revenu de solidarité active sur les échéances de son allocation aux adultes handicapés, M. B a formé un recours administratif contre la décision de récupération de cet indu, par courrier électronique du 13 février 2021. Par une décision du 7 mai 2021, le président du conseil départemental du Nord a confirmé un indu d'allocation de revenu de solidarité active d'un montant de 994,02 euros au titre de la période du mois d'octobre 2020 au mois de décembre 2020. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler cette décision, d'enjoindre au département du Nord de lui restituer la somme de 994,02 euros et de le condamner à l'indemniser des préjudices qu'il a subis.

Sur les conclusions indemnitaires :

2. Aux termes de l'article L. 142-8 du code de la sécurité sociale : " Le juge judiciaire connaît des contestations relatives : 1° Au contentieux général de la sécurité sociale défini à l'article L. 142-1 () ". Aux termes de l'article L. 142-1 de ce code : " Le contentieux général de la sécurité sociale comprend les litiges relatifs : 1° A l'application des législations et réglementations de sécurité sociale et de mutualité sociale agricole () ". L'article L. 821-1 du même code dispose : " Toute personne résidant sur le territoire métropolitain () ayant dépassé l'âge d'ouverture du droit à l'allocation prévue à l'article L. 541-1 et dont l'incapacité permanente est au moins égale à un pourcentage fixé par décret perçoit, dans les conditions prévues au présent titre, une allocation aux adultes handicapés ". En outre, le cinquième alinéa de l'article L. 821-5 du même code, relatif à l'allocation aux adultes handicapés, prévoit que " Les différends auxquels peuvent donner lieu l'application du présent titre et qui ne relèvent pas d'un autre contentieux sont réglées suivant les dispositions régissant le contentieux général de la sécurité sociale ". Enfin, l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire prévoit que : " Des tribunaux judiciaires spécialement désignés connaissent : / 1° Des litiges relevant du contentieux de la sécurité sociale défini à l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale, à l'exception de ceux mentionnés au 7° du même article L. 142-1 ".

3. Il résulte de la combinaison des dispositions citées ci-dessus qu'il n'appartient qu'au tribunal judiciaire spécialement désigné de connaître des recours relatifs à l'indemnisation de préjudices résultant de l'attribution de l'allocation aux adultes handicapés qui relèvent, ainsi qu'il a été dit au point précédent, du contentieux de la sécurité sociale. M. B demande au tribunal de condamner le département du Nord à lui verser la somme de 1 500 euros en réparation du préjudice moral qu'il estime imputables aux fautes commises par la CAF du Nord et par la MDPH du Nord dans la gestion de son dossier d'allocation aux adultes handicapés. Par suite, les conclusions indemnitaires de la requête de M. B, qui sont relatives à l'allocation aux adultes handicapés, ne relèvent pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle du juge judiciaire.

4. Par ailleurs, aux termes de l'article 32 du décret du 27 février 2015 relatif au Tribunal des conflits et aux questions préjudicielles : " Lorsqu'une juridiction de l'ordre judiciaire ou de l'ordre administratif décline la compétence de l'ordre de juridiction auquel elle appartient au motif que le litige ne ressortit pas à cet ordre, elle renvoie les parties à saisir la juridiction compétente de l'autre ordre de juridiction. Toutefois, lorsque la juridiction est saisie d'un contentieux relatif à l'admission à l'aide sociale tel que défini par le code de l'action sociale et des familles ou par le code de la sécurité sociale, elle transmet le dossier de la procédure, sans préjuger de la recevabilité de la demande, à la juridiction de l'autre ordre de juridiction qu'elle estime compétente par une ordonnance qui n'est susceptible d'aucun recours. () ". L'article R.142-10 du code de la sécurité sociale prévoit, en ce qui concerne la procédure applicable aux litiges mentionnés à l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire précité, que : " Lorsqu'il n'en est pas disposé autrement par une disposition spéciale, le tribunal judiciaire territorialement compétent est celui dans le ressort duquel demeure le demandeur () ". Enfin, en vertu de l'article D. 211-10-3 du même code, le siège et le ressort des tribunaux judiciaires compétents pour connaître des litiges mentionnés à l'article L. 211-16 sont fixés conformément au tableau VIII-III annexé à ce code.

5. En application de ces dispositions et de celles des tableaux IV et VIII-III annexés au code de l'organisation judiciaire, il y a lieu de transmettre au tribunal judiciaire de Cambrai les conclusions de la requête de M. B relatives à l'allocation aux adultes handicapés.

Sur les conclusions dirigées contre la décision du 7 mai 2021 :

En ce qui concerne l'étendue du litige :

6. Il résulte de l'instruction que par un courrier du 19 janvier 2021, la CAF du Nord a informé M. B de ce qu'elle avait procédé au réexamen de ses droits à la suite de la décision du 10 décembre 2020 de la MDPH du Nord lui accordant le bénéfice de l'allocation aux adultes handicapés pour la période du 1er août 2020 au 31 juillet 2025. Elle précisait qu'au titre de l'allocation aux adultes handicapés, la majoration pour la vie autonome et le revenu de solidarité active, il avait perçu la somme totale de 2 485,05 euros alors qu'il aurait dû percevoir 6 528,38euros et qu'elle lui verserait donc, prochainement, la somme de 4 043,33 euros. En outre, la caisse a mentionné, dans ce même courrier, la suppression du versement de l'allocation de RSA à compter du mois de janvier 2021. Dès lors, et contrairement aux affirmations du requérant, la somme de 2 485,05 euros ne correspond pas à un indu d'allocation de RSA. Par la décision du 7 mai 2021 en litige, le président du conseil départemental du Nord a confirmé un indu d'allocation de revenu de solidarité active d'un montant de 994,02 euros au titre de la période du mois d'octobre 2020 au mois de décembre 2020. Il ne résulte pas de l'instruction qu'un autre montant d'indu aurait été notifié au requérant au titre de cette allocation. Par suite, les conclusions de M. B à fin de remise d'une dette de 2 485,05 euros doivent être rejetées.

En ce qui concerne le bien-fondé de l'indu :

7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, dans sa rédaction alors applicable : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental () ". Aux termes de l'article L. 412-7 du code des relations entre le public et l'administration : " La décision prise à la suite d'un recours administratif préalable obligatoire se substitue à la décision initiale. ".

8. Par la présente requête, M. B conteste la décision du conseil départemental du Nord 7 mai 2021 prise sur son recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision de récupération d'indu d'allocation de revenu de solidarité active prise par la CAF du Nord lui notifiant un indu d'allocation de revenu de solidarité active correspondant à des versements pour la période du mois d'octobre 2020 au mois de décembre 2020. La décision en litige s'étant substituée à la décision précitée de la CAF du Nord, M. B ne peut utilement se prévaloir des vices propres à cette décision. Par suite, les moyens tirés du défaut de notification en tout état de cause, et du défaut de motivation de la décision de la CAF du Nord de récupération d'indu d'allocation de revenu de solidarité active litigieux doivent être écartés comme inopérants.

9. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. Le revenu de solidarité active est une allocation qui porte les ressources du foyer au niveau du montant forfaitaire. () ". Aux termes de l'article L. 262-46 du même code : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. / () ". L'article L. 162-10 du même code dispose : " I. Le droit au revenu de solidarité active est subordonné à la condition que le foyer fasse valoir ses droits aux prestations sociales, législatives, réglementaires et conventionnelles, à l'exception des allocations mensuelles mentionnées au dernier alinéa de l'article L. 222-3. " Selon l'article L. 262-3 de ce code : " () / L'ensemble des ressources du foyer, y compris celles qui sont mentionnées à l'article L. 132-1, est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active, dans des conditions fixées par un décret en Conseil d'Etat qui détermine notamment : / 1° Les ressources ayant le caractère de revenus professionnels ou qui en tiennent lieu ; / 2° Les modalités d'évaluation des ressources, y compris les avantages en nature. L'avantage en nature lié à la disposition d'un logement à titre gratuit est déterminé de manière forfaitaire ; / 3° Les prestations et aides sociales qui sont évaluées de manière forfaitaire, notamment celles affectées au logement, mentionnées à l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation ; / 4° Les prestations et aides sociales qui ne sont pas incluses dans le calcul des ressources à raison de leur finalité sociale particulière. " Aux termes de l'article R. 262-6 du même code : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux. "

10. D'autre part, lorsque le recours dont le juge administratif est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active ou d'une aide exceptionnelle attribuée aux bénéficiaires de cette allocation, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu.

11. Il résulte de l'instruction que par une décision du 10 décembre 2020, la maison départementale des personnes handicapées du Nord a accordé à M. B le bénéfice de l'allocation aux adultes handicapé pour la période du 1er août 2020 au 31 juillet 2025. Dès lors, ce dernier ne remplissait plus les conditions pour prétendre au bénéfice de l'allocation de RSA pour la période du mois d'octobre 2020 au mois de décembre 2020 à hauteur de 994,02 euros. Par suite, c'est à bon droit que le président du conseil départemental du Nord a confirmé un indu d'allocation de revenu de solidarité active. Les moyens tirés de l'erreur de droit doivent donc être écartés.

12. En quatrième et dernier lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations des articles 6, 8 et 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne sont assortis d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, ils ne peuvent qu'être écartés.

13. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 7 mai 2021 par laquelle le président du conseil départemental du Nord a confirmé un indu d'allocation de RSA correspondant à des versements pour la période du mois d'octobre 2020 au mois de décembre 2020 d'un montant de 994,02 euros.

Par suite, ses conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction et celles relatives aux frais liés au litige.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me Croquelois et au département du Nord.

Copie en sera adressée, pour information, à la caisse d'allocations familiales du Nord.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 décembre 2023.

La magistrate désignée,

signé

L.-J. LANÇONLa greffière,

signé

B. DELTOUR

La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

No 2105419

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