lundi 5 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2105566 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | juge unique (6) |
| Avocat requérant | DORMIEU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 12 juillet 2021, le 16 juillet 2021, le 3 août 2021, le 18 septembre 2021, le 26 janvier 2022, le 22 août 2023 et le 23 novembre 2023, M. C B, représenté par Me Dormieu, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la contrainte du 9 juin 2021, signifiée le 12 juillet 2021 par acte d'huissier, émise à son encontre par le directeur régional adjoint de Pôle emploi Hauts-de-France, aux fins de recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique (ASS) pour la période du 1er octobre 2017 au 31 janvier 2018 d'un montant à titre principal de 2 007,36 euros et de le décharger de la somme qui y est mentionnée ;
2°) de le décharger de la somme de 253,18 euros mise à sa charge au titre de frais exposés pour le recouvrement forcé de la contrainte ;
3°) le remboursement des sommes perçues par Pôle emploi au titre de l'indu précité ;
4°) une indemnité en raison du préjudice moral subi ;
5°) de mettre à la charge de Pôle emploi une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'indu d'allocation de solidarité spécifique n'est pas fondé, dès lors qu'il n'a pas perçu l'allocation aux adultes handicapés (AAH) sur la période en litige, ses droits étant suspendus, compte tenu du versement d'une pension d'invalidité à compter de février 2018 ;
- la caisse d'allocations familiales du Nord a procédé à une retenue sur ses prestations, afin de réexpédier à Pôle emploi les sommes indûment perçues au titre de l'allocation de solidarité spécifique ;
- la somme de 253,18 euros payée au titre de frais de recherches bancaires pour procéder à une saisie à tiers détenteur n'est pas justifiée ;
- il subit un préjudice physique, moral et matériel à la suite de la contrainte émise par Pôle emploi, le stress et les contrariétés ayant dégradé son état de santé, aggravant son épilepsie.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 16 septembre 2021 et le 23 août 2022, Pôle emploi, représenté par Me Zimmermann, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 750 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur deux moyens relevés d'office tirés, d'une part, de l'incompétence de la présente juridiction pour statuer sur la demande de décharge de la somme de 253,18 euros mise à sa charge au titre de frais d'huissier exposés pour le recouvrement de la contrainte en litige, et d'autre part, de l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires présentées en l'absence de demande préalable.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 janvier 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'organisation judiciaire ;
- le code du travail ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Fougères, premier conseiller, pour statuer sur le litige en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Fougères a été entendu au cours de l'audience publique à l'issue de laquelle l'instruction a été close, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après l'appel de l'affaire à l'audience, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a été admis au bénéfice de l'allocation de solidarité spécifique (ASS) et a été indemnisé à compter du 13 août 2016. Par une décision du 5 mars 2018, le directeur de Pôle emploi a notifié à M. B un indu d'ASS pour la période du 1er octobre 2017 au 31 janvier 2018 d'un montant de 2 007,36 euros. Par courrier recommandé du 25 mars 2021, reçu au plus tard le 31 mars 2021, date de réexpédition de l'accusé de réception par les services postaux, Pôle emploi l'a mis en demeure de rembourser cette dette. En l'absence de paiement, Pôle emploi a émis le 9 juin 2021 une contrainte, signifiée par voie d'huissier le 12 juillet 2021, afin de recouvrer le montant de l'indu. Par la présente requête, M. B forme opposition à la contrainte précitée.
Sur les conclusions à fin d'annulation et de décharge de la contrainte en litige :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 5423-1 du code du travail : " Ont droit à une allocation de solidarité spécifique les travailleurs privés d'emploi qui ont épuisé leurs droits à l'allocation d'assurance et qui satisfont à des conditions d'activité antérieure et de ressources. " Aux termes de l'article R. 5423-1 du même code : " Pour bénéficier de l'allocation de solidarité spécifique, les personnes mentionnées à l'article L. 5423-1 : / 1° Justifient de cinq ans d'activité salariée dans les dix ans précédant la fin du contrat de travail à partir de laquelle ont été ouverts leurs droits aux allocations d'assurance. () / 2° Sont effectivement à la recherche d'un emploi au sens de l'article L. 5421-3, sous réserve des dispositions de l'article R. 5421-1;/ 3° Justifient, à la date de la demande, de ressources mensuelles inférieures à un plafond correspondant à 70 fois le montant journalier de l'allocation pour une personne seule et 110 fois le même montant pour un couple. ". Aux termes de l'article R. 5423-2 du même code : " Les ressources prises en considération pour l'application du plafond prévu au 3° de l'article R. 5423-1 comprennent l'allocation de solidarité ainsi que les autres ressources de l'intéressé et, le cas échéant, de son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin, telles qu'elles doivent être déclarées à l'administration fiscale pour le calcul de l'impôt sur le revenu avant déduction des divers abattements. ()/ Le montant pris en compte est le douzième du total des ressources perçues pendant les douze mois précédant celui au cours duquel la demande a été présentée. () ". L'article R. 5423-9 dudit code prévoit que " Le renouvellement de l'allocation est subordonné aux mêmes conditions que son attribution initiale ".
3. L'alinéa 1er de l'article L 5423-7 du code du travail dispose que " L'allocation de solidarité spécifique ne peut être cumulée avec l'allocation aux adultes handicapés mentionnée aux articles L. 821-1 et L. 821-2 du code de la sécurité sociale dès lors qu'un versement a été effectué au titre de cette dernière allocation et tant que les conditions d'éligibilité à celle-ci demeurent remplies ".
4. Il résulte de l'instruction, et notamment de l'attestation de droits de la caisse d'allocations familiales du Nord du 14 décembre 2020, que l'allocation aux adultes handicapés a été versée au requérant en octobre 2017 pour un montant de 810,89 euros, ainsi qu'en novembre 2017 pour un montant de 35,13 euros, en plus du revenu de solidarité active perçu par le foyer, mais que M. B n'a plus perçu cette allocation à compter du 1er décembre 2017, ce que confirme également un courrier de la caisse d'allocations familiales du Nord du 6 août 2021. Dès lors qu'en octobre 2017, une somme de 505,92 euros a été versée à M. B au titre de l'allocation de solidarité spécifique, sur la base d'un montant de 16,32 euros par jour, et qu'en novembre 2017, une somme de 489,60 euros a été allouée au requérant au titre de cette même allocation, sans qu'importe la circonstance que la somme due au titre de l'allocation aux adultes handicapées ait été versée de manière rétroactive, le montant de l'allocation de solidarité spécifique indûment versée s'élève à la somme totale de 995,52 euros. Ainsi, M. B n'ayant cumulé l'allocation aux adultes handicapés et l'allocation de solidarité spécifique qu'au titre des mois d'octobre 2017 et novembre 2017, il est fondé à être déchargé à hauteur de la somme de 1 011,84 euros.
5. En second lieu, M. B soutient que l'indu, pour le recouvrement duquel la contrainte en litige a été émise, a été remboursé par la caisse d'allocations familiales du Nord, au moyen d'une retenue sur prestations et produit un courrier de cette caisse du 1er février 2018 l'informant de l'intention de celle-ci de rembourser directement Pôle emploi par déduction des sommes dues au titre de l'allocation aux adultes handicapés pour la période d'octobre 2017 à décembre 2017. Toutefois, la communication d'une copie d'écran d'un espace personnel sur un site intitulé " https://wwwd.caf.fr ", faisant état d'une retenue à hauteur d'une somme de 1 406,14 euros pour la période d'octobre 2017 à décembre 2017, est insuffisamment probante pour justifier que cette retenue aurait été effectuée au titre de l'indu d'allocation de solidarité spécifique en litige, alors qu'il résulte de l'instruction, et notamment du courriel du 17 août 2021 adressé par M. A, de la caisse d'allocations familiales du Nord, que M. B a effectivement perçu une somme de 1 026,53 euros au titre de l'allocation aux adultes handicapés, après déduction d'une créance de 1 276,18 euros liée à un autre motif, en lien avec la pension d'invalidité qui lui a été servie à compter du 6 novembre 2017, et d'une autre créance, codée INK 004, de sorte qu'elle est en lien avec un indu de revenu de solidarité active, d'un montant de 129,96 euros. Il s'ensuit que l'indu d'allocation de solidarité spécifique n'a pas fait l'objet d'une retenue sur prestation de la part de la caisse d'allocations familiales, ni même d'un remboursement direct par celle-ci auprès de Pôle emploi.
6. La contrainte notifiée le 12 juillet 2021 doit dont être annulée en tant qu'elle excède la somme de 995,52 euros réclamée au titre de l'indu d'allocation de solidarité spécifique pour la période du 1er octobre 2017 au 31 janvier 2018.
Sur les conclusions à fin de décharge des frais de recouvrement de la contrainte :
7. L'article L. 213-6 du code de l'organisation judiciaire dispose : " Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. () / Il connaît, sous la même réserve, des demandes en réparation fondées sur l'exécution ou l'inexécution dommageables des mesures d'exécution forcée ou des mesures conservatoires ". Aux termes de l'article L. 5426-8-2 du code du travail : " Pour le remboursement des allocations, aides, ainsi que de toute autre prestation indûment versées par Pôle emploi pour son propre compte, pour le compte de l'organisme chargé de la gestion du régime d'assurance chômage mentionné à l'article L. 5427-1, pour le compte de l'Etat ou des employeurs mentionnés à l'article L. 5424-1, le directeur général de Pôle emploi ou la personne qu'il désigne en son sein peut, dans les délais et selon les conditions fixés par voie réglementaire, et après mise en demeure, délivrer une contrainte qui, à défaut d'opposition du débiteur devant la juridiction compétente, comporte tous les effets d'un jugement et confère le bénéfice de l'hypothèque judiciaire ".
8. Il résulte de ces dispositions qu'il n'appartient qu'à l'autorité judiciaire de déduire de la décision d'un tribunal administratif sur la validité d'une contrainte les conséquences que cette décision peut comporter au point de vue de la validité des poursuites dirigées contre un justiciable. Par suite, les conclusions tendant à la décharge de la somme de 253,18 euros exposée au titre des frais d'huissier de recouvrement forcé de la contrainte en litige, par voie de saisie à tiers détenteur, doivent être rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Sur les conclusions indemnitaires :
9. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. / () ".
10. Il résulte de ces dispositions qu'en l'absence d'une décision de l'administration rejetant une demande formée devant elle par le requérant ou pour son compte, des conclusions tendant au versement d'une somme d'argent sont irrecevables et peuvent être rejetées pour ce motif.
11. Il ne résulte pas de l'instruction, en dépit du moyen relevé d'office dont les parties ont été informées par courrier du 6 novembre 2023, que M. B, qui se prévaut d'un préjudice " physique, moral et matériel ", ait présenté une demande indemnitaire préalable. Par suite, les conclusions indemnitaires du requérant, au demeurant non chiffrées, doivent être rejetées comme irrecevables en application des dispositions précitées de l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Sur les conclusions à fin de remboursement :
12. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ".
13. En l'espèce, il est constant que M. B s'est acquitté en totalité de la somme mise à sa charge par la contrainte émise le 9 juin 2021 par le directeur régional adjoint de Pôle emploi Hauts-de-France. Le présent jugement implique donc qu'il soit enjoint à Pôle emploi de procéder au remboursement de la somme versée en tant qu'elle excède la somme de 995,52 euros dans un délai de deux mois suivant la présente décision.
Sur les frais liés au litige :
14. Il résulte des dispositions de l'article 75 de la loi du 10 juillet 1991, codifiées à l'article L. 761-1 du code de justice administrative, et des articles 37 et 43 de la même loi, que le bénéficiaire de l'aide juridictionnelle ne peut demander au juge de mettre à la charge, à son profit, de la partie perdante que le paiement des seuls frais qu'il a personnellement exposés, à l'exclusion de la somme correspondant à la part contributive de l'État à la mission d'aide juridictionnelle confiée à son avocat. Mais l'avocat de ce bénéficiaire peut demander au juge de mettre à la charge de la partie perdante la somme correspondant à celle qu'il aurait réclamée à son client, si ce dernier n'avait eu l'aide juridictionnelle, à charge pour l'avocat qui poursuit le recouvrement à son profit de la somme qui lui a été allouée par le juge, de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.
15. D'une part, M. B, pour le compte de qui les conclusions de la requête relatives à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être réputées présentées, n'allègue pas avoir exposé de frais autres que ceux pris en charge par l'État au titre de l'aide juridictionnelle totale qui lui a été allouée. D'autre part, l'avocat de M. B n'a pas demandé que lui soit versée par Pôle emploi la somme correspondant aux frais exposés qu'il aurait réclamée à son client si ce dernier n'avait bénéficié d'une aide juridictionnelle totale. Dans ces conditions, les conclusions de la requête tendant à ce qu'il soit mis à la charge de Pôle emploi une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. B, qui n'est pas, dans la présente instance, pour l'essentiel, la partie perdante, la somme que Pôle emploi demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La contrainte du 9 juin 2021 par laquelle le directeur de Pôle emploi a notifié à M. B un indu d'allocation de solidarité spécifique pour la période du 1er octobre 2017 au 31 janvier 2018 est annulée en tant qu'elle excède la somme de 995,52 euros.
Article 2 : M. B est déchargé de l'indu d'allocation de solidarité spécifique pour la période du 1er octobre 2017 au 31 janvier 2018 à hauteur de la somme de 1 011,84 euros.
Article 3 : Il est enjoint à Pôle emploi, devenu France Travail, de procéder au remboursement de la somme versée par M. B au titre de la contrainte émise à son encontre le 9 juin 2021 par le directeur de Pôle emploi en tant qu'elle excède la somme de 995,52 euros dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement.
Article 4 : Les conclusions tendant à la décharge de la somme de 253,18 euros exposée au titre des frais de recouvrement forcé de la contrainte en litige sont rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 5 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. B et à Pôle emploi Hauts-de-France, devenu France Travail.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 février 2024.
Le magistrat désigné,
signé
V. FOUGÈRES
La greffière,
signé
B. DELTOUR
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026