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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2105727

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2105727

jeudi 9 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2105727
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantLEULIET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 19 juillet 2021, 21 décembre 2022 et 3 février 2023, M. et Mme D et E C, représentés par la SELARL Detrez Cambrai Avocat, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 12 février 2021 par lequel le maire de la commune de Douai a délivré à M. A B un permis de construire valant démolition et autorisation au titre des établissements recevant du public pour la création d'une friterie dans un local existant et extension à l'arrière sur un terrain sis 331 rue du faubourg de Paris, parcelle cadastrée section AW 244, ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Douai la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- le maire de la commune de Douai n'a pas été régulièrement habilité en vue de représenter la commune dans le cadre de l'instance ;

- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;

- il méconnaît les dispositions de l'article R. 111-19-14 du code de la construction et de l'habitation dès lors que le dossier de demande de permis de construire, valant demande d'autorisation au titre des établissements recevant du public, ne comprend pas de plan de masse définitif de l'aménagement intérieur de l'établissement précisant les circulations intérieures, ni de plan faisant apparaître les cheminements extérieurs ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 425-3 du code de l'urbanisme dès lors qu'il ne précise pas que le pétitionnaire devra demander et obtenir une autorisation complémentaire au titre de la réglementation relative aux établissements recevant du public avant l'ouverture au public ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UC3 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune de Douai dès lors que le terrain d'assiette du projet ne dispose d'aucun accès à une voie publique ou privée ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UC11 du règlement du PLU de la commune de Douai dès lors que les murs de l'extension projetée ne seront pas traités avec le même soin que la construction principale, ne seront pas en harmonie avec celle-ci, et seront construits au moyen de matériaux précaires.

- il est entaché d'une erreur de droit dès lors qu'il a été délivré malgré un commencement d'exécution des travaux sans autorisation, que le mur et le pignon ont dès lors été bâtis sans recours à un architecte et sans que le maire n'en informe le Procureur de la République ;

- le permis a été obtenu grâce à de fausses déclarations, dès lors qu'il mentionne un grenier alors qu'il s'agit d'un logement habité et que les dimensions du projet sont fausses.

Par des mémoires enregistrés les 27 septembre 2021 et 26 janvier 2023, la commune de Douai, représentée par Me Forgeois, conclut, dans le dernier état de ses écritures, au rejet de la requête et ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. et Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable car tardive, le recours gracieux des requérants, qui n'a pas fait l'objet d'une notification au pétitionnaire dans les conditions prévues par l'article R.600-1 du code de l'urbanisme n'ayant pu avoir pour effet de proroger le délai de recours contentieux ;

- les moyens soulevés par M. et Mme C ne sont pas fondés.

Par des mémoires enregistrés les 26 novembre 2021 et 19 janvier 2023, M. A B, représenté par Me Leuliet, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. et Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que les requérants n'ont pas satisfait aux exigences de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;

- la requête est irrecevable, faute pour les requérants de justifier d'un intérêt à agir ;

- la requête est irrecevable, faute pour les requérants de justifier de leur qualité de propriétaire ;

- les moyens soulevés par M. et Mme C ne sont pas fondés.

En application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des moyens présentés par M. et Mme C tirés, d'une part, de l'erreur de droit tenant à la délivrance du permis de construire litigieux sans recours à un architecte ni information du maire au Procureur de la République près le tribunal judiciaire de Douai et, d'autre part, de l'existence de fausses déclarations du pétitionnaire, ces moyens, présentés dans un mémoire enregistré le 3 février 2023, l'ayant été plus de deux mois après la communication aux parties du mémoire en défense, en méconnaissance des dispositions de l'article R.600-5 du code de l'urbanisme.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Grard,

- les conclusions de M. Liénard, rapporteur public,

- les observations de Me Lefevre, substituant Me Forgeois, représentant la commune de Douai ;

- et les observations de Me Leuliet, représentant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, propriétaire d'une parcelle sise 331, rue du Faubourg de Paris, section cadastrée AW 244, a déposé le 2 septembre 2020 auprès des services de la mairie de Douai une demande de permis de construire pour la création d'une friterie dans un local existant et extension à l'arrière. Par un arrêté du 12 février 2021, le maire de la commune de Douai a délivré le permis de construire sollicité, valant permis de démolir et autorisation au titre des établissements recevant du public. Par un courrier du 17 mars 2021, M. et Mme C, voisins immédiats du projet, ont formé un recours gracieux contre le permis délivré, que le maire de la commune de Douai a implicitement rejeté. Par leur requête, M. et Mme C demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 12 février 2021, ensemble la décision de rejet de leur recours gracieux.

Sur la recevabilité du mémoire en défense du 27 septembre 2021 de la commune de Douai :

2. Aux termes de l'article L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales :

" Le maire peut, en outre, par délégation du conseil municipal, être chargé, en tout ou partie, et pour la durée de son mandat : () 16° D'intenter au nom de la commune les actions en justice ou de défendre la commune dans les actions intentées contre elle, dans les cas définis par le conseil municipal () ". Il résulte de ces dispositions que le conseil municipal peut légalement donner au maire une délégation générale pour représenter la commune en justice pendant la durée de son mandat.

3. Par une délibération du 15 juillet 2020, le conseil municipal de Douai a habilité le maire afin d'" intenter au nom de la commune les actions en justice et de défendre la commune dans les actions intentées contre elle, devant toutes les juridictions (administrative, civile et pénale) et pour tous les niveaux de juridiction (première instance, appel et cassation) () ".

Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le mémoire en défense, présenté le 27 septembre 2021 pour le maire de la commune de Douai par un avocat, devrait être écarté des débats comme irrecevable.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la recevabilité des moyens présentés le 3 février 2023 :

4. Aux termes de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme :

" Par dérogation à l'article R. 611-7-1 du code de justice administrative, et sans préjudice de l'application de l'article R. 613-1 du même code, lorsque la juridiction est saisie d'une requête relative à une décision d'occupation ou d'utilisation du sol régie par le présent code, () les parties ne peuvent plus invoquer de moyens nouveaux passé un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense. () ".

5. Dans un mémoire enregistré le 3 février 2023, M. et Mme C soutiennent que l'arrêté attaqué est illégal en raison d'une part d'une erreur de droit tenant à la délivrance du permis de construire litigieux sans recours à un architecte ni information du maire au Procureur de la République près le tribunal judiciaire de Douai et, d'autre part, de l'existence de fausses déclarations du pétitionnaire. Toutefois, ces moyens ont été présentés postérieurement à l'expiration du délai de deux mois prévu par les dispositions précitées de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme courant en l'espèce à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense le 29 novembre 2021. Ils doivent par suite être écartés en tant qu'ils sont irrecevables.

En ce qui concerne la compétence de l'auteur de l'acte :

6. Il ressort des pièces du dossier que par un arrêté du 17 juillet 2020 du maire de Douai, dont celui-ci atteste du caractère exécutoire à compter du même jour, Mme G F, adjointe au maire, s'est vu attribuer une délégation de fonction en ce qui concerne l'urbanisme et une délégation de signature " de toutes pièces et actes se rapportant audit domaine et notamment, concernant l'urbanisme : les permis de construire (), les arrêtés concernant les établissements recevant du public () ". Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.

En ce qui concerne la réglementation relative aux établissements recevant du public :

S'agissant de la composition du dossier :

7. Aux termes de l'article R. 431-30 du code de l'urbanisme : " Lorsque les travaux projetés portent sur un établissement recevant du public, la demande est accompagnée des dossiers suivants, fournis en trois exemplaires : a) Un dossier permettant de vérifier la conformité du projet avec les règles d'accessibilité aux personnes handicapées, comprenant les pièces mentionnées aux articles R. 111-19-18 et R. 111-19-19 du code de la construction et de l'habitation ; () ". Aux termes de l'article D. 111-19-18 du code de la construction et de l'habitation alors en vigueur : " Le dossier, mentionné au a de l'article R. 111-19-17, comprend les pièces suivantes : 1° Un plan coté en trois dimensions précisant les cheminements extérieurs ainsi que les conditions de raccordement entre la voirie et les espaces extérieurs de l'établissement et entre l'intérieur et l'extérieur du ou des bâtiments constituant l'établissement ; 2° Un plan coté en trois dimensions précisant les circulations intérieures horizontales et verticales, les aires de stationnement et, s'il y a lieu, les locaux sanitaires destinés au public. () ".

8. Les insuffisances affectant le dossier de demande de permis de construire au regard des prescriptions de l'article D. 111-19-18 du code de la construction et de l'habitation rappelées au point précédent n'entachent d'illégalité la décision que si, compte tenu de la nature de la construction projetée et de ces insuffisances ainsi que des autres pièces dont elle dispose pour y suppléer, l'autorité compétente n'a pas été mise à même de s'assurer que les conditions d'accès à l'établissement des personnes handicapées respectent la réglementation.

9. D'abord, la pièce PC5 du dossier de demande de permis de construire comporte un plan du rez-de-chaussée du projet, seul concerné par la réglementation relative aux établissements recevant du public, coté en trois dimensions, précisant les circulations intérieures horizontales sur ce niveau. La mention portée sur ce plan, à l'instar de tous les plans figurant au dossier, de ce qu'ils sont destinés exclusivement à l'instruction du dossier administratif de permis de construire et qu'ils ne sont pas des plans d'exécution des travaux, est sans incidence sur la légalité de l'arrêté en litige, l'autorisation délivrée ayant pour seul objet de s'assurer de la conformité des travaux qu'il autorise avec la législation et la réglementation d'urbanisme et relative à l'accessibilité aux personnes handicapées, et ses conditions d'exécution étant sans incidence sur sa légalité.

10. Ensuite, les pièces PC5 et PC4 du dossier de demande comportent des plans côtés en trois dimensions, représentant, notamment, l'ensemble des accès au projet et la pièce PC40 précise les aménagements des cheminements extérieurs prévus. Dans ces conditions, le dossier comportait les éléments prévus par les dispositions du 2° de l'article D.111-19-18 du code de la construction et de l'habitation.

11. Enfin, la seule circonstance que la commission d'accessibilité a rendu un avis favorable tacite sur le projet ne saurait établir le caractère insuffisant du dossier.

12. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'insuffisance du dossier doit être écarté en toutes ses branches.

S'agissant de l'application des dispositions de l'article L. 425-3 du code de la construction et de l'habitation :

13. Aux termes de l'article L. 425-3 du code de la construction et de l'habitation, dans sa rédaction applicable à la date de la décision attaquée : " Lorsque le projet porte sur un établissement recevant du public, le permis de construire tient lieu de l'autorisation prévue par l'article L. 111-8 du code de la construction et de l'habitation dès lors que la décision a fait l'objet d'un accord de l'autorité administrative compétente qui peut imposer des prescriptions relatives à l'exploitation des bâtiments en application de l'article L. 123-2 du code de la construction et de l'habitation. Le permis de construire mentionne ces prescriptions. / Toutefois, lorsque l'aménagement intérieur d'un établissement recevant du public ou d'une partie de celui-ci n'est pas connu lors du dépôt d'une demande de permis de construire, le permis de construire indique qu'une autorisation complémentaire au titre de l'article L. 111-8 du code de la construction et de l'habitation devra être demandée et obtenue en ce qui concerne l'aménagement intérieur du bâtiment ou de la partie de bâtiment concernée avant son ouverture au public ".

14. Il résulte de ce qui a été dit au point 9 que le maire de la commune de Douai était en capacité, lors de l'examen du dossier de demande de permis de construire, de connaître l'aménagement intérieur de la partie du projet constituant un établissement recevant du public. Dans ces conditions, contrairement à ce que soutiennent les requérants, il n'était pas tenu de subordonner l'octroi du permis de construire sollicité à l'obtention par le pétitionnaire d'une autorisation relative à l'aménagement intérieur de la partie du bâtiment concernée avant son ouverture au public. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-3 du code des relations entre le public et l'administration doit, par suite, être écarté.

En ce qui concerne l'accès du terrain :

15. Aux termes des dispositions de l'article UC3 du règlement du PLU de la commune de Douai : " Pour être constructible, un terrain doit avoir au moins un accès à une voie publique ou privée, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un passage aménagé sur fonds voisins éventuellement obtenu par application de l'article 682 du code civil. L'accès doit avoir au moins 3 mètres de largeur. Il doit permettre de satisfaire aux exigences de la sécurité, de la défense contre l'incendie et la protection civile () ".

16. La circonstance qu'une construction existante n'est pas conforme à une ou plusieurs dispositions d'un plan d'occupation des sols régulièrement approuvé ne s'oppose pas, en l'absence de dispositions de ce plan spécialement applicables à la modification des immeubles existants, à la délivrance ultérieure d'un permis de construire s'il s'agit de travaux qui, ou bien doivent rendre l'immeuble plus conforme aux dispositions réglementaires méconnues, ou bien sont étrangers à ces dispositions.

17. Il ressort des pièces du dossier que si la parcelle constituant le terrain d'assiette du projet, classée en Zone UCb, ne dispose pas d'un accès à une voie publique ou privée d'au moins trois mètres de largeur, les travaux projetés, réalisés sur une construction existante, ne concernent pas l'accès de cette construction. Ils sont dès lors étrangers aux dispositions de l'article UC3 du règlement du PLU de la commune de Douai. La méconnaissance de ces dispositions ne s'oppose, par suite, pas à la délivrance du permis de construire sollicité. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit, par conséquent, être écarté.

En ce qui concerne l'aspect extérieur de la construction :

18. Aux termes de l'article UC11 du règlement du PLU de la commune de Douai : " Sont interdits : () l'utilisation de matériaux dit précaires (comme par exemple tôle ondulée, papier goudronné, etc), () Dispositions générales : () Les murs et toitures de bâtiments annexes et des ajouts doivent être traités avec le même soin que ceux de la construction principales et réalisés en harmonie avec elle. () ".

19. D'une part, il ressort de la notice explicative que, contrairement à ce que soutiennent les requérants, les façades de la construction principale existante, non affectées par les travaux, ne sont pas uniquement composées de briques rouges, à l'instar de la façade avant, dès lors qu'une partie de l'arrière du bâtiment est construite en briques badigeonnées ton pierre et d'agglos béton non revêtus. Dans ces conditions, en prévoyant que les murs de l'extension objet du projet en litige, qui constitueront une façade postérieure du bâtiment, seront traités en enduit projeté de ton gris, le projet sera traité avec le même soin que ceux de la construction principale et réalisé en harmonie avec elle.

20. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que les toitures de l'extension projetée seront réalisées en bacs d'acier nervurés. Si les requérants soutiennent que ce matériau est précaire, ils ne l'établissent pas.

21. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UC11 du règlement du PLU de la commune de Douai doit être écarté en toutes ses branches.

22. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de

non-recevoir opposées en défense, que M. et Mme C ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 12 février 2021 du maire de la commune de Douai, ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux.

Sur les frais liés au litige :

23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Douai, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. et Mme C au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. et Mme C les sommes demandées par la commune de Douai et M. B au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. et Mme C est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Douai et M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme D et E C, à M. A B et à la commune de Douai.

Délibéré après l'audience du 12 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

- M. Hervouet, président du tribunal,

- Mme Grard, première conseillère,

- Mme Leclère, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 novembre 2023.

La rapporteure,

Signé

E. GRARD Le président,

Signé

C. HERVOUETLa greffière,

Signé

M. H

La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière.

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