LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2106357

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2106357

jeudi 28 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2106357
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantCABINET PAMLAW - AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 août 2021, la société Free mobile, représentée par Me Martin, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 10 juin 2021 par lequel le maire de la commune de Bondues s'est opposé à sa déclaration préalable n° DP 059 090 21 0 0084 en vue de l'ajout de trois antennes panneaux de radiotéléphonie et de leurs modules techniques sur une station de radiotéléphonie existante, sur un terrain sis 1 830 avenue du Général de Gaulle, parcelle cadastrée section AV 96;

2°) d'enjoindre au maire de la commune de Bondues de lui délivrer une décision de

non-opposition à sa déclaration préalable dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Bondues la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'une erreur de droit dès lors que son projet n'est pas incompatible avec le classement en zone UAR4.2 du terrain d'assiette du projet ;

- il est entaché d'une erreur de droit dès lors que le maire de la commune aurait dû faire application des dispositions équivalentes à celles de l'article R.111-21 du code de l'urbanisme figurant dans le règlement du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de la métropole européenne de Lille (MEL) ;

- son projet ne porte pas atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux environnants.

Par un mémoire en défense enregistré le 17 mars 2022, la commune de Bondues demande au tribunal :

1°) d'inviter la société Free à s'engager dans une démarche de médiation ;

2°) d'ordonner la production de l'accord du propriétaire du château d'eau quant à l'implantation des supports et antennes sur le flan du château d'eau eu égard aux exigences de sécurité qu'il est susceptible de faire valoir ;

3°) de rejeter la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par la société Free mobile ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Grard,

- et les conclusions de M. Liénard, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La société Free mobile a déposé le 12 mai 2021 auprès des services de la commune de Bondues une déclaration préalable n° DP 059 090 21 0 0084 portant sur l'ajout sur des supports d'antenne existants de trois antennes panneaux d'un mètre ainsi que leurs modules techniques et sur l'installation de nouveaux modules dans une zone technique existante au sol, sur un terrain sis 1 830 avenue du Général de Gaulle, parcelle cadastrée section AV 96. Par un arrêté du

10 juin 2021, le maire de la commune de Bondues s'est opposé à cette déclaration préalable, au seul motif que le projet porte atteinte au caractère et à l'intérêt des lieux et sites avoisinants. Par sa requête, la société Free mobile demande au tribunal d'annuler l'arrêté municipal du

10 juin 2021.

Sur la demande de médiation :

2. Aux termes de l'article L. 213-7 du code de justice administrative :

" Lorsqu'un tribunal administratif () est saisi d'un litige, le président de la formation de jugement peut, après avoir obtenu l'accord des parties, ordonner une médiation pour tenter de parvenir à un accord entre celles-ci ".

3. La commune de Bondues demande au tribunal de recueillir l'accord de la société requérante afin de prononcer une mesure de médiation. Toutefois, la société Free mobile, par un courrier du 5 août 2002, a opposé un refus à cette demande de médiation. Par suite, à défaut d'accord entre les parties, les conclusions aux fins de médiation ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. Aux termes des dispositions du I de la section I du chapitre 3 du titre 2 du livre I du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de la métropole européenne de Lille : " Le permis de construire peut être refusé ou n'être accordé que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leurs dimensions, leur volume ou l'aspect extérieur (matériaux et revêtements utilisés) des bâtiments ou d'ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. "

5. Pour rechercher l'existence d'une atteinte à un paysage naturel ou urbain de nature à fonder une décision d'opposition à une déclaration préalable, il appartient à l'autorité administrative compétente d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site naturel ou urbain sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.

7. En l'espèce, le projet objet de la déclaration préalable s'implante sur une station de radiotéléphonie déjà existante et située sur un château d'eau lui-même implanté le long de l'avenue du général de Gaulle, qui constitue une large voie de circulation bordée par des maisons d'habitation et construction d'architectures variées, implantées en front de rue.

La zone d'implantation du projet en litige, dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle bénéficie d'une protection spécifique, ne présente ainsi aucun caractère ou intérêt particulier.

Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que la société requérante a retenu des antennes de faible hauteur, en l'espèce un mètre, ainsi qu'une peinture de même couleur que le château d'eau sur lequel elles doivent être installées, atténuant ainsi leur perception visuelle. Dans ces circonstances, le projet doit être regardé comme ne portant pas atteinte au caractère et à l'intérêt des lieux et sites avoisinants. Par suite, le maire de la commune de Bondues a fait une inexacte application des dispositions mentionnées au point 4 du présent jugement en se fondant sur un tel motif pour s'opposer à la déclaration préalable de la société requérante.

8. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de procéder à la mesure d'instruction sollicitée par la commune de Bondues, que la société Free mobile est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 10 juin 2021 du maire de Bondues. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens invoqués n'est susceptible, en l'état du dossier, de fonder cette annulation.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

9. Lorsque le juge annule une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.

10. Le présent jugement censure le seul motif sur lequel le maire de la commune de Bondues a fondé son arrêté portant opposition à déclaration préalable. Il ne résulte pas de l'instruction qu'un autre motif serait susceptible de justifier un tel refus, ni qu'un changement de circonstances de fait serait intervenu et ferait obstacle à la délivrance d'un arrêté de

non-opposition. Par suite, il convient d'enjoindre au maire de la commune de Bondues de délivrer à la société requérante un arrêté de non opposition à la déclaration préalable

n° DP 059 090 21 0 0084 dans un délai d'un mois à compter de sa notification. Il n'y a pas lieu, en revanche, d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

11. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Bondues la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la société Free mobile et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du maire de Bondues en date du 10 juin 2021 est annulé.

Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune de Bondues de délivrer à la société Free mobile un arrêté de non opposition à la déclaration préalable n° DP 059 090 21 0 0084, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : La commune de Bondues versera à la société Free mobile une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société Free mobile et à la commune de Bondues.

Délibéré après l'audience du 7 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

- M. Chevaldonnet, président,

- Mme Grard, première conseillère,

- Mme Leclère, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 septembre 2023.

La rapporteure,

Signé

E. GRARDLe président,

Signé

B. CHEVALDONNET

La greffière,

Signé

M. A

La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions