mardi 31 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2106455 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL ITINERAIRES AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement avant dire droit du 31 juillet 2024, le tribunal administratif de Lille, a sur le fondement des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, sursis à statuer sur la requête de la société l'Avesnoise, tendant à l'annulation de la délibération n° 2656 en date du 18 mars 2021 par laquelle le conseil communautaire de la Communauté d'agglomération Maubeuge-Val de Sambre (CAMVS) a approuvé la modification n° 1 du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi).
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 octobre 2024, la Communauté d'agglomération Maubeuge-Val de Sambre, représentée par la SELARL Itinéraires avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de la société l'Avesnoise au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que par une délibération du 9 octobre 2024, le conseil communautaire de la CAMVS a approuvé la modification n°4 du PLUi par laquelle le règlement graphique du PLUi, applicable à la commune d'Hautmont identifie à présent clairement le périmètre du
" site commercial majeur ".
Par un mémoire, enregistré le 14 novembre 2024, la société l'Avesnoise, représentée par Me Raimbert, déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 novembre 2024, la Communauté d'agglomération Maubeuge-Val de Sambre, représentée par la SELARL Itinéraires avocats, conclut à ce qu'il soit donné acte du désistement pur et simple de la société l'Avesnoise et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à sa charge au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Féménia,
- et les conclusions de M. Borget, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fin d'annulation :
1. Par un jugement avant dire droit du 31 juillet 2024, le tribunal administratif de
Lille a, sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, sursis à statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la délibération n° 2656 en date du 18 mars 2021 par laquelle le conseil communautaire de la Communauté d'agglomération Maubeuge-Val de Sambre (CAMVS) a approuvé la modification n° 1 du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) afin que soit régularisé l'illégalité entachant la délibération contestée tirée de l'erreur matérielle dans la délimitation graphique du " site commercial majeur " dans lequel s'inscrivent les parcelles BK 68, BK 63, BI 116, BI 117, BI 118 et BI 119.
2. Par un mémoire, enregistré le 14 novembre 2024, la société l'Avesnoise se désiste de sa requête. La Communauté d'agglomération Maubeuge-Val de Sambre a accepté le désistement. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige ;
3. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens () ". Il résulte de ces dispositions que le paiement des sommes exposées et non comprises dans les dépens ne peut être mis à la charge que de la partie qui perd pour l'essentiel. La circonstance qu'au vu de la régularisation intervenue en cours d'instance, le juge rejette finalement les conclusions dirigées contre la décision initiale, dont le requérant était fondé à soutenir qu'elle était illégale et dont il est, par son recours, à l'origine de la régularisation, ne doit pas à elle seule, pour l'application de ces dispositions, conduire le juge à mettre les frais à sa charge ou à rejeter les conclusions qu'il présente à ce titre.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de rejeter les conclusions de la Communauté d'agglomération Maubeuge-Val de Sambre présentées au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société l'Avesnoise.
Article 2 : Les conclusions de la Communauté d'agglomération Maubeuge-Val de Sambre présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société l'Avesnoise et à la Communauté d'agglomération Maubeuge-Val de Sambre.
Délibéré après l'audience du 5 décembre 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Féménia, présidente,
- Mme Bohnomme, première conseillère,
- Mme Huchettte-Deransy, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 décembre 2024.
La présidente rapporteure,
Signé
J. FéméniaL'assesseur le plus ancien dans l'ordre
du tableau,
Signé
F. BonhommeLa greffière,
Signé
M. A
La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026