mercredi 20 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2106482 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | DANSET-VERGOTEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 août 2021, Mme C A, représentée par Me Danset-Vergoten, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 1er décembre 2020 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a suspendu à compter du même jour le bénéfice des conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile dont elle bénéficiait ;
2°) d'enjoindre au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration de procéder au rétablissement du bénéfice des conditions matérielles d'accueil à titre rétroactif dans un délai de dix jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou, à défaut, de lui enjoindre de procéder au réexamen de sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros, à verser à son avocate, sous réserve de sa renonciation au bénéfice de l'aide juridictionnelle, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- il n'est pas démontré que l'information préalable, prévue par les dispositions des articles L. 744-7 et D.744-39 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été délivrée ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- le préfet n'établit pas que son droit d'être entendu et de faire valoir des observations préalablement, prévu par les dispositions de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été respecté ;
- la décision n'a pas été précédée d'un examen sérieux et particulier de sa situation ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 744-6 et R.744-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que son état de vulnérabilité n'a pas été évalué, que les documents à caractère médical qu'elle a présentés n'ont pas été examinés et qu'aucun avis d'un médecin de l'OFII n'a été recueilli ;
- elle méconnaît les stipulations des articles 20 et 21 de la directive 2013/33/UE du parlement européen et du conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale et porte une atteinte disproportionnée à sa situation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des stipulations des articles 20 et 21 de la directive 2013/33/UE du parlement européen et du conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale et des dispositions des articles L. 744-6 et L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par ordonnance du 3 mai 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 18 mai 2022.
Un mémoire présenté par l'Office français de l'immigration et de l'intégration a été enregistré le 24 juin 2022.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une ordonnance n°21DA00887 du 24 juin 2021 du président de la cour administrative d'appel de Douai.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme B a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C A, ressortissante koweïtienne, née le 9 décembre 1971, a sollicité l'asile pour elle-même, son époux et ses trois enfants mineurs, le 9 novembre 2020 et a accepté les conditions matérielles d'accueil à ce titre le 9 novembre 2020. Par une décision du
1er décembre 2020, le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a suspendu à compter du même jour le bénéfice des conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile dont elle bénéficiait. Mme A demande au tribunal d'annuler cette décision du 1er décembre 2020.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, la décision attaquée vise les articles applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, énonce la date à laquelle les conditions matérielles d'accueil ont été acceptées par l'intéressée, et mentionne le motif de suspension. Elle comporte ainsi les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde. Ces considérations sont suffisamment précises pour mettre en mesure la requérante de les contester utilement. Dans ces circonstances, le moyen tiré du défaut de motivation manque en fait.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable au litige : " Le bénéfice des conditions matérielles d'accueil prévues à l'article L. 744-1 est subordonné : 1° A l'acceptation par le demandeur de la proposition d'hébergement () ; 2° Au respect des exigences des autorités chargées de l'asile, notamment en se rendant aux entretiens, en se présentant aux autorités et en fournissant les informations utiles afin de faciliter l'instruction des demandes. / Le demandeur est préalablement informé, dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend, que le fait de refuser ou de quitter le lieu d'hébergement proposé ou la région d'orientation mentionnés au 1° du présent article ainsi que le non-respect des exigences des autorités chargées de l'asile prévues au 2° entraîne de plein droit le refus ou, le cas échéant, le retrait du bénéfice des conditions matérielles d'accueil. ". Aux termes de l'article D.744-39 du même code, applicable au litige : " L'offre de prise en charge faite au demandeur d'asile en application de l'article L. 744-1 fait mention de la possibilité pour le demandeur d'asile de se voir refuser, retirer ou suspendre le bénéfice de l'allocation pour demandeur d'asile dans les conditions prévues par la présente sous-section. ".
4. En se bornant à faire valoir qu'il appartiendra à l'OFII d'établir la réalité du respect de ses obligations quant à la délivrance de l'information prévue par les dispositions des articles L. 744-7 et D.744-39 du code de l'entrée et du séjour des étrangers précitées et quant au principe du contradictoire, Mme A n'articule aucun moyen de légalité.
5. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision attaquée n'a pas été précédée d'un examen sérieux et particulier de la situation de Mme A. Le moyen doit, dès lors, être écarté.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A la suite de la présentation d'une demande d'asile, l'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de procéder, dans un délai raisonnable et après un entretien personnel avec le demandeur d'asile, à une évaluation de la vulnérabilité de ce dernier afin de déterminer, le cas échéant, ses besoins particuliers en matière d'accueil. Ces besoins particuliers sont également pris en compte s'ils deviennent manifestes à une étape ultérieure de la procédure d'asile () ". Aux termes de l'article R. 744-14 de ce code : " L'appréciation de la vulnérabilité des demandeurs d'asile est effectuée par les agents de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, en application de l'article L. 744-6, à l'aide d'un questionnaire dont le contenu est fixé par arrêté des ministres chargés de l'asile et de la santé. / Si le demandeur d'asile présente des documents à caractère médical, en vue de bénéficier de conditions matérielles d'accueil adaptée à sa situation, ceux-ci seront examinés par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, qui émet un avis. ".
7. Il résulte de ces dispositions que tout demandeur d'asile doit bénéficier d'un entretien personnel, destiné à évaluer sa vulnérabilité, lors de la présentation de sa première demande d'asile. En revanche, ces dispositions n'imposent pas qu'un tel entretien soit à nouveau mené lorsque l'Office français de l'immigration et de l'intégration prend une nouvelle décision relative au droit de l'intéressé au bénéfice des conditions matérielles d'accueil, telle qu'une décision de suspension. Si Mme A soutient que le directeur général de l'OFII n'a pas évalué l'état de vulnérabilité de sa famille, dont deux membres, à savoir ses enfants jumeaux nés le 14 janvier 2020, souffrent d'une dermatose prurigineuse diffuse et n'a notamment pas fait examiner par un médecin de l'OFII les documents médicaux les concernant, elle n'établit pas avoir communiqué ces documents à l'OFII, ni l'avoir saisi d'éléments nouveaux de nature à remettre en cause l'évaluation initiale, non contestée, de la vulnérabilité de sa famille. Elle n'établit dès lors pas qu'une nouvelle évaluation de la vulnérabilité de sa famille devait être réalisée. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles L. 744-6 et R.744-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit, dès lors, être écarté.
8. En cinquième lieu, d'une part, aux termes de l'article 20 de la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013 : " 1. Les Etats membres peuvent limiter ou, dans des cas exceptionnels et dûment justifiés, retirer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil lorsqu'un demandeur : a) abandonne le lieu de résidence fixé par l'autorité compétente sans en avoir informé ladite autorité ou, si une autorisation est nécessaire à cet effet, sans l'avoir obtenue ; ou b) ne respecte pas l'obligation de se présenter aux autorités, ne répond pas aux demandes d'information ou ne se rend pas aux entretiens personnels concernant la procédure d'asile dans un délai raisonnable fixé par le droit national ; ou c) a introduit une demande ultérieure telle que définie à l'article 2, point q), de la directive 2013/32/UE. En ce qui concerne les cas visés aux points a) et b), lorsque le demandeur est retrouvé ou se présente volontairement aux autorités compétentes, une décision dûment motivée, fondée sur les raisons de sa disparition, est prise quant au rétablissement du bénéfice de certaines ou de l'ensemble des conditions matérielles d'accueil retirées ou réduites (). 5. Les décisions portant limitation ou retrait du bénéfice des conditions matérielles d'accueil ou les sanctions visées aux paragraphes 1, 2, 3 et 4 du présent article sont prises au cas par cas, objectivement et impartialement et sont motivées. Elles sont fondées sur la situation particulière de la personne concernée, en particulier dans le cas des personnes visées à l'article 21, compte tenu du principe de proportionnalité. Les Etats membres assurent en toutes circonstances l'accès aux soins médicaux conformément à l'article 19 et garantissent un niveau de vie digne à tous les demandeurs. 6. Les Etats membres veillent à ce que les conditions matérielles d'accueil ne soient pas retirées ou réduites avant qu'une décision soit prise conformément au paragraphe 5 ".
9. Dans sa décision du 31 juillet 2019, association La CIMADE et autres, n° 428530, 428564, le Conseil d'État a jugé que, les termes précités de la directive 2013/33/UE du
26 juin 2013 ne s'opposent pas à ce que les demandeurs d'asile ne bénéficient des conditions matérielles d'accueil que sous réserve de respecter les exigences des autorités chargées de l'asile. Il a également jugé qu'en créant des cas de refus et de retrait de plein droit des conditions matérielles d'accueil sans appréciation des circonstances particulières et en excluant, en cas de retrait, toute possibilité de rétablissement de ces conditions, les articles L. 744-7 et L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans leur rédaction résultant de la loi du 10 septembre 2018, s'avèrent incompatibles avec les objectifs de la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013. Compte tenu des motifs d'incompatibilité retenus dans cet arrêt, il reste notamment possible à l'Office français de l'immigration et de l'intégration, comme l'a précisé le Conseil d'Etat dans sa décision du 24 février 2022 n°451437, de suspendre le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, après examen de sa situation particulière et par une décision motivée, au demandeur qui, après les avoir acceptées, n'a pas respecté les exigences des autorités chargées de l'asile, notamment de se rendre aux entretiens, de se présenter aux autorités et de fournir les informations utiles afin de faciliter l'instruction des demandes.
10. D'autre part, aux termes de l'article L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable au présent litige : " Le bénéfice des conditions matérielles d'accueil prévues à l'article L. 744-1 est subordonné : 2° Au respect des exigences des autorités chargées de l'asile, notamment en se rendant aux entretiens, en se présentant aux autorités et en fournissant les informations utiles afin de faciliter l'instruction des demandes. ". L'article L. 744-8 de ce code dispose qu'il est mis fin de plein droit au bénéfice des conditions matérielles d'accueil dans les cas mentionnés à l'article L. 744-7 du même code.
11. Il ressort des pièces du dossier que, pour suspendre le bénéfice des conditions matérielles d'accueil de la requérante, le directeur général de l'OFII a estimé que Mme A n'a pas respecté les exigences des autorités chargées de l'asile en présentant une nouvelle demande d'asile en France après avoir été transférée vers l'Etat membre responsable de l'instruction de sa demande. Si Mme A soutient que cette nouvelle demande d'asile n'est pas constitutive d'une fraude, cette circonstance est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée, qui n'est pas motivée par l'éventuelle réalisation de manœuvres frauduleuses de la part de la requérante. En outre, Mme A ne soutient ni même n'allègue que l'Etat responsable de sa demande aurait refusé d'examiner sa demande d'asile. Dans ces conditions, elle doit être regardée comme ayant méconnu les exigences de la procédure Dublin et, par suite, celles des autorités chargées de l'asile. Dès lors, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations des articles 20 et 21 de la directive 2013/33/UE du parlement européen et du conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale et de l'article L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur d'appréciation doivent être écartés.
12. En sixième lieu, il ressort des pièces du dossier que les conditions matérielles d'accueil suspendues par la décision attaquée concernent la requérante, son mari et leurs trois enfants. Mme A allègue ne pas disposer de ressources propres. Si elle établit que deux de ses trois enfants ont souffert en octobre 2020 d'une dermatose prurigineuse diffuse vraisemblablement consécutive à une infection par la gale, ces circonstances ne suffisent pas à établir que la requérante se trouvait dans une situation de particulière vulnérabilité an sens des dispositions de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur d'appréciation de sa situation doivent être écartés.
13. En dernier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'atteinte disproportionnée à la situation de Mme A doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 1er décembre 2020 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a suspendu à compter du même jour le bénéfice des conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile dont elle bénéficiait. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles, présentées par son avocate, au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A, à Me Danset-Vergoten et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 29 juin 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Féménia, présidente,
- Mme Grard, première conseillère,
- Mme Thielleux, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juillet 2022.
La rapporteure,
Signé
E. B La présidente,
Signé
J. FÉMÉNIALa greffière,
Signé
P. MAGHRI
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026