LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2106554

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2106554

jeudi 7 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2106554
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation8ème chambre
Avocat requérantDAVID

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 août 2021, M. A D, représenté par Me Benoît David, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler la décision du 27 juillet 2021 par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice, a ordonné la prolongation de son placement à l'isolement du 2 août 2021 au 2 novembre 2021 au sein du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros, à verser à son conseil, au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

- il n'est pas établi que la décision attaquée ait été signée par une autorité habilitée ni qu'il ait la possibilité d'en prendre connaissance dans un espace dédié ;

- la décision attaquée est insuffisamment motivée au regard des exigences des articles R. 57-7-73 et R. 57-7-68 du code pénitentiaire et de la circulaire AP du 14 avril 2011, NOR JUSK1140023C ;

- les droits de la défense et la procédure contradictoire préalable ont été méconnus dès lors qu'il n'a pu bénéficier de l'assistance d'un avocat, qu'il n'a pu présenter des observations écrites ou orales dans un temps suffisant précédant la décision attaquée et qu'il n'a pas été informé de la possibilité prévue à l'article R. 57-7-78 du code de procédure pénale ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 57-7-62 du code de procédure pénale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 février 2023, le garde des sceaux, ministre de la justice, conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Par une ordonnance du 28 février 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 11 avril 2023 à 14 heures.

M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 octobre 2021 du bureau d'aide juridictionnelle.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de procédure pénale ;

- le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Babski,

- et les conclusions de M. Christian, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. A D, écroué depuis le 15 février 2014, a fait l'objet, le 2 mai 2017, d'une mesure de placement à l'isolement, laquelle a été régulièrement renouvelée. Transféré au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil le 19 janvier 2021, il a été placé, le jour même, à l'isolement, pour une durée de trois mois, qui a été prolongée pour la même durée. Par une décision du 27 juillet 2021, le garde des sceaux, ministre de la justice, a prolongé, une nouvelle fois, le placement à l'isolement de M. D du 2 août 2021 au 2 novembre 2021. Par la présente requête, l'intéressé demande au tribunal d'annuler cette décision.

Sur l'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire :

2. Par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 25 octobre 2021, postérieure à l'introduction de la requête, M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, sa demande tendant à être admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire est devenue sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. En premier lieu, aux termes de l'article R. 57-7-68 du code de procédure pénale, alors en vigueur : " Lorsque la personne détenue est à l'isolement depuis un an à compter de la décision initiale, le ministre de la justice peut prolonger l'isolement pour une durée maximale de trois mois renouvelable. / () / L'isolement ne peut être prolongé au-delà de deux ans sauf, à titre exceptionnel, si le placement à l'isolement constitue l'unique moyen d'assurer la sécurité des personnes ou de l'établissement. "

4. Il ressort des dispositions précitées de l'article R. 57-7-68 du code de procédure pénale que toute décision de prolongation de placement en isolement au-delà d'un an à compter de la décision initiale relève de la compétence du garde des sceaux, ministre de la justice. En vertu de l'article 1er du décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du gouvernement, les directeurs d'administration centrale peuvent signer, au nom du ministre et par délégation, l'ensemble des actes, à l'exception des décrets, relatifs aux affaires des services placés sous leur autorité. Par un arrêté du 30 mars 2021 portant délégation de signature, le directeur de l'administration pénitentiaire a donné, en son article 5, délégation à Mme C B, directrice des services pénitentiaires, adjointe au chef du bureau de la gestion des détentions, à l'effet de signer, au nom du garde des sceaux, ministre de la justice, les bons de commandes et les états de frais, et dans la limite de leurs attributions, tous actes, arrêtés et décisions, à l'exclusion des décrets. Cet arrêté du 30 mars 2021 a été régulièrement publié au Journal officiel de la République française du 1er avril 2021, ce qui lui a donné une publicité suffisante, aucune disposition légale ou réglementaire n'imposant qu'il fasse, en outre, l'objet d'une publicité au sein des établissements pénitentiaires. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.

5. En deuxième lieu, aux termes l'article R. 57-7-64 du code de procédure pénale, alors en vigueur : " Lorsqu'une décision d'isolement d'office initial ou de prolongation est envisagée, la personne détenue est informée, par écrit, des motifs invoqués par l'administration () ". Aux termes de de l'article R. 57-7-68 du même code, alors en vigueur : " () L'isolement ne peut être prolongé au-delà de deux ans sauf, à titre exceptionnel, si le placement à l'isolement constitue l'unique moyen d'assurer la sécurité des personnes ou de l'établissement. / Dans ce cas, la décision de prolongation doit être spécialement motivée ". L'article R. 57-7-73 de ce code, alors en vigueur, dispose que : " Tant pour la décision initiale que pour les décisions ultérieures de prolongation, il est tenu compte de la personnalité de la personne détenue, de sa dangerosité ou de sa vulnérabilité particulière, et de son état de santé. () ".

6. La décision attaquée, qui prolonge la mesure d'isolement adoptée à l'encontre de M. D, vise les articles R. 57-7-64 et R. 57-7-73 du code de procédure pénale dont elle fait application, énonce de manière suffisamment détaillée les faits qui ont conduit à l'incarcération de l'intéressé, notamment sa dernière condamnation le 22 juin 2021, décrit les conditions de son parcours carcéral, en particulier les nombreux incidents disciplinaires, dont certains à l'origine de transferts par mesure d'ordre et de sécurité de 2019 à 2021 et d'autres ayant eu lieu en 2021 au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil, et, enfin, fait mention de son inscription au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS) le 18 décembre 2018 et de son maintien par décision du 10 juin 2020 en raison de la persistance de son comportement violent. Le contenu des rapports analysant le comportement plus récent de M. D est également repris. Enfin, sont également visés les avis favorables à la prolongation de la mesure d'isolement du service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) du 1er juillet 2021 et du juge d'application des peines du 13 juillet 2021 et l'avis médical du 2 juillet 2021. L'ensemble des éléments précités de la décision en litige menant à la conclusion selon laquelle, " () au regard de ses multiples antécédents disciplinaires témoignant du comportement violent et imprévisible de l'intéressé () ", " le maintien à l'isolement, d'office, de M. D A () s'avère strictement nécessaire et constitue l'unique moyen d'assurer la protection de l'intégrité physique des personnels et de prévenir tout incident en détention et de garantir ainsi le bon ordre au sein de l'établissement ". La décision contestée fondée, non seulement sur son comportement général depuis le début de sa détention, mais également, contrairement à ce que soutient M. D, sur des incidents plus récents à la date de la décision en litige, comporte ainsi un énoncé complet et circonstancié des considérations de droit et de fait sur lesquelles s'est appuyé le ministre pour considérer que le maintien à l'isolement de l'intéressé constituait l'unique moyen d'assurer la sécurité des personnes ou de l'établissement compte tenu de la persistance du risque qu'il représente à ce titre. Dans ces conditions, et alors même qu'elle ne précise pas l'impact que la mesure qu'elle autorise serait susceptible d'avoir sur le psychisme de l'intéressé, la décision attaquée satisfait à l'obligation de motivation spéciale prévue à l'article R. 57-7-68 du code de procédure pénale. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision ne peut être accueilli.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 57-7-64 du code de procédure pénale, alors en vigueur : " Lorsqu'une décision d'isolement d'office initial ou de prolongation est envisagée, la personne détenue est informée, par écrit, des motifs invoqués par l'administration, du déroulement de la procédure et du délai dont elle dispose pour préparer ses observations. Le délai dont elle dispose ne peut être inférieur à trois heures à partir du moment où elle est mise en mesure de consulter les éléments de la procédure, en présence de son avocat, si elle en fait la demande. () ". Si ces dispositions impliquent que l'intéressé soit informé en temps utile de la possibilité de se faire assister d'un avocat, possibilité dont il appartient à l'administration pénitentiaire d'assurer la mise en œuvre lorsqu'un détenu en fait la demande, la circonstance que l'avocat, dont l'intéressé a ainsi obtenu l'assistance, ne soit pas présent lors de la réunion est sans conséquence sur la régularité de la procédure si cette absence n'est pas imputable à l'administration.

8. Par ailleurs, aux termes de l'article R. 57-7-78 du même code, alors en vigueur : " () / Lorsque l'isolement est prolongé au-delà d'un an, le chef d'établissement, préalablement à la décision, sollicite l'avis du juge de l'application des peines s'il s'agit d'une personne condamnée ou du magistrat saisi du dossier de la procédure s'il s'agit d'une personne prévenue. / La personne détenue peut faire parvenir au juge de l'application des peines ou au magistrat saisi du dossier de la procédure toutes observations concernant la décision prise à son égard. / (). ".

9. D'une part, il ressort des pièces du dossier que M. D, a été informé le 15 juillet 2021 de ce que la prolongation de son isolement était envisagée, des motifs invoqués par l'administration pénitentiaire et de ce qu'il pouvait présenter des observations écrites ou orales, se faire assister ou représenter et consulter les pièces relatives à la procédure. Il lui a également été précisé, le même jour, qu'il était convoqué à l'audience du 20 juillet 2021 à 11h00 et qu'il pouvait présenter des observations orales lors de cette audience. L'intéressé, qui a fait part d'observations écrites, a refusé de se présenter le jour de l'audience et de signer les formulaires attestant de ce qu'il avait pris connaissance de ces informations, n'établit ainsi pas qu'il n'aurait pu présenter des observations écrites ou orales dans un temps suffisant précédant la décision attaquée. Par ailleurs, s'il résulte des dispositions précitées de l'article R. 57-7-78 du code de procédure pénale que l'avis du juge de l'application des peines devait être sollicité, préalablement à toute proposition de prolongation de l'isolement, ce qui a été les cas en l'espèce, il ne résulte d'aucune disposition législative ou réglementaire une obligation, pour l'administration pénitentiaire, d'informer le détenu, concerné par la mesure, de faire parvenir au juge de l'application des peines des observations concernant la décision prise à son encontre. Par suite, le moyen, tiré du non-respect de la procédure préalable obligatoire, doit être écarté.

10. D'autre part, il ressort des pièces du dossier qu'à la suite du déclenchement à son encontre de la procédure de prolongation de l'isolement, M. D a fait part à l'administration pénitentiaire, le 15 juillet 2021, de son souhait d'être assisté lors de l'audience du 20 juillet 2020, par Me David, Me Rousseau et un avocat commis d'office. Cette demande a été transmise le jour même, par courriel, aux deux conseils ainsi choisis ainsi qu'au bâtonnier de l'ordre des avocats du barreau de Béthune par les services pénitentiaires. La circonstance qu'aucun de ces avocats, qui ont été convoqués en temps utile, ne se soit finalement présenté à l'audience ne peut être considérée, dans les circonstances de l'espèce, comme étant imputable à l'administration, laquelle doit être ainsi regardée comme ayant rempli ses obligations en mettant à même M. D d'être assisté d'un avocat. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir que les droits de la défense auraient été méconnus.

11. En dernier lieu, il résulte des dispositions des articles R. 57-7-68 et R. 57-7-73 du code de procédure pénale, alors en vigueur, que le placement à l'isolement d'un détenu doit être justifié par la nécessité de prévenir les atteintes à la sécurité publique. Lorsqu'elle décide de placer un détenu à l'isolement ou lorsqu'elle prolonge une telle mesure, l'administration doit, d'une part, tenir compte de la personnalité de celui-ci, de sa dangerosité et de son état de santé et, d'autre part, se fonder sur des éléments circonstanciés de nature à établir que, à la date de sa décision, le maintien de l'intéressé en détention ordinaire est susceptible de créer un risque pour la sécurité des personnes ou pour l'ordre interne à l'établissement pénitentiaire.

12. Il ressort des pièces du dossier que M. D, écroué depuis le 15 février 2014 et libérable le 19 décembre 2025, a fait l'objet de plusieurs condamnations pénales, notamment pour des faits de violence sur personnes dépositaires de l'autorité publique, rébellion, outrage à personne dépositaire de l'autorité publique et violence aggravée. Par ailleurs, son parcours pénitentiaire est jalonné d'incidents disciplinaires, justifiant son inscription au répertoire des DPS le 18 décembre 2018 et son maintien dans ce répertoire le 10 juin 2020, du fait de la persistance de son comportement violent, en particulier pour des faits d'agression à l'encontre du personnel pénitentiaire et d'autres détenus conduisant à des transferts par mesure d'ordre et de sécurité. L'intéressé a ainsi été transféré au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil le 19 janvier 2021 après avoir multiplié les incidents disciplinaires et a été placé à l'isolement dès son arrivée dans cet établissement. Par la suite, M. D a continué à avoir un comportement inadapté, incompatible avec la détention ordinaire, étant à l'origine de plusieurs tapages nocturnes, en insultant le personnel le 31 janvier 2021, adressant des lettres à la responsable locale de l'enseignement contenant des insultes et des menaces les 7 et 11 avril 2021, insultant le médecin le 12 mai 2021 et l'adjointe au chef d'établissement le 20 juillet 2021. Il a été convoqué à plusieurs reprises devant la commission de discipline, notamment le 21 juillet 2021 pour avoir tenté d'agresser un agent pénitentiaire avec son coude lors d'une palpation de sécurité le 19 juillet 2021. Par ailleurs, le chef d'établissement relève dans son rapport du 13 juillet 2021 que le requérant tient des propos décousus et volubiles, a une personnalité instable et fait preuve d'une absence de remise en question depuis son transfert au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil. En outre, le service pénitentiaire d'insertion et de prévention, a estimé que M. D pouvait se montrer discourtois voire insultant avec les services qui l'accompagnaient et qu'il ne comprenait pas la nécessité de travailler son comportement en détention pour accéder à une détention classique et préparer un projet d'exécution des peines cohérent en vue d'un aménagement de peine. Par ailleurs, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que l'état de santé du requérant serait incompatible avec un maintien à l'isolement, l'avis médical du 2 juillet 2021 se bornant à rappeler, de manière générale et classique, que l'isolement prolongé peut provoquer de graves troubles de la santé somatique et psychique. Enfin, M. D ne peut davantage se prévaloir, dans ce cadre, des dispositions de la circulaire du 14 avril 2021 relative au placement à l'isolement des personnes détenues, qui ne contient aucune mesure impérative mais se borne à adresser des recommandations aux services. Dans ces conditions, eu égard au risque que représente l'intéressé pour la sécurité du personnel de l'administration pénitentiaire et de ses codétenus et de son état mental, le garde des sceaux, ministre de la justice, a pu, sans commettre d'erreur d'appréciation et en dépit du contexte particulier lié à l'épidémie de covid-19, estimer que la prolongation à l'isolement de M. D, constituait l'unique moyen d'assurer la sécurité des personnes ou de l'établissement. Par suite, le moyen, soulevé à ce titre, doit être écarté.

13. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 27 juillet 2021 par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice, a ordonné la prolongation de son placement à l'isolement du 2 août 2021 au 2 novembre 2021 au sein du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil.

Sur les frais liés au litige :

14. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que le requérant demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er: Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'admission de M. D au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. D est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, au garde des sceaux, ministre de la justice et à Me Benoît David.

Délibéré après l'audience du 16 février 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Stefanczyk, présidente,

M. Babski, premier conseiller,

M. Caustier, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mars 2024.

Le rapporteur,

Signé

D. BABSKI

La présidente,

Signé

S. STEFANCZYK

La greffière,

Signé

D. WISNIEWSKI

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions