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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2106904

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2106904

mardi 6 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2106904
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formationjuge unique (1)
Avocat requérantSCP ABCG ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 août 2021, M. C B, représenté par Me Grebille-Romand, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision référencée 48SI du 6 juillet 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté l'invalidité de son permis de conduire pour défaut de points et lui a enjoint de restituer celui-ci dans un délai de dix jours ;

2°) d'annuler les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a retiré les points affectés à son permis de conduire à la suite des infractions constatées les 5 janvier 2012, 28 janvier 2013, 23 juillet 2015, 3 décembre 2015, 28 juillet 2016, 23 juillet 2016, 3 février 2017, 17 mars 2017, 24 novembre 2017, 14 juin 2018, 21 février 2020, 28 novembre 2020, 25 avril 2020, 18 février 2020 à 7h10 et à 7h15 ;

3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer son permis de conduire, au capital de points reconstitué, dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros au titre de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative, outre les entiers dépens.

Il soutient que :

- il aurait dû bénéficier d'un ajout de quatre points à la suite du stage de sensibilisation à la sécurité routière effectué les 14 et 15 mai 2021 ;

- l'information préalable obligatoire prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ne lui a pas été délivrée à l'occasion des différentes infractions.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 octobre 2021, le ministre de l'intérieur doit être regardé comme concluant :

1°) au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision de retrait de point consécutive à l'infraction du 25 avril 2020 ;

2°) au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir que :

- les conclusions dirigées contre la décision de retrait de point consécutive à l'infraction du 25 avril 2020 sont devenues sans objet, le point retiré ayant été restitué ;

- le stage réalisé les 14 et 15 mai 2021 a été pris en compte de sorte que le requérant a bénéficié de la restitution de quatre points contrairement à ce qu'il soutient ;

- le moyen tiré du défaut de notification de la décision de retrait de points est inopérant ;

- l'autre moyen soulevé par le requérant n'est pas fondé.

Par une ordonnance du 25 janvier 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 27 février 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de justice administrative ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président du tribunal a désigné Mme A en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

La rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Après avoir entendu le rapport de Mme A au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision référencée 48SI du 6 juillet 2021, le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité du permis de conduire de M. B pour solde de points nul et lui a enjoint de le restituer. Par la présente requête, l'intéressé demande l'annulation de cette décision 48SI ainsi que l'annulation des décisions portant retrait de points consécutives aux infractions des 5 janvier 2012, 28 janvier 2013, 23 juillet 2015, 3 décembre 2015, 28 juillet 2016, 23 juillet 2016, 3 février 2017, 17 mars 2017, 24 novembre 2017, 14 juin 2018, 21 février 2020, 28 novembre 2020, 25 avril 2020, 18 février 2020 à 7h10 et à 7h15.

Sur le non-lieu à statuer partiel :

2. Aux termes de l'article L. 223-6 du code de la route, dans sa version issue de la loi du 14 mars 2011 d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure : " Si le titulaire du permis de conduire n'a pas commis, dans le délai de deux ans à compter de la date du paiement de la dernière amende forfaitaire, de l'émission du titre exécutoire de la dernière amende forfaitaire majorée, de l'exécution de la dernière composition pénale ou de la dernière condamnation définitive, une nouvelle infraction ayant donné lieu au retrait de points, son permis est affecté du nombre maximal de points. / Le délai de deux ans mentionné au premier alinéa est porté à trois ans si l'une des infractions ayant entraîné un retrait de points est un délit ou une contravention de la quatrième ou de la cinquième classe. / Toutefois, en cas de commission d'une infraction ayant entraîné le retrait d'un point, ce point est réattribué au terme du délai de six mois à compter de la date mentionnée au premier alinéa, si le titulaire du permis de conduire n'a pas commis, dans cet intervalle, une infraction ayant donné lieu à un nouveau retrait de points ".

3. En l'espèce, s'il est constant que le point retiré à la suite de l'infraction constatée le 25 avril 2020 a été restituée à M. B le 4 juillet 2021 en application des dispositions de l'article L. 223-6 du code de la route, cette circonstance n'est pas, à elle-seule, susceptible de rendre sans objet les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision de retrait de point correspondante, dès lors que cette restitution n'a pas pour effet de retirer la décision de perte de point en cause et que cette décision est, par suite, susceptible de faire obstacle au bénéfice du mécanisme de récupération de points prévu au premier alinéa de l'article L. 223-6 du code de la route.

4. Néanmoins, il résulte de l'instruction, et tout particulièrement du relevé d'information intégral versé à l'instance, qu'en raison de l'infraction commise le 28 novembre 2020, l'intéressé n'était en tout état de cause pas susceptible, même en l'absence de la décision de retrait de point adoptée suite à l'infraction constatée le 25 avril 2020, de bénéficier des mesures prescrites aux trois premiers alinéas de l'article L. 223-6 du code de la route.

5. Dans ces conditions, le ministre de l'intérieur est fondé à faire valoir que la restitution du point retiré suite à l'infraction du 25 avril 2020 a privé les conclusions tendant à l'annulation de la décision de retrait de point correspondante de son objet, de sorte qu'il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la restitution de quatre points à la suite du stage de sensibilisation à la sécurité routière effectué les 14 et 15 mai 2021 :

6. Il résulte de l'instruction que M. B, a effectué un stage de sensibilisation à la sécurité routière les 14 et 15 mai 2021 et qu'il a, pour ce motif, obtenu la restitution de quatre points sur le capital de points affecté à son titre de conduite le 21 mai suivant, en application des dispositions de l'article L. 223-6 du code de la route. Par suite, le moyen tiré de ce qu'il n'en aurait pas, à tort, bénéficié, manque en fait et ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne le défaut d'information préalable :

7. La délivrance, au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, qu'elle a satisfait à cette obligation préalable d'information.

S'agissant de l'infraction commise le 5 janvier 2012 :

8. Il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral de l'intéressé, que l'amende forfaitaire concernant l'infraction commise le 5 janvier 2012 a été acquittée le jour même. Toutefois, l'administration, à qui incombe la charge de la preuve, ne produit pas le duplicata de la quittance, dépourvue de réserve, qui aurait été remis au contrevenant en cas de paiement immédiat entre les mains de l'agent verbalisateur. Elle ne produit pas non plus le procès-verbal de contravention concernant cette infraction, de nature à établir la remise au contrevenant à la fois d'un avis de contravention comportant l'ensemble des informations requises et d'une carte de paiement qu'il aurait utilisée pour acquitter l'amende forfaitaire le jour même de l'infraction, mais pas entre les mains de l'agent verbalisateur. En l'absence de production de l'un ou l'autre de ces documents, la mention, au système national des permis de conduire, du paiement le jour même de l'amende forfaitaire n'est pas, à elle seule, de nature à établir que le contrevenant a été destinataire de l'information requise. Par suite, M. B est fondé à demander l'annulation de la décision par laquelle le ministre a retiré trois points de son permis de conduire à la suite de cette infraction.

S'agissant des infractions commises les 28 janvier 2013, 23 juillet 2015, 28 juillet 2016, 23 juillet 2016 et 21 février 2020 :

9. Les dispositions portant application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale en vigueur à la date des infractions litigieuses, notamment celles des articles A. 37-15 à A. 37-18 de ce code issues de 1'arrêté du 13 mai 2011 relatif aux formulaires utilisés pour la constatation et le paiement des contraventions soumises à la procédure de l'amende forfaitaire, prévoient que lorsqu'une contravention soumise à cette procédure est constatée par un procès-verbal dressé avec un appareil électronique sécurisé, sans que l'amende soit payée immédiatement entre les mains de l'agent verbalisateur, il est adressé au contrevenant un avis de contravention, qui comporte une information suffisante au regard des exigences des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, une notice de paiement qui comprend une carte de paiement et un formulaire de requête en exonération. Dès lors, le titulaire d'un permis de conduire à l'encontre duquel une infraction au code de la route est relevée au moyen d'un appareil électronique sécurisé et dont il est établi, notamment par la mention qui en est faite au système national des permis de conduire, qu'il a payé, à une date postérieure à celle de l'infraction, l'amende forfaitaire correspondant à celle-ci, a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet.

10. Il ressort des mentions portées sur le relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de M. B que les infractions des 28 janvier 2013, 23 juillet 2015, 28 juillet 2016, 23 juillet 2016 et 21 février 2020 ont été constatées par procès-verbaux électroniques. L'intéressé a payé les amendes forfaitaires respectivement les 11 février 2013, 3 août 2015, 31 août 2016, 31 août 2016 et 6 avril 2020. M. B ne conteste pas ces éléments et ne démontre pas que les avis de contravention, qu'il a nécessairement reçus, seraient inexacts ou incomplets. Par suite, le moyen tiré du défaut d'information préalable doit être écarté.

S'agissant des infractions des 3 décembre 2015, 3 février 2017, 17 mars 2017, 14 juin 2018 et 28 novembre 2020 :

11. Il résulte des arrêtés pris pour 1'application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale, notamment de leurs dispositions codifiées à l'article A. 37-8 de ce code, que lorsqu'une contravention mentionnée à l'article L. 121-3 du code de la route est constatée sans interception du véhicule et à l'aide d'un système de contrôle automatisé enregistrant les données en numérique, le service verbalisateur adresse à l'intéressé un formulaire unique d'avis de contravention, qui comprend en bas de page la carte de paiement et comporte, d'une part, les références de l'infraction dont la connaissance est matériellement indispensable pour procéder au paiement de 1'amende forfaitaire et, d'autre part, une information suffisante au regard des exigences résultant des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction constatée par radar automatique, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises en vertu des dispositions précitées, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.

12. Les infractions commises les 3 décembre 2015, 3 février 2017, 17 mars 2017, 14 juin 2018 et 28 novembre 2020 ont été constatées par radar automatique sans interception du véhicule. M. B a payé les amendes forfaitaires correspondantes, ainsi qu'il ressort de son relevé d'information intégral. Il en découle que M. B a nécessairement reçu les avis de contravention relatifs à ces infractions. Eu égard aux mentions dont ces avis doivent être revêtus, et en l'absence de tout élément de nature à établir qu'il aurait été destinataire d'un avis inexact ou incomplet, M. B n'est pas fondé à soutenir que l'administration ne s'est pas acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises en vertu des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

S'agissant des infractions commises les 24 novembre 2017, 18 février 2020 à 7h10 et 7h15 :

13. Le paiement par le contrevenant de l'amende forfaitaire majorée prévue par le second alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale implique nécessairement qu'il a préalablement reçu l'avis d'amende forfaitaire majorée. Le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée étant revêtu des mentions portant à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, le paiement de l'amende forfaitaire majorée suffit ainsi à établir que l'administration s'est acquittée envers le titulaire du permis de son obligation d'information, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, démontre que celui-ci était inexact ou incomplet. Il en va autrement si le contrevenant, qui conteste les éléments du relevé d'information intégral et l'attestation de paiement établie par le comptable public produite en défense par le ministre, apporte la preuve que le paiement de l'amende forfaitaire majorée est intervenu par la voie du recouvrement forcé engagée par le comptable public.

14. Il résulte de l'instruction que les infractions commises les 24 novembre 2017, 18 février 2020 à 7h10 et 7h15 par M. B ont été relevées par l'intermédiaire d'un radar automatique, pour la première, et par procès-verbal électronique, pour les deux suivantes, et ont donné lieu à l'émission de titres exécutoires d'amendes forfaitaires majorées devenues définitives respectivement les 22 mai 2018, pour la première, et 5 octobre 2020, pour les deux autres. Le ministre produit, d'une part, une attestation du trésorier du contrôle automatisé certifiant l'encaissement de l'amende forfaitaire majorée correspondant à l'infraction du 24 novembre 2017, et d'autre part, le bordereau de situation des amendes et condamnations pécuniaires de l'intéressé, pour les deux autres. M. B n'avance aucun élément de nature à mettre en doute les faits ainsi attestés par les documents qui présentent un caractère probant et ne soutient ni même n'allègue que ces amendes forfaitaires majorées auraient donné lieu à recouvrement forcé. L'intéressé a ainsi nécessairement reçu les formulaires d'avis de contravention, dont il n'est pas établi qu'ils auraient été inexacts ou incomplets, qui comportent une information suffisante au regard des exigences résultant des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

15. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est fondé seulement à demander l'annulation de la décision de retrait de points consécutive à l'infraction du 5 janvier 2012.

16. En vertu de l'article L. 223-1 du code de la route, le permis de conduire ne perd sa validité qu'en cas de solde de points nul. Dès lors que la décision du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité du permis de conduire de M. B fait état d'une décision de retrait de points annulée par le présent jugement et que le solde de points de son permis de conduire est donc redevenu positif du fait de cette annulation, la décision ministérielle en date du 6 juillet 2021, invalidant son permis de conduire et enjoignant sa restitution, doit être annulée.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

17. Le présent jugement implique nécessairement que l'administration restitue à M. B, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, son permis de conduire ainsi que les trois points qui lui ont été irrégulièrement retirés à la suite de l'infraction commise le 5 janvier 2012, dans la limite du capital de points affecté à son permis de conduire et sous réserve des infractions non prises en compte à la date de la décision qui l'a invalidé.

Sur les dépens de l'instance :

18. La présente instance n'a donné lieu à aucun dépens. Par suite, les conclusions présentées à ce titre par M. B ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

19. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à verser à M. B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision de retrait de points consécutive à l'infraction du 25 avril 2020.

Article 2 : La décision référencée 48SI du 6 juillet 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté l'invalidité du titre de conduite de M. B pour défaut de points et lui a enjoint de le restituer, ainsi que la décision de retrait de points consécutive à l'infraction constatée le 5 janvier 2012 sont annulées.

Article 3 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de restituer à M. B, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, son permis de conduire ainsi que les trois points illégalement retirés suite à l'infraction du 5 janvier 2012, dans la limite du capital de points affecté à son permis de conduire et sous réserve des infractions non prises en compte à la date de la décision qui l'a invalidé.

Article 4 : L'Etat versera à M. B une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2024.

La magistrate désignée,

signé

C. A

La greffière,

signé

S. SING

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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