vendredi 26 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2107100 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | TRAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 septembre 2021, M. C A B, représenté par Me Stéphanie Tran, demande au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du jury d'école de Polytech Lille du 11 février 2021 en tant qu'elle lui refuse l'autorisation de se présenter à une épreuve complémentaire à la suite de l'invalidation du semestre 5, la décision du 28 avril 2021 portant rejet de son recours gracieux et la délibération du jury d'école du 8 juillet 2021 en tant qu'elle prononce sa réorientation ;
2°) d'enjoindre au jury d'école de Polytech Lille de l'autoriser à passer les épreuves de rattrapage ainsi que les épreuves du semestre 6, sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir et de l'autoriser à s'inscrire en quatrième année du cycle d'ingénieur, pour la rentrée universitaire 2021/2022, sous réserve d'une validation des semestres 5 et 6 ;
3°) à défaut, d'enjoindre au jury d'école de Polytech Lille de l'autoriser à s'inscrire en troisième année du cycle d'ingénieur, pour la rentrée universitaire 2021/2022, cette inscription ne pouvant être comptabilisée comme un redoublement au sens de l'article 4.3 du règlement de études ;
4°) de mettre à la charge de l'université de Lille le versement à son conseil d'une somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour son conseil de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Il soutient que :
- il n'est pas établi que le jury ayant délibéré le 11 février 2021 et le 8 juillet 2021 aurait été régulièrement composé conformément aux dispositions de l'article 3.2 du règlement d'études ;
- la délibération du 11 février 2021 est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'il ne lui a pas été proposé de passer des épreuves de rattrapage ni de l'inscrire pour une année supplémentaire pour des raisons exceptionnelles en application des dispositions de l'article 4.3 du règlement des études ;
- la décision du 28 avril 2021 portant rejet de son recours en révision est insuffisamment motivée en ce qu'elle n'oppose aucun motif d'irrecevabilité en méconnaissance du point 3.2 du règlement des études ;
- elle a été prise par une autorité incompétente dès lors que le directeur de l'école ne pouvait substituer son appréciation à celle du jury ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que les difficultés rencontrées en lien avec la pandémie de covid-19 n'étaient pas recevables en ce qu'elles n'étaient pas susceptibles de modifier la décision du jury ;
- les décisions attaquées sont entachées d'une rupture d'égalité de traitement, d'une part, avec les élèves non redoublants dès lors qu'en tant que redoublant, il n'a pas été à même de faire valoir ses difficultés auprès de la commission préparatoire de sa spécialité, et, d'autre part, avec les autres élèves de la promotion, étant le seul à avoir été réorienté sans être admis à passer des épreuves complémentaires.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 février 2022, l'université de Lille conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par une ordonnance en date du 1er février 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 3 mars 2023 à 14 heures.
M. A B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 août 2021 du bureau d'aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Babski,
- et les conclusions de M. Christian, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Après l'obtention d'un baccalauréat scientifique et d'un diplôme universitaire technologique (DUT) " Génie civil construction durable ", M. C A B, a intégré la troisième année du cycle ingénieur, section géotechnique et génie civil de l'école Polytech Lille à la rentrée universitaire 2019/2020. N'ayant pas validé les semestres 5 et 6, il a été autorisé à redoubler selon des modalités précisées dans un contrat pédagogique signé avec l'établissement. L'intéressé a de nouveau échoué à valider le semestre 5 et cet échec a été acté par une délibération du jury du 11 février 2021. Le recours gracieux qu'il a présenté à l'encontre de cette délibération a été rejeté par le directeur de l'école le 28 avril 2021. Enfin, le jury de l'école a, par une délibération du 8 juillet 2021, acté l'absence de validation du semestre 6, et, par conséquent, l'absence de validation de la troisième année et a décidé de la réorientation de l'intéressé. Par la présente requête, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision du jury du 11 février 2021 en tant qu'elle lui refuse l'autorisation de se présenter à une épreuve complémentaire à la suite de l'invalidation du semestre 5 et celle du 8 juillet 2021 en tant qu'elle prononce sa réorientation ainsi que la décision du 28 avril 2021 rejetant son recours gracieux.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes du point 3.2 du règlement des études 2020-2021, consacré au jury d'école : " Le jury d'école est constitué au minimum du directeur de l'école qui le préside, du directeur des études et de tous les responsables de spécialité. / Pour Polytech Lille, le jury d'école est composé du directeur, des directeurs en charge des études, des relations entreprises, et des relations internationales, des responsables de la plateforme pédagogique Langues et du TOEIC, des directeurs de spécialité, d'un(e) enseignant(e) de chaque spécialité désigné(e) par le directeur de spécialité. Il est nommé par le président de l'Université de Lille sur proposition du directeur de Polytech Lille. / ( ) ".
3. Si M. A B allègue qu'il n'est pas établi que la composition du jury d'école lors des deux délibérations du 11 février et 8 juillet 2021 ait été régulière, il n'indique cependant pas avec suffisamment de précision l'irrégularité qui entacherait la composition de ces deux jurys d'école alors que l'université de Lille produit, en défense, les listes d'émargement de ces deux réunions de jury et fait valoir, sans être contredite, que cette production démontre la conformité de leur composition au regard des dispositions précitées. Par suite, le vice de procédure dont seraient entachées les délibérations attaquées ne peut être accueilli.
4. En deuxième lieu, aux termes du même point 3.2 du règlement des études 2020-2021, consacré au jury d'école : " () / les décisions du jury ne sont pas susceptibles de révision sauf s'il est porté à la connaissance de son président un élément nouveau qu'il estime de nature à pouvoir modifier la décision prononcée. Dans ce cas, toute demande de révision doit être adressée par lettre recommandée avec accusé de réception au directeur de l'école dans un délai de deux mois au maximum après publication des résultats. En cas de recevabilité, un nouveau jury d'école est convoqué. ".
5. D'une part, si M. A B soutient que le directeur de l'école Polytech Lille a entaché sa décision du 28 avril 2021 portant rejet de sa demande de révision d'un défaut de motivation au regard des dispositions précitées du point 3.2 du règlement des études 2020-2021, celles-ci n'ont toutefois ni pour objet ni pour effet d'obliger le directeur de cette école à motiver sa décision de ne pas faire droit à une telle demande. Dans ces conditions, ce moyen tiré du défaut de motivation de la décision du 28 avril 2021 ne peut être accueilli.
6. D'autre part, contrairement à ce que soutient le requérant, le directeur de l'école Polytech Lille, qui est également le président de jury et à qui il revenait d'apprécier, en application des dispositions cités aux points 2 et 4, les éléments transmis par l'intéressé, le 18 mars 2021, dans sa demande de révision, a pu, sans commettre d'erreur de droit, refuser de modifier la délibération du jury du 11 février 2021, et ce, sans outrepasser sa compétence ni empiéter sur celle du jury. Par suite, ce moyen tiré de l'incompétence du directeur de l'école doit être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes du point 4.3 du règlement des études 2020-2021 dédié aux conditions de poursuite du cursus de formation : " Le jury d'école peut proposer une nouvelle inscription de l'élève ingénieur dont la scolarité a été interrompue pour des raisons exceptionnelles. Cette année supplémentaire n'est pas comptabilisée comme un redoublement. Tout élève ingénieur ayant rencontré des difficultés particulières (matérielles, familiales, de santé, etc.) doit en informer au préalable la commission préparatoire de sa spécialité par lettre ou s'adresser directement à l'un des membres de la commission, s'il souhaite qu'elles soient prises en compte lors des délibérations. ". Par ailleurs, aux termes du point 3.1 du même règlement consacré aux commissions préparatoires : " les commissions préparatoires au jury d'école sont propres à chaque spécialité. Les commissions préparatoires sont réunies à la fin de chaque semestre et à l'issue des épreuves complémentaires ; elles examinant les résultats des élèves ingénieurs et formulent un avis pour chacun : validation des UE, validation de semestre, passage dans l'année supérieure, validation de formation pour les élèves ingénieurs de cinquième année, autorisation de se réinscrire dans la même année, réorientation, prescription d'un programme d'épreuves complémentaires etc. Cet avis est transmis au jury d'école. / () Les avis qui en résultent ne doivent en aucun cas être communiqués aux élèves () ". Selon le point 3.2 de ce règlement : " Le jury d'école est souverain. Il examine les avis des commissions préparatoires en veillant à l'homogénéité des avis rendus pour les différentes spécialités. Il peut ainsi être amené à prendre une décision non conforma à l'avis d'une commission préparatoire. / () ". Enfin, le point 4.4 de ce règlement, consacré notamment au redoublement, précise que lorsque le jury autorise un redoublement, cette décision donne lieu à un contrat pédagogique conclu entre le redoublant et l'école, et que ce contrat prévoit, en son point 4.2 qu'il appartiendra au jury d'école de statuer sur le(s) semestre(s) 5 et/ou 6.
8. D'une part, il ne résulte d'aucune des dispositions précitées que les élèves redoublants auraient été privés, contrairement à ce que soutient le requérant, de la faculté de saisir la commission préparatoire, prévue par les dispositions précitées du règlement, et notamment son article 4.3, des difficultés qu'ils ont rencontrées durant leur parcours à l'école, afin qu'elles soient prises en compte avant la délibération du jury du 8 février 2021. Ainsi, même si le " contrat pédagogique ", signé entre l'élève redoublant et l'établissement, ne prévoyait pas expressément cette saisine en son point 4.2, le requérant n'était pas pour autant privé de cette garantie. En outre, l'université fait valoir, à ce titre, sans être contredite, que l'ensemble des élèves de sa promotion avait reçu, le 28 janvier 2021, un message du directeur de l'école les invitant à accomplir cette démarche au moyen de justificatifs, le cas échéant, avant la réunion du jury, prévue le 11 février 2021. Enfin, si le requérant allègue qu'il a fait part de ses difficultés à l'un de ses enseignants, il ne l'établit pas. En tout état de cause, si M. A B invoque une rupture d'égalité de traitement entre élèves, en se prévalant d'une différence de traitement entre redoublants et non redoublants, ce principe ne trouve à s'appliquer qu'aux élèves se trouvant dans une situation identique.
9. D'autre part, M. A B se prévaut également du fait qu'il a été défavorisé en ayant été admis à redoubler à l'issue de l'année universitaire 2019/2020 sans pour autant avoir été autorisé à passer les sessions de rattrapage pour les semestres 5 et 6 contrairement aux autres élèves de sa promotion, qui, à la suite de l'invalidation d'un semestre ont été admis à redoubler leur année. Toutefois, cette circonstance est sans incidence sur l'issue du présent litige dès lors qu'elle se rapporte à des décisions qui ont été prises au titre de l'année universitaire précédente et qui sont devenues définitives. Par ailleurs, la circonstance que l'intéressé a été le seul de sa promotion à être réorienté sans qu'il soit admis à repasser des épreuves complémentaires au titre de l'année universitaire en litige n'est pas de nature, à elle seule, à caractériser un traitement discriminatoire par rapport aux autres élèves de sa promotion. Par suite ce moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité par les décisions attaquées, pris en son ensemble, doit être écarté.
10. En quatrième lieu, M. A B soutient que la délibération du 11 février 2021 est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'il ne lui a pas été proposé de passer des épreuves de rattrapage ni de l'inscrire pour une année supplémentaire qui n'est pas comptabilisée comme un redoublement, pour des raisons exceptionnelles en application des dispositions de l'article 4.3 du règlement des études. Toutefois, en ce qui concerne l'admission aux épreuves de rattrapage, l'intéressé se borne à soutenir que ses mauvais résultats et son manque d'assiduité ont pour seule cause la dégradation de son état de santé, alors que les pièces qu'il produit, soit un compte-rendu d'analyse de biologie médicale du 23 septembre 2020, ne comportant aucune précision sur les symptômes qu'il a présentés et la durée de la période de quarantaine, et une attestation du 25 mai 2021, établie par une psychologue, dont les constatations sur son état de santé ne vont pas à l'encontre d'un suivi à distance des enseignements du semestre 5, ne sont pas de nature à établir qu'il ne pouvait pas suivre les cours ainsi dispensés et qu'ils sont de nature à justifier ses absences aux séances de travaux pratiques. Par ailleurs, s'agissant de la nouvelle inscription prévue au point 4.3 du règlement, outre le fait que cet aménagement n'est pas de droit, le requérant ne démontre pas, par les seules pièces versées au dossier qu'il pouvait bénéficier de cette dérogation. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée la délibération du 11 février 2021 doit être écarté.
11. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point précédent, la décision du 28 avril 2021 n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
12. Il résulte de tout ce qui précède que M. A B n'est pas fondé à demander l'annulation des trois décisions attaquées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution, de telle sorte que les conclusions à fin d'injonction, sous astreinte pour certaines doivent également être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'université de Lille, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme demandée par M. A B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A B, à l'université de Lille et à Me Stéphanie Tran.
Délibéré après l'audience du 7 mars 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Stefanczyk, présidente,
M. Babski, premier conseiller,
M. Caustier, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 avril 2024.
Le rapporteur,
Signé
D. BABSKI
La présidente,
Signé
S. STEFANCZYK
La greffière,
Signé
N. PAULET
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026