LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2107572

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2107572

jeudi 13 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2107572
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantINGELAERE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 septembre 2021, M. C B, représenté par la SELARL Ingelaere et Partners Avocats, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 25 mai 2021 par laquelle le directeur régional des finances publiques des Hauts de France et du département du Nord a rejeté sa proposition de 31 000 euros pour l'acquisition d'un bien situé 8 bis rue du Faubourg de Cambrai Impasse Corbeau à Valenciennes, ensemble la décision du 27 juillet 2021 de rejet du recours gracieux ;

2°) d'enjoindre au directeur régional des finances publiques des Hauts de France et du département du Nord de déclarer nulle la vente du bien situé rue du Faubourg de Cambrai à Valenciennes ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat et la commune de Valenciennes la somme de

2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la juridiction administrative est compétente pour statuer sur le litige ;

- sa requête est recevable ;

- les décisions attaquées sont entachées d'un vice de procédure en l'absence de publicité et de mise en concurrence préalable ;

- elles sont entachées d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'article R. 3211-5 du code général de la propriété des personnes publiques ;

- l'offre retenue a été irrégulièrement sélectionnée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mars 2023, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord, représenté par

Me Di Stasio, conclut au rejet de la requête et demande à ce qu'une somme de 4 000 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le tribunal administratif est incompétent pour statuer sur une action relative à des actes émanant du service des domaines pris en sa qualité de curateur de la succession vacante de M. D ;

- la requête n'est pas recevable ;

- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code général de la propriété des personnes publiques ;

- l'arrêté du 2 novembre 1971 concernant l'administration provisoire et la curatelle des successions ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Chevaldonnet,

- les conclusions de M. Lienard, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Par sa requête, M. B demande au tribunal d'annuler la décision du 25 mai 2021 par laquelle le directeur régional des finances publiques des Hauts de France et du département du Nord a rejeté sa proposition de 31 000 euros pour l'acquisition d'un bien situé 8 bis rue du Faubourg de Cambrai Impasse Corbeau à Valenciennes, ensemble la décision du 27 juillet 2021 de rejet du recours gracieux formé à l'encontre de cette décision.

Sur la compétence :

2. D'une part, aux termes de l'article 809-1 du code civil : " Le juge, saisi sur requête de tout créancier, de toute personne qui assurait, pour le compte de la personne décédée, l'administration de tout ou partie de son patrimoine, d'un notaire, de toute autre personne intéressée ou du ministère public, confie la curatelle de la succession vacante, dont le régime est défini à la présente section, à l'autorité administrative chargée du domaine. () ". Aux termes de l'article 810-1 du même code : " Pendant les six mois qui suivent l'ouverture de la succession, le curateur ne peut procéder qu'aux actes purement conservatoires ou de surveillance, aux actes d'administration provisoire et à la vente des biens périssables. ". Enfin, aux termes de l'article 810-2 dudit code :

" A l'issue du délai mentionné à l'article 810-1, le curateur exerce l'ensemble des actes conservatoires et d'administration. / Il procède ou fait procéder à la vente des biens jusqu'à l'apurement du passif. / Il ne peut céder les immeubles que si le produit prévisible de la vente des meubles apparaît insuffisant. Il procède ou fait procéder à la vente des biens dont la conservation est difficile ou onéreuse, alors même que leur réalisation n'est pas nécessaire à l'acquittement du passif. ".

3. D'autre part, aux termes de l'article 9 de l'arrêté du 2 novembre 1971 concernant l'administration provisoire et la curatelle des successions :

" Le service des domaines exerce les fonctions de curateur conformément aux dispositions des articles 813 et 814 du code civil, et 998 et suivants du code de procédure civile, sous la réserve indiquée à l'article 10 ci-après. ". Et aux termes de l'article 11 du même arrêté :

" Le service des domaines exerce ses fonctions sous l'autorité du ministre de l'économie et des finances et sous le contrôle de l'autorité judiciaire. ".

4. Les actes accomplis par le directeur régional des finances publiques, agissant, en vertu des dispositions des articles 809 et suivants du code civil, en qualité de curateur à une succession vacante, selon les voies de droit commun prévues par ces dispositions, relèvent exclusivement du contrôle du juge judiciaire.

5. Il ressort des pièces du dossier que, par une ordonnance du 5 janvier 2021, le tribunal judiciaire de Valenciennes a déclaré vacante la succession de M. A D domicilié rue du Faubourg de Cambrai à Valenciennes et a nommé le service du domaine, pris en la personne du directeur régional des finances publiques des Hauts de France et du département du Nord, curateur de cette succession, en application des dispositions de l'article 809-1 du code civil. L'acte contesté par lequel ce directeur a refusé de donner une suite favorable à la demande de M. B en vue de l'acquisition d'un des actifs relevant de cette succession constitue ainsi un acte de gestion d'un patrimoine privé, dont la gestion incombe au dit directeur uniquement en sa qualité de curateur désigné. Par conséquent, la requête de M. B, qui est relative à un acte de gestion de la curatelle de la succession vacante de M. D, est présentée devant une juridiction incompétente pour en connaître, et doit donc être rejetée en tant que tel.

Sur les frais liés au litige :

6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat et en tout état de cause la commune de Valenciennes, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, la somme que M. B demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. B une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par l'Etat et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Article 2 : Les conclusions présentées par M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : M. B versera à l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Copie en sera adressée au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord.

Délibéré après l'audience du 23 mai 2024, à laquelle siégeaient :

- M. Chevaldonnet, président,

- M. Borget, premier conseiller,

- Mme Leclère, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juin 2024.

Le président-rapporteur,

Signé

B. CHEVALDONNET

L'assesseur le plus ancien

dans l'ordre du tableau,

Signé

J. BORGET

La greffière,

Signé

M. E

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique ce en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions