mercredi 17 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2108056 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | juge unique (6) |
| Avocat requérant | SCP DEBEUGNY-CORTIER |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et des mémoires enregistrés sous le n°2108056 le 13 octobre 2021, le 6 octobre 2022 et le 12 décembre 2022, M. A B, représenté par Me Cortier, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler le titre de recettes émis le 7 avril 2021 par le président du conseil départemental du Nord pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active (INK 001) d'un montant total de 16 545,98 euros pour la période du 1er décembre 2017 au 30 septembre 2020 ;
2°) de le décharger de la somme de 16 545,98 euros mentionnée dans ce titre ;
3°) de mettre à la charge du département du Nord une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision de notification de l'indu, prise par la caisse d'allocations familiales du Nord le 13 octobre 2020 ne lui est pas opposable car elle ne lui a pas été notifiée ;
- le titre de recettes ne comporte ni la signature de l'ordonnateur ni celle de son " émetteur " ;
- il ne comporte pas les bases de sa liquidation ;
- il n'a pas vécu en Espagne au cours de la période litigieuse, mais seulement un mois, en 2016.
Le payeur départemental du Nord a présenté des observations, enregistrées le 20 décembre 2021.
Il fait valoir que la requête est irrecevable à défaut d'avoir été précédée d'un recours administratif préalable obligatoire contre la décision de notification de l'indu, que le bordereau de titres a bien été signé, et que le titre n'avait pas à comporter les éléments servant au calcul de l'indu.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 7 septembre 2022 et le 20 octobre 2022, le département du Nord conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la requête est irrecevable à défaut de recours administratif préalable obligatoire contre le titre et que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
II. Par une requête enregistrée sous le n°2209034 le 24 novembre 2022, M. A B, représenté par Me Cortier, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 octobre 2020 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Nord lui a notifié un indu de revenu de solidarité active (INK 001) d'un montant total de 16 545,98 euros pour la période du 1er décembre 2017 au 30 septembre 2020 ;
2°) de le décharger de la somme de 16 545,98 euros correspondant au montant de cet indu ;
3°) de mettre à la charge du département du Nord, outre les " entiers " dépens une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête n'est pas forclose dès lors que la décision de notification de l'indu, prise par la caisse d'allocations familiales du Nord le 13 octobre 2020 ne lui a pas été notifiée avec les voies et délais de recours ;
- il n'a pas vécu en Espagne au cours de la période litigieuse, mais seulement un mois, en 2016.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 mars 2024, le département du Nord conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la requête est irrecevable comme tardive, le requérant ayant eu connaissance de la décision au plus tard le 16 novembre 2020 et que les moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Riou, vice-président, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Riou a été entendu au cours de l'audience publique à l'issue de laquelle l'instruction a été close, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. À la suite d'un contrôle réalisé le 29 septembre 2020 sur sa situation personnelle et du réexamen de ses droits qui s'en est suivi, la caisse d'allocations familiales du Nord a notamment notifié à M. B, par une décision du 13 octobre 2020, un indu de revenu de solidarité active (INK 001) d'un montant de 16 545,98 euros pour la période de décembre 2017 à septembre 2020. Par ses requêtes visées ci-dessus, M. B demande l'annulation de cette décision et du titre émis par le président du conseil départemental pour le recouvrement de l'indu et la décharge du montant de cet indu.
Sur la jonction des requêtes :
2. Les requêtes visées ci-dessus, enregistrées sous les nos 2108056 et 2209034, présentent à juger des questions connexes et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur le bien-fondé de l'indu litigieux :
En ce qui concerne le cadre juridique du litige :
3. L'annulation d'une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active, d'aide exceptionnelle de fin d'année ou de revenu de solidarité active, pour un vice de régularité n'implique pas nécessairement, compte tenu de la possibilité d'une régularisation par l'administration, l'extinction de la créance litigieuse, à la différence d'une annulation prononcée pour un motif mettant en cause le bien-fondé de cette décision. Il en résulte que, lorsque le requérant choisit de présenter, outre des conclusions tendant à l'annulation d'une telle décision, des conclusions à fin de décharge de la somme correspondant à la créance de l'organisme, il incombe au juge administratif d'examiner prioritairement les moyens mettant en cause le bien-fondé de la créance qui seraient de nature, étant fondés, à justifier le prononcé de la décharge.
4. Aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. Le revenu de solidarité active est une allocation qui porte les ressources du foyer au niveau du montant forfaitaire. () ". Aux termes de l'article L. 262-46 du même code : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. / () / La créance peut être remise ou réduite par le président du conseil départemental en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration. / () ".
5. Lorsque le recours dont le juge administratif est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active ou d'une aide exceptionnelle attribuée aux bénéficiaires de cette allocation, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu.
En ce qui concerne la résidence stable et effective en France :
6. Aux termes de l'article R. 262-5 du code de l'action sociale et des familles : " Pour l'application de l'article L. 262-2, est considérée comme résidant en France la personne qui y réside de façon permanente ou qui accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois. Les séjours hors de France qui résultent des contrats mentionnés aux articles L. 262-34 ou L. 262-35 ou du projet personnalisé d'accès à l'emploi mentionné à l'article L. 5411-6-1 du code du travail ne sont pas pris en compte dans le calcul de cette durée. / En cas de séjour hors de France de plus de trois mois, l'allocation n'est versée que pour les seuls mois civils complets de présence sur le territoire. " Aux termes de l'article R. 262-37 du même code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments. "
7. Pour bénéficier de l'allocation de revenu de solidarité active, une personne doit remplir la condition réglementaire de ressources et résider en France de manière stable et effective. Pour apprécier si cette seconde condition est remplie, il y a lieu de tenir compte de son logement, de ses activités, ainsi que de toutes les circonstances particulières relatives à sa situation, parmi lesquelles le nombre, les motifs et la durée d'éventuels séjours à l'étranger et ses liens personnels et familiaux. La personne qui remplit les conditions pour bénéficier de l'allocation de revenu de solidarité active a droit, lorsqu'elle accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois, au versement sans interruption de cette allocation. En revanche, lorsque ses séjours à l'étranger excèdent cette durée de trois mois, le revenu de solidarité active ne lui est versé que pour les mois civils complets de présence en France. En toute hypothèse, le bénéficiaire du revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation, outre l'ensemble des ressources dont il dispose, sa situation familiale et tout changement en la matière, toutes informations relatives au lieu de sa résidence, ainsi qu'aux dates et motifs de ses séjours à l'étranger lorsque leur durée cumulée excède trois mois.
8. L'indu litigieux mis à la charge de M. B trouve son origine dans le constat, à la suite d'une enquête d'un agent assermenté de la caisse d'allocations familiales, de la résidence en Espagne de l'intéressé pendant la période litigieuse. Il résulte de ce rapport, dont les mentions font foi jusqu'à preuve du contraire, que si le requérant déclare résider à Dunkerque depuis 2019, il effectue des achats et des retraits d'espèces de manière très régulière en Espagne, dans la région de Gérone et exerce, depuis 2015, une activité de commerçant, en étant domicilié à Bascara. Si le requérant se prévaut de ce qu'il demeurait chez son père à compter du 1er novembre 2015, et de ce qu'il aurait ensuite, après le déménagement de ce dernier en décembre 2018, continué à demeurer dans ce logement en devenant titulaire du bail à compter du 1er février 2019, la seule qualité de titulaire d'un bail, qui n'est pas établie, ne suffirait en outre pas à établir une résidence effective en France. Les attestations produites, peu circonstanciées et se bornant, pour l'essentiel, à attester d'une présence épisodique dans des bars et restaurants de Dunkerque, ne suffisent pas davantage à établir une résidence en France. M. B ne justifie d'aucun document officiel, d'aucune facture qui confirmerait le lieu de résidence alléguée. La circonstance qu'il ne serait qu'un associé minoritaire de la société espagnole, à la supposer établie, n'est pas davantage incompatible avec une résidence en Espagne, attestée, selon des éléments non contestés, par la localisation de ses achats et de ses retraits d'espèces et par une adresse connue des services de coopération policière et douanière entre la France et l'Espagne. Eu égard à l'ensemble de ces éléments, M. B doit être regardé comme ayant établi sa résidence en Espagne au cours de la période de l'indu. En l'absence de résidence en France en méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles, c'est à bon droit que la caisse d'allocations familiales du Nord a considéré qu'il n'avait pas, sur cette période, droit au bénéfice du revenu de solidarité active.
9. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à remettre en cause le bien-fondé de l'indu litigieux. Ses conclusions présentées aux fins de décharge des sommes correspondant au montant de l'indu litigieux doivent par conséquent être rejetées.
Sur les vices propres des décisions litigieuses :
10. En cas d'annulation par le juge de la décision ordonnant la récupération de l'indu pour vice de régularité, il est loisible à l'administration, si elle s'y croit fondée et si, en particulier, aucune règle de prescription n'y fait obstacle, de reprendre régulièrement et dans le respect de l'autorité de la chose jugée, sous le contrôle du juge, une nouvelle décision. Lorsque tout ou partie de l'indu d'aide exceptionnelle a été recouvré avant que le caractère suspensif du recours n'y fasse obstacle, il appartient au juge, s'il est saisi de conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à l'administration de rembourser la somme déjà recouvrée, de déterminer le délai dans lequel l'administration, en exécution de sa décision, doit procéder à ce remboursement, sauf à régulariser sa décision de récupération si celle-ci n'a été annulée que pour un vice de forme ou de procédure.
11. En premier lieu, les circonstances que la décision du 13 octobre 2020 n'aurait pas été notifiée à M. B et n'aurait pas été assortie de la mention des voies et délais sont sans incidence sur sa régularité.
12. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. / () ". Aux termes du 4° de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " Quelle que soit sa forme, une ampliation du titre de recettes individuel ou de l'extrait du titre de recettes collectif est adressée au redevable. L'envoi sous pli simple ou par voie électronique au redevable de cette ampliation à l'adresse qu'il a lui-même fait connaître à la collectivité territoriale, à l'établissement public local ou au comptable public vaut notification de ladite ampliation. / En application des articles L. 111-2 et L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif mentionne les nom, prénoms et qualité de la personne qui l'a émis ainsi que les voies et délais de recours. / Seul le bordereau de titres de recettes est signé pour être produit en cas de contestation.
13. Il résulte de l'instruction que le titre de recettes litigieux comporte la mention du nom, du prénom et de la qualité de son émetteur, qui n'est autre que l'ordonnateur, à savoir le président du conseil départemental du Nord. Conformément aux dispositions précitées du 4° de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, dérogeant expressément à l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, il n'avait pas, en tout état de cause, à être signé. Au demeurant, le payeur départemental, dans ses observations, justifie de ce que le bordereau de titres, qu'il produit, a été signé. Le moyen tiré de l'existence d'irrégularités formelles du titre de recettes manque en fait et doit être écarté.
14. En troisième lieu, d'une part, la décision par laquelle l'autorité administrative procède à la récupération de sommes indûment versées au titre de l'allocation de revenu de solidarité active est au nombre des décisions imposant une sujétion et doit, par suite, être motivée en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il en résulte qu'une telle décision doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. A ce titre, l'autorité administrative doit faire figurer dans la motivation de sa décision la nature de la prestation et le montant des sommes réclamées, ainsi que le motif et la période sur laquelle porte la récupération. En revanche, elle n'est pas tenue d'indiquer dans cette décision les éléments servant au calcul du montant de l'indu.
15. D'autre part, aux termes du second alinéa de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation () " ; qu'ainsi tout état exécutoire doit indiquer les bases de la liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il est émis et les éléments de calcul sur lesquels il se fonde, soit dans le titre lui-même, soit par référence précise à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur.
16. Le titre de recettes litigieux mentionne la nature des prestations et le montant des sommes réclamées, ainsi que la période sur laquelle porte la récupération. La décision du 13 octobre 2020, par laquelle la caisse d'allocations familiales a procédé à la récupération, n'avait pas à indiquer les éléments servant au calcul du montant de l'indu, dont le motif implique au demeurant qu'il s'agit de l'ensemble des allocations reçues dans la période concernée. Le titre n'avait pas davantage, par suite, à comporter ces éléments de calcul. Il résulte enfin de l'instruction, c'est-à-dire des termes circonstanciés du recours administratif formé par l'intéressé le 6 novembre 2020, soit antérieurement à l'émission du titre, que l'allocataire avait eu connaissance du motif de l'indu, par un document, sans qu'importe la circonstance que ce document ait consisté en des informations disponibles sur son espace personnel sur internet au titre des allocations familiales. M. B n'est pas fondé à soutenir que le titre de recettes dont il est débiteur serait irrégulier à défaut de comporter l'ensemble des mentions requises.
17. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir soulevées en défense, que les requêtes présentées par M. B doivent être rejetées, y compris les conclusions présentées au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes présentées par M. B sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au département du Nord.
Copie pour information sera adressée à la caisse d'allocations familiales du Nord et au payeur départemental du Nord.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 avril 2024.
Le magistrat désigné,
signé
J.-M. RIOULa greffière,
signé
I. BAUDRY
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Nos 2108056 - 2209034
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026