mardi 2 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2108442 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | LEFEBVRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 octobre 2021, M. B E et Mme C E demandent au tribunal d'annuler la décision du 15 juillet 2021 par laquelle le directeur de l'école municipale de musique de la commune de Nieppe a refusé d'inscrire leur fille, Mme A E, en classe de violon, ainsi que la décision du 23 septembre 2021 de rejet de leur recours hiérarchique.
Ils soutiennent que la décision attaquée méconnaît l'article III-2 du règlement intérieur de l'école municipale de musique de la commune de Nieppe.
La requête a été communiquée à la commune de Nieppe qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lemée,
- et les conclusions de M. Even, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. B E et Mme C E ont souhaité réinscrire leur fille, Mme A E, en classe de violon à l'école municipale de musique de la commune de Nieppe. Le 23 juin 2021, le directeur de l'école municipale de musique a réceptionné le dossier de réinscription. Par une décision du 15 juillet 2021, le directeur de l'école municipale de musique de Nieppe a refusé d'inscrire leur fille en classe de violon. Par un courrier du 14 septembre 2021, M. et Mme E ont formé un recours hiérarchique contre cette décision qui a été rejeté par une décision du maire de la commune de Nieppe le 23 septembre 2021. M. et Mme E demandent au tribunal d'annuler la décision du 15 juillet 2021, ainsi que la décision du 23 septembre 2021 de rejet de leur recours hiérarchique.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article III-2 du règlement intérieur de l'école municipale de musique de la commune de Nieppe : " () [L'inscription] ne devient effective qu'après réception du dossier complet soit : () l'attestation d'assurance responsabilité civile de l'adhérent (à fournir en septembre) () ".
3. En l'espèce, pour refuser l'inscription de la fille des requérants en classe de violon, le directeur de l'école municipale de musique de la commune de Nieppe s'est fondé sur la circonstance que le dossier d'inscription était incomplet en l'absence de l'attestation d'assurance responsabilité civile. Toutefois, les dispositions précitées de l'article III-2 du règlement intérieur de l'école municipale de musique prévoient que ce document doit être fourni en septembre. Ainsi, en se fondant sur la circonstance que le dossier de Mme A E était, à la date de la décision contestée, incomplet en l'absence de l'attestation d'assurance responsabilité civile, le directeur de l'école municipale de musique de la commune de Nieppe a méconnu les dispositions précitées de l'article III-2 du règlement intérieur de l'école municipale de musique de la commune de Nieppe. Par suite, M. et Mme E sont fondés à demander l'annulation de la décision du 15 juillet 2021, ainsi que de la décision du 23 septembre 2021 de rejet de leur recours hiérarchique.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 15 juillet 2021 par laquelle le directeur de l'école municipale de musique de la commune de Nieppe a refusé d'inscrire Mme A E en classe de violon et la décision du 23 septembre 2021 de rejet du recours hiérarchique sont annulées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B E, à Mme C E et à la commune de Nieppe.
Délibéré après l'audience du 12 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Fabre, président,
Mme Monteil, première conseillère,
M. Lemée, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 avril 2024.
Le rapporteur,
Signé
M. LEMÉE
Le président,
Signé
X. FABRE
La greffière,
Signé
M. D
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026