vendredi 29 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2108563 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | AARPI PANTONE AVOCATS |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et des mémoires, enregistrés les 27 octobre 2021, 4 novembre 2021, 10 janvier 2022, 18 janvier 2022 et 28 janvier 2022, sous le n° 2108563, M. A D, représenté par Me Thieffry, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 5 juillet 2021 par lequel le préfet du Pas-de-Calais a prononcé son expulsion du territoire français ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement, à Me Thieffry, avocate de M. D, de la somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente à défaut de justification d'une délégation de signature ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière au regard des dispositions de l'article L. 632-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors que le recours à la visio-conférence est dépourvu de base légale et que le consentement de M. D n'a pas été recueilli ;
- elle est entachée d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il ne peut faire l'objet d'un arrêté d'expulsion en vertu de l'article L. 631-3 du même code ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 novembre 2021, le préfet du Pas-de-Calais conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable comme tardive ;
- les moyens soulevés par le requérant sont infondés.
Par une ordonnance du 2 février 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 18 février 2022.
M. D a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 janvier 2022.
II. Par une requête et des mémoires, enregistrés les 29 octobre 2021, 2 novembre 2021, 10 janvier 2022, 18 janvier 2022 et 28 janvier 2022, sous le n° 2108468, M. D, représenté par Me Thieffry, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 27 octobre 2021 par laquelle le préfet du Pas-de-Calais a fixé le pays de destination de la mesure d'expulsion le concernant ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement, à Me Thieffry, avocate de M. D, de la somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente à défaut pour le préfet du Pas-de-Calais de justifier d'une délégation de signature ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de l'arrêté prononçant son expulsion du 5 juillet 2021 ;
- l'arrêté prononçant son expulsion a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière au regard des dispositions de l'article L. 632-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors que le recours à la visio-conférence est dépourvu de base légale et que le consentement de M. D n'a pas été recueilli ;
- elle est entachée d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il ne peut faire l'objet d'un arrêté d'expulsion en vertu de l'article L. 631-3 du même code ;
Par des mémoires en défense enregistrés les 4 novembre 2022 et 13 janvier 2022, le préfet du Pas-de-Calais conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable comme tardive ;
- les moyens soulevés par le requérant sont infondés.
Par une ordonnance du 2 février 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 18 février 2022.
M. D a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 7 février 2022.
Vu les autres pièces de ces deux dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code pénitentiaire ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lançon,
- les conclusions de Mme Bruneau, rapporteure publique,
- et les observations de Me Thieffry, avocate de M. D.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant marocain né le 26 avril 1980, alors incarcéré au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil, s'est vu notifier un arrêté daté du 5 juillet 2021 par lequel le préfet du Pas-de-Calais a décidé son expulsion du territoire français au motif que sa présence sur le territoire français constitue une menace pour l'ordre public. Par une décision du 27 octobre 2021, le préfet du Pas-de-Calais a fixé le pays de destination de la mesure d'expulsion dont M. D a fait l'objet. Par la requête enregistrée sous le n° 2108563 et par la requête enregistrée sous le n° 2108468, qu'il y a lieu de joindre pour statuer par un seul jugement, M. D demande au tribunal d'annuler les décisions précitées des 5 juillet 2021 et 27 octobre 2021.
Sur la recevabilité de la requête n° 2108563 :
2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ". Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / () ". L'article R. 421-5 de ce code dispose : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. "
3. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 313-1 du code pénitentiaire : " Les personnes prévenues peuvent faire connaître l'avocat ou les avocats qu'elles ont choisis par déclaration auprès du chef de l'établissement pénitentiaire ou par déclaration de leur avocat auprès du greffier du juge d'instruction, dans les conditions et selon les formes prévues par les dispositions de l'article 115 du code de procédure pénale. " . Aux termes de l'article L. 313-2 du même code : " Les personnes détenues communiquent librement avec leurs avocats. / Les modalités d'application du présent article sont fixées par décret en Conseil d'État. "
4. Il ressort des pièces du dossier que M. D s'est vu notifier, le 5 juillet 2021, alors qu'il était en détention au centre pénitentiaire de Vendin le Vieil, l'arrêté daté du même jour, prononçant son expulsion. Cette notification, effectuée en langue française, comprise et parlée par le requérant, comprenait la mention des voies et délais de recours contre cette décision, en particulier la possibilité d'exercer un recours contentieux auprès du tribunal dans un délai de deux mois. Si M. D produit au dossier un " avis de départ d'un courrier destiné aux autorités ", destiné au tribunal administratif de Lille, certes daté du 20 juillet 2021 mais non signé, puis, un second avis signé et revêtu du tampon du vaguemestre de l'établissement, il ne justifie pas de l'objet du courrier qu'il aurait eu l'intention d'adresser ainsi à la juridiction, et ne joint au demeurant aucune copie, qui pourrait être manuscrite, de ce courrier. En outre, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que le requérant, qui ne fait valoir aucune difficulté sur ce point, aurait été empêché d'avoir recours à un conseil pour l'exercice de son droit à un recours effectif ou d'avertir toute autre personne de son choix afin de s'assurer de ce que le courrier précité avait effectivement été enregistré par le tribunal. Dans ces conditions, et alors qu'aucune requête dirigée contre l'arrêté d'expulsion en litige n'est parvenue au tribunal, qui l'aurait nécessairement enregistrée, antérieurement à la requête n° 2108563, cette dernière requête de M. D, enregistrée le 29 octobre 2021, doit être regardée comme tardive et doit être, par suite, rejetée comme irrecevable.
Sur la décision portant fixation du pays de destination de la mesure d'expulsion :
5. En premier lieu, eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de délégation de signature, soumis à la formalité de publication, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. Par un arrêté n° 2020-10-31 du 22 avril 2021, publié le même jour au recueil spécial n° 51 des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Pas-de-Calais a donné délégation à M. B C, chef du bureau de l'éloignement, signataire de la décision en litige, à l'effet de signer, notamment, les décisions fixant le pays de destination des mesures d'éloignement. Par suite, le moyen d'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.
6. En deuxième lieu, la décision attaquée, qui n'avait pas à mentionner l'ensemble des éléments de la situation de l'intéressé, comportent les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles se fondent. En particulier, elle cite l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur le fondement duquel elle a été prise, et précise que l'intéressé a fait l'objet d'un arrêté d'expulsion en date du 5 juillet 2021. Ces considérations sont suffisamment développées pour permettre au requérant d'en comprendre et d'en discuter les motifs, et pour permettre au juge d'exercer son contrôle. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision en litige doit être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. Si M. D établit être arrivé en France en novembre 1981, à l'âge d'un an, qu'il s'est vu délivrer une carte de résident valable jusqu'au 25 avril 2008, qu'il a été scolarisé en France, de manière continue, de l'école maternelle en 1984 jusqu'au lycée en 1998 et que résident en France sa mère, un frère et une sœur, il ressort des pièces du dossier que le requérant a été condamné à neuf reprises à des peines délictuelles entre 1999 et 2003, à une peine de réclusion criminelle par la Cour d'assises du Pas-de-Calais par un arrêt du 30 mars 2010, pour vol avec arme, participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime, blessures involontaires avec incapacité n'excédant pas 3 mois par conducteur de véhicule terrestre à moteur et violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence, que son incarcération a été marquée par plusieurs décisions de retrait de remises de peine et qu'il fait l'objet d'un mandat d'arrêt émis par les autorités belges toujours en cours. Dans ces circonstances, en prenant à son encontre la décision en litige qui fixe comme pays de destination de la mesure d'expulsion le pays dont M. D a la nationalité ou tout autre pays dans lequel il serait légalement admissible, le préfet du Pas-de-Calais n'a pas porté au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts poursuivis et n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales précitées. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit donc être écarté.
9. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point précédent, le préfet du Pas-de-Calais n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision en litige sur la situation personnelle de l'intéressé. Le moyen doit, dès lors, être écarté.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. "
11. Si M. D soutient que son retour au Maroc, pays dont il a la nationalité, aggraverait son état de santé et qu'il ne pourrait y bénéficier d'un traitement médical adapté à sa pathologie, il ne ressort d'aucune pièce du dossier qu'à la date de la décision en litige, il bénéficiait d'un traitement ou d'un suivi médical. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
12. En sixième et dernier lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 4, que l'arrêté du 5 juillet 2021 est devenue définitif, à défaut pour M. D de l'avoir contesté dans le délai de recours contentieux. En conséquence, il ne peut utilement soulever, à l'appui de sa requête dirigée contre la décision fixant le pays de destination de cette mesure d'expulsion, les moyens tirés de l'irrégularité de la procédure préalable à cette décision et celui tiré de la méconnaissance de l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, ces moyens doivent être écartés comme inopérants.
13. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du préfet du Pas-de-Calais du 27 octobre 2021 fixant le pays de destination de la mesure d'expulsion prise à son encontre le 5 juillet 2021. Par suite, ses conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles relatives aux frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : les requêtes nos 2108468 et 2108563 de M. D sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, à Me Thieffry et au préfet du Pas-de-Calais.
Copie en sera adressée pour information au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 20 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Riou, président,
M. Fougères, premier conseiller,
Mme Lançon, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 décembre 2023.
La rapporteure,
signé
L.-J. Lançon
Le président,
signé
J.-M. Riou
La greffière,
signé
I. Baudry
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Nos 2108468, 2108563
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026