mercredi 18 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2108604 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL RESSOURCES PUBLIQUES AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 29 octobre 2021 et le 21 avril 2022, Mme B A, représentée par Me Marcilly, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du directeur général du centre hospitalier régional universitaire de Lille du 6 avril 2021, en tant que cette décision a limité la prise en charge des soins consécutifs à son accident reconnu imputable au service jusqu'au 11 février 2021 ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Lille la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mars 2022, le centre hospitalier universitaire de Lille, représenté par Me Segard, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif et () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger que questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 du code de justice administrative ()".
2. D'une part, si la date de consolidation correspond au moment où les lésions se fixent et prennent un caractère permanent, ce qui permet d'apprécier un taux d'incapacité physique permanente, elle ne constitue pas pour autant nécessairement la fin des soins nécessités par l'accident ni la disparition de toute séquelle et, encore moins, la guérison du fonctionnaire concerné et son aptitude à reprendre ses fonctions. D'autre part, lorsque l'état d'un fonctionnaire est consolidé postérieurement à un accident imputable au service, le bénéfice du régime des accidents de service est subordonné non pas à l'existence d'une rechute ou d'une aggravation de sa pathologie, mais à l'existence de troubles présentant un lien direct et certain, mais non nécessairement exclusif, avec un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de ses fonctions.
3. Il ressort des pièces du dossier que Mme A, aide-soignante au pôle cardiovasculaire et pulmonaire du centre hospitalier universitaire de Lille, s'est blessée dans l'exercice de ses fonctions en effectuant un mouvement de torsion des doigts en manipulant une alèse entraînant des douleurs aux doigts, aux poignets et aux avant-bras ainsi qu'un œdème des doigts. Il ressort également des pièces du dossier qu'un médecin agréé a examiné l'état de santé de Mme A le 11 février 2021 et qu'il a conclu, dans un rapport d'expertise du 15 février 2021, à la reconnaissance de l'imputabilité au service de l'accident survenu le 4 septembre 2019 et à la prise en charge des arrêts et des soins correspondants. Par une décision du 6 avril 2021, conforme aux conclusions du rapport d'expertise, le directeur général du centre hospitalier de Lille a reconnu l'imputabilité au service de cet accident, a fixé la date de consolidation de son état de santé au 11 février 2021 avec un taux d'incapacité permanente partielle de 3% et a pris en charge les soins consécutifs à son accident de service jusqu'au 11 février 2021. Si la date de consolidation de l'état de santé de Mme A coïncide avec la date limite de prise en charge de ses soins, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée que le centre hospitalier universitaire de Lille ait entendu exclure par principe la prise en charge de tous soins prescrits postérieurement à la date de consolidation. Par suite, la décision du 6 avril 2021, en tant qu'elle reconnaît " l'imputabilité de la prise en charge des soins jusqu'au 11/02/2021 ", doit être regardée comme se bornant à accepter de prendre en charge les soins consécutifs à son accident de service qui ont été effectivement réalisés avant l'expertise effectuée par le médecin agréé et pour lesquels ce dernier a conclu à un lien direct et certain avec l'accident survenu le 4 septembre 2019. Dans ces conditions, la décision contestée ne saurait faire obstacle, comme l'indique le centre hospitalier lui-même dans ses écritures, à ce que Mme A présente à son employeur une demande de prise en charge de soins, sous réserve de justifier de l'existence d'un lien direct et certain avec l'accident survenu le 4 septembre 2019. Par suite, la décision du 6 avril 2021, qui constitue une décision favorable pour l'intéressée, ne lui fait pas grief. Ainsi, comme le fait valoir le centre hospitalier universitaire de Lille, la requête, à défaut d'intérêt à agir de Mme A contre la décision en cause, est entachée d'une irrecevabilité manifeste insusceptible d'être régularisée et doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que le centre hospitalier universitaire de Lille, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Mme A une somme que celle-ci réclame au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions du centre hospitalier universitaire de Lille présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du centre hospitalier universitaire de Lille présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au centre hospitalier universitaire de Lille.
Fait à Lille, le 18 septembre 2024.
Le président,
Signé
J.-M. Riou
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026