vendredi 4 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2108716 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | CALONNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 5 novembre 2021 et 27 juillet 2023, Mme A B, représentée par Me Marie-Hélène Calonne, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite née le 27 septembre 2021 par laquelle la rectrice de l'académie de Lille a rejeté son recours gracieux dirigé à l'encontre de la délibération du jury du baccalauréat général spécialité " mathématiques et physique-chimie " du 9 juillet 2021 la déclarant non admise à l'issue des épreuves du second groupe avec une moyenne de 9,86/20 ;
2°) d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Lille de lui délivrer le diplôme du baccalauréat général, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- plusieurs erreurs ont affecté le calcul de sa moyenne s'agissant des notes obtenues aux épreuves de français, de physique-chimie spécialité, de mathématique spécialité, ce qui a entaché la délibération du jury d'erreurs de fait et d'erreur d'appréciation ;
- le principe d'égalité des candidats devant l'examen a été méconnu dès lors que certains élèves ont vu leurs notes des devoirs réalisés à la maison validées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 mars 2023, la rectrice de l'académie de Lille conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés
Par une ordonnance du 31 juillet 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 31 août 2023 à 14 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le décret n° 2021-209 du 25 février 2021;
- le décret n°2020-721 du 13 juin 2020;
- l'arrêté du 22 juillet 2019 relatif à la nature et à la durée des épreuves terminales du baccalauréat général et du baccalauréat technologique à compter de la session de 2021 ;
- l'arrêté du 25 février 2021 relatif aux modalités d'organisation de l'examen du baccalauréat général et technologique pour la session 2021 pour l'année scolaire 2020-2021 ;
- l'arrêté du 13 juin 2020 relatif à l'organisation de l'examen du baccalauréat général et technologique de la session 2021 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Sanier,
- et les conclusions de M. Babski, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, scolarisée en classe de terminale au lycée Mariette de Boulogne-sur-Mer, s'est présentée à la session 2021 de l'examen du baccalauréat général spécialités " mathématiques et physique-chimie ". A l'issue des épreuves du second groupe, elle a été déclarée non-admise avec une moyenne de 9,86/20 par une délibération du jury du 9 juillet 2021. Par un courrier de son conseil en date du 19 juillet 2021, reçu le 27 juillet suivant, Mme B a présenté un recours gracieux qui a fait l'objet d'une décision implicite de rejet par la rectrice de l'académie de Lille. Par la présente requête, Mme B demande au tribunal d'annuler cette dernière décision.
Sur l'étendue du litige :
2. Il est toujours loisible à la personne intéressée, sauf à ce que des dispositions spéciales en disposent autrement, de former à l'encontre d'une décision administrative un recours gracieux devant l'auteur de cet acte et de ne former un recours contentieux que lorsque le recours gracieux a été rejeté. L'exercice du recours gracieux n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un recours gracieux doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet du recours gracieux dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés, que contre la décision initialement prise par l'autorité administrative. Il appartient, en conséquence, au juge administratif, s'il est saisi dans le délai de recours contentieux qui a recommencé de courir à compter de la notification du rejet du recours gracieux, de conclusions dirigées formellement contre le seul rejet du recours gracieux, d'interpréter les conclusions qui lui sont soumises comme étant aussi dirigées contre la décision administrative initiale.
3. Par la présente requête, Mme B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la délibération du jury du 9 juillet 2021 l'ayant déclarée non-admise à l'examen du baccalauréat général ainsi que la décision implicite portant rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. Aux termes de l'article D337-88 du code de l'éducation : " Les résultats définitifs des évaluations résultent de la délibération du jury souverain. ".
5. En vertu des principes généraux du droit des concours et examens, un jury porte sur les mérites des candidats une appréciation souveraine, qui n'est pas susceptible d'être remise en cause par l'administration. En conséquence, seul le résultat final de l'examen résultant de la délibération du jury, qui a le caractère d'une décision faisant grief, peut être contesté devant le juge administratif dès lors que cette décision serait entachée d'une erreur matérielle ou que l'appréciation des épreuves aurait relevé de considérations autres que la valeur du candidat.
6. En premier lieu, aux termes de l'article 2 du décret n°2020-721 du 13 juin 2020 relatif à l'organisation de l'examen du baccalauréat général et technologique de la session 2021 : " I. La note attribuée au titre des épreuves anticipées de français est fixée par le jury du baccalauréat en tenant compte de la note moyenne annuelle de français obtenue en classe de première et inscrite dans le livret scolaire ou le dossier de contrôle continu pour l'année scolaire 2019-2020 des candidats suivants : / - candidats inscrits dans un établissement d'enseignement public relevant du titre II du livre IV, à l'exception du chapitre IV, du code de l'éducation ; () ". Aux termes de l'article 3 de l'arrêté du 13 juin 2020 relatif à l'organisation de l'examen du baccalauréat général et technologique de la session 2021 : " I. La note attribuée aux candidats mentionnés au I de l'article 2 du décret n° 2020-721 du 13 juin 2020 susvisé au titre de l'épreuve de l'enseignement de spécialité suivi uniquement en classe de première et des épreuves anticipées de français est la note moyenne annuelle de l'enseignement correspondant obtenue en classe de première et inscrite dans le livret scolaire ou le dossier de contrôle continu du candidat. () / II. La valeur de chaque note moyenne annuelle du livret scolaire ou du dossier de contrôle continu est obtenue par la moyenne des moyennes des deux premiers trimestres ou des moyennes semestrielles, exprimée par une note variant de 0 à 20. Les notes attribuées durant la fermeture administrative des établissements et, le cas échéant, après leur réouverture ne sont pas prises en compte. / La note moyenne annuelle est prise en compte par une note en points entiers, arrondie à l'unité supérieure. () ".
7. Mme B conteste la note de 6/20 obtenue au titre des épreuves anticipées de français du baccalauréat en faisant valoir qu'elle n'a jamais passé cette épreuve en 2020 en raison du contexte sanitaire. Toutefois, il résulte des dispositions citées au point précédent que pour les épreuves anticipées de français, la note attribuée correspond à la note moyenne annuelle de français obtenue en classe de première et inscrite dans le livret scolaire ou le dossier de contrôle continu du candidat, en remplacement de la note obtenue à l'épreuve orale, laquelle n'a pu être organisée en raison du contexte de la pandémie de covid-19. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, et notamment du livret scolaire de Mme B, que cette dernière a obtenu en classe de première, pour l'année scolaire 2019-2020, la note moyenne annuelle de 5.55/20 en français, correspondant à la moyenne des deux moyennes obtenues aux deux premiers trimestres. Dans ces conditions, en arrondissant cette moyenne annuelle au point supérieur et en retenant la note de 6/20 pour l'épreuve de français conformément aux dispositions précitées, le jury n'a commis aucune erreur matérielle.
8. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article 1er du décret n° 2021-209 du 25 février 2021 relatif à l'organisation de l'examen du baccalauréat général et technologique de la session 2021 pour l'année scolaire 2020-2021 : " Le diplôme du baccalauréat général et celui du baccalauréat technologique sont délivrés, au titre de la session 2021 conformément aux dispositions des chapitres IV et VI du titre III du livre III du code de l'éducation et du décret du 13 juin 2020 susvisé sous réserve des dispositions du présent décret. / Les dispositions du présent décret s'appliquent aux candidats suivants : / 1° Les candidats inscrits dans un établissement d'enseignement public relevant du titre II du livre IV (). ". Aux termes de l'article 1-1 de ce décret : " Lorsque les dispositions du présent décret prévoient qu'une moyenne annuelle de la classe de terminale dans un enseignement est retenue au titre d'une épreuve, cette moyenne annuelle est celle du livret scolaire du candidat, établi conformément à l'arrêté du 4 mars 2020 relatif au livret scolaire pour l'examen du baccalauréat général et du baccalauréat technologique. Si le candidat ne dispose pas d'un livret scolaire, la moyenne annuelle retenue est celle figurant sur le relevé de notes tenant lieu de livret scolaire, établi dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'éducation nationale. / La moyenne annuelle retenue est celle figurant sur le livret scolaire ou le relevé de notes en tenant lieu, arrondie au dixième de point supérieur. ". L'article 2 du même décret dispose que : " Pour les candidats mentionnés au 1° de l'article 1er, les notes attribuées au titre des deux épreuves terminales des enseignements de spécialité sont les moyennes annuelles de la classe de terminale, dans les enseignements concernés, inscrites dans le livret scolaire des candidats, arrondies au dixième de point supérieur. ". En vertu de l'article 2 de l'arrêté du 25 février 2021 relatif aux modalités d'organisation de l'examen du baccalauréat général et technologique pour la session 2021 pour l'année scolaire 2020-2021 : " La valeur de chaque note moyenne annuelle du livret scolaire, attribuée au titre des épreuves terminales des enseignements de spécialité, est obtenue par la moyenne des moyennes trimestrielles ou semestrielles de la classe de terminale. ". Enfin, aux termes de l'article 4 de l'arrêté du 22 juillet 2019 relatif à la nature et à la durée des épreuves terminales du baccalauréat général et du baccalauréat technologique à compter de la session de 2021 : " Seule la meilleure note obtenue par le candidat au premier ou au deuxième groupe d'épreuves est prise en compte par le jury. ".
9. D'autre part, l'article 6 du décret du 25 février 2021 précité dispose que : " Les notes définitives résultent de la délibération du jury. Par dérogation aux articles D. 334-9, D. 334-10, D. 336-9 et D. 336-10, les éléments d'appréciation dont dispose le jury au titre des épreuves des premier et second groupes sont : / 1. Les notes provisoires retenues au titre des épreuves anticipées du baccalauréat ; / 2. Les moyennes annuelles retenues au titre des évaluations communes et des épreuves terminales des enseignements de spécialité pour les enseignements concernés ; / 3. Les notes obtenues à la première série d'évaluations communes ; / 4. Les notes obtenues aux épreuves terminales pour les enseignements concernés ; / 5. Les notes obtenues aux épreuves de contrôle du second groupe, le cas échéant ; / 6. Pour certaines épreuves, les notes et les appréciations des professeurs portant sur les résultats obtenus en cours d'année scolaire accompagnées, le cas échéant, de travaux ou de comptes rendus de travaux réalisés par le candidat ; / 7. Pour certaines épreuves, les notes attribuées aux candidats par les examinateurs, accompagnées le cas échéant de leurs appréciations, des travaux ou comptes rendus de travaux des candidats ; / 8. Le livret scolaire. / Le jury prend connaissance des notes issues des moyennes annuelles des livrets scolaires retenues au titre des évaluations communes de la classe de terminale et des épreuves terminales des enseignements de spécialité, et s'assure qu'il n'existe pas de discordance manifeste entre elles. Il peut procéder à une harmonisation des notes issues des moyennes annuelles des livrets scolaires retenues au titre des évaluations communes de la classe de terminale et des épreuves terminales des enseignements de spécialité. Il peut s'appuyer, pour l'établissement d'origine du candidat, le cas échéant, sur les moyennes annuelles du livret scolaire des élèves de terminale des années scolaires 2017-2018 et 2018-2019 dans les enseignements comparables ainsi que sur les notes obtenues par les candidats des sessions 2018 et 2019 aux épreuves terminales à ces mêmes enseignements ". Enfin, aux termes de la note de service du 9 juin 2021 relative aux modalités d'organisation de l'examen du baccalauréat général et technologique de la session 2021, pour l'année scolaire 2020-2021, dans le contexte de l'épidémie de covid-19 : " Lorsque le livret scolaire est utilisé pour transmettre au jury du baccalauréat de la session 2021 les moyennes annuelles des candidats, dans les cas précisés au I et au II de la présente note de service, les livrets scolaires sont renseignés par l'équipe pédagogique de façon à indiquer le niveau atteint et à valoriser l'implication, l'engagement dans les apprentissages, l'assiduité et les progrès du candidat dans le cadre de sa scolarité. Une attention particulière est portée à la qualité de chaque appréciation, et à la richesse des informations qui seront données au jury lors de la session 2021 pour l'éclairer sur les capacités, les connaissances et les niveaux de compétences atteints par le candidat. Ces appréciations permettent au professeur d'expliquer, le cas échéant, une modalité particulière d'évaluation, de nuancer et de contextualiser une moyenne, surtout si elle est considérée comme peu représentative des qualités du candidat dans le contexte de l'année scolaire 2020-2021. ".
10. Mme B fait valoir que, pour les enseignements de spécialité de mathématiques et de physique-chimie, des notes obtenues au troisième trimestre de son année de terminale n'ont pas été prises en compte dans le calcul de sa moyenne annuelle, de sorte que la délibération du jury du second groupe d'épreuves est entaché d'une erreur matérielle et d'une erreur manifeste d'appréciation. Toutefois, il ressort du bulletin de notes du troisième trimestre de l'année de terminale et du livret scolaire de la requérante que ses professeurs ont estimé, conformément aux règles édictées au point 9, que les deux notes, obtenues en mathématiques et en physique-chimie au troisième trimestre, n'étaient pas représentatives des connaissances et compétences de l'intéressée, en raison des nombreuses absences justifiées de l'élève et de la réalisation de ces devoirs à domicile, et qu'ils n'étaient ainsi pas en capacité de reporter une moyenne sur son livret scolaire pour ce trimestre. Le jury de délibération a, dès lors, retenu, s'agissant de l'épreuve de mathématiques, la note de 10.5/20, correspondant à la moyenne annuelle inscrite sur le livret scolaire de l'intéressée, laquelle résulte de la moyenne des moyennes du premier trimestre, soit 9/20, et du deuxième trimestre, soit 12/20 et, s'agissant de l'épreuve de physique-chimie, la note de 11/20, correspondant à la meilleure note obtenue par Mme B à l'issue de second groupe d'épreuves dans cette matière. Par suite, les moyens doivent être écartés.
11. En troisième lieu, si Mme B soutient qu'elle aurait été victime d'une rupture d'égalité avec les autres candidats au baccalauréat, dès lors que certains d'entre eux ont vu leurs notes validées pour des devoirs réalisés à la maison, elle ne produit aucun élément probant à l'appui de ses allégations. Par suite, le moyen doit être écarté.
12. En dernier lieu, si la requérante fait valoir qu'en dépit des difficultés qu'elle a pu rencontrer au cours de sa scolarité, elle a été très investie et a reçu un avis favorable du chef d'établissement, ces circonstances sont toutefois sans incidence sur la légalité de la délibération attaquée.
13. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la délibération du jury du baccalauréat général du 9 juillet 2021 ni de la décision implicite née le 27 septembre 2021 de la rectrice de l'académie de Lille portant rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
14. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution, de sorte que les conclusions de la requête à fin d'injonction sous astreinte doivent également être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme B réclame au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée, pour information, à la rectrice de l'académie de Lille.
Délibéré après l'audience du 13 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Stefanczyk, présidente,
Mme Balussou, première conseillère,
Mme Sanier, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2024.
La rapporteure,
Signé
L. SANIER
La présidente,
Signé
S. STEFANCZYK
La greffière,
Signé
N. PAULET
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026