mardi 16 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2108799 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | juge unique (2) |
| Avocat requérant | SCP SHBK AVOCATS SEGARD BRIOUT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire et des pièces , enregistrés le 9 novembre 2021, le 31 janvier 2023, le 16 février 2023, le 20 février 2023 et le 15 décembre 2023, M. B C, représenté par Me Segard, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 17 mars 2020 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de procéder à l'échange de son permis de conduire de la République socialiste soviétique d'Arménie contre un permis de conduire français, ainsi que la décision implicite par laquelle il a rejeté son recours gracieux présenté le 1er juin 2021 ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de procéder à l'échange de permis, sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;
3°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 1 000 euros par mois à compter du 17 mars 2020, jusqu'à ce que l'échange du permis soit réalisé, assortir des intérêts au taux légal et de leur capitalisation annuelle à compter du 1er juin 2021 ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article R. 222-3 du code de la route et de la circulaire du 3 août 2012 relative à la mise en œuvre de l'arrêté interministériel du 12 janvier 2012 fixant les conditions de reconnaissance et d'échange des permis de conduire délivrés par les Etats n'appartenant ni à l'Union européenne, ni à l'Espace économique européen ;
- cette illégalité constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat ;
- cette faute lui a causé un préjudice professionnel.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 8 décembre 2022 , le 13 février 2023 et le 18 décembre 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut à ce qu'il n'y ait lieu à statuer sur la requête.
Il soutient que la décision attaquée a été abrogée et l'instruction de la demande du requérant rouverte.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- l'arrêté interministériel du 12 janvier 2012 fixant les conditions de reconnaissance et d'échange des permis de conduire délivrés par les Etats n'appartenant ni à l'Union européenne, ni à l'Espace économique européen ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Après avoir entendu le rapport de M. A au cours de l'audience publique.
1. M. B C a sollicité le 8 janvier 2020 l'échange de son titre de conduite délivré par les autorités de la République socialiste soviétique d'Arménie contre un permis de conduire français. Le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté sa demande par une décision du 17 mars 2020 dont M. C demande l'annulation.
2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier, que postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de la Loire-Atlantique a procédé à l'échange du permis de M. C. Les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête ont donc perdu leur objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. En second lieu, si M. C soutient que l'illégalité de la décision attaquée lui a causé un préjudice professionnel, il n'assortit cette affirmation d'aucune précision et ne produit au dossier aucun élément de nature à établir l'existence et l'étendue de ce préjudice. Ces conclusions de la requête doivent dès lors être rejetées.
4. Enfin, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, partie principalement perdante, une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête.
Article 2 : L'Etat versera à M. C une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet de la Loire-Atlantique.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 janvier 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
P. ALe greffier,
Signé
A. DEWIERE
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique, en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026