mardi 12 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2109124 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP GROS-HICTER ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 19 novembre 2021, les 26 janvier, 7 juin, 1er juillet 2022, et le 3 janvier 2023, M. B A et Mme C D, représentés par la SCP Mougel-Brouwer-Haudiquet, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) de condamner la commune de Rexpoëde à leur verser une indemnité d'un montant de 25 000 euros en réparation des préjudices subis en raison des nuisances sonores liées à l'occupation du city stade et des carences du maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Rexpoëde la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la responsabilité pour faute du maire est engagée dès lors qu'il s'est abstenu de faire usage de ses pouvoirs de police administrative à l'égard des nuisances produites par les usagers du city-stade ;
- la responsabilité sans faute de la commune, en sa qualité de maître d'ouvrage, est également engagée, en tant qu'ils ont subi un dommage anormal et spécial du fait du bruit causé par les usagers du city-stade et des jets de ballon qui en sont issus ;
- ils ont subi des troubles dans les conditions d'existence dont le montant total s'élève à 25 000 euros.
Par des mémoires en défense enregistrés les 14 janvier, 18 mai, 22 juin, 5 juillet et 2 décembre 2022, la commune de Rexpoëde, représentée par la SCP Gros, Hicter, d'Halluin et associés, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. A et Mme D, la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés ;
- à titre subsidiaire, la créance fondée sur les préjudices que les requérants auraient subis au cours de l'année 2016 est prescrite.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Horn,
- les conclusions de Mme Michel, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Dubois, représentant la commune de Rexpoëde.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A et sa compagne Mme C D sont propriétaires depuis 2016 d'une maison d'habitation sise au 34 rue de West Cappel à Rexpoëde (59122). Par un courrier du 25 août 2021, reçu le 31 août suivant, M. A et Mme D ont demandé au maire de Rexpoëde de lui verser, au titre de l'indemnisation de différents préjudices qu'ils estiment avoir subis, la somme de 25 000 euros. Par un courrier du 3 novembre 2021, le maire de Rexpoëde a rejeté la demande préalable indemnitaire de M. A et Mme D.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne la carence du maire de Rexpoëde à faire usage de ses pouvoirs de police :
2. En premier lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 2212-1 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est chargé, sous le contrôle administratif du représentant de l'Etat dans le département, de la police municipale () ". Aux termes de l'article L. 2212-2 du même code : " La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Elle comprend notamment : () / 2° Le soin de réprimer les atteintes à la tranquillité publique telles que les rixes et disputes accompagnées d'ameutement dans les rues, le tumulte excité dans les lieux d'assemblée publique, les attroupements, les bruits, y compris les bruits de voisinage, les rassemblements nocturnes qui troublent le repos des habitants et tous actes de nature à compromettre la tranquillité publique ". Et aux termes de l'article R.13336-5 du code de la santé publique : " Aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l'homme, dans un lieu public ou privé, qu'une personne en soit elle-même à l'origine ou que ce soit par l'intermédiaire d'une personne, d'une chose dont elle a la garde ou d'un animal placé sous sa responsabilité ".
3. Il résulte de l'instruction que la maison de M. A et Mme D, édifiée sur un terrain acquis par ces derniers en 2016 est contiguë à un plateau multisports, dit aussi " city-stade ", lequel a été achevé en début d'année 2002. Le city-stade, circonscrit par une enceinte formée de planches de bois rivetées sur une armature de tubes et de plaques métalliques d'environ un mètre de hauteur, est situé à environ vingt mètres de la propriété des requérants, laquelle est séparée du city-stade par une clôture grillagée, constituée de poteaux de bois d'une hauteur de près d'un mètre. Par un courrier du 7 mars 2021, M. A et Mme D ont informé le maire de Rexpoëde des nuisances, notamment sonores, qu'ils subissent en raison de la fréquentation du city-stade. Ces derniers ont sollicité un huissier de justice qui a constaté, dans un procès-verbal du jeudi 25 février 2021, qu'à 15h40, depuis la fenêtre ouverte de la chambre située au premier étage de leur maison, six personnes étaient visibles, des bruits et des claquements de ballons audibles et que le volume sonore, relevé à l'aide d'un sonomètre durant quinze minutes environ, a varié de 56 dB(A) à 63,8 dB(A). Il ressort d'un second procès-verbal de constat d'huissier du mercredi 26 mai 2021, qu'à 10h00, depuis la fenêtre ouverte de la chambre de la maison (1er étage), alors que le city-stade est désert, le volume sonore relevé à deux reprises à l'aide d'un sonomètre durant quinze minutes environ a varié de 39, 0 dB(A) à 41,7 dB(A) lors de la première mesure et de 39,7 dB(A) à 41,5 dB(A) lors de la seconde mesure. Ce second procès-verbal révèle ainsi un niveau de bruit notable lorsque le city-stade est utilisé, ce constat étant corroboré par des courriels des 23 et 27 avril 2021 du maire de Rexpoëde à la société ayant livré le city-stade faisant notamment état d'une proposition de " remplacement des planches bruyantes par un filet ". Il résulte également de l'instruction qu'en avril 2021, une autre voisine directe du city-stade a saisi la commune en raison des nuisances provoquées par les jets de balle et les incivilités des usages du terrain en demandant l'installation d'un pare-ballons. Par un courriel du 11 mai 2021, elle a également demandé si une mesure était prévue pour diminuer le bruit provoqué par l'utilisation du city-stade.
4. Toutefois, il résulte de l'instruction que, par un arrêté du 13 mai 2002, le maire de Rexpoëde a interdit d'introduire toute boisson dans l'enceinte du city-stade, de fumer ou d'y faire du feu, d'y faire de la musique ou d'y utiliser tout équipement destiné à en produire. Par un arrêté du 4 août 2004, le maire a interdit l'accès et les rassemblements au city-stade d'une part de 21h00 à 6h00 du 1er juin au 30 septembre et d'autre part, de 19h00 à 6h00 du 1er octobre au 31 mai. Par un arrêté du 15 juillet 2020, au lendemain de troubles ayant émaillé les festivités du 14 juillet, le maire a réitéré toutes ces interdictions en précisant que la consommation d'alcool y est également interdite quelle que soit l'heure de la journée, sauf manifestation autorisée par la mairie. Il résulte également de l'instruction que, suite au courrier du 7 mars 2021, le maire a, dès le 16 avril 2021, fixé un entretien avec la société ayant livré le city-stade, la société Casalsport, afin d'étudier des possibilités d'aménagement de l'installation, comportant notamment un filet pare-ballon lequel a été suivi d'un échange de courriels entre le maire et un responsable commercial de la société portant sur les solutions envisageables pour atténuer le bruit de l'installation qui s'est terminé le 27 avril suivant par un courriel de la société actant l'impossibilité d'adapter le city-stade. De plus, par un courrier du 30 avril 2021, le maire de Rexpoëde a indiqué qu'un devis était en cours de réalisation pour l'installation d'un filet pare-ballons et qu'une étude sur les solutions techniques possibles visant à un assourdissement de l'impact du ballon sur les structures en bois du city-stade était également en cours. En outre, la commune a contacté une autre société, la société Huck Occitania pour envisager le remplacement complet des planches de l'enceinte du city stade par des filets semi-rigides de type acrobranches nécessitant l'accord du fabricant et installateur d'origine, un devis ayant été réalisé par cette société en février 2022. Parallèlement la commune a fait réaliser un devis, dès le 1er juillet 2021, par la société Macke, pour la pose d'un filet pare-ballons le long de la clôture située en bordure de propriété des requérants. Le budget municipal intégrant ces deux investissements a été voté par le conseil municipal le 14 avril 2022. Il résulte également de l'instruction que les travaux d'installation de la nouvelle enceinte et du filet pare-ballons ont été achevés le 25 novembre 2022. Ainsi, le maire de Rexpoëde a pris un ensemble de mesures de nature à prévenir les éventuelles atteintes à la tranquillité publique.
5. En deuxième lieu, si une attestation du 1er février 2022 d'un ancien habitant de Rexpoede, et voisin direct du city-stade, fait état de nuisances sonores diurnes et nocturnes et d'incivilités l'ayant conduit à solliciter à plusieurs reprises les gendarmes, elle n'apporte pas de précisions sur les circonstances de ces troubles. Les requérants produisent également d'autres attestations faisant état des mêmes nuisances dues aux jets de ballons, bruit et incivilités des usagers du city-stage mais celles-ci sont peu circonstanciées et, pour l'intégralité d'entre elles sauf une, signées par des membres de leurs familles respectives. En outre, si par plusieurs courriels et courriers adressés à la commune en avril, mai et décembre 2022, les requérants se plaignent du bruit de l'installation, de dépassements d'horaires, de jets de ballon, ou d'usagers du city-stade urinant sur leur clôture ou les insultant, ils n'apportent aucun élément ou pièce pour étayer leurs allégations, à l'exception d'une main courante déposée le 11 mai 2022 faisant état de la présence d'usagers à 20h le samedi 7 mai, soit postérieurement à la limite horaire de 19h fixée par arrêté municipal. Ainsi, M. A et Mme D n'établissent pas que, par sa durée, sa répétition ou son intensité, le bruit occasionné par la proximité du city-stade ait porté atteinte à la tranquillité publique.
6. En troisième lieu, si les requérants soutiennent que la police n'est jamais intervenue pour assurer le respect des arrêtés réglementant l'accès et l'utilisation du city-stade, il ressort du relevé des interventions des unités de gendarmerie au city-stade de Rexpoëde du 29 décembre 2021 qu'entre le 1er mars 2020 et le 25 décembre 2021, dix interventions ont été initiées par un appelant tiers ou ont nécessité un engagement de moyens notables, lesquelles se sont déroulées le 10 juin 2020 à 23h00, le 13 avril 2021 à 16h20, le 18 avril 2021 à 17h, le 26 avril 2021 à 14h, le 30 avril 2021 à 17h30, le 1er mai 2021 à 18h, le 5 mai 2021 à 15h30, le 7 mai 2021 à 18h30, le 19 mai 2021 à 19h30 et le 30 août 2021 à 20h15. Ces interventions n'ont donné lieu qu'à une seule contravention pour un regroupement de plus de six personnes contraire aux prescriptions de protection de la santé publique, en l'absence de constatation de toute autre infraction, étant précisé que les usagers du stade se sont à quelques reprises enfuis à l'arrivée des gendarmes. En outre, si les requérants se prévalent de l'absence d'affichage des arrêtés précités au point 4, en s'appuyant notamment sur la circonstance que l'huissier a constaté le 26 mai 2021 " l'absence de panneau indicatif à l'entrée du city-stade ", en dépit des affirmations du maire du 30 avril 2021 précisant qu'un renouvellement de l'affichage avait été réalisé, il résulte de l'instruction, et notamment de différents courriels de M. A lui-même, que cet affichage est régulièrement arraché par des tiers puis rétabli par les services municipaux. Si les requérants invoquent également des dégradations commises sur leur véhicule, des insultes et des menaces via la messagerie instantanée d'un réseau social par des usagers du city-stade, ces faits pour lesquels M. A a au demeurant porté plainte, se rattachent aux relations conflictuelles entre certains de ces usagers et M. A et ne sauraient constituer des troubles à l'ordre public. Enfin, si M. A et Mme D allèguent que des feux d'artifice ont été allumés en direction de leur propriété les 17 et 18 juillet 2021, ils n'étayent leurs allégations d'aucune pièce de nature à les établir.
7. En quatrième et dernier lieu, si les requérants avancent que la commune a tardé à agir, eu égard notamment au délai séparant la sollicitation par la commune des entreprises susceptibles de réaliser les travaux d'adaptation du city-stade et leur réalisation effective, d'une part ils ne contestent pas que leur première sollicitation du maire de Rexpoëde n'est intervenue que le 7 mars 2021, et d'autre part il résulte de ce qui vient d'être dit, qu'un an après le premier signalement des nuisances, l'engagement des crédits pour la réalisation de ces travaux était voté par le conseil municipal tandis qu'il n'est pas contesté que les travaux se sont achevés sept mois plus tard, soit dans un délai relativement raisonnable. Dans ces conditions, compte tenu des mesures prises par le maire de Rexpoëde pour diminuer les nuisances sonores et les jets de ballons, et alors que la méconnaissance des arrêtés réglementant l'accès et l'utilisation du city-stade n'a été tout au plus qu'occasionnelle à compter du 7 mars 2021, le maire n'a pas commis de faute tenant à tarder ou s'abstenir de faire usage de ses pouvoirs de police administrative.
8. Il résulte de ce qui précède que M. A et Mme D ne sont pas fondés à engager la responsabilité pour faute de la commune de Rexpoëde au titre de la carence du maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police.
En ce qui concerne la responsabilité sans faute de la commune, maître de l'ouvrage public :
9. Un terrain de sport aménagé par une commune constitue un ouvrage public dont la présence est susceptible d'engager envers les tiers la responsabilité de la personne publique, même en l'absence de faute. Il appartient toutefois aux tiers d'apporter la preuve de l'existence d'un dommage grave et spécial et d'un lien de causalité entre la présence ou le fonctionnement de l'ouvrage et les dommages subis. Ne sont pas susceptibles d'ouvrir droit à indemnité les préjudices qui n'excèdent pas les sujétions susceptibles d'être normalement imposées, dans l'intérêt général, aux riverains des ouvrages publics.
10. En premier lieu, il résulte de l'instruction que M. A et Mme D ont acquis leur maison d'habitation en 2016 alors que le city-stade était ouvert depuis 2002, de sorte qu'ils avaient nécessairement connaissance du risque de nuisances liées d'une part à son utilisation et d'autre part aux imperfections de conception de l'enceinte formée de planches de bois rivetées sur une armature de tubes et de plaques métalliques. De plus, ils ne démontrent pas l'aggravation des nuisances qu'ils allèguent alors qu'ils affirment au demeurant dans leurs écritures qu'ils " ont subi la situation passivement depuis leur installation en 2016 ".
11. En second lieu, et en tout état de cause, eu égard à ce qui a été dit aux points 3 à 6, il résulte de l'instruction que les nuisances sonores découlant de l'utilisation du city-stade, qui s'étendent sur une période limitée du mois de mars 2021 au mois de novembre 2022, ne sont pas d'une intensité et d'une fréquence telles qu'elles revêtent un caractère anormal susceptible d'engager la responsabilité sans faute de la commune. Enfin, les incivilités et autres dégradations évoquées par les requérants ne relèvent pas, en tout état de cause, de nuisances en lien avec l'existence et le fonctionnement de l'ouvrage.
12. Il résulte de ce qui précède que M. A et Mme D ne sont pas fondés à engager la responsabilité sans faute de la commune de Rexpoëde.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Rexpoëde, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. A et Mme D demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. A et Mme D une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de Rexpoëde et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A et Mme D est rejetée.
Article 2 : M. A et Mme D verseront à la commune de Rexpoëde une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et Mme C D et à la commune de Rexpoëde.
Délibéré après l'audience du 22 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Féménia, présidente,
- M. Bourgau, premier conseiller,
- M. Horn, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 décembre 2023.
Le rapporteur,
signé
J. HORNLa présidente,
signé
J. FÉMÉNIA
La greffière,
signé
S. DEREUMAUX
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026