jeudi 26 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2109369 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL RAMERY & ASSOCIES - AVOCAT COM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 30 novembre 2021 et 6 septembre 2022, Mme B E, représentée par Me Fournier, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir les décisions des 1er octobre 2021 et 16 octobre 2021 par lesquelles le directeur général du centre hospitalier universitaire de Lille l'a suspendue de ses fonctions à compter du 9 octobre 2021, puis du 16 octobre 2021, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux du 26 novembre 2021 ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Lille la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les décisions attaquées ont été signées par des autorités incompétentes ;
- une des deux décisions a été signée sous une identité erronée, les deux décisions étant signées par deux signataires différents avec une signature identique ;
- en la suspendant de ses fonctions alors qu'elle était en arrêt de travail, la décision du 1er octobre 2021 a méconnu les dispositions des articles 12 et 14 de la loi du 5 août 2021 qui ne trouvent à s'appliquer qu'aux agents susceptibles d'exercer effectivement leur activité ;
- elle n'a pas été mise en mesure d'utiliser ses congés payés et ses journées de récupération, en méconnaissance des dispositions de l'article 14 de la loi du 5 août 2021, en l'absence d'information sur la possibilité de les utiliser et compte tenu du refus de l'établissement de la laisser les utiliser ;
- la décision du 16 octobre 2021 a été prise sans procédure contradictoire ;
- elle méconnaît les garanties attachées à la procédure disciplinaire, notamment le droit à la communication de l'intégralité de son dossier individuel et de tous les documents annexes ;
- aucun poste sans contact avec des patients ne lui a été proposé ;
- l'obligation vaccinale n'est pas proportionnée par rapport au but de préservation de la santé publique ;
- la décision du 16 octobre 2021 méconnaît le principe d'accès à la médecine des patients ;
- elle méconnaît le principe de continuité des soins.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 août 2022, le centre hospitalier universitaire de Lille, représenté par Me Segard, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de Mme E d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 1er octobre 2021, cette décision ayant été annulée et remplacée par la décision du 16 octobre 2021 ;
- les moyens à l'encontre de la décision du 1er octobre 2021 et celui tiré de la nature disciplinaire de la décision du 16 octobre 2021 sont inopérants ;
- les autres moyens soulevés par Mme E ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, par application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de ce que les conclusions tendant à l'annulation de la décision du directeur général du centre hospitalier universitaire de Lille du 1er octobre 2021 ont été privées d'objet en cours d'instance, cette décision ayant été retirée par une décision du 16 octobre 2021 devenue définitive dans cette mesure.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Jaur, première conseillère,
- les conclusions de Mme Courtois, rapporteure publique,
- et les observations de Me Drancourt substituant Me Segard, avocat du centre hospitalier universitaire de Lille.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E, infirmière affectée au centre hospitalier universitaire de Lille, a été suspendue de ses fonctions à compter du 9 octobre 2021, sans rémunération, par décision du directeur général de cet établissement du 1er octobre 2021, au motif qu'elle ne remplissait plus les conditions nécessaires à l'exercice de son activité, faute de satisfaire à l'obligation vaccinale contre le virus de la covid-19 alors qu'elle était placée en congé maladie jusqu'au 15 octobre 2021. Par décision du 16 octobre 2021, le directeur général a retiré sa décision du
1er octobre 2021 et l'a suspendue à compter du 16 octobre 2021. Mme E demande l'annulation des décisions des 1er et 16 octobre 2021, ainsi que de la décision implicite de rejet de son recours gracieux du 26 novembre 2021.
Sur le non-lieu partiel :
2. Par la décision précitée du 16 octobre 2021, le directeur général du centre hospitalier universitaire de Lille doit être regardé comme ayant pris une décision, divisible, rapportant la décision du 1er octobre 2021 en tant qu'elle suspendait Mme E jusqu'au 15 octobre 2021 inclus. Ce retrait, qui n'est pas contesté dans la présente instance, est devenu définitif. Dès lors, les conclusions de Mme E tendant à l'annulation de la décision du 1er octobre 2021 sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur le surplus des conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le cadre juridique applicable :
3. Aux termes de l'article 12 de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire précitée : " I. - Doivent être vaccinés, sauf contre-indication médicale reconnue, contre la covid-19 : / 1° Les personnes exerçant leur activité dans : / a) Les établissements de santé mentionnés à l'article L. 6111-1 du code de la santé publique ainsi que les hôpitaux des armées mentionnés à l'article L. 6147-7 du même code ; () / II. - Un décret, pris après avis de la Haute Autorité de santé, détermine les conditions de vaccination contre la covid-19 des personnes mentionnées au I du présent article. Il précise les différents schémas vaccinaux et, pour chacun d'entre eux, le nombre de doses requises. / Ce décret fixe les éléments permettant d'établir un certificat de statut vaccinal pour les personnes mentionnées au même I et les modalités de présentation de ce certificat sous une forme ne permettant d'identifier que la nature de celui-ci et la satisfaction aux critères requis. Il détermine également les éléments permettant d'établir le résultat d'un examen de dépistage virologique ne concluant pas à une contamination par la covid-19 et le certificat de rétablissement à la suite d'une contamination par la covid-19. / III. - Le I ne s'applique pas aux personnes chargées de l'exécution d'une tâche ponctuelle au sein des locaux dans lesquels les personnes mentionnées aux 1°, 2°, 3° et 4° du même I exercent ou travaillent. / IV. - Un décret, pris après avis de la Haute Autorité de santé, peut, compte tenu de l'évolution de la situation épidémiologique et des connaissances médicales et scientifiques, suspendre, pour tout ou partie des catégories de personnes mentionnées au I, l'obligation prévue au même I ". Aux termes de l'article 14 de la loi précitée : " " I. () / B. - A compter du 15 septembre 2021, les personnes mentionnées au I de l'article 12 ne peuvent plus exercer leur activité si elles n'ont pas présenté les documents mentionnés au I de l'article 13 ou, à défaut, le justificatif de l'administration des doses de vaccins requises par le décret mentionné au II de l'article 12. / () / III. - Lorsque l'employeur constate qu'un agent public ne peut plus exercer son activité en application du I, il l'informe sans délai des conséquences qu'emporte cette interdiction d'exercer sur son emploi ainsi que des moyens de régulariser sa situation. L'agent public qui fait l'objet d'une interdiction d'exercer peut utiliser, avec l'accord de son employeur, des jours de congés payés. A défaut, il est suspendu de ses fonctions ou de son contrat de travail ".
4. D'une part, il résulte de ces dispositions que le centre hospitalier universitaire de Lille relève des établissements dont les personnels sont soumis à l'obligation vaccinale prévue par les dispositions de l'article 12 de la loi du 5 août 2021. D'autre part, l'obligation vaccinale s'impose selon les cas prévus par cette même loi à toute personne travaillant régulièrement au sein de locaux relevant d'un établissement de santé, que cette personne ait ou non des activités de soins et soit ou non en contact avec des personnes fragiles ou des professionnels de santé. Mme E, infirmière, est ainsi soumise à ces dispositions.
En ce qui concerne l'application à l'espèce :
S'agissant de la légalité externe :
5. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée a été signée par Mme C A, directrice adjointe des ressources humaines du centre hospitalier universitaire de Lille, qui disposait d'une délégation de signature consentie par le directeur général de cet établissement, par décision du 14 juin 2021, régulièrement publiée au recueil des actes administratifs de la préfecture du Nord du 18 juin 2021 et sur le site internet de l'établissement conformément aux dispositions de l'article R. 6143-38 du code de la santé publique, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme D F, directrice des ressources humaines et des relations sociales. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme D F n'ait pas été absente ou empêchée à la date du 16 octobre 2021, ni que ce soit elle qui ait signé cette décision à supposer même que leurs signatures soient identiques. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.
6. En deuxième lieu, il ressort des dispositions précitées du III de l'article 14 de la loi du 5 août 2021 que la faculté qui est offerte à l'agent d'utiliser des jours de congés payés, sous réserve de l'accord de son employeur, n'a que pour objet de permettre à l'agent de différer la date d'effet de la mesure de suspension découlant de l'impossibilité dans laquelle il s'est placé d'exercer ses fonctions, mais n'est pas une modalité de régularisation de la situation de l'agent au regard de son obligation vaccinale. Or, d'une part, alors que Mme E a été informée en amont de la décision attaquée et à plusieurs reprises des conséquences de l'absence de vaccination et d'autre part, à supposer même que Mme E disposait de quatre jours de récupération, eu égard à leur nature et au nécessaire accord de l'employeur, elle n'est pas fondée à soutenir qu'elle n'a pas été mise en mesure d'utiliser ses congés payés et ses journées de récupération, en l'absence d'information sur la possibilité de les utiliser et compte tenu du refus de l'établissement de la laisser les utiliser.
7. En dernier lieu, en l'espèce, lorsque l'autorité investie du pouvoir de nomination prononce la suspension d'un agent public en application de l'article 14 de la loi du 5 août 2021, la décision litigieuse doit s'analyser comme une mesure prise dans l'intérêt du service et de la politique sanitaire, destinée à lutter contre la propagation de l'épidémie de Covid-19 dans un objectif de maîtrise de la situation sanitaire, et n'a pas vocation à sanctionner un éventuel manquement ou agissement fautif commis par cet agent. Reposant sur un régime juridique propre, cette mesure de suspension, qui constate le non-respect par l'agent de l'obligation vaccinale imposée par le dispositif légal susmentionné, est limitée à la période au cours de laquelle l'agent s'abstient de se conformer aux obligations qui sont les siennes en application des dispositions précitées. Dès lors, la décision de suspension attaquée n'a pas le caractère d'une sanction administrative, qui eût nécessité le respect des garanties procédurales attachées à la procédure disciplinaire et n'a pas davantage la nature d'une mesure prise en considération de la personne qui eût justifié le respect d'une procédure contradictoire préalable. Les moyens tirés de la méconnaissance de la procédure contradictoire et de l'absence de communication du dossier individuel sont, par suite, inopérants et doivent dès lors être écartés.
S'agissant de la légalité interne :
8. En premier lieu, l'article 12 de la loi du 5 août 2021 a défini le champ de l'obligation de vaccination contre la Covid-19 en retenant, notamment, un critère géographique pour y inclure les personnes exerçant leur activité dans un certain nombre d'établissements, principalement les établissements de santé et des établissements sociaux et médico-sociaux, ainsi qu'un critère professionnel pour y inclure les professionnels de santé afin, à la fois, de protéger les personnes accueillies par ces établissements qui présentent une vulnérabilité particulière au virus de la Covid-19 et d'éviter la propagation du virus par les professionnels de santé dans l'exercice de leur activité qui, par nature, peut les conduire à soigner des personnes vulnérables ou ayant de telles personnes dans leur entourage. La mesure contestée, fondée sur les dispositions de la loi du 5 août 2021, s'applique de manière identique à l'ensemble des personnes qui exercent leur activité professionnelle au sein des établissements de santé, qu'elles fassent ou non partie du personnel soignant, en contact ou non avec les patients. Par suite, eu égard à l'objectif de santé publique poursuivi et alors même qu'aucune dérogation personnelle à l'obligation de vaccination n'est prévue en dehors des cas de contre-indication et qu'aucun poste sans contact avec des patients n'a été proposé à Mme E, proposition qui n'aurait pas fait disparaître son obligation vaccinale, la décision de suspension attaquée, fondée sur des dispositions législatives dont il n'appartient pas au juge administratif, hors l'hypothèse d'une question prioritaire de constitutionnalité, non soulevée en l'espèce d'apprécier la constitutionnalité, ne saurait être regardée comme disproportionnée au regard de l'objectif de santé publique poursuivi.
9. En second lieu, en fixant une obligation vaccinale pour l'ensemble des personnes mentionnées à l'article 12 de la loi du 5 août 2021, notamment les professionnels de santé, le législateur a entendu, dans un contexte de progression rapide de l'épidémie de covid-19 accompagné de l'émergence de nouveaux variants et compte tenu d'un niveau encore incomplet de la couverture vaccinale de certains professionnels de santé, garantir la continuité des soins et de certains services et l'accès à la médecine des patients, grâce à la protection offerte par les vaccins disponibles et protéger, par l'effet de la moindre transmission du virus par les personnes vaccinées, la santé des personnes les plus vulnérables, notamment des personnes malades. Par suite, la mesure contestée, fondée uniquement sur l'absence de vaccination et d'engagement dans un processus vaccinal de Mme E, ne méconnaît pas les principes d'accès à la médecine des patients et de continuité des soins.
10. Il résulte de tout ce qui précède que Mme E n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du directeur général du centre hospitalier universitaire de Lille en date du 16 octobre 2021.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge du centre hospitalier universitaire de Lille, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme E demande au titre des frais qu'elle a exposés. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme E la somme demandée par le centre hospitalier universitaire de Lille au même titre.
DÉCIDE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de Mme E tendant à l'annulation de la décision du directeur général du centre hospitalier universitaire de Lille du 1er octobre 2021.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme E est rejeté.
Article 3 : Les conclusions du centre hospitalier universitaire de Lille présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B E et au centre hospitalier universitaire de Lille.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Riou, président,
- Mme Jaur, première conseillère,
- Mme Célino, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2024.
La rapporteure,
Signé
A. JaurLe président,
Signé
J.-M. Riou
La greffière,
Signé
S. Ranwez
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026