mardi 8 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2109874 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | STIENNE-DUWEZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 décembre 2021 et un mémoire enregistré le 14 avril 2024, M. B A, représenté par Me Stienne-Duwez, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 27 août 2021 par lequel le président du centre communal d'action sociale (CCAS) de la commune de Lomme a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie ;
2°) d'enjoindre au président du CCAS de la commune de Lomme de reconnaître l'imputabilité au service de ses arrêts de travail à partir du 11 avril 2014, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, en application des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge du CCAS de la commune de Lomme le versement à son conseil de la somme de 2 000 euros, en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'erreur d'appréciation, dès lors, d'une part, que l'imputabilité au service de sa pathologie, qui est au nombre des maladies professionnelles désignées dans les tableaux n° 97 ou n° 98 annexés à l'article L. 461-1 du code de la sécurité sociale, est établie par le rapport du médecin rhumatologue, d'autre part, qu'il bénéficie, en vertu des dispositions du IV l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, dans sa rédaction issue de l'article 10 de l'ordonnance du 19 janvier 2017, de la présomption d'imputabilité de sa maladie avec le service, et enfin, que le second expert et la commission départementale de réforme n'ont pu, faute de mention dans le rapport médical et le procès-verbal du 12 mai 2017 de l'intitulé exact de sa profession, apprécier le lien entre sa maladie et l'exercice de ses fonctions.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 décembre 2022, le président du CCAS de la commune de Lomme, représenté par Me Delgorgue, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de M. A le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 17 avril 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 21 mai 2024 à 12h00.
L'aide juridictionnelle totale a été accordée à M. A par une décision du 18 octobre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Huguen ;
- les conclusions de Mme Grard, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Maallem, substituant Me Delgorgue, pour le centre communal d'action sociale de la commune de Lomme.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, né le 11 décembre 1980, adjoint technique de la fonction publique territoriale, exerçait les fonctions de cuisinier (préparation des plats et entretien de la cuisine centrale et de la salle de restauration) au centre communal d'action sociale (CCAS) de la commune de Lomme depuis le 1er février 2007, date de son recrutement dans le cadre d'emploi des adjoints techniques territoriaux au grade d'adjoint technique de deuxième classe stagiaire. Le 11 avril 2014, M. A a déclaré une lombosciatique gauche pour laquelle il a été placé en congé de maladie ordinaire pour une première période du 11 avril 2014 au 15 novembre 2014 Par un arrêté du 31 mars 2015, pris au visa de l'avis favorable du comité médical départemental du 13 février 2015, le président du CCAS de la commune de Lomme a autorisé M. A à reprendre ses fonctions à temps partiel thérapeutique sur un poste aménagé pour une durée de trois mois à compter du 11 mars 2015. Le 24 juillet 2015, la même autorité administrative a, de nouveau, placé M. A en arrêt de maladie ordinaire dont elle prolongera ultérieurement la période initiale jusqu'au 23 mai 2018, date d'expiration des droits à congé de maladie ordinaire de l'intéressé. M. A a, le 23 juin 2015, présenté une demande tendant à la reconnaissance de l'imputabilité de sa pathologie au service. Par une décision du 18 juillet 2017, prise au visa des avis défavorables de la commission départementale de réforme des 14 octobre 2016 et 12 mai 2017, le président du CCAS de la commune de Lomme a refusé de faire droit à la demande de M. A. Par un jugement n° 1801603 du 11 mai 2021, le tribunal administratif de Lille a annulé cette décision du 18 juillet 2017 au seul motif de l'insuffisance de sa motivation et a enjoint au président du CCAS de la commune de Lomme de procéder à un nouvel examen de la situation médico-administrative de M. A. Par un arrêté du 27 août 2021, pris en exécution de ce jugement, le président du CCAS de la commune de Lomme a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la pathologie de M. A. M. A demande au tribunal de prononcer l'annulation de cet arrêté et d'enjoindre au président du CCAS de la commune de Lomme de reconnaître l'imputabilité au service de ses arrêts de travail à partir du 11 avril 2014.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, il résulte des dispositions des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 211-6 du code des relations entre le public et l'administration que la décision par laquelle l'administration oppose un refus à une demande tendant à la reconnaissance d'un accident ou d'une maladie au service doit être regardée comme refusant un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir. Une telle décision est ainsi au nombre de celles qui doivent être motivées et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, dans le respect des textes législatifs interdisant la divulgation ou la publication de faits couverts par le secret.
3. En l'espèce, l'arrêté attaqué comporte l'énoncé des circonstances de droit et des circonstances de fait propres à la situation médico-administrative de M. A. Il fait référence, en particulier, aux rapports d'expertise médicale des 2 août 2016 et 6 mars 2017 " dont les conclusions respectives concord[aient] vers une impossibilité à réunir les conditions d'une reconnaissance en maladie professionnelle () ". Il ne ressort pas des pièces du dossier, ni n'est allégué au demeurant, que M. A n'aurait pas été rendu destinataire de ces rapports d'expertises au plus tard à la date de la notification de l'arrêté attaqué. Dès lors, et nonobstant la circonstance que les avis de la commission de réforme des 14 octobre 2016 et 12 mai 2017 n'auraient pas été joints à la notification de l'arrêté attaqué, les considérations de fait et de droit énoncées dans l'arrêté attaqué sont suffisamment développées pour mettre utilement en mesure M. A d'en discuter les motifs et le juge d'exercer son contrôle en toute connaissance de cause. M. A n'est donc pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué serait insuffisamment motivé. Ce moyen doit, par suite, être écarté.
4. En second lieu, aux termes de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, dans sa rédaction applicable au présent litige : " Le fonctionnaire en activité a droit : / () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. () / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite, à l'exception des blessures ou des maladies contractées ou aggravées en service, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident, même après la date de radiation des cadres pour mise à la retraite. / Dans le cas visé à l'alinéa précédent, l'imputation au service de l'accident ou de la maladie est appréciée par la commission de réforme instituée par le régime des pensions des agents des collectivités locales ".
5. Une maladie contractée par un fonctionnaire, ou son aggravation, doit être regardée comme imputable au service si elle présente un lien direct avec l'exercice des fonctions ou avec des conditions de travail de nature à susciter le développement de la maladie en cause, sauf à ce qu'un fait personnel de l'agent ou toute autre circonstance particulière conduisent à détacher la survenance ou l'aggravation de la maladie du service.
6. Il ressort des pièces du dossier, notamment du compte rendu d'examen du 2 août 2016 du médecin agréé, que le médecin traitant de M. A avait, le 11 avril 2014, diagnostiqué chez son patient une " lombosciatique avec hernie discale L4-L5 et (une) anomalie de charnière lombaire L4-L5 avec scoliose. Sacralisation de L5 " et qu'un bilan radiologique réalisé en avril 2014 avait révélé " une sacralisation de L5 " et une scoliose lombaire. En outre, un certificat médical du 23 juin 2015, visé au procès-verbal de la commission départementale de réforme du 14 octobre 2016, fait état également d'une lombo-sciatique L4-L5. Ainsi, la maladie de M. A ayant été diagnostiquée préalablement au 13 avril 2019, date d'entrée en vigueur des dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires par l'effet de l'entrée en vigueur du décret d'application n° 2019-301 du 10 avril 2019 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique territoriale, la reconnaissance de l'imputabilité au service de la pathologie de M. A est régie par les dispositions de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 dans leur rédaction applicable à la date de la déclaration de sa maladie.
7. Pour établir que sa pathologie présenterait un lien direct avec l'exercice de ses fonctions ou ses conditions de travail, M. A, qui a la charge de la preuve, soutient, d'une part, que les tâches effectuées dans l'exercice de ses fonctions de cuisinier impliquaient une station debout prolongée et la manipulation de charges lourdes, d'autre part, que le médecin rhumatologue avait diagnostiqué, dans son rapport d'expertise du 18 mars 2016, " un problème de hernie discale " qui justifiait une " demande de reconnaissance en maladie professionnelle tableau 97 ". Toutefois, outre la circonstance que la pathologie de M. A n'entrait, en tout état de cause, pas dans le champ du tableau n° 97 annexé aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale, dès lors que la liste limitative des travaux mentionnés dans ce tableau ne retient que les travaux - qui ne sont pas au nombre de ceux effectués par M. A dans l'exercice de ses fonctions - exposant habituellement aux vibrations de basses et moyennes fréquences transmises au corps entier par l'utilisation ou la conduite des engins et véhicules tout terrain, des engins et matériels industriels ou de tracteur routier et de camion monobloc, le rapport d'expertise précité ne fait état d'aucun élément circonstancié susceptible d'établir un lien direct entre la pathologie de M. A et une station debout prolongée et la manipulation de charges lourdes qui, au demeurant, n'était qu'au nombre des tâches occasionnelles mentionnées dans la fiche de poste de l'intéressé. De même, les rapports d'expertise médicale des 2 août 2016 et 6 mars 2017, qui se bornent à mentionner que la pathologie de M. A ne pouvait bénéficier de la reconnaissance de la maladie professionnelle désignée dans les tableaux n° 97 ou n° 98, ne font pas davantage état d'un tel lien direct. Enfin, M. A ne verse au dossier aucun élément susceptible d'établir l'existence de ce lien direct.
8. Les circonstances que le rapport du 6 mars 2017 mentionne une profession qui n'est pas celle exercée par M. A et que le procès-verbal de la séance du 12 mai 2017 de la commission départementale de réforme ne mentionne pas les fonctions exercées par M. A sont sans incidence sur l'appréciation portée par le président du CCAS de la commune de Lomme sur l'absence de lien entre la pathologie de l'intéressé et le service. De même, la circonstance que la commission ne comprenait pas, au nombre de ses membres, de médecins spécialistes de la pathologie de M. A est sans incidence sur l'appréciation portée par le président du CCAS de la commune de Lomme, dès lors, notamment, que ladite commission s'est prononcée sur le fondement des rapports d'expertises précités dont l'un émanait, précisément, d'un médecin rhumatologue qui y décrivait les mouvements et postures inhérents aux fonctions de cuisinier exercées par M. A. Enfin, la circonstance que la pathologie de M. A, à savoir une " lombosciatique avec hernie discale L4-L5 et (une) anomalie de charnière lombaire L4-L5 avec scoliose. Sacralisation de L5 ", serait au nombre des maladies désignées dans le tableau n° 98 annexé aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale ne saurait, à elle seule, être susceptible de caractériser un lien direct avec les fonctions exercées par M. A, dès lors que les tableaux de maladies professionnelles n'ont pour seul objet que d'énumérer les pathologies pouvant être regardées comme professionnelles à la condition, précisément, qu'elles présentent un lien direct avec les conditions d'exercice des fonctions considérées.
9. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué serait entaché d'erreur d'appréciation quant au lien direct entre sa maladie et l'exercice de ses fonctions. Ce moyen doit, par suite, être écarté.
10. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 27 août 2021 par lequel le président du CCAS de la commune de Lomme a refusé de reconnaître l'imputabilité de sa maladie au service.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. Le présent jugement n'impliquant aucune mesure d'exécution, les conclusions à fin d'injonction de la requête de M. A ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du CCAS de la commune de Lomme, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par M. A au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
13. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. A le versement au CCAS de la commune de Lomme de la somme qu'il demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le centre communal d'action sociale de la commune de Lomme au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au centre communal d'action sociale de la commune de Lomme.
Délibéré après l'audience du 17 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Leguin, présidente,
M. Huguen, premier conseiller,
M. Boileau, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 octobre 2024.
Le rapporteur,
Signé
O. HUGUENLa présidente,
Signé
A.M. LEGUIN
La greffière,
Signé
S. SING
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026