lundi 22 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2200084 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP GROS-HICTER ET ASSOCIES |
Vu les procédures suivantes :
I) Par une requête et des mémoires, enregistrés les 5 janvier, 26 janvier, 1er septembre, , 27 décembre 2022 et le 14 mars 2023 sous le numéro 2200084, M. B A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 1er décembre 2021 du maire d'Arras portant non-opposition à déclaration de travaux sur la friterie installée en face de son immeuble.
Il fait valoir que :
- l'arrêté contesté permet le maintien de la friterie à un emplacement inapproprié, en méconnaissance de l'article UA2 du plan local d'urbanisme intercommunal ;
- il ne permet pas l'intégration de la friterie dans son environnement ;
- il méconnaît le caractère provisoire de l'autorisation d'occupation du domaine public accordée au gestionnaire de la friterie ainsi que son article 2 lui imposant d'installer des dispositifs efficaces d'extractions de vapeurs et d'odeurs conformes à la réglementation.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 1er août, 24 novembre 2022 et le 10 février 2023, la commune d'Arras, représentée par la SCP Gros, Hicter, d'Halluin, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce qu'il soit sursis à statuer sur la requête en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme afin de permettre l'édiction d'une mesure de régularisation et à ce que soit mise à la charge de M. A la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle n'a pas été notifiée au pétitionnaire et à l'auteur de l'arrêté en méconnaissance des dispositions de l'article L. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
II) Par une requête et des mémoires, enregistrés les 12 janvier, 1er septembre et 22 décembre 2022 sous le numéro 2200373, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 21 décembre 2021 par laquelle le maire d'Arras a refusé de déplacer la friterie installée sur le domine public en face de son immeuble et d'enjoindre au maire de déplacer ladite friterie.
Il soutient que :
- la décision attaquée est illégale dès lors qu'elle ne met pas fin au trouble à l'ordre public et à la salubrité publique causé par les nuisances olfactives résultant de l'exploitation de la friterie ;
- elle est illégale dès lors que la persistance des nuisances olfactives après le 31 août 2021 imposait au maire de révoquer l'autorisation d'occupation temporaire du domaine public accordée à l'exploitant de la friterie.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 1er août et 24 novembre 2022, la commune d'Arras, représentée par la SCP Gros, Hicter, d'Halluin, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bourgau, rapporteur,
- les conclusions de Mme Michel, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Robillard, substituant Me Hicter, représentant la commune d'Arras.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A est propriétaire occupant d'un logement situé au 42 boulevard Carnot à Arras. En raison de travaux de construction d'un ensemble immobilier au 31 boulevard Carnot, le maire d'Arras a, le 23 janvier 2018, informé les riverains de la modification provisoire de l'aménagement du secteur pendant la durée des travaux, comprenant notamment l'installation provisoire d'une friterie mobile sur le terre-plein central du boulevard Carnot, face à l'immeuble dans lequel se trouve le logement de M. A. Le 21 juin 2018, le président du conseil syndical de l'immeuble de M. A saisit la commune des nuisances olfactives, sonores et des risques en matière de sécurité résultant de l'exploitation de la friterie. Le 17 juillet 2018, la commune d'Arras lui répond que cet emplacement provisoire n'est pas satisfaisant et qu'elle recherche un emplacement pour une installation pérenne. Le 20 décembre 2018, saisie des nuisances olfactives résultant de l'exploitation de la friterie par le syndic de l'immeuble, la commune d'Arras l'informe que la friterie sera déplacée début 2019, avant de préciser par courrier du 26 février 2019 que le déplacement ne sera pas effectif en début d'année 2019. Par un courrier du 13 février 2020, le président du conseil syndical saisit le délégué départemental du Défenseur des droits de la situation. Le 20 mai 2020, ce dernier informe les parties d'une réunion à intervenir avec la commune d'Arras, qui ne se tiendra finalement pas. Le 14 avril 2021, le maire d'Arras délivre à l'exploitant de la friterie une autorisation temporaire d'occupation du domaine public jusqu'au 31 décembre 2023. Le 1er décembre 2021, le maire d'Arras prend un arrêté de non-opposition à déclaration de travaux au bénéfice de la SAS The Big Brothers Company, exploitante de la friterie, pour la réalisation de travaux d'insertion urbaine de la friterie. Par la requête n° 2200084, M. A demande l'annulation de cet arrêté. Par ailleurs, par courrier du 8 novembre 2021, M. A sollicite du maire d'Arras le déplacement de la friterie afin de mettre fin aux troubles qu'il subit. Par courrier du 21 décembre 2021, la commune d'Arras rejette sa demande. Par la requête n° 2200373, M. A doit être regardé comme demandant l'annulation de cette décision.
Sur la jonction :
2. Les requêtes susvisées n° 2200084 et 2200373, qui concernent les mêmes parties, présentent à juger des questions similaires et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un même jugement.
Sur la requête n° 2200084 :
3. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que l'emplacement de la friterie est situé en zone UAa+ du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de la communauté urbaine d'Arras. Aux termes de l'article UA 1 du règlement du PLUi : " Sont interdits : / La création de nouvelles activités industrielles ; / La création de nouvelles exploitations agricoles ou forestières et de nouveaux bâtiments* d'élevage ; / Les dépôts de vieilles ferrailles, de véhicules désaffectés, de matériaux de démolition, de déchets tels que par exemple, pneus usés, vieux chiffons, ordures ; / L'ouverture ou extension de toute carrière d'extraction de matériaux ; / La création de terrains de camping et de caravaning* ; / Les parcs résidentiels de loisirs et les habitations légères de loisirs ; / Les groupes de garages individuels de plus de deux unités en front à rue. ". Aux termes de son article UA 2 : " Sont autorisés dans la mesure où ils satisfont à la réglementation en vigueur les concernant, et que toutes dispositions auront été prises pour éliminer les risques pour la sécurité (tels qu'en matière d'incendie, d'explosion) ou les nuisances (telles qu'en matière d'émanations nocives, ou malodorantes, fumées, bruits, poussières, altération des eaux) susceptibles d'être produits : / - les établissements à usage de commerces et d'activités de services où s'effectue l'accueil d'une clientèle ; / - les établissements à usage d'activités artisanales ; / - les bâtiments* ou installations agricoles à l'exception de la création de bâtiment d'élevage, sous réserve qu'ils soient liés à une exploitation déjà présente dans la zone à la date d'approbation du PLUI et qu'ils soient situés sur la même unité foncière* ; / - les constructions et installations liées à des activités industrielles existantes à la date d'approbation du PLUI ; / - les entrepôts. ".
4. La circonstance qu'une construction existante n'est pas conforme à une ou plusieurs dispositions d'un plan local d'urbanisme régulièrement approuvé ne s'oppose pas, en l'absence de dispositions de ce plan spécialement applicables à la modification des immeubles existants, à la délivrance ultérieure d'un permis de construire ou d'une décision de non opposition à déclaration de travaux s'il s'agit de travaux qui, ou bien doivent rendre l'immeuble plus conforme aux dispositions réglementaires méconnues, ou bien sont étrangers à ces dispositions.
5. En l'espèce, à supposer que la friterie méconnaisse les dispositions du PLUi rappelées au point 3, il ressort des pièces du dossier que les travaux objet de la décision de non opposition à déclaration de travaux en litige consistent en l'apposition de tôles sérigraphiées sur les façades de la friterie avec des images anciennes de la ville d'Arras, suffisamment larges pour masquer les équipements techniques - bombonnes de gaz, containers, cheminées et buses d'extraction d'air - nécessaires à son fonctionnement ainsi qu'en l'installation de raccordements à l'électricité, à l'eau et au gaz non provisoires, notamment par enfouissement du réseau électrique. De tels travaux, étrangers à l'implantation de la friterie et au système d'évacuation des odeurs, visent à améliorer son insertion urbaine. Dès lors, et en l'absence par ailleurs de dispositions du PLUi spécialement applicables à la modification des immeubles existants, les moyens tirés de l'implantation de la friterie à un emplacement inapproprié et de ce que les travaux autorisés ne permettent pas l'intégration de la friterie dans son environnement doivent être écartés.
6. En second lieu, en application du principe d'indépendance des législations, les autorisations d'utilisation du sol, qui ont pour seul objet de s'assurer de la conformité des travaux qu'elles autorisent avec la législation et la réglementation d'urbanisme, n'ont ni pour objet ni pour effet de s'assurer de la conformité des travaux envisagés avec la réglementation en matière d'occupation du domaine public. Par suite, M. A ne peut utilement se prévaloir de ce que la décision attaquée, eu égard à la nature des travaux qu'elle autorise, méconnaît le caractère provisoire de l'autorisation d'occupation du domaine public accordée le 14 avril 2021 ainsi que son article 2 imposant à l'exploitant d'installer des dispositifs efficaces d'extractions de vapeurs et d'odeurs conformes à la réglementation.
7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir soulevée par la commune, que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 1er décembre 2021 du maire d'Arras portant non-opposition à la déclaration de travaux doivent être rejetées.
Sur la requête n° 2200373 :
8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2212-2 du CGCT : " La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. () ".
9. Pour établir l'existence de nuisances olfactives constitutives d'un trouble à l'ordre public et à la salubrité publique, le requérant produit deux courriers du président du conseil syndical de sa résidence ainsi que deux courriers adressés par la mairie au syndic, lesquels attestent de l'existence de nuisances olfactives entre 2018 et 2020. Il produit également deux photographies non datées montrant des émanations importantes de fumée depuis les buses situées sur le toit de la friterie. Il soutient enfin, sans produire de pièces au soutien de ses allégations, que l'insuffisance de ventilation du boulevard Carnot, combinée avec la hauteur de son immeuble et de l'immeuble situé en vis-à-vis du côté impair, lesquels encadrent la friterie, favorisent la stagnation des fumées et des mauvaises odeurs. Toutefois, ces éléments ne suffisent pas à établir la persistance de ces nuisances à la date de la décision attaquée dès lors que la commune produit, d'une part, un procès-verbal de constat d'huissier établi le 16 juin 2020 dont il ressort que la friterie est équipée d'un système d'aspiration des vapeurs et de filtration qui fonctionne durant la cuisson des frites et qu'aucune sortie de vapeur n'est constatée à cette occasion au niveau des buses et cheminées posées sur le toit à l'extérieur de la caravane et, d'autre part, qu'aucune pièce du dossier n'établit la persistance des nuisances postérieurement au 14 avril 2021, date de délivrance de l'autorisation d'occupation temporaire du domaine public, dont l'article 2 impose à l'exploitant de se conformer à ses obligations en la matière avant le 31 août 2021. Dans ces conditions, les nuisances olfactives et, par suite, l'existence d'un trouble à l'ordre public et à la salubrité publique ne pouvant être tenus pour établis à la date de la décision attaquée, c'est à bon droit que le maire d'Arras a rejeté la demande de M. A.
10. En second lieu, s'il appartient à l'autorité administrative affectataire de dépendances du domaine public de gérer celles-ci tant dans l'intérêt du domaine et de son affectation que dans l'intérêt général, il lui incombe en outre lorsque, conformément à l'affectation de ces dépendances, celles-ci sont le siège d'activités de production, de distribution ou de services, de prendre en considération les diverses règles, telles que le principe de la liberté du commerce et de l'industrie, dans le cadre desquelles s'exercent ces activités. Il appartient alors au juge de l'excès de pouvoir, à qui il revient d'apprécier la légalité des actes juridiques de gestion du domaine public, de s'assurer que ces actes ont été pris compte tenu de l'ensemble de ces principes et de ces règles et que l'autorité administrative en a fait, en les combinant, une exacte application.
11. Il ressort des pièces du dossier que l'article 2 de l'autorisation d'occupation temporaire délivrée le 14 avril 2021 impose à l'exploitant la réalisation de travaux d'installation de dispositifs efficaces d'extraction de vapeurs et d'odeurs conformes à la législation en vigueur qui, s'ils n'ont pas été réalisés au plus tard le 31 août 2021, entraînera immédiatement la révocation de l'autorisation sans indemnité. De plus, la décision attaquée mentionne qu'ont été rappelées au responsable de la friterie " ses obligations en matière d'installation de dispositifs efficaces d'extraction de vapeurs et d'odeurs conformes à la législation pour supprimer les nuisances olfactives et sonores pouvant être générées par son activité auprès des riverains ". M. A déduit de cette mention que les travaux n'avaient pas été réalisés à la date de la décision attaquée, de sorte que la commune aurait dû révoquer l'autorisation et ainsi faire droit à sa demande. Toutefois, le requérant se méprend sur les termes de la décision attaquée, qui se borne sur ce point à l'informer que l'exploitant a été rappelé à ses obligations lors de la délivrance de l'autorisation d'occupation temporaire. Il reconnaît lui-même dans sa requête introductive que l'exploitant a réalisé des travaux sur le système d'évacuation des fumées durant le printemps 2020 à l'occasion du premier confinement lié à la pandémie de covid-19. Et si M. A soutient que ces travaux sont restés sans effets, cette affirmation est contredite par le procès-verbal de constat d'huissier établi le 16 juin 2020. Enfin, comme rappelé au point précédent, M. A n'établit pas la persistance des nuisances olfactives après le 31 août 2021, terme du délai fixé par l'autorisation d'occupation temporaire pour la réalisation des travaux qu'elle prescrit. Dans ces conditions, M. A n'établissant pas que l'article 2 de l'autorisation d'occupation temporaire est méconnu, il n'est pas fondé à soutenir que le maire aurait dû révoquer ladite autorisation et faire droit à sa demande.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 21 décembre 2021 par laquelle le maire d'Arras a rejeté sa demande tendant au déplacement de la friterie doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais de l'instance :
13. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A une somme de 1 000 euros à verser à la commune d'Arras sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. A sont rejetées.
Article 2 : M. A versera à la commune d'Arras une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune d'Arras.
Délibéré après l'audience du 5 juin 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Féménia, présidente,
- M. Bourgau, premier conseiller,
- M. Horn, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 juillet 2024.
Le rapporteur,
Signé
T. BOURGAULa présidente,
Signé
J. FÉMÉNIA
La greffière,
Signé
S. DEREUMAUX
La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 2200084 - 2200373
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026