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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2200186

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2200186

jeudi 10 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2200186
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantSCP ROSSEEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 11 janvier 2022, 29 septembre 2022 et 30 novembre 2022, Mme A C épouse B demande au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir, d'une part, la décision administrative, révélée par son bulletin de paie du mois de janvier 2021, refusant de lui verser l'intégralité de la prime de service au titre de l'année 2020 et la majoration forfaitaire relative à cette prime de service ainsi que, d'autre part, la décision du 26 novembre 2021 par laquelle le directeur des ressources humaines du centre hospitalier de Dunkerque a rejeté son recours gracieux contre cette décision ;

2°) d'enjoindre au centre hospitalier de Dunkerque de lui verser la totalité des reliquats de prime de service au titre de l'année 2020 et de la majoration forfaitaire relative à cette prime de service, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement sous astreinte de 100 euros par jour de retard avec liquidation de l'astreinte à son profit ;

3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Dunkerque les dépens éventuels ;

4°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Dunkerque la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable dès lors qu'elle n'a pas été formée dans le cadre d'un recours de plein contentieux ; à titre subsidiaire, la fin de non-recevoir opposée par le centre hospitalier de Dunkerque, tirée du défaut de demande indemnitaire préalable, doit être écartée dès lors qu'elle a effectué une telle demande postérieurement à l'introduction de sa requête, soit le

27 septembre 2022 ;

- la décision du 26 novembre 2021 est entachée d'une insuffisance de motivation en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-3 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;

- la décision du 26 novembre 2021 a été prise par une autorité incompétente ;

- concernant la prime de service, la décision du 26 novembre 2021 est entachée d'un défaut de base légale dès lors qu'elle est fondée sur la circulaire du 15 mai 2018 relative au temps partiel pour raison thérapeutique dans la fonction publique, qui n'a pas de valeur juridique ;

- ayant été placée en mi-temps thérapeutique durant une partie de l'année 2020 et ayant, de ce fait, perçu l'intégralité de son traitement, elle aurait dû bénéficier de la totalité du montant de la prime de service au titre de cette même année ;

- concernant la majoration forfaitaire de la prime de service, la note de service du

25 janvier 2021 fixant les modalités de calcul de la prime de service attribuée au personnel pour l'année 2020, sur le fondement de laquelle la décision du 26 novembre 2021 a été prise, méconnaît les dispositions des articles 2 et 3 de l'arrêté du 24 mars 1967.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er septembre 2022, le centre hospitalier de Dunkerque, représenté par Me Rosseel, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme C la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable en l'absence de demande indemnitaire préalable ;

- les vices propres de la décision prise sur recours gracieux ne peuvent être utilement contestés ;

- il sollicite une substitution de base légale afin que soient substitués à la base légale de la décision attaquée les articles 41-1 de la loi du 9 janvier 1986 et 2 de l'arrêté du 24 mars 1967 ;

- les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;

- l'arrêté du 24 mars 1967 relatif aux conditions d'attribution de primes de service aux personnels de certains établissements énumérés à l'article 2 de la loi du 9 janvier 1986 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Célino,

- et les conclusions de Mme Courtois, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, manipulatrice en électroradiologie au centre hospitalier de Dunkerque, demande au tribunal d'annuler, ensemble, la décision administrative, révélée par son bulletin de paie du mois de janvier 2021, refusant de lui verser l'intégralité de la prime de service au titre de l'année 2020 et la majoration forfaitaire relative à cette prime de service ainsi que la décision du 26 novembre 2021 par laquelle le directeur des ressources humaines du centre hospitalier de Dunkerque a rejeté son recours gracieux contre cette décision.

Sur la fin de non-recevoir opposée par le centre hospitalier de Dunkerque :

2. Aux termes du deuxième alinéa de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ".

3. Lorsque sont présentées dans la même instance des conclusions tendant à l'annulation pour excès de pouvoir d'une décision refusant à un agent public le versement d'une somme et des conclusions, relevant du plein contentieux, tendant à ce qu'il soit enjoint à l'administration de verser la somme en cause, cette circonstance n'a pas pour effet de donner à l'ensemble des conclusions le caractère d'une demande de plein contentieux.

4. En l'espèce, dès lors que Mme C se borne à soutenir que les décisions attaquées sont illégales et formule des conclusions à fin d'injonction tendant seulement au versement de la prime de service et de la majoration forfaitaire, sans chercher la réparation d'un préjudice distinct du préjudice matériel objet de cette demande pécuniaire, les dispositions précitées du deuxième alinéa de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, propres aux requêtes dont les conclusions principales tendent au paiement d'une somme d'argent, ne trouvent pas à s'appliquer. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que la requérante a déposé une telle demande par un courrier reçu par le centre hospitalier le 29 septembre 2022. Par suite, la fin de non-recevoir tirée du défaut de demande indemnitaire préalable, soulevée par le centre hospitalier de Dunkerque, doit être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

5. En premier lieu, l'exercice du recours gracieux n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un recours gracieux doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet du recours gracieux, dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés, que contre la décision initialement prise par l'autorité administrative. Par suite, il y a lieu d'écarter comme inopérants les moyens tirés respectivement de ce que la décision du 26 novembre 2021, qui rejette le recours gracieux formé par Mme C le 27 octobre 2021, aurait été signée par une autorité incompétente et serait entachée d'une insuffisance de motivation.

6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 41-1 de la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière : " () Les fonctionnaires autorisés à travailler à temps partiel pour raison thérapeutique perçoivent l'intégralité de leur traitement. ". Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 24 mars 1967 relatif aux conditions d'attribution de primes de service aux personnels de certains établissements énumérés à l'article 2 de la loi du 9 janvier 1986 : " Dans les établissements d'hospitalisation, (), les personnels titulaire et stagiaire ainsi que les agents des services hospitaliers recrutés à titre contractuel peuvent recevoir des primes de services liées à l'accroissement de la productivité de leur travail dans les conditions prévues au présent arrêté. () " et aux termes de l'article 2 de ce même arrêté : " () Dans la limite des crédits définis à l'alinéa précédent, les montants individuels de la prime de service sont fixés, pour un service annuel complet, en considération de la valeur professionnelle et de l'activité de chaque agent. ".

7. Il ressort de la décision du 26 novembre 2021 que le centre hospitalier de Dunkerque s'est fondé sur la circulaire du 15 mai 2018 relative au temps partiel pour raisons thérapeutique dans la fonction publique. Or, cette circulaire n'ayant pas de valeur réglementaire, l'autorité administrative aurait dû appliquer les textes légaux relatifs à la situation de la requérante.

8. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point.

9. Par ses écritures, le centre hospitalier de Dunkerque demande au juge de l'excès de pouvoir que les dispositions précitées de la loi du 9 janvier 1986 et de l'arrêté du 24 mars 1967 soient substituées à la circulaire du 15 mai 2018. Cette substitution de base légale n'a pour effet de priver l'intéressée d'aucune garantie. En outre, l'administration disposait du même pouvoir d'appréciation pour statuer sur la demande dont elle était saisie. Par conséquent, il y a lieu de faire droit à la substitution de base légale. Par suite, le moyen tiré du défaut de base légale doit être écarté.

10. En troisième lieu, il résulte des dispositions précitées au point 6 du présent jugement que le bénéfice de la prime annuelle de service à laquelle peuvent prétendre les personnels hospitaliers est lié à l'exercice effectif de fonctions pendant l'année considérée, à l'importance de cette activité et à l'appréciation de la valeur professionnelle de l'agent. Par ailleurs, si les dispositions précitées de l'article 41-1 de la loi du 9 janvier 1986 prévoient le maintien d'un plein traitement dans le cadre d'un temps partiel thérapeutique, elles ne prévoient, en revanche, nullement le maintien des primes et indemnités accessoires liées à l'exercice effectif des fonctions, la rémunération ne devant comprendre les indemnités instituées par un texte législatif ou réglementaire que dans la mesure où sont remplies les conditions d'attribution de ces indemnités. Par suite, Mme C, dont il est constant qu'elle a travaillé dans le cadre d'un mi-temps thérapeutique du 27 juillet 2020 jusqu'au 26 janvier 2021, ne pouvait prétendre au bénéfice de l'intégralité de la prime de service au titre de l'année 2020.

11. En dernier lieu, aux termes de l'article 20 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors en vigueur, : " Les fonctionnaires ont droit, après service fait, à une rémunération comprenant le traitement, l'indemnité de résidence, le supplément familial de traitement ainsi que les indemnités instituées par un texte législatif ou réglementaire. Les indemnités peuvent tenir compte des fonctions et des résultats professionnels des agents ainsi que des résultats collectifs des services. () ". Aux termes de l'article 3 de l'arrêté du 24 mars 1967, dans sa version applicable à la date du litige : " La prime de service ne peut être attribuée au titre d'une année qu'aux agents ayant obtenu pour l'année considérée une note au moins égale à 12,5. L'autorité investie du pouvoir de nomination fixe les conditions dans lesquelles le montant de la prime varie proportionnellement aux notes obtenues sans qu'il puisse excéder 17 p. 100 du traitement brut de l'agent au 31 décembre de l'année au titre de laquelle la prime est attribuée. / Pour tenir compte des sujétions journalières réelles, toute journée d'absence entraîne un abattement d'un cent quarantième du montant de la prime individuelle. () ".

12. Au regard des dispositions citées au point 11 et aux articles 1er et 2 de l'arrêté du 24 mars 1967 cités au point 6 du présent jugement, en l'absence de dispositions spécifiques de cet arrêté, toute répartition du reliquat laissé disponible suite aux abattements liés aux absences doit être regardée comme participant de la prime attribuée au titre de l'année considérée. Dès lors que l'autorité compétente entend procéder à une telle répartition, elle ne peut le faire, eu égard aux règles prévues par cet arrêté, qu'en fonction, d'une part, de la valeur professionnelle des agents appréciée à l'aide de leur note et, d'autre part, de leur activité appréciée sous la forme d'un abattement d'un cent quarantième par jour d'absence.

13. Il ressort des pièces du dossier que, par une note de service du 25 janvier 2021, le directeur du centre hospitalier de Dunkerque a fixé les modalités de calcul de la prime de service. Ce document précise que la prime de service est calculée en multipliant la note obtenue par l'agent intéressé par son indice brut de fin de carrière majoré de 120 points, par son temps d'activité calculé sur 365 jours (cf coefficient de présence) et par la valeur du point. Le montant de la prime est ensuite réduit d'un cent quarantième par journée d'absence. Cette note de service prévoit, en outre, l'attribution à tout agent ayant obtenu une note au moins égale à 12,5 et n'ayant pas été absent plus de sept jours au cours de l'année, d'une " majoration forfaitaire ", lorsque la note est supérieure ou égale à 15, d'un montant de 336,82 euros pour un agent à temps plein en cas d'absence d'une durée inférieure ou égale à trois jours au cours de l'année. Le montant de cette " majoration forfaitaire " est ramené à 202,09 euros en cas d'absence pour une durée de quatre à sept jours.

14. En subordonnant ainsi le bénéfice d'une partie de la prime de service, ainsi que son montant, au nombre de jours d'absence de l'agente au cours de l'année, en sus de l'application de l'abattement d'un cent quarantième prévu par les dispositions précitées de l'article 3 de l'arrêté du 24 mars 1967, le directeur du centre hospitalier de Dunkerque a méconnu les dispositions de cet arrêté, qui ne prévoient pas une telle condition.

15. Il résulte de tout ce qui précède que, alors qu'il n'est pas contesté que l'agente remplit les autres conditions pour bénéficier de la majoration forfaitaire, Mme C est fondée à demander l'annulation de la décision administrative, révélée par son bulletin de paie du mois de janvier 2021, refusant de lui verser la majoration forfaitaire relative à cette prime de service ainsi que de la décision du 26 novembre 2021 par laquelle le directeur des ressources humaines du centre hospitalier de Dunkerque a rejeté son recours gracieux contre cette décision en tant seulement qu'elles refusent l'attribution de la " majoration forfaitaire " de prime de service au titre de l'année 2020.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

16. Aux termes de l'article L. 911-2 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé ".

17. L'exécution du présent jugement implique nécessairement que le directeur du centre hospitalier de Dunkerque verse à Mme C, au titre de la " majoration forfaitaire " de la prime de service de l'année 2020, une somme complémentaire calculée conformément aux dispositions précitées de l'arrêté du 24 mars 1967. Il y a lieu, par suite, d'enjoindre au directeur du centre hospitalier de Dunkerque d'y procéder dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur la liquidation de l'astreinte :

18. Aux termes de l'article L. 911-7 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. / () ".

19. Mme C n'est pas fondée, avant même qu'il ait été constaté que le présent jugement n'a pas été exécuté et qu'une astreinte ait été prononcée, à demander la liquidation d'une telle astreinte. Ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 911-7 du code de justice administrative doivent, dès lors et en tout état de cause, être rejetées.

Sur les intérêts au taux légal :

20. Aux termes de l'article 1231-6 du code civil : " Les dommages et intérêts dus à raison du retard dans le paiement d'une obligation de somme d'argent consistent dans l'intérêt au taux légal, à compter de la mise en demeure () ".

21. Mme C a droit aux intérêts au taux légal sur la somme complémentaire qui lui sera attribuée par le centre hospitalier de Dunkerque à compter du 27 octobre 2021, date de réception de son recours gracieux.

Sur les dépens :

22. Aucun dépens n'ayant été engagé dans la présente procédure, les conclusions de Mme C sur ce point doivent être rejetées.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

23. La requérante a présenté sa requête sans l'aide d'un avocat et ne justifie pas des frais qu'elle aurait exposés pour ce faire. Par suite, il n'y a pas lieu de faire droit à sa demande présentée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme C, qui n'est pas la partie perdante, le versement au centre hospitalier de Dunkerque de la somme demandée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DÉCIDE :

Article 1er : La décision administrative, révélée par le bulletin de paie du mois de janvier 2021, refusant de verser à Mme C l'intégralité de la prime de service au titre de l'année 2020 et la majoration forfaitaire relative à cette prime de service ainsi que la décision du

26 novembre 2021 par laquelle le directeur des ressources humaines du centre hospitalier de Dunkerque a rejeté son recours gracieux contre cette décision sont annulées en tant seulement qu'elles refusent l'attribution de la " majoration forfaitaire " de prime de service au titre de

l'année 2020.

Article 2 : Il est enjoint au directeur du centre hospitalier de Dunkerque de verser à Mme C, conformément aux motifs du présent jugement et dans un délai de deux mois à compter de sa notification, une somme complémentaire au titre de la " majoration forfaitaire " de la prime de service de l'année 2020. Cette somme sera assortie des intérêts au taux légal à compter du 27 octobre 2021.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme C est rejeté.

Article 4 : Les conclusions présentées par le centre hospitalier de Dunkerque au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C épouse B et au centre hospitalier de Dunkerque.

Délibéré après l'audience du 19 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

- M. Riou, président,

- Mme Jaur, première conseillère,

- Mme Célino, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2024.

La rapporteure,

Signé

C. CélinoLe président,

Signé

J.-M. Riou

La greffière,

Signé

D. Wisniewski

La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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