jeudi 13 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2200246 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | OLIVIER |
Vu la procédure suivante :
Par une demande, enregistrée le 20 février 2017, Mme C A demande au tribunal administratif de Lille d'enjoindre à l'institut Vancauwenberghe de prendre les mesures qu'implique l'exécution du jugement n° 1403244 du 6 juillet 2016 par lequel le tribunal a, d'une part, annulé la décision en date du 24 mars 2014 par laquelle le directeur général de cet institut a refusé de la réintégrer dans ses fonctions antérieures d'aide-soignante au service de nuit et, d'autre part, enjoint à l'institut Vancauwenberghe de prendre une nouvelle décision d'affectation, le cas échéant après consultation de la commission administrative paritaire, dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir.
Elle soutient que l'institut Vancauwenberghe n'a pas exécuté le jugement du tribunal administratif.
Par une décision du 11 octobre 2021, le président du tribunal administratif de Lille a classé la demande de Mme A.
Par un mémoire, enregistré au secrétariat du contentieux du Conseil d'État le 4 novembre 2021, Mme A a contesté ce classement et a demandé au Conseil d'État de prescrire par voie juridictionnelle les mesures d'exécution du jugement précité.
Par une ordonnance en date du 13 décembre 2021, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a transmis au tribunal administratif de Lille le mémoire présenté par Mme A.
Par une ordonnance en date du 21 décembre 2021, le président du tribunal administratif de Lille a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
Par des mémoires, enregistrés les 7 février 2022 et 15 avril 2022, Mme A demande au tribunal :
1°) d'enjoindre à l'institut Vancauwenberghe de prendre les mesures qu'implique l'exécution du jugement n° 1403244 du 6 juillet 2016 ;
2°) de condamner l'institut Vancauwenberghe à une astreinte définitive ;
3°) de lui accorder le bénéfice d'un congé pour invalidité temporaire imputable au service et d'une réintégration tenant compte de son statut de travailleur handicapé.
Elle soutient que l'institut Vancauwenberghe n'a pas exécuté le jugement du tribunal administratif.
Par un mémoire, enregistré le 15 avril 2022, l'institut Vancauwenberghe, représenté par Me Olivier, conclut au rejet de la demande de Mme A et à ce qu'il lui soit enjoint de se rendre au rendez-vous médical prévu en vue de son reclassement.
Il soutient que :
- le jugement du 6 juillet 2016 a été exécuté ;
- toutes les diligences ont été entreprises pour procéder à la réintégration et au reclassement de Mme A, qui refuse de se présenter aux rendez-vous médicaux préalables à sa reprise du travail et refuse les postes qui lui sont proposés.
Par une ordonnance en date du 15 avril 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 19 mai 2022.
Des mémoires ont été présentés par Mme A les 22 août 2022, 12 septembre 2022 et 6 octobre 2022, après la clôture de l'instruction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- les conclusions de M. Quint, rapporteur public,
- et les observations de Mme A.
Une note en délibéré, enregistrée le 10 octobre 2022, a été présentée par Mme A.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'exécution du jugement du 6 juillet 2016 :
1. Par un jugement n° 1403244 du 6 juillet 2016, le tribunal de céans a, d'une part, annulé la décision en date du 24 mars 2014 par laquelle le directeur général de l'institut Vancauwenberghe avait confirmé l'affectation de Mme A sur un service de jour en qualité d'aide-soignante et refusé de la réintégrer dans ses fonctions antérieures en service de nuit, au motif que cette décision n'avait pas été précédée d'une consultation de la commission administrative paritaire, et, d'autre part, enjoint à l'institut Vancauwenberghe de prendre une nouvelle décision quant à l'affectation de Mme A, le cas échéant, après consultation de cette commission. En exécution de ce jugement, le directeur général de l'institut Vancauwenberghe a, par une décision du 2 août 2016, réintégré Mme A à compter du 14 août suivant et, par des courriers des 24 septembre 2020 et 13 décembre 2021, il lui a proposé de réintégrer ses fonctions d'aide-soignante en service de nuit, avec certains aménagements pour tenir compte de son état de santé. Mme A, qui ne s'est pas présentée aux consultations médicales avec le médecin du travail sollicité par l'institut Vancauwenberghe pour redéfinir ces aménagements, a refusé ces propositions. Dans ces circonstances, l'institut Vancauwenberghe doit être regardé comme ayant exécuté le jugement du 6 juillet 2016. Dès lors, les conclusions de Mme A tendant à ce que le tribunal prescrive les mesures nécessaires à l'exécution de ce jugement et condamne l'institut Vancauwenberghe à une astreinte en vue d'assurer cette exécution doivent être rejetées.
Sur le surplus des conclusions de Mme A :
2. Si Mme A soutient, d'une part, que les propositions d'affectation et de réintégration qui lui ont été présentées ne tiennent ni compte de son statut de travailleur handicapé, ni des préconisations du médecin du travail, et, d'autre part, qu'elle n'a pas bénéficié d'un congé pour invalidité temporaire imputable au service, elle soulève ainsi des litiges distincts qui ne se rapportent pas à l'exécution du jugement du 6 juillet 2016 et dont il n'appartient pas au tribunal de connaître dans le cadre de la présente instance. Il suit de là que le surplus des conclusions de Mme A doit être rejeté.
Sur les conclusions à fin d'injonction présentées par l'institut Vancauwenberghe :
3. Les conclusions présentées par l'institut Vancauwenberghe tendant à ce qu'il soit enjoint à Mme A de se rendre aux consultations médicales préalables à son reclassement constituent un litige distinct ne se rapportant pas à l'exécution du jugement du 6 juillet 2016 et dont il n'appartient pas au tribunal de connaître dans le cadre de la présente instance. Il suit de là que les conclusions de l'institut Vancauwenberghe doivent être rejetées.
DÉCIDE :
Article 1er : La demande de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions à fin d'injonction présentées par l'institut Vancauwenberghe sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et à l'institut Vancauwenberghe.
Délibéré après l'audience du 6 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Lemaire, président,
- Mme Dang, première conseillère,
- Mme Lançon, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 octobre 2022.
L'assesseure la plus ancienne,
Signé
L. DANGLe président-rapporteur,
Signé
O. B
La greffière,
Signé
S. RANWEZ
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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01/06/2026