jeudi 27 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2200335 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | HAINAUT JURIS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 18 janvier 2022 et 19 octobre 2022, M. B A, représenté par Me Maze-Villeseche, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 5 novembre 2020 par laquelle la directrice de l'hôpital départemental de Felleries-Liessies l'a radié des effectifs de l'hôpital ainsi que la décision du 16 novembre 2021 de " rejet de son recours gracieux " ;
2°) de condamner l'hôpital départemental de Felleries-Liessies à lui verser, à titre principal, la somme de 16 648,92 euros et à titre subsidiaire, la somme globale de 7 244,17 euros en réparation du préjudice subi du fait de sa radiation ;
3°) de mettre à la charge l'hôpital départemental de Felleries-Liessies la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la proposition d'un contrat d'une durée de trois mois succédant à un contrat d'une durée d'un an n'est pas motivée et n'est pas fondée sur l'intérêt du service ;
- du fait qu'il a poursuivi son activité au-delà du terme du contrat s'achevant le
1er août 2020, un nouveau contrat est né dont la durée est égale au dernier contrat soit un an, contrat s'achevant le 31 juillet 2021 ;
- l'arrêt de son activité au 10 novembre 2020 doit s'analyser en un licenciement et ouvre droit à l'indemnité de licenciement et au respect du délai de prévenance lequel est ici de deux mois eu égard à la durée de son activité ;
- il a droit au bénéfice d'un entretien préalable à une éventuelle rupture de son contrat de travail ;
- il a droit au paiement des salaires pour un montant de 16 648,92 euros ;
- il a droit au paiement de l'indemnité de licenciement prévue par les dispositions sur les agents contractuels, à savoir la moitié de la rémunération de base pour chacune des douze premières années de service sans pouvoir excéder 12 fois la rémunération de base pour un montant de 2 544,51 euros ;
- la décision de rupture étant soumise à un délai de préavis dont le non-respect engage la responsabilité de l'administration, il est fondé à prétendre à une indemnité de 3 699,76 euros ;
- en application des dispositions relatives aux agents contractuels, il avait droit à bénéficier d'un entretien préalable à une décision de non-renouvellement de contrat ou de rupture de contrat et il a droit à une somme de 1 000 euros en réparation du préjudice en résultant.
Par des mémoires en défense enregistrés les 13 avril 2022 et 6 décembre 2022, l'hôpital départemental de Felleries-Liessies, représenté par Me Pichon, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. A du versement de la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- les conclusions à fin d'annulation de la décision du 5 novembre 2020 sont irrecevables pour tardiveté et à défaut de présentation de moyen ;
- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n° 91-155 du 6 février 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Jaur,
- les conclusions de Mme Courtois, rapporteure publique,
- et les observations de Me Nesselrode substituant Me Pichon, avocat de l'hôpital départemental de Felleries-Liessies.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a été recruté en qualité d'animateur principal de 2ème classe contractuel du plateau kinésithérapie A affecté à l'hôpital départemental de Felleries-Liessies à compter du 1er décembre 2016 pour des fonctions à temps plein jusqu'au 31 janvier 2017. Un nouveau contrat dans la même qualité, pour le même temps de travail, a été régularisé à compter du 1er février 2017 et jusqu'au 30 avril 2017. Un nouveau contrat de 3 mois dans les mêmes fonctions était régularisé jusqu'au 31 juillet 2017. Un quatrième contrat dans les mêmes fonctions et pour les même temps et durée était régularisé jusqu'au 31 août 2017. Un cinquième contrat pour les mêmes fonctions, temps et durée, était régularisé jusqu'au 31 janvier 2018. Par contrat du 3 janvier 2018, M. A a réitéré son engagement dans les mêmes qualités à temps plein pour une durée de 6 mois cette fois-ci jusqu'au 31 juillet 2018. Par contrat du 20 juin 2018, M. A a été embauché en qualité d'animateur principal de 2ème classe contractuel à temps plein auprès du service Maison d'Accueil Spécialisé pour une durée de 6 mois. Un nouveau contrat d'une durée de 6 mois a été régularisé à compter du 1er février 2019 à nouveau auprès du plateau Kinésithérapie A. Un neuvième contrat d'une durée d'un an en qualité d'animateur principal de 2ème classe à temps plein a été régularisé à compter du 1er août 2019 jusqu'au 1er août 2020. A l'issue de ce contrat, l'activité de M. A s'est poursuivie du 1er août 2020 au 10 novembre 2020 sans contrat. L'hôpital lui a proposé les 24 juin 2020 et 27 octobre 2020, un renouvellement de son contrat pour une durée de trois mois. Par courriel du 5 novembre 2020, M. A a expressément refusé de signer un contrat à durée déterminée de trois mois et a sollicité une attestation de fin de contrat. Par décision du 5 novembre 2020, remise le 10 novembre 2020, le directeur de l'hôpital départemental de Felleries-Liessies a informé le requérant de sa radiation des effectifs avec effet rétroactif au 1er novembre 2020. Il a formé un " recours gracieux " le 6 octobre 2020 qui doit être regardé comme un recours indemnitaire préalable, qui a été rejeté par décision du 16 novembre 2021. M. A demande l'annulation de la décision du 5 novembre 2020 ainsi que celle de la décision du 16 novembre 2021 et la condamnation de l'hôpital départemental de Felleries-Liessies à lui verser, à titre principal, la somme de 16 648,92 euros et à titre subsidiaire, la somme globale de 7 244,17 euros en réparation du préjudice subi du fait de sa radiation.
Sur l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article R. 421-5 du code de justice administrative : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".
3. Toutefois le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. En une telle hypothèse, si le non-respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et les délais de recours, ou l'absence de preuve qu'une telle information a bien été fournie, ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par le code de justice administrative, le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable. En règle générale et sauf circonstances particulières dont se prévaudrait le requérant, ce délai ne saurait, sous réserve de l'exercice de recours administratifs pour lesquels les textes prévoient des délais particuliers, excéder un an à compter de la date à laquelle une décision expresse lui a été notifiée ou de la date à laquelle il est établi qu'il en a eu connaissance.
4. La règle énoncée ci-dessus, qui a pour seul objet de borner dans le temps les conséquences de la décision attachée au défaut de mention des voies et délais de recours, ne porte pas atteinte à la substance du droit au recours, mais tend seulement à éviter que son exercice, au-delà d'un délai raisonnable, ne mette en péril la stabilité des situations juridiques et la bonne administration de la justice, en exposant les défendeurs potentiels à des recours excessivement tardifs. Il appartient dès lors au juge administratif d'en faire application au litige dont il est saisi, quelle que soit la date des faits qui lui ont donné naissance.
5. Il résulte de l'instruction que M. A a réceptionné la décision du 5 novembre 2020 par laquelle le directeur de l'hôpital départemental de Felleries-Liessies l'a informé de sa radiation des effectifs avec effet rétroactif au 1er novembre 2020, le 10 novembre 2020. Or, même si la décision litigieuse ne comporte pas la mention des voies et délais de recours, la requête enregistrée le 18 janvier 2022 n'a pas été engagée dans le délai raisonnable d'un an rappelé ci-dessus. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'autre fin de non-recevoir soulevée en défense, il y a lieu d'accueillir la fin de non-recevoir soulevée par le directeur de l'hôpital départemental de Felleries-Liessies tirée de la tardiveté des conclusions à fin d'annulation de la décision du 5 novembre 2020.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne la responsabilité :
6. Aux termes de l'article 4 du décret du 6 février 1991 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels des établissements mentionnés à l'article 2 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, alors en vigueur : " Les agents sont recrutés par contrat écrit () ".
7. Un agent public qui a été recruté par un contrat à durée déterminée ne bénéficie ni d'un droit au renouvellement de son contrat ni, à plus forte raison, d'un droit au maintien de ses clauses, si l'administration envisage de procéder à son renouvellement. Toutefois, l'administration ne peut légalement décider, au terme de son contrat, de ne pas le renouveler ou de proposer à l'agent, sans son accord, un nouveau contrat substantiellement différent du précédent, que pour un motif tiré de l'intérêt du service. Le maintien en fonctions de l'agent en cause à l'issue de son contrat initial, s'il traduit la commune intention des parties de poursuivre leur collaboration, a seulement pour effet de donner naissance à un nouveau contrat, conclu lui aussi pour une période déterminée et dont la durée est celle assignée au contrat initial. Ainsi, sauf circonstance particulière, la décision par laquelle l'autorité administrative compétente met fin aux relations contractuelles doit être regardée comme un refus de renouvellement de contrat si elle intervient à l'échéance du nouveau contrat et comme un licenciement si elle intervient au cours de ce nouveau contrat.
8. Il ressort des pièces du dossier que M. A a enchaîné plusieurs contrats à durée déterminée au sein de l'hôpital départemental de Felleries-Liessies. Le dernier contrat signé entre les deux parties était d'une durée d'un an en qualité d'animateur principal de 2ème classe à temps plein à compter du 1er août 2019 jusqu'au 1er août 2020. Ensuite, M. A a refusé de signer, à deux reprises, un nouveau contrat, d'une durée de trois mois seulement, proposé au terme du précédent contrat. Par décision du 5 novembre 2020, remise le 10 novembre 2020, le directeur de l'hôpital départemental de Felleries-Liessies a informé le requérant de sa radiation des effectifs avec effet rétroactif au 1er novembre 2020. Contrairement à ce que soutient l'hôpital, si M. A a, à l'issue du dernier contrat de travail qu'il a signé, dont l'échéance était fixée au 31 juillet 2020, poursuivi sa relation contractuelle avec l'hôpital départemental de Felleries-Liessies et alors qu'il s'est abstenu de signer à deux reprises l'avenant qui lui a alors été proposé, il ne peut être regardé comme ayant tacitement accepté ce nouveau contrat d'une durée de seulement trois mois mais comme ayant bénéficié d'un renouvellement tacite de son précédent contrat, pour une durée équivalente à celui-ci, soit jusqu'au 31 juillet 2021. Son maintien en fonction à l'issue du dernier contrat signé entre les deux parties a eu pour effet de donner naissance à un nouveau contrat, dont la durée est celle qui était assignée au contrat précédent, soit un an. La décision par laquelle le directeur de l'hôpital départemental de Felleries-Liessies a informé le requérant de sa radiation des effectifs avec effet rétroactif au 1er novembre 2020 doit ainsi être regardée comme un licenciement en cours de contrat.
9. Il ne ressort pas des pièces du dossier ni n'est allégué par l'hôpital départemental de Felleries-Liessies que la modification apportée au contrat initial, qui prévoyait une durée d'un an, ne revêtait pas un caractère substantiel ou qu'un motif tiré de l'intérêt du service aurait justifié légalement cette décision de l'hôpital départemental de Felleries-Liessies de proposer seulement un contrat de trois mois. Par suite, l'hôpital départemental de Felleries-Liessies a commis une faute de nature à engager sa responsabilité en proposant à M. A, sans son accord, un nouveau contrat substantiellement différent du précédent sans motif tiré de l'intérêt du service.
En ce qui concerne l'indemnisation des préjudices subis :
10. En premier lieu, M. A ayant perçu un salaire entre le 1er août 2020 et le 10 novembre 2020, même sans contrat, il n'est pas fondé à demander le paiement des salaires correspondant à la période consécutive à sa période d'emploi, pour un montant de
16 648,92 euros.
11. En deuxième lieu, M. A sollicite le paiement d'une indemnité de licenciement tel que disposé par les articles 53 et 55 du décret du 17 janvier 1986. Eu égard à son ancienneté, M. A est fondé à demander la condamnation de l'hôpital départemental de Felleries-Liessies à lui verser la somme, non contestée, de 2 544,51 euros à ce titre.
12. En troisième lieu, M. A sollicite le paiement d'une indemnité pour non-respect d'un délai de préavis. Il est fondé à demander la condamnation de l'hôpital départemental de Felleries-Liessies à lui verser la somme, également non contestée, de
3 699,76 euros à ce titre.
13. En dernier lieu, le préjudice lié à l'absence du bénéfice d'un entretien préalable à une décision de non-renouvellement de contrat ou de rupture de contrat n'étant pas justifié dans sa consistance et son étendue, M. A n'est pas fondé à demander la somme de 1 000 euros à ce titre.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est seulement fondé à demander la condamnation de l'hôpital départemental de Felleries-Liessies à lui verser la somme de 6 244,27 euros (2 544,51 + 3 699,76).
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. A, qui n'est pas la partie perdante dans la présence instance, la somme que l'hôpital départemental de Felleries-Liessies demande au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de l'hôpital départemental de Felleries-Liessies une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.
DÉCIDE :
Article 1er : L'hôpital départemental de Felleries-Liessies versera à M. A la somme de 6 244,27 euros.
Article 2 : L'hôpital départemental de Felleries-Liessies versera à M. A la somme de 1 200 euros titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Les conclusions présentées par l'hôpital départemental de Felleries-Liessies au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à l'hôpital départemental de Felleries-Liessies.
Délibéré après l'audience du 6 février 2025, à laquelle siégeaient :
- M. Riou, président,
- Mme Bergerat, première conseillère,
- Mme Jaur, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 février 2025.
La rapporteure,
Signé
A. JaurLe président,
Signé
J.-M. Riou
La greffière,
Signé
S. Ranwez
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026