mercredi 18 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2200405 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | juge unique (3) |
| Avocat requérant | DESFARGES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 janvier 2022, Mme B A, représentée par Me Desfarges, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 6 septembre 2021 du président du conseil départemental du Pas-de-Calais relative à l'indu de revenu de solidarité active (" INK/001 ") d'un montant de 8 693,49 euros mis à sa charge pour la période de mars 2019 à janvier 2021 ;
2°) de la décharger de cette somme ;
3°) d'enjoindre au département du Pas-de-Calais de réexaminer sa situation dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
4°) à titre subsidiaire de lui accorder une remise totale de dette ;
5°) de mettre à la charge du département du Pas-de-Calais la somme de 1 500 euros, à verser à son avocat, sous réserve de sa renonciation au bénéfice de l'aide juridictionnelle, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;
- elle a été prise sur le fondement d'un traitement algorithmique mais ne comporte aucune des informations prévues par les dispositions des articles L. 311-3-1 et R. 311-3-1-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la décision attaquée est dépourvue de motivation ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L.262-47 et R.262-90 du code de l'action sociale et des familles dès lors que l'avis de la commission de recours amiable n'a pas été sollicité ;
- elle méconnaît les droits de la défense et l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur de droit et d'une erreur d'appréciation dès lors que l'administration a tiré de la circonstance que M. A a résidé plus de 92 jours à l'étranger que cette dernière avait perdu sa résidence régulière en France sans vérifier les motifs de séjours à l'étranger ;
- elle méconnait son droit à l'erreur ;
- des retenues ont été effectuées dès la notification de l'indu en méconnaissance de l'article L.262-46 du code de l'action sociale et des familles.
La requête a été communiquée au département du Pas-de-Calais qui n'a pas produit de mémoire en défense en dépit d'une mise en demeure.
Mme A a été admise au bénéficie de l'aide juridictionnelle totale par décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Lille du 22 novembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Horn pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Horn, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique.
Par une ordonnance du 27 juin 2024, la clôture de l'instruction a été différée au 4 juillet 2024 en application du 2ème alinéa de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Mme A a produit des pièces, enregistrées le 24 juin 2024, qui ont été communiquées.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier du 28 mai 2021, Mme A a formé, auprès de la commission de recours amiable de la CAF du Pas-de-Calais, un " recours amiable " à l'encontre notamment d'un indu de revenu de solidarité active (" INK/001 ") d'un montant de 8 693,49 euros pour la période de mars 2019 à janvier 2021 dont elle a été informée lors d'un entretien dans les locaux de la CAF du Pas-de-Calais. Par sa requête, Mme A demande, à titre principal, d'annuler la décision par laquelle le président du conseil départemental du Pas-de-Calais a rejeté sa demande dirigée contre l'indu de revenu de solidarité active (" INK/001 ") d'un montant de 8 693,49 euros mis à sa charge.
Sur la nature de la décision contestée :
2. Il résulte des termes du courrier du 28 mai 2021 que si Mme A y sollicite une remise de dette relative notamment à un indu de revenu de solidarité active (" INK/001 ") d'un montant de 8 693,49 euros mis à sa charge, ce courrier est intitulé " demande de recours amiable ", et contient plusieurs motifs de contestation du bien-fondé de l'indu de revenu de solidarité active (" INK/001 ") parmi lesquels l'invocation de son droit à l'erreur ainsi que sa résidence effective et permanente en France durant la période au titre de laquelle lui est réclamé cet indu. Ainsi, eu égard à sa formulation, ce courrier doit être interprété comme formulant une demande de remise gracieuse ainsi qu'un recours administratif préalable dirigés tous deux contre l'indu précité. Dès lors, le courrier du 6 septembre 2021 qui rejette expressément la demande de remise gracieuse de l'indu de revenu de solidarité active (" INK/001 ") doit être regardé comme rejetant également implicitement le recours administratif préalable obligatoire dirigé contre la décision de notification de l'indu (" INK/001 ").
Sur l'acquiescement aux faits :
3. Aux termes de l'article R. 612-6 du code de justice administrative : " Si, malgré une mise en demeure, la partie défenderesse n'a produit aucun mémoire, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans les mémoires du requérant ".
4. Le département du Pas-de-Calais, qui n'a pas produit de mémoire en défense, doit être réputé avoir acquiescé aux faits exposés dans la requête en application de l'article R. 612-6 précité du code de justice administrative. Cette circonstance ne dispense toutefois pas le tribunal, d'une part, de vérifier que les faits allégués par Mme A ne sont pas contredits par les autres pièces versées au dossier, et d'autre part, de se prononcer sur les moyens de droit que soulève l'examen de l'affaire.
Sur les conclusions à fin d'annulation et de décharge :
5. D'une part, lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu d'une prestation ou d'une allocation versée au titre de l'aide ou de l'action sociale, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
6. D'autre part, l'annulation d'une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu d'une prestation ou d'une allocation versée au titre de l'aide ou de l'action sociale, pour un vice de régularité n'implique pas nécessairement, compte tenu de la possibilité d'une régularisation par l'administration, l'extinction de la créance litigieuse, à la différence d'une annulation prononcée pour un motif mettant en cause le bien-fondé de cette décision. Il en résulte que, lorsque le requérant choisit de présenter, outre des conclusions tendant à l'annulation d'une telle décision, des conclusions à fin de décharge de la somme correspondant à la créance de l'organisme, il incombe au juge administratif d'examiner prioritairement les moyens mettant en cause le bien-fondé de la créance qui seraient de nature, étant fondés, à justifier le prononcé de la décharge.
En ce qui concerne le bien-fondé de l'indu litigieux :
7. L'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles dispose que : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. / Le revenu de solidarité active est une allocation qui porte les ressources du foyer au niveau du montant forfaitaire. () ". Aux termes de l'article R. 262-5 du même code : " Pour l'application de l'article L. 262-2, est considérée comme résidant en France la personne qui y réside de façon permanente ou qui accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois. () / En cas de séjour hors de France de plus de trois mois, l'allocation n'est versée que pour les seuls mois civils complets de présence sur le territoire ". Et il résulte des dispositions de l'article R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles que : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments ".
8. Pour bénéficier de l'allocation de revenu de solidarité active, une personne doit remplir la condition de ressources qu'elles mentionnent et résider en France de manière stable et effective. Pour apprécier si cette seconde condition est remplie, il y a lieu de tenir compte de son logement, de ses activités, ainsi que de toutes les circonstances particulières relatives à sa situation, parmi lesquelles le nombre, les motifs et la durée d'éventuels séjours à l'étranger et ses liens personnels et familiaux. La personne qui remplit les conditions pour bénéficier de l'allocation de revenu de solidarité active a droit, lorsqu'elle accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois, au versement sans interruption de cette allocation. En revanche, lorsque ses séjours à l'étranger excèdent cette durée de trois mois, le revenu de solidarité active ne lui est versé que pour les mois civils complets de présence en France. En toute hypothèse, le bénéficiaire du revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation, outre l'ensemble des ressources dont il dispose, sa situation familiale et tout changement en la matière, toutes informations relatives au lieu de sa résidence, ainsi qu'aux dates et motifs de ses séjours à l'étranger lorsque leur durée cumulée excède trois mois.
9. Il résulte de l'instruction que l'indu de revenu de solidarité active (" INK/001 ") d'un montant de 8 693,49 euros est fondé sur l'absence de déclaration de ses séjours à l'étranger au cours des années 2019 et 2020 et sur l'absence de déclaration de la perception d'une pension alimentaire en 2019, le directeur de la CAF du Pas-de-Calais ayant retenu la qualification frauduleuse de ces fausses déclarations. Toutefois, s'agissant de l'année 2019, Mme A allègue qu'elle est partie aux Philippines du 17 mars 2019 au 23 juin 2019 pour travailler en tant que bénévole au sein de l'association WWF-Philippines ainsi que pour rechercher du travail en tant qu'ingénieure en hydraulique et environnement et qu'elle a informé Pôle Emploi Arras le 11 mars 2019 de ce départ, ces faits n'étant pas contredits par les autres pièces versées au dossier. En outre, s'agissant de l'année 2020, elle allègue être partie le 22 janvier 2020 pour les îles Canaries dans le but d'atteindre la Guadeloupe en voilier, en tant qu'équipière, pour un séjour de deux mois à compter de son départ le 22 janvier 2020. Elle allègue également être arrivée à La Barbade le 21 mars 2020, au début de la crise sanitaire liée à l'épidémie de covid-19 et n'avoir pu rejoindre la Guadeloupe que le 14 juin 2020 compte tenu de la fermeture des frontières et ce malgré une prise de contact avec l'ambassade de France de Sainte-Lucie et le Cross Antilles Guyane de Martinique afin de trouver un moyen de rejoindre le territoire français. Ces derniers faits ne sont pas plus contredits par les autres pièces versées au dossier. Il en va de même pour les allégations de Mme A qui se prévaut également d'avoir résidé en France en dehors de ces périodes de séjours à l'étranger. Il suit de là qu'en omettant de tenir compte de toutes les circonstances particulières relatives à la situation de Mme A, dont la résidence stable et effective en France au cours de la période considérée est établie, de sorte parmi lesquelles le nombre, les motifs et la durée d'éventuels séjours à l'étranger et ses liens personnels et familiaux, le président du conseil départemental du Pas-de-Calais a commis une erreur de droit.
10. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède qu'il y a lieu d'annuler la décision du 6 septembre 2021 du président du conseil départemental du Pas-de-Calais rejetant implicitement le recours administratif préalable obligatoire dirigé contre la décision de notification de l'indu de revenu de solidarité active (" INK/001 ") d'un montant de 8 693,49 euros mis à sa charge pour la période de mars 2019 à janvier 2021 et de décharger Mme A de l'obligation de payer l'indu de revenu de solidarité active (" INK/001 ").
11. Le présent jugement implique nécessairement que le département du Pas-de-Calais réexamine la situation de Mme A. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au président du conseil départemental du Pas-de-Calais de procéder à ce réexamen dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur la demande de remise gracieuse :
12. Il résulte de ce qui précède que la décision du 6 septembre 2021 du président du conseil départemental du Pas-de-Calais rejetant implicitement le recours administratif préalable obligatoire dirigé contre la décision de notification de l'indu de revenu de solidarité active (" INK/001 ") d'un montant de 8 693,49 euros mis à sa charge pour la période de mars 2019 à janvier 2021 a été annulée et que Mme A a été déchargée de l'obligation de payer cette somme de sorte qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de Mme A tendant à la remise gracieuse de sa dette.
Sur les frais liés au litige :
13. Mme A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Desfarges, avocat de Mme A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge du département du Pas-de-Calais le versement à Me Desfarges de la somme de 1 200 euros.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 6 septembre 2021 du président du conseil départemental du Pas-de-Calais rejetant implicitement le recours administratif préalable obligatoire de Mme A dirigé contre la décision de notification de l'indu de revenu de solidarité active (" INK/001 ") d'un montant de 8 693,49 euros est annulée.
Article 2 : Mme A est déchargée de l'indu de 8 693,49 euros de revenu de solidarité active.
Article 3 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de Mme A tendant à la remise gracieuse de sa dette.
Article 4 : Il est enjoint au président du conseil départemental du Pas-de-Calais de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 5 : Le département du Pas-de-Calais versera à Me Desfarges une somme de 1 200 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Desfarges renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 6 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, au département du Pas-de-Calais et à Me Desfarges.
Copie sera adressée, pour information, à la caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 septembre 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
J. HORNLa greffière,
Signé
S. DEREUMAUX
La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 2200405
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026