mercredi 5 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2200482 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | juge unique (6) |
| Avocat requérant | DANGLETERRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 20 janvier 2022 et 30 avril 2024, M. E B, représenté par Me Dangleterre, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 19 novembre 2021 par laquelle le président du conseil départemental du Pas-de-Calais, statuant sur recours administratif préalable obligatoire, a maintenu un indu de revenu de solidarité active, d'un montant de 3 911,82 euros, pour la période du mois d'août 2019 au mois d'avril 2021 ;
2°) d'enjoindre au département du Pas-de-Calais de lui rembourser le montant de l'indu et de procéder au versement de l'allocation de revenu de solidarité active ;
3°) d'annuler la décision du 18 novembre 2021 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais a rejeté le recours administratif dirigé contre la décision du 18 août 2021 notifiant notamment un indu de prime d'activité, d'un montant de 918,49 euros, pour la période du mois de décembre 2019 au mois d'avril 2021 ainsi qu'un indu d'allocation de logement familiale, d'un montant de 8 270 euros, pour la période du mois d'août 2019 au mois de mars 2021 ;
4°) d'enjoindre à la caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais de lui rembourser le montant de l'indu et de procéder au versement de l'allocation de prime d'activité ;
5°) de mettre à la charge, solidairement, de la caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais et du département du Pas-de-Calais, le versement à Me Dangleterre, avocat de M. B, de la somme de 1 200 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- il n'avait pas à déclarer la rémunération que le fils de son épouse a perçue au titre de la Garantie Jeunes du mois de novembre 2019 au mois de novembre 2020 ;
- M. B n'est pas gérant majoritaire de la société civile immobilière (SCI) BJN mais actionnaire à 35 % ;
- il n'a pas été fait droit à sa demande de rencontrer un agent de la CAF du Pas-de-Calais afin de régler le litige ;
- en ce qui concerne l'indu d'allocation de logement familiale, il a agi de bonne foi ;
- en ce qui concerne l'indu de prime d'activité : la caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais a commis une erreur de droit dès lors que l'article R. 512-2 du code de la sécurité sociale n'est pas applicable et une erreur de calcul quant au montant des salaires de M. C à prendre en compte en application de l'article R. 512-2 du code de la sécurité sociale, et quant au montant des indemnités journalières perçues par M. B ;
- en ce qui concerne l'indu de revenu de solidarité active : il est infondé eu égard aux erreurs relatives aux montants des salaires de M. C et des indemnités journalières perçues par M. B.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 août 2023, la caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les indus sont fondés.
La requête a été communiquée au département du Pas-de-Calais qui n'a pas produit de mémoire.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 novembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Lançon, première conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lançon, première conseillère,
- les observations de Me Dangleterre, avocat de M. B, qui s'est expressément désisté des conclusions à fin d'injonction.
La clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. A l'issue d'un contrôle de la situation de M. et Mme B, allocataires du revenu de solidarité active, de l'allocation de logement familiale et de la prime d'activité, et du réexamen des droits des intéressés qui s'en est suivi, la caisse d'allocations familiales (CAF) du Pas-de-Calais leur a notifié, par décision du 18 août 2021, un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 3 911,82 pour la période du mois d'août 2019 au mois d'avril 2021, un indu de prime d'activité d'un montant de 918,49 euros pour la période du mois de décembre 2019 au mois d'avril 2021 ainsi qu'un indu d'allocation de logement familiale d'un montant de 8 270 euros pour la période du mois d'août 2019 au mois de mars 2021. Par une décision du 19 novembre 2021, le président du conseil départemental du Pas-de-Calais, statuant sur leur recours administratif préalable obligatoire, a maintenu l'indu de revenu de solidarité active précité. Par une décision du 18 novembre 2021, la CAF du Pas-de-Calais, statuant sur le recours préalable obligatoire des époux B, a maintenu les indus d'allocation de logement familiale et de prime d'activité précités. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler les décisions citées précédemment des 18 et 19 novembre 2021.
Sur le bien-fondé de l'indu d'allocation de logement familiale :
2. En premier lieu, d'une part, s'agissant des règles applicables du 1er octobre 2016 au 31 août 2019, aux termes de l'article L. 542-1 du code de la sécurité sociale, alors applicable : " L'allocation de logement est accordée dans les conditions prévues à l'article suivant : / () ". Aux termes de l'article L. 542-2 du même code : " I. - L'allocation de logement n'est due, au titre de leur résidence principale, qu'aux personnes : / 1° payant un minimum de loyer, compte tenu de leurs ressources (). VIII.- L'allocation de logement n'est pas due aux personnes qui sont locataires d'un logement dont elles-mêmes, leurs conjoints, concubins ou toute personne liée à elles par un pacte civil de solidarité, ou l'un de leurs ascendants ou descendants, jouissent d'une part de la propriété ou de l'usufruit de ce logement, personnellement ou par l'intermédiaire de parts sociales de sociétés, quels que soient leurs formes et leurs objets. Par dérogation, cette aide peut être versée si l'ensemble des parts de propriété et d'usufruit du logement ainsi détenues est inférieur à des seuils fixés par décret. Ces seuils ne peuvent excéder 20 %. ".
3. D'autre part, s'agissant des règles applicables à compter du 1er septembre 2019, aux termes de l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation : " () Les aides personnelles au logement comprennent : () / 2° Les allocations de logement : / a) L'allocation de logement familiale () ". Aux termes de l'article L. 822-3 du même code : " Les aides personnelles au logement ne sont pas dues aux personnes locataires d'un logement dont elles-mêmes, leurs conjoints ou l'un de leurs ascendants ou descendants, jouissent d'une part de la propriété ou de l'usufruit, personnellement ou par l'intermédiaire de parts sociales de sociétés, quels que soient leurs formes et leurs objets. / Par dérogation à la règle posée au premier alinéa, ces aides peuvent être versées si l'ensemble des parts de propriété et d'usufruit du logement ainsi détenues est inférieur à des seuils fixés par voie réglementaire. Ces seuils ne peuvent excéder 20 % de la propriété ou de l'usufruit du logement. " L'article R. 822-1 de ce code dispose : " Les seuils mentionnés au second alinéa de l'article L. 822-3 sont fixés à 10 % pour les parts de propriété et à 10 % pour les parts d'usufruit, sans que l'ensemble de ces parts puisse égaler ou dépasser 10 % de la propriété ou de l'usufruit du logement. "
4. Il résulte de l'instruction que Mme B, épouse du requérant, était allocataire de l'allocation de logement familiale à compter du mois d'août 2019, pour un logement dont la société civile immobilière (SCI) BJN était propriétaire. Il est constant que M. B, conjoint de l'allocataire depuis leur mariage le 13 juillet 2019, détient à hauteur de 35% des parts de cette société, qui a la qualité de bailleur. Dès lors, les seuils prévus aux articles L. 542-2 du code de la sécurité sociale, applicable au mois d'août 2019, et L. 822-3 du code de la construction et de l'habitation, applicable à compter du 1er septembre 2019, ayant été dépassés, l'allocation de logement familiale n'était pas due. La circonstance que M. B ait agi de bonne foi est sans incidence sur la légalité de la décision en litige alors qu'il conserve la possibilité de former une demande de remise de dette ou d'échelonnement du paiement de cette dernière auprès de la caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais.
5. En second lieu, si M. B soutient qu'il n'a pas été reçu par un agent de la CAF du Pas-de-Calais malgré sa demande du 29 avril 2021, sans produire aucune pièce au dossier à l'appui de cette allégation, il ne fait valoir aucun élément qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'organisme à l'occasion, notamment, de son recours administratif préalable obligatoire reçu le 17 septembre 2021.
6. Par suite, c'est à bon droit que la CAF du Pas-de-Calais a notifié aux époux B un indu d'allocation de logement familiale pour la période du mois d'août 2019 au mois de mars 2021.
Sur le bien-fondé de l'indu de prime d'activité :
7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 842-3 du code de la sécurité sociale : " La prime d'activité est égale à la différence entre : / 1° Un montant forfaitaire dont le niveau varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfants à charge, augmenté d'une fraction des revenus professionnels des membres du foyer, et qui peut faire l'objet d'une ou de plusieurs bonifications ; / 2° Les ressources du foyer, qui sont réputées être au moins égales au montant forfaitaire mentionné au 1°. / () ". Selon l'article R. 842-3 de ce code : " Le foyer mentionné au 1° de l'article L. 842-3 est composé : / 1° Du bénéficiaire ; / 2° De son conjoint, concubin, ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité ; et / 3° Des enfants et personnes à charge remplissant les deux conditions suivantes : / a) Ouvrir droit aux prestations familiales ou avoir moins de vingt-cinq ans et être à la charge effective et permanente du bénéficiaire ou de son conjoint, concubin ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité à condition, en cas d'arrivée au foyer après le dix-septième anniversaire, d'avoir avec le bénéficiaire ou son conjoint, son concubin ou son partenaire lié par un pacte civil de solidarité un lien de parenté jusqu'au quatrième degré inclus ; / b) Ne pas bénéficier ou avoir bénéficié, au cours de l'année civile de droit, de la prime d'activité en tant que bénéficiaire ou conjoint, concubin ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité d'un bénéficiaire. " Aux termes de l'article L. 842-4 du même code : " Les ressources mentionnées à l'article L. 842-3 prises en compte pour le calcul de la prime d'activité sont : / 1° Les ressources ayant le caractère de revenus professionnels ou qui en tiennent lieu ; / 2° Les revenus de remplacement des revenus professionnels ; / 3° L'avantage en nature que constitue la disposition d'un logement à titre gratuit, déterminé de manière forfaitaire ; / 4° Les prestations et les aides sociales, à l'exception de certaines d'entre elles en raison de leur finalité sociale particulière ; / 5° Les autres revenus soumis à l'impôt sur le revenu. ". L'article L. 845-3 de ce code dispose : " Tout paiement indu de prime d'activité est récupéré par l'organisme chargé de son service. / () ".
8. En premier lieu, il résulte de l'instruction que l'indu en litige trouve son origine, notamment, dans le défaut de déclaration des revenus salariés du fils de Mme B. Par suite, M. B ne peut utilement soutenir que l'allocation de Garantie Jeunes perçue par le fils de son épouse ne devait pas être déclarée, et dès lors, être prise en compte dans l'assiette du calcul de la prime d'activité.
9. En deuxième lieu, il est constant que M. A C, fils de l'épouse du requérant fait partie du foyer dont la composition est définie par l'article R. 842-3 du code de la sécurité sociale et mentionné au 1° de l'article L. 842-3 du même code dont la CAF du Pas-de-Calais a fait application. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
10. En troisième lieu, d'une part, M. B ne peut utilement se prévaloir de l'article R. 512-2 du code de la sécurité sociale dont il n'a pas été fait application ainsi qu'il a été dit précédemment. En tout état de cause, selon le rapport d'enquête établi le 8 mars 2021 dont les constatations font foi jusqu'à preuve du contraire, M. A C a travaillé à compter du 18 mai 2020, a perçu un salaire net imposable de 171 euros en mai 2020 et a été embauché à compter du 9 décembre 2020. Par ailleurs, la CAF du Pas-de-Calais produit des bulletins de salaire au nom de M. A C pour les mois de septembre 2019, de mai 2020 et de septembre 2020. Par un jugement du 17 mars 2023, le tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer a considéré que le requérant n'avait pas déclaré le montant net fiscal de 171 euros perçu par M. C.
11. D'autre part, il résulte de l'instruction que pour établir un indu de prime d'activité, la CAF du Pas-de-Calais a également retenu le défaut de déclaration des indemnités journalières perçues par M. B, les mois de mai 2020, juin 2020, juillet 2020, août 2020, octobre et novembre 2020. Si M B soutient que le montant des indemnités en cause retenu par la CAF du Pas-de-Calais est erroné en se prévalant de ses avis d'imposition à l'impôt sur le revenu au titre des revenus perçus en 2020 et 2021, la CAF du Pas-de-Calais produit un relevé détaillé de ces indemnités. En outre, par le jugement précité du 17 mars 2023, le tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer a considéré que " le 1er juin 2020, Mme D B a déclaré que M. E B n'avait perçu aucune ressource en mai 2020 (Pièce CAF n° 3) alors qu'un relevé de l'assurance maladie montre qu'il a perçu 2 058.14 net en mai 2020 (Pièce CAF n° 8) ; - le 8 septembre 2020, Mme D B a déclaré que M. E B avait perçu 534 euros par mois en juin, juillet et août 2020 (Pièce CAF n° 3) alors que le même relevé de l'assurance maladie montre qu'il a perçu 835,18 euros net en juin 2020, 1 014.15 euros en juillet 2020 et 954,49 euros net en août 2020 (Pièce CAF n° 8) ; - le 9 décembre 2020, Mme D B a déclaré que M. E B avait perçu 827 euros en octobre 2020 et 56 euros en novembre 2020 (Pièce CAF n° 3) alors que le même relevé de l'assurance maladie montre qu'il a perçu 835,18 euros net en octobre 2020 et 59.66 euros net en novembre 2020 (Pièce CAF n° 8). ". Dès lors, les déclarations trimestrielles de ressources des requérants, qui ne comprenaient ni les salaires perçus par M. C ni l'intégralité des indemnités journalières perçues par M. B, ne correspondaient pas à la réalité des sommes perçues par le foyer.
12. En dernier lieu, ainsi qu'il a été dit au point 5, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il n'a pas été reçu par un agent de la CAF du Pas-de-Calais.
13. Par suite, c'est à bon droit que la CAF du Pas-de-Calais a notifié à M. B un indu de prime d'activité.
Sur le bien-fondé de l'indu de revenu de solidarité active :
14. Aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. / Le revenu de solidarité active est une allocation qui porte les ressources du foyer au niveau du montant forfaitaire. () ". Aux termes de l'article R. 262-6 du même code : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux. / () ". L'article R. 262-37 du même code dispose : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments. "
15. Il résulte de l'instruction que l'indu en litige trouve son origine dans l'omission de déclaration par M. et Mme B des revenus salariés du fils de cette dernière, M. A C, ainsi que des indemnités journalières perçues par M. B. Il est constant que les sommes représentatives de ces versements n'ont pas été déclarées par les époux B, ainsi qu'il résulte de ce qui a été dit au point 11. Par suite, le département du Pas-de-Calais était fondé à maintenir un indu de revenu de solidarité active.
16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E B, au département du Pas-de-Calais et à la ministre du travail, de la santé et des solidarités.
Copie sera adressée, pour information, à la caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juin 2024.
La magistrate désignée,
signé
L.-J. LançonLa greffière,
signé
I. Baudry
La République mande et ordonne la ministre du travail, de la santé et des solidarités, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 220048
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026