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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2200935

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2200935

vendredi 27 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2200935
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantDEWAELE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 février 2022, M. A B, représenté par Me Dewaele, demande au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 2 novembre 2021 par laquelle le sous-préfet de Dunkerque a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au sous-préfet de Dunkerque de lui délivrer une carte de séjour et ce, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, à compter d'un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir ;

3°) à défaut d'enjoindre le sous-préfet de Dunkerque de procéder au réexamen de sa situation et ce, sous astreint de 150 euros par jours de retard, à compter d'un délai quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'État le versement à Me Dewaele, son avocate, de la somme de 2 000 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

La requête a été communiquée au préfet du Nord qui n'a pas produit de mémoire.

Par un mémoire, enregistré le 13 février 2023, le requérant maintient ses conclusions dans la présente instance, après la transmission de pièces par le préfet.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que M. B s'est vu opposer, le 2 novembre 2021, une décision de refus, à la suite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet du Nord a informé le tribunal qu'un titre de séjour, valable du 20 février 2023 au 19 février 2024, a été remis au requérant le 17 mars 2023. Si, par un courrier du 8 novembre 2024, le conseil du requérant informe le tribunal que son client n'est pas en possession d'un récépissé ou d'un titre de séjour, cette affirmation qui s'explique par le fait que le titre de séjour remis le 17 mars 2023 est désormais expiré, ne fait pas obstacle à ce qu'il soit constaté que les conclusions de M. B à fin d'annulation de la décision du 2 novembre 2021 ont perdu leur objet à la suite de la délivrance d'un titre de séjour. Ainsi, il n'y a pas lieu d'y statuer, non plus que, par voie de conséquence, sur les conclusions présentées par M. B à fin d'injonction.

3. Il y a lieu d'admettre provisoirement M. B à l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Dewaele, avocate de M. B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Dewaele de la somme de 800 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. B par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 800 euros sera versée à M. B.

O R D O N N E :

Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête de M. B.

Article 3 : Sous réserve de l'admission définitive de M. B à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Dewaele renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, ce dernier versera à Me Dewaele, avocate de M. B, une somme de 800 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. B par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 800 euros sera versée à M. B.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, au préfet du Nord et à Me Dewaele.

Copie pour information sera adressée au ministre de l'intérieur.

Fait à Lille, le 27 décembre 2024.

Le président,

signé

O. Cotte

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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