mardi 2 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2201048 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | AARPI PANTONE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire en réplique et un mémoire de pièces, enregistrés les 11 février 2022, 24 février 2022 et 14 mars 2022, M. D E, représenté par Me Thieffry, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 janvier 2022 par lequel le préfet du Nord a rejeté sa demande de certificat de résidence algérien, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et lui a indiqué qu'à l'expiration de ce délai il pourrait être éloigné à destination du pays dont il a la nationalité ou de tout autre pays vers lequel il serait légalement admissible ;
2°) d'enjoindre au préfet du Nord, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de procéder à un nouvel examen de sa situation et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision de refus de séjour :
- il n'est pas établi que le signataire de cette décision était compétent pour ce faire ;
- il n'est pas établi que la décision contestée a été précédée d'un avis rendu par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ;
- il n'est pas établi que le médecin rapporteur n'a pas siégé au sein du collège des médecins de l'OFII qui aurait rendu son avis sur sa situation de santé ;
- il n'est pas établi que cet avis a été régulièrement émis au regard des exigences de l'arrêté du 27 décembre 2016 ;
- la décision contestée n'a pas été précédée d'un examen sérieux et personnalisé de sa situation dès lors que le préfet ne s'est pas prononcé sur son droit à bénéficier d'un certificat de résidence temporaire d'un an au titre du 1° de l'article 6 de l'accord franco-algérien alors qu'il réside en France de façon continue depuis 2006 ;
- elle méconnaît les stipulations du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien dès lors qu'il ne peut bénéficier d'un traitement approprié en Algérie ;
- elle méconnaît les stipulations du 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas établi que le signataire de cette décision était compétent pour ce faire ;
- il excipe, à l'encontre de cette décision, de l'illégalité de la décision de refus de séjour ;
- il ne peut faire l'objet d'une mesure d'éloignement dès lors qu'il est en situation de se voir délivrer un certificat de résidence algérien sur le fondement du 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- il n'est pas établi que le signataire de cette décision était compétent pour ce faire ;
- il excipe, à l'encontre de cette décision, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 février 2022, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été fixée au 16 mars 2022 à 12h00 par une ordonnance du 16 février 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. D E, né le 16 juin 1967 en Algérie, de nationalité algérienne, a bénéficié d'un certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale " pour " raisons de santé " valable du 21 mai 2019 au 20 novembre 2019 et s'est vu délivrer un second certificat de résidence pour le même motif, valable du 23 septembre 2020 au 22 mars 2021. Le 27 janvier 2021, il en a sollicité le renouvellement, sur le même fondement. Par un arrêté du 7 janvier 2022, dont le requérant demande l'annulation, le préfet du Nord a rejeté sa demande de certificat de résidence algérien, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et lui a indiqué qu'à l'expiration de ce délai il pourrait être éloigné à destination du pays dont il a la nationalité ou de tout autre pays vers lequel il serait légalement admissible.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun aux différentes décisions :
2. L'arrêté contesté a été signé pour le préfet du Nord et par délégation, par Mme C A de la Perrière, cheffe du bureau du contentieux et du droit des étrangers, qui était compétente pour ce faire en vertu d'un arrêté du 30 septembre 2021 du préfet du Nord, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Nord n° 225 du 30 septembre 2021. Le moyen tiré du vice d'incompétence doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne la décision de refus de séjour :
3. En premier lieu, par un avis du 6 octobre 2021, le collège des médecins de l'OFII a considéré que l'état de santé de M. E nécessite une prise en charge médicale, que le défaut de prise en charge médicale peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, que, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il peut y bénéficier d'un traitement approprié et que, au vu des éléments du dossier et à la date de l'avis, l'état de santé de l'intéressé peut lui permettre de voyager sans risque vers le pays d'origine.
4. Il ressort des pièces du dossier que le rapport médical, transmis aux membres du collège de l'OFII a été établi par un médecin qui n'a pas ensuite été membre du collège de l'OFII ayant rendu l'avis concernant le requérant. Par ailleurs, les trois médecins du collège, à savoir les docteurs Loic Quille, Pierre Horrach et Nadine Jedreski, ont été régulièrement désignés par une décision du 7 juin 2021 du directeur général de l'OFII, modifiant la décision du 17 janvier 2017 portant désignation au collège de médecins à compétence nationale de l'OFII. Ainsi, au vu de ces éléments, l'avis rendu répond aux exigences de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision contestée n'a, par suite, pas été prise à l'issue d'une procédure irrégulière.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / 1) au ressortissant algérien, qui justifie par tout moyen résider en France depuis plus de dix ans ()".
6. La décision contestée fait état de nombreux éléments précis relatifs à la situation personnelle et familiale de M. E. Elle énonce également de façon argumentée les motifs de la décision en cause. Par suite, et alors au demeurant que le requérant a présenté uniquement une demande de renouvellement de titre de séjour au regard de son état de santé et non une demande de titre de séjour sur le fondement du 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien, M. E n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée n'a pas été précédée d'un examen sérieux et personnalisé de sa situation.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays. / () ".
8. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, notamment d'un rapport d'expertise médicale établi le 4 juin 2021 et d'un compte-rendu de la consultation effectuée le 10 mars 2020 au centre hospitalier de Lens, que M. E a été victime, en 1995, en Algérie, d'un grave accident de la voie publique, lui causant un important traumatisme des deux jambes. Il a, dans un premier temps, été pris en charge en Algérie où il a bénéficié de plusieurs interventions dans les années qui ont suivi l'accident et sa jambe droite a dû être amputée sous le genou. Il a ensuite été pris en charge en France. A la date de l'arrêté attaqué, M. E marche avec appui sur la jambe droite mais avec certaines difficultés et douleurs, en lien avec l'inadaptation probable de l'orthèse posée il y a plus de dix ans, dont le changement est envisagé. Sa jambe gauche conserve d'importantes séquelles de l'accident initial. Il ressort également d'un compte-rendu de consultation établi le 11 mai 2021 par un médecin du centre hospitalier de Béthune, que l'état de santé de l'intéressé " nécessite un traitement chirurgical orthopédique avec deux objectifs : correction du cal vicieux supra malléolaire et arthrodèse de la talo-crurale ", cette chirurgie, qui " doit être réalisée dans un centre hospitalier adapté disposant d'un plateau technique adéquat ", comportant " un certain nombre de risques : cutané, cicatriciel, échec de fusion osseuse de l'arthrodèse et infectieux, y compris l'infection nosocomiale ".
9. Pour autant, par les quelques articles de presse produits faisant état de la dégradation du système de santé en Algérie, il n'est pas établi que, contrairement à ce qu'a estimé le collège des médecins de l'OFII dans son avis qui a été suivi par le préfet, M. E ne pourrait bénéficier, dans son pays, d'un traitement approprié à ses pathologies. Par ailleurs, et alors que la République algérienne dispose d'un système de sécurité sociale complété par des mesures destinées aux indigents, il ne ressort pas des pièces figurant au dossier qu'il ne pourrait accéder aux soins nécessaires du fait de la faiblesse de ses ressources financières, laquelle n'est d'ailleurs pas démontrée. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée aurait été prise en méconnaissance des stipulations précitées du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien.
10. En quatrième lieu, il ressort de la demande de titre de séjour enregistrée le 11 février 2021, produite au dossier par le préfet du Nord, que M. E a uniquement présenté une demande de renouvellement de son titre de séjour pour raison de santé et pas une demande au titre du 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Par ailleurs, le préfet ne s'est pas prononcé de lui-même sur le droit de l'intéressé à bénéficier d'un certificat de résidence sur le fondement de ces stipulations. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien doit être écarté comme inopérant.
11. En cinquième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. E, né le 16 juin 1967 en Algérie, de nationalité algérienne, est entré en France, selon ses déclarations, le 15 novembre 2006. Si une sœur, de nationalité française, prénommée Malika, et un frère, titulaire d'un certificat de résidence algérien valable dix ans, de 2020 à 2030, prénommé Djilali, résident en France, le requérant n'est pas dépourvu de toute attache familiale en Algérie, où vivent trois frères et une sœur et, surtout, son épouse, avec laquelle il s'est marié en 2004 et ses trois enfants, nés respectivement en 2005, 2008 et 2015. Par suite, compte tenu par ailleurs de la circonstance qu'il a fait l'objet en 2009 d'un refus de titre de séjour avec obligation de quitter le territoire français, et à supposer même qu'il ait résidé continûment sur le territoire français depuis 2006, la décision contestée n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé à mener une vie privée et familiale normale et n'a, par suite, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. En sixième et dernier lieu, au vu des pièces du dossier, depuis son arrivée en France, l'intéressé ne justifie pas de l'exercice d'une activité professionnelle. Il est, par ailleurs, dépourvu de ressources propres. Enfin, à la date de l'arrêté attaqué, il est hébergé par un ami alors même qu'il a une sœur et un frère sur le territoire français. Par suite, et au regard également de ce qui a été dit précédemment, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision de refus de séjour est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision de refus de séjour doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
14. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen soulevé par voie d'exception, tiré de l'illégalité de la décision de refus de séjour doit être écarté.
15. En second lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 3° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans, sauf s'il a été, pendant toute cette période, titulaire d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle portant la mention " étudiant " ; / () ".
16. La circonstance que M. E pourrait, selon ses affirmations, bénéficier de plein droit d'un certificat de résidence d'un an sur le fondement du 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien est sans incidence sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Par ailleurs, M. E ne rentre pas dans le champ d'application du 3°) de l'article L. 611-3 précité dès lors qu'il ne justifie pas d'une résidence régulière en France depuis plus de dix ans.
17. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
18. Il résulte de ce qui précède que le moyen soulevé par la voie d'exception, tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
19. Les conclusions à fin d'annulation de la décision fixant le pays de destination doivent être rejetées.
20. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
21. Le présent jugement, qui rejette les conclusions principales présentées par M. E, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction assorties d'astreinte qu'il présente doivent être rejetées.
Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :
22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge à l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, au titre des frais exposés par M. E et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D E et au préfet du Nord.
Délibéré après l'audience du 28 juin 2022 à laquelle siégeaient :
- Mme Perdu, présidente,
- M. Fabre, premier conseiller,
- Mme Bergerat, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 août 202Le rapporteur,
signé
X. BLa présidente,
signé
S. PERDULa greffière,
signé
S. MAUFROID
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
5
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026