jeudi 27 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2201611 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS VEDESI - SCP SCHMIDT VERGNON PELISSIER THIERRY EARD-AMINTHAS & TISSOT |
Vue la procédure suivante :
I) Par une requête, enregistrée le 4 mars 2022 sous le numéro 2201611, Mme B A, représentée par Me Tachon, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 5 janvier 2022 par laquelle le président du conseil départemental du Pas-de-Calais lui a retiré son agrément d'assistante familiale ;
2°) de mettre à la charge du département du Pas-de-Calais la somme de 1 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision contestée a été prise par une autorité incompétente ;
- elle n'est pas motivée ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, en méconnaissance des droits de la défense dès lors que le signalement au procureur de la République qui fonde la décision en litige ne figurait pas dans son dossier et ne lui a pas été communiqués en dépit de la demande en ce sens de son conseil ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation quant à ses capacités professionnelles ;
- les faits qui lui sont reprochés ne sont pas établis.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 septembre 2022, le département du Pas-de-Calais, représenté par Me Vergnon, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Le département du Pas-de-Calais a produit, à la demande du tribunal, une pièce, enregistrée le 13 mai 2024, qui n'a pas été communiquée.
II) Par une requête, enregistrée le 8 mars 2022 sous le numéro 2201739, Mme B A, représentée par Me Tachon, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 10 janvier 2022 par laquelle le président du conseil départemental du Pas-de-Calais l'a licenciée ;
2°) de mettre à la charge du département du Pas-de-Calais la somme de 1 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision contestée a été prise par une autorité incompétente ;
- elle n'est pas motivée ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'elle n'a pas été précédée d'un entretien préalable ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision de retrait d'agrément.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 novembre 2022, le département du Pas-de-Calais conclut à la jonction des deux instances et au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bourgau, rapporteur,
- les conclusions de Mme Michel, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Laurent, substituant Me Vergnon, représentant le département du Pas-de-Calais.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A bénéficie d'un agrément d'assistant familial et d'une dérogation pour dépassement exceptionnel lui ouvrant droit à l'accueil de quatre enfants, délivrés par le département du Pas-de-Calais qui l'emploie en cette qualité. Par courrier du 5 juillet 2021, le département du Pas-de-Calais a sollicité du procureur de la République l'ouverture d'une enquête pour de possibles faits de maltraitance. Par courrier du 1er décembre 2021, Mme A a été convoquée à la séance du 16 décembre 2021 de la commission consultative paritaire. Par courrier du 10 décembre 2021, Mme A a sollicité la communication de son dossier. Par courrier du 14 décembre 2021, le département du Pas-de-Calais l'a informée qu'après échanges avec le procureur de la République du tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer, il ne pouvait pas lui communiquer le signalement du 5 juillet 2021 en raison de l'enquête en cours. Il lui a néanmoins communiqué, de manière anonymisée, la note établie par le conseil départemental le 6 décembre 2021 concernant son parcours professionnel, accompagnée des notes des 25 mars 2013, 2 avril 2013, 3 avril 2013, 29 mai 2018, 3 février 2020, 2 février 2021 et 12 février 2021, la note du 6 octobre 2021 concernant la demande d'évaluation de ses compétences professionnelles, la note du 24 février 2021 concernant sa situation et les notes des 1er février et 30 juin 2021 concernant la prise en charge d'un enfant. Le 15 décembre 2021, elle a produit des observations écrites devant la commission, laquelle a émis le 16 décembre suivant un avis favorable au retrait de son agrément. Par décision du 5 janvier 2022, dont Mme A demande l'annulation par la requête n° 2201611, le président du conseil départemental a retiré son agrément. Et par décision du 10 janvier 2022, dont Mme A demande l'annulation par la requête n° 2201739, le président du conseil départemental l'a licenciée.
Sur la jonction :
2. Les requêtes susvisées n° 2201611 et 2201739, qui concernent les mêmes parties, présentent à juger des questions similaires et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un même jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision de retrait d'agrément :
3. D'une part, aux termes de l'article L. 421-2 du code de l'action sociale et des familles : " L'assistant familial est la personne qui, moyennant rémunération, accueille habituellement et de façon permanente des mineurs et des jeunes majeurs de moins de vingt et un ans à son domicile. Son activité s'insère dans un dispositif de protection de l'enfance, un dispositif médico-social ou un service d'accueil familial thérapeutique. Il exerce sa profession comme salarié de personnes morales de droit public ou de personnes morales de droit privé dans les conditions prévues par les dispositions du présent titre ainsi que par celles du chapitre III du présent livre, après avoir été agréé à cet effet. / L'assistant familial constitue, avec l'ensemble des personnes résidant à son domicile, une famille d'accueil. ". En vertu de l'article L. 421-3 de ce code, l'agrément est accordé aux assistants familiaux si les conditions d'accueil garantissent la sécurité, la santé et l'épanouissement des mineurs et majeurs de moins de vingt et un ans accueillis, en tenant compte des aptitudes éducatives de la personne. Aux termes de l'article L. 421-6 du même code : " () Si les conditions de l'agrément cessent d'être remplies, le président du conseil départemental peut, après avis d'une commission consultative paritaire départementale, () procéder à son retrait. () / Toute décision de retrait de l'agrément () doit être dûment motivée et transmise sans délai aux intéressés. / En cas de retrait d'un agrément motivé notamment par la commission de faits de violences à l'encontre des mineurs accueillis, il ne peut être délivré de nouvel agrément à la personne à qui l'agrément a été retiré avant l'expiration d'un délai approprié, quel que soit le département dans lequel la nouvelle demande est présentée. () ". Enfin, aux termes de l'article R. 421-23 de ce code : " Lorsque le président du conseil départemental envisage de retirer un agrément (), il saisit pour avis la commission consultative paritaire départementale mentionnée à l'article R. 421-27 en lui indiquant les motifs de la décision envisagée. / L'assistant () familial concerné est informé, quinze jours au moins avant la date de la réunion de la commission, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, des motifs de la décision envisagée à son encontre, de la possibilité de consulter son dossier administratif et de présenter devant la commission ses observations écrites ou orales () ".
4. Il résulte de ces dispositions que, s'il incombe au président du conseil départemental de s'assurer que les conditions d'accueil garantissent la sécurité, la santé et l'épanouissement des enfants accueillis et de procéder au retrait de l'agrément de l'assistant familial si ces conditions ne sont plus remplies, il ne peut le faire qu'après avoir saisi pour avis la commission consultative paritaire départementale compétente, devant laquelle l'intéressé est en droit de présenter ses observations écrites ou orales, en lui indiquant, ainsi qu'à l'assistant familial concerné, les motifs de la décision envisagée. La consultation de cette commission sur ces motifs, à laquelle est attachée la possibilité pour l'intéressé de présenter ses observations, revêt ainsi pour ce dernier le caractère d'une garantie. Il en résulte qu'un tel retrait ne peut intervenir pour un motif qui n'aurait pas été soumis à la commission consultative paritaire départementale et sur lequel l'intéressé n'aurait pu présenter devant elle ses observations.
5. Dans l'hypothèse où le président du conseil départemental envisage de retirer l'agrément d'un assistant familial après avoir été informé de suspicions de comportements susceptibles de compromettre la santé, la sécurité ou l'épanouissement d'un enfant, de la part du bénéficiaire de l'agrément ou de son entourage, il lui appartient, dans l'intérêt qui s'attache à la protection de l'enfance, de tenir compte de tous les éléments portés à la connaissance des services compétents du département ou recueillis par eux et de déterminer si ces éléments sont suffisamment établis pour lui permettre raisonnablement de penser que l'enfant est victime de tels comportements ou risque de l'être. Il lui incombe, avant de prendre une décision de retrait d'agrément, de communiquer à l'intéressé ainsi qu'à la commission consultative paritaire départementale les éléments sur lesquels il entend se fonder, sans que puisse y faire obstacle la circonstance qu'une procédure pénale serait engagée, à laquelle s'appliquent les dispositions de l'article 11 du code de procédure pénale relatives au secret de l'instruction pénale. Si la communication de certains de ces éléments est de nature à porter gravement préjudice aux personnes qui auraient alerté les services du département, à l'enfant concerné ou aux autres enfants accueillis ou susceptibles de l'être, il incombe au département non de les communiquer dans leur intégralité mais d'informer l'intéressé et la commission de leur teneur, de telle sorte que, tout en veillant à la préservation des autres intérêts en présence, l'intéressé puisse se défendre utilement et que la commission puisse rendre un avis sur la décision envisagée.
6. Il ressort des pièces du dossier que Mme A a eu pour seule information, mentionnée dans la décision de retrait de son agrément du 5 janvier 2022 qu'elle est suspectée d'avoir commis des actes de maltraitance à l'encontre des enfants accueillis et que ces faits ont fait l'objet d'un signalement judiciaire le 5 juillet 2021 et ne lui permettent plus de présenter les garanties nécessaires pour accueillir des mineurs ou des jeunes majeurs de moins de vingt-et-un ans dans des conditions propres à leur assurer sécurité, santé et épanouissement. A cet égard, le président du conseil départemental a refusé de communiquer les pièces susceptibles d'éclairer la requérante sur la teneur des éléments portés à la connaissance des services compétents du département ou recueillis par eux leur ayant raisonnablement permis de penser que les enfants accueillis par Mme A étaient victimes des faits en cause, au motif que ces pièces étaient couvertes par le secret de l'instruction pénale. Or, ainsi qu'il a été dit au point précédent, il incombait au président du conseil départemental du Pas-de-Calais, avant de prendre une décision de retrait d'agrément, de communiquer à l'intéressée les éléments sur lesquels il entendait se fonder, ou si la communication de certains de ces éléments était de nature à porter gravement préjudice aux personnes qui auraient alerté les services du département, à l'enfant concerné ou aux autres enfants accueillis ou susceptibles de l'être, à tout le moins leur teneur, sans que puisse y faire obstacle la circonstance qu'une procédure pénale serait engagée. En refusant de communiquer les pièces susceptibles d'éclairer la requérante sur la teneur du signalement judiciaire à l'origine du retrait d'agrément contesté, le président du conseil départemental du Pas-de-Calais a méconnu les droits de la défense.
7. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que Mme A est fondée à demander l'annulation de la décision du 5 janvier 2022 par laquelle le président du conseil départemental du Pas-de-Calais lui a retiré son agrément d'assistante familiale.
En ce qui concerne la décision de licenciement :
8. Aux termes de l'article L. 423-8 du code de l'action sociale et des familles, rendu applicable aux assistants familiaux employés par des personnes publiques par l'article L. 422-1 du même code : " () / En cas de retrait d'agrément, l'employeur est tenu de procéder au licenciement par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. / () ".
9. De plus, l'illégalité d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, ne peut être utilement invoquée par voie d'exception à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative ultérieure que si cette dernière décision a été prise pour l'application du premier acte ou s'il en constitue la base légale. S'agissant d'un acte réglementaire, une telle exception peut être formée à toute époque, même après l'expiration du délai du recours contentieux contre cet acte. S'agissant d'un acte non réglementaire, l'exception n'est, en revanche, recevable que si l'acte n'est pas devenu définitif à la date à laquelle elle est invoquée, sauf dans le cas où l'acte et la décision ultérieure constituant les éléments d'une même opération complexe, l'illégalité dont l'acte serait entaché peut être invoquée en dépit du caractère définitif de cet acte.
10. D'une part, il ressort des pièces du dossier que le licenciement de Mme A a pour base légale le retrait de son agrément d'assistante familiale. D'autre part, le retrait d'agrément, pris le 5 janvier 2022, a été contesté par une requête enregistrée le 4 mars 2022, de sorte qu'il n'était pas définitif le 8 mars 2022, date d'enregistrement de la requête tendant à l'annulation de la décision de licenciement et soulevant notamment le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision de retrait d'agrément.
11. Il résulte de ce qui précède et de ce qui a été dit au point 7, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyes de la requête, que Mme A est fondée à demander l'annulation de la décision du 10 janvier 2022 par laquelle le président du conseil départemental du Pas-de-Calais l'a licenciée.
Sur les frais de l'instance :
12. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du département du Pas-de-Calais une somme globale de 800 euros à verser à Mme A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ces mêmes dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme A, qui n'est pas la partie perdante, la somme demandée au même titre par le département du Pas-de-Calais dans l'instance n° 2201611.
D E C I D E :
Article 1er : Les décisions du 5 et 10 janvier 2022 par lesquelles le président du conseil départemental du Pas-de-Calais a retiré l'agrément d'assistante familiale de Mme A et l'a licenciée sont annulées.
Article 2 : Le département du Pas-de-Calais versera à Mme A une somme globale de 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au département du Pas-de-Calais.
Délibéré après l'audience du 15 mai 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Féménia, présidente,
- M. Bourgau, premier conseiller,
- M. Horn, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2024.
Le rapporteur,
Signé
T. BOURGAULa présidente,
Signé
J. FÉMÉNIA
La greffière,
Signé
S. DEREUMAUX
La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 2201611 - 2201739
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026