vendredi 15 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2202258 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | PERINAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 25 mars 2022 et 15 mai 2022, M. E F C, représenté par Me Perinaud, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 23 décembre 2021 par lequel le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 155 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à Me Perinaud, conseil de M. C, au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle a été prise par une autorité incompétente dès lors qu'il n'est pas produit la délégation de signature ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation sur les conséquences de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle a été prise par une autorité incompétente dès lors qu'il n'est pas produit la délégation de signature ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation sur les conséquences de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la légalité de la décision octroyant un délai de départ volontaire :
- elle a été prise par une autorité incompétente dès lors qu'il n'est pas produit la délégation de signature ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation sur les conséquences de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la légalité de la décision portant fixation du pays de destination :
- elle a été prise par une autorité incompétente dès lors qu'il n'est pas produit la délégation de signature ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 avril 2022, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués dans la requête ne sont pas fondés.
M. C a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 31 janvier 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
- les observations de Me Perinaud, représentant M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. E F C, ressortissant syrien né le 2 mars 1997 à Homs, est entré sur le territoire national le 9 septembre 2015 muni de son passeport revêtu d'un visa de type D portant la mention " étudiant ", valable jusqu'au 25 août 2016. Il a bénéficié d'une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " du 31 octobre 2017 au 30 octobre 2018 et d'une carte pluriannuelle portant la même mention valable du 30 octobre 2018 au 29 octobre 2021. M. C a sollicité, le 14 juillet 2021, le renouvellement de son titre de séjour portant la mention " étudiant ". Par un arrêté du 23 décembre 2021, le préfet du Nord lui a refusé la délivrance du titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement. Par la présente requête, le requérant demande l'annulation de cet arrêté.
Sur le moyen commun à l'ensemble des décisions contenues dans l'arrêté :
2. Il ressort des pièces du dossier que, par arrêté du 30 septembre 2021 régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture n° 225 du même jour, le préfet du Nord a donné délégation à Mme B A de la Perrière, cheffe du bureau du contentieux et du droit des étrangers, à l'effet de signer, notamment, les décisions portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de Mme B A de la Perrière pour signer l'arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.
Sur la légalité de la décision portant refus de renouvellement d'un titre de séjour :
3. En premier lieu, la décision attaquée, qui n'avait pas à mentionner l'ensemble des circonstances de fait de l'espèce, énonce avec suffisamment de précisions les circonstances de fait et de droit sur lesquelles elle se fonde. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision en litige doit être écarté.
4. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment des termes de la décision attaquée, que le préfet du Nord a procédé, avant de prendre la décision litigieuse, à un examen particulier des éléments qui caractérisent la situation personnelle de M. C. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen particulier doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. / (). Le renouvellement de la carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " est subordonné, notamment, à la justification par son titulaire de la réalité et du sérieux des études qu'il a déclaré accomplir. Dès lors, pour l'application de ces dispositions, il appartient à l'administration, saisie d'une demande de renouvellement d'une carte de séjour présentée en qualité d'étudiant, de rechercher, à partir de l'ensemble du dossier, si l'intéressé peut être raisonnablement considéré comme poursuivant effectivement des études.
6. Il ressort des pièces du dossier que, dès son entrée en France, M. C s'est inscrit à un diplôme universitaire d'études françaises au titre de l'année 2015/2016, validé. Il s'est ensuite inscrit pour l'année universitaire 2016/2017 en première année " commune aux études de santé ". N'ayant cependant pas obtenu le concours en pharmacie, il s'est réinscrit pour l'année universitaire 2017/2018, laquelle n'a pas davantage été fructueuse. M. C s'est alors orienté en première année de " Sciences exactes et sciences pour l'ingénieur " au titre de l'année universitaire 2018/2019 à l'université de Lille, formation pour laquelle il a été ajourné aux examens. L'année universitaire suivante, 2019/2020, redoublant cette première année, il a été admis aux examens par compensation en obtenant une moyenne générale de 10,793 sur 20. L'intéressé n'a cependant pas souhaité poursuivre cette formation et s'est inscrit en première année de licence de " chimie " au titre de l'année 2020/2021 à l'université de Lille, pour laquelle il a été ajourné aux examens. Dans ces circonstances, eu égard aux faibles résultats obtenus par le requérant depuis son arrivée en France et à l'absence de progression dans les études, M. C ne peut pas être regardé comme poursuivant effectivement des études. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
7. En quatrième lieu, si M. C soutient que la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en portant atteinte à sa vie privée et familiale en France, ce moyen est inopérant à l'encontre du refus de délivrance d'un titre de séjour demandé sur le seul fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Au demeurant, M. C, célibataire et sans charge de famille, réside en France depuis 2015 sous couvert de titres de séjour " étudiant " qui ne lui donnaient pas vocation à s'y installer durablement. S'il se prévaut de la présence en France de son frère, titulaire d'un titre de séjour portant la mention " étudiant " avec qui il résiderait et de son oncle, lequel s'est engagé à le soutenir en cas de difficulté, ces circonstances ne sont pas de nature à établir l'intensité de leurs liens familiaux et personnels sur le territoire français. Par suite, ce moyen doit être écarté.
8. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Nord aurait entaché la décision contestée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle du requérant. Par suite, ce moyen doit être écarté.
9. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 23 décembre 2021 par laquelle le préfet du Nord lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, la décision attaquée, qui n'avait pas à mentionner l'ensemble des circonstances de fait de l'espèce, énonce avec suffisamment de précisions les circonstances de fait et de droit sur lesquelles elle se fonde. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision en litige doit être écarté.
11. En deuxième lieu, compte tenu de ce qui précède, le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant refus de séjour doit être écarté.
12. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Nord aurait entaché la décision contestée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle du requérant.
13. En quatrième lieu, en se bornant à soutenir qu'il ne pouvait légalement faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français et en invoquant le bénéfice des dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sans désigner la protection qu'il entend invoquer, M. C n'établit pas que la mesure d'éloignement serait entachée d'une méconnaissance de ces dispositions.
14. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
15. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7 du présent jugement, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de ce que la décision en litige serait entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle du requérant doivent être écartés.
16. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 23 décembre 2021 par laquelle le préfet du Nord l'a obligé à quitter le territoire français.
Sur la légalité de la décision octroyant un délai de départ volontaire :
17. En premier lieu, la décision attaquée, qui n'avait pas à mentionner l'ensemble des circonstances de fait de l'espèce, énonce avec suffisamment de précisions les circonstances de fait et de droit sur lesquelles elle se fonde. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision en litige doit être écarté.
18. En deuxième lieu, compte tenu de ce qui précède, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
19. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation qu'aurait commise le préfet du Nord dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle du requérant doit être écarté.
20. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 23 décembre 2021 par laquelle le préfet du Nord lui a accordé un délai de départ volontaire.
Sur la légalité de la décision portant fixation du pays de destination :
21. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
22. M. C soutient qu'il craint pour sa vie en cas de retour en Syrie, pays dans lequel il n'a jamais vécu. Eu égard à l'importance et au caractère généralisé des violences qui caractérisent le conflit actuel en Syrie, il existe des motifs sérieux de croire qu'un civil renvoyé dans ce pays courre, du seul fait de sa présence sur le territoire, un risque réel de subir des traitements prohibés par l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. En outre, M. C soutient sans être contesté ne pas avoir effectué son service militaire en Syrie, ce qui l'exposerait également à des traitements prohibés par cet article. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier, en particulier des termes de la décision attaquée, que M. C pourra être éloigné, outre à destination du pays dont il a la nationalité, à destination d'un autre pays dans lequel il établit être légalement admissible, dont l'Arabie Saoudite pour lequel il n'apporte aucun élément probant justifiant de l'impossibilité d'y retourner dont il se prévaut. Dès lors, le requérant est seulement fondé à invoquer la méconnaissance de ces stipulations en ce que la décision fixant le pays de destination de son éloignement fixe la Syrie comme pays de destination.
23. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. C est fondé à demander l'annulation de la décision du 23 décembre 2021 du préfet du Nord en tant qu'elle a fixé la Syrie comme pays de destination de la mesure d'éloignement.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
24. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation du refus de délivrance du titre de séjour, de l'obligation de quitter le territoire français, de la décision octroyant un délai de départ volontaire et, en partie, celles relatives à la décision fixant le pays de destination, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
25. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est globalement pas la partie perdante dans la présente instance, le versement à Me Perinaud, avocat de M. C, qui bénéficie de l'aide juridictionnelle totale, d'une somme au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 23 décembre 2021 du préfet du Nord fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement est annulée en tant qu'elle fixe la Syrie comme pays de destination.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E F C, à Me Perinaud et au préfet du Nord.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 6 juillet 2022, à laquelle siégeaient :
M. Riou, président,
Mme Varenne, première conseillère,
Mme Bruneau, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juillet 2022.
La rapporteure,
signé
M. Bruneau
Le président,
signé
J.-M. Riou
La greffière,
signé
C. Vieillard
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026