mercredi 28 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2202914 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | MEZINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 avril 2022, M. B C, représenté par Me Mezine, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 16 mars 2022 par lequel le préfet du Pas-de-Calais lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " Vie privée et familiale ", l'a obligé à quitter le territoire français, a fixé un délai de départ volontaire de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet du Pas-de-Calais de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement à Me Mezine, avocat de M. C, de la somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision portant refus de délivrance du titre sollicité méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il souffre d'une pathologie dont l'absence de traitement entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité, que l'offre de traitement est inexistante au Maroc et que la thérapie qu'il a initié en France ne saurait être interrompue ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 mai 2022, le préfet du Pas-de-Calais conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 21 avril 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 juin 2022.
Un mémoire, enregistré le 1er septembre 2022, a été présenté pour M. C.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-marocain en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 de la ministre des affaires sociales et de la santé et du ministre de l'intérieur relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant marocain né le 28 novembre 1995 à Casablanca (Maroc) est entré en France, selon ses déclarations, le 28 novembre 2019 à l'âge de 24 ans. Le 2 septembre 2021, il a présenté aux services de la préfecture du Pas-de-Calais une demande de titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en qualité d'étranger malade. Par un arrêté du 23 décembre 2021, le préfet a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a décidé qu'à l'expiration de ce délai, il pourrait être reconduit d'office à destination du pays dont il a la nationalité ou à destination du pays qui lui a délivré un document de voyage en cours de validité ou de tout autre pays dans lequel il serait légalement admissible. Par sa requête, M. C demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. () ". Aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. / () ".
3. Il appartient à l'autorité administrative, lorsqu'elle envisage de refuser la délivrance d'un titre de séjour à un étranger qui en fait la demande au titre des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de vérifier, au vu de l'avis médical mentionné à l'article R. 425-11 du même code, que cette décision ne peut avoir de conséquences d'une exceptionnelle gravité sur l'état de santé de l'intéressé et, en particulier, d'apprécier, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, la nature et la gravité des risques qu'entraîneraient un défaut de prise en charge médicale dans le pays dont l'étranger est originaire. Lorsque le défaut de prise en charge risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la santé de l'intéressé, l'autorité administrative ne peut légalement refuser le titre de séjour sollicité que s'il existe des possibilités de traitement approprié de l'affection en cause dans son pays d'origine. Si de telles possibilités existent mais que l'étranger fait valoir qu'il ne peut en bénéficier, soit parce qu'elles ne sont pas accessibles à la généralité de la population, eu égard notamment aux coûts du traitement ou à l'absence de modes de prise en charge adaptés, soit parce qu'en dépit de leur accessibilité, des circonstances exceptionnelles tirées des particularités de sa situation personnelle l'empêcheraient d'y accéder effectivement, il appartient à cette même autorité, au vu de l'ensemble des informations dont elle dispose, d'apprécier si l'intéressé peut ou non bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine.
4. Aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. / () ". Aux termes de l'article R. 425-12 du même code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre () ". Aux termes de l'article 3 de l'arrêté du 27 décembre 2016 de la ministre des affaires sociales et de la santé et du ministre de l'intérieur relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Au vu du certificat médical et des pièces qui l'accompagnent ainsi que des éléments qu'il a recueillis au cours de son examen éventuel, le médecin de l'office établit un rapport médical, conformément au modèle figurant à l'annexe B du présent arrêté. " Enfin, aux termes de l'article 6 du même arrêté : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis () ".
5. En vertu des dispositions citées au point précédent, le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dont l'avis est requis préalablement à la décision du préfet relative à la délivrance de la carte de séjour prévue à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, doit émettre son avis dans les conditions fixées par l'arrêté du 27 décembre 2016 cité au point précédent, au vu notamment du rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. S'il est saisi, à l'appui de conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus, d'un moyen relatif à l'état de santé du demandeur, aux conséquences de l'interruption de sa prise en charge médicale ou à la possibilité pour lui d'en bénéficier effectivement dans le pays dont il est originaire, il appartient au juge administratif de prendre en considération l'avis médical rendu par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
6. Pour refuser à M. C la délivrance d'un titre de séjour pour raison de santé, le préfet du Pas-de-Calais s'est notamment fondé sur l'avis émis le 14 mars 2022 par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui a estimé que l'état de santé de l'intéressé nécessite une prise en charge médicale et que le défaut de celle-ci ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité. A cet égard, si la décision attaquée cite l'avis en indiquant qu'il aurait retenu au contraire l'exceptionnelle gravité des conséquences d'un défaut de prise en charge médicale, il ressort des termes de la décision, qui évoque l'absence de détérioration de l'état de santé depuis l'avis, qu'il s'agit d'une simple erreur matérielle. Il ressort des pièces du dossier et est constant que M. C souffre d'une maladie cœliaque qu'il ne peut éviter qu'en suivant un régime alimentaire sans gluten. Il ressort toutefois des pièces du dossier que M. C n'a pas suivi un tel régime pendant deux ans avant d'être pris en charge au sein du centre hospitalier de Lens à compter du mois de janvier 2021. Les douleurs abdominales, diarrhées sanglantes chroniques, vomissements chroniques, anémies et asthénie qu'il présentait alors ne sauraient être regardés comme des conséquences d'une particulière gravité. Il ne ressort en outre pas des pièces du dossier que l'absence de traitement serait de nature à l'avenir à entraîner de telles conséquences. Il ressort au demeurant des pièces du dossier que la maladie dont souffre le requérant a été diagnostiquée alors qu'il était âgé de deux ans et qu'elle a fait l'objet d'un suivi au Maroc avec traitement avant son entrée sur le territoire français. En l'état de l'instruction, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C ne pourrait pas bénéficier au Maroc d'un traitement approprié à son état de santé, alors qu'en outre l'intéressé soutient lui-même qu'un régime alimentaire sans gluten serait la seule " thérapeutique ". Un régime alimentaire ne constituant pas un traitement au sens de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il n'appartenait ni à l'OFII, ni à l'administration, ni par conséquent au juge, d'apprécier la disponibilité du régime alimentaire approprié au Maroc. Au demeurant, l'indisponibilité au Maroc, exportateur important de fruits et légumes, de " produits sans gluten " est dénuée de toute crédibilité. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le préfet du Pas-de-Calais aurait méconnu les dispositions des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
7. En second lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; / () ". Aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".
8. Si M. C soutient être entré en France le 28 novembre 2019, il ressort d'un compte-rendu médical du 25 février 2021 que cette entrée doit être datée au mois de février 2020. Par suite, à la date de l'arrêté litigieux, M. C se trouvait sur le territoire français depuis seulement deux ans et un mois. Il n'est en outre pas contesté qu'il n'était pas couvert par un visa en cours de validité à la date de son entrée en France et qu'il n'a bénéficié d'aucun titre de séjour. M. C s'est par suite maintenu de manière irrégulière sur le sol français. S'il ressort d'une attestation produite qu'une tante, une cousine et des petits cousins du requérant résident en France, il n'établit pas par la production de cette seule attestation l'existence d'un lien d'une particulière intensité avec ceux-ci alors que la cousine autrice de cette attestation indique résider à Nanterre. Si M. C produit de nombreuses attestations faisant état de manière peu circonstanciée de l'existence de lien amicaux sur le sol français ainsi qu'une attestation du responsable du centre de distribution de l'association " Les Restaurants du cœur - Les relais du cœur " de Sallaumines de nature à prouver qu'il a spontanément proposé de devenir bénévole durant l'été et l'hiver 2021 sans pour autant que la situation sanitaire ne le lui permette, ces éléments ne sont pas à eux seuls de nature à établir l'existence d'une intégration particulière sur le sol français. Les circonstances qu'il aurait exercé des activités bénévoles au Maroc ou postérieurement à la date de l'arrêté litigieux sont en outre inopérantes. Il ressort également d'un compte-rendu médical du 12 janvier 2021 que M. C ne maîtrise pas la langue française, nécessitant l'intervention d'une connaissance aux fins de traduction. Enfin, le requérant n'établit pas ni n'allègue qu'il serait isolé en cas de retour sur le sol marocain où il a vécu durant 24 ans. Ainsi, la décision portant obligation de quitter le territoire français ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale garantie par les stipulations précitées. Le moyen présenté en ce sens doit en conséquence être écarté.
9. Par suite, et dès lors que M. C n'a présenté aucun moyen relatif à la légalité de la décision portant fixation d'un délai de départ volontaire et de la décision portant fixation du pays de destination, les conclusions présentées par celui-ci aux fins d'annulation de l'arrêté du 16 mars 2022 doivent être rejetée. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions présentées aux fins d'injonction.
Sur les frais du litige :
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement à Me Mezine de la somme sollicitée par M. C sur ce fondement et celui de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, au préfet du Pas-de-Calais et à Me Mezine.
Copie sera adressée pour information au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 7 septembre 2022 à laquelle siégeaient :
M. Jean-Michel Riou, président,
Mme Marion Varenne, première conseillère,
Mme Marjorie Bruneau, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 septembre 2022.
Le président-rapporteur,
signé
J.-M. A
L'assesseure la plus ancienne dans l'ordre du tableau,
signé
M. DLa greffière,
signé
I. BAUDRY
La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026