mercredi 28 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2203397 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | RIVIERE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 5 mai 2022 et 8 juin 2022, Mme F, représentée par Me Rivière, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 1er février 2022 par lequel le préfet du Nord a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour temporaire dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Rivière, conseil de Mme F, de la somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'une erreur manifestement d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la légalité de la décision octroyant un délai de départ de trente jours :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'une erreur manifestement d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ;
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 mai 2022, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable, en ce que le recours est tardif ;
- les autres moyens invoqués dans la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 9 juin 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 1er juillet 2022.
Mme F a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 mars 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New-York le
26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme D a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E F, ressortissante congolaise née le 13 octobre 1997 à Kinshasa, est entrée en France selon ses déclarations le 16 janvier 2013 accompagnée de sa mère et de son frère. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision du 29 février 2016 prise par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, qui a été confirmée par la Cour nationale du droit d'asile par une décision du 10 janvier 2017. La requérante a bénéficié le 15 mai 2018, et ce pour une durée d'un an, d'un titre de séjour portant la mention " étudiant ". Le 9 avril 2021, Mme F a sollicité son admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 1er février 2022, le préfet du Nord a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par sa requête, Mme F demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun à l'ensemble des décisions contenues par l'arrêté en litiges :
2. Il ressort des pièces du dossier que, par arrêté du 30 septembre 2021 régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture n° 225 du même jour, le préfet du Nord a donné délégation à Mme B A de La Perrière, cheffe du bureau du contentieux et du droit des étrangers, à l'effet de signer, notamment, les décisions portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de Mme B A de La Perrière pour signer l'arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, la décision en litige énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde de manière suffisamment détaillée. La circonstance que l'autorité préfectorale n'a pas mentionné tous les éléments factuels de la situation de l'intéressée n'est pas de nature à faire regarder cette motivation comme insuffisante. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée doit être écarté.
4. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier, notamment des termes de l'arrêté en litige que le préfet du Nord a procédé, avant de prendre la décision litigieuse, à un examen particulier des éléments qui caractérisent la situation personnelle de Mme F. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de sa situation doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ". Ces dispositions dérogatoires confèrent au préfet la faculté de délivrer à un étranger qui justifie de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels une carte de séjour en qualité de salarié ou au titre de la vie privée et familiale, alors même qu'il n'est pas titulaire d'un visa de long séjour.
6. En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ".
7. Mme F a présenté le 9 avril 2021 une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Elle se prévaut d'une durée de présence en France de neuf ans, d'une insertion sociale, notamment scolaire, ainsi que de la présence sur le territoire de son ex-époux, compatriote en situation régulière, de leur enfant né en 2018, de sa mère et de son frère. Si la durée de présence en France de la requérante n'est pas contestée, le séjour n'a été régulier que lors de l'instruction de la demande d'asile et pour l'année au cours de laquelle elle a bénéficié d'un titre de séjour en qualité d'étudiante. S'il ressort des pièces du dossier qu'elle est entrée sur le territoire national en 2013 aux côtés de sa mère, cette dernière fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français et a introduit un recours à l'encontre du refus de se voir proposer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. La requérante n'apporte cependant aucun élément de nature à corroborer l'intensité de ses liens avec elle. Il en est de même avec un de ses oncles, de nationalité française, et son frère, titulaire d'une carte pluriannuelle en tant qu'étudiant. Si la requérante fait par ailleurs valoir que son ex-époux, qui est certes en situation régulière jusqu'au 15 octobre 2024, contribue à l'éducation et à l'entretien de leur enfant, la production d'une attestation de la directrice de l'école maternelle mentionne que le père de l'enfant vient le chercher à la sortie de l'école quand il en a la possibilité, d'une autre du médecin traitant du 23 février 2022 ainsi que de relevés bancaires indiquant que son ex-époux lui a fait un virement bancaire pour les mois de mars et avril 2022, soit postérieurement à la date de la décision attaquée, ne permettent pas d'établir que M. C contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de son fils. Enfin, si Mme F se prévaut de son insertion sociale sur le territoire français en se bornant à alléguer qu'elle est inscrite en brevet de technicien supérieur commercial, elle n'apporte pas davantage d'élément permettant de corroborer son allégation. Dans ces conditions, en l'absence de motifs exceptionnels ou de circonstances humanitaires justifiant son admission exceptionnelle au séjour, la décision en litige, en tant qu'elle refuse à l'intéressé la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " pour des motifs exceptionnels, n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7 du présent jugement, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de ce que la décision en litige serait entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle doivent être écartés.
9. En dernier lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
10. La décision en litige n'emporte pas séparation de Mme F avec son enfant mineur présent en France dont la vocation normale est de suivre sa mère. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la décision contestée méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
11. Il résulte de ce qui précède que Mme F n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 1er février 2022 portant refus de son admission exceptionnelle au séjour.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour n'est pas entachée d'illégalité. Le moyen invoqué à l'appui des conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français, tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision, doit être écarté.
13. En deuxième lieu, la requérante soutient que la décision attaquée méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Pour les mêmes motifs que ceux exposés plus haut, et dès lors que la décision attaquée n'a pas pour effet de séparer Mme F de son fils mineur, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
14. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés plus haut, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de ce que la décision en litige serait entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle doivent être écartés.
15. Il résulte de ce qui précède que Mme F n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 1er février 2022 par laquelle le préfet du Nord l'a obligée à quitter le territoire français.
En ce qui concerne la légalité de la décision octroyant un délai de départ de trente jours :
16. Pour les mêmes motifs que ceux exposés plus haut, le moyen de ce que la décision en litige serait entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur la situation personnelle de la requérante doit être écarté.
17. Il résulte de ce qui précède que Mme F n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision fixant un délai de départ de trente jours.
En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de destination :
18. En premier lieu, compte tenu de ce qui précède, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour doit être écarté.
19. En second lieu, la décision attaquée énonce de façon suffisamment précise les considérations de fait et de droit sur lesquelles elle se fonde. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait insuffisamment motivée doit être écarté.
20. Il résulte de ce qui précède que Mme F n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement.
21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 1er février 2022 doivent être rejetées. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter les conclusions de la requérante à fin l'injonction et celles liées aux frais de l'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme F est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E F, à Me Rivière et au préfet du Nord.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 7 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Riou, président,
Mme Varenne, première conseillère,
Mme Bruneau, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 septembre 2022.
La rapporteure,
signé
M. Bruneau
Le président,
signé
J.-M. Riou
La greffière,
signé
I. Baudry
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026