mercredi 26 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2203411 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | juge unique (6) |
| Avocat requérant | SCP CAPELLE-HABOURDIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 mai 2022, Mme C B, épouse A, assistée de son curateur, l'association d'action sociale et médico-sociale des Hauts-de-France (ASRL) service tutélaire et de protection, et représentée par Me Lacherie, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 3 février 2020 par laquelle le président du conseil départemental du Pas-de-Calais n'a pas fait droit à sa demande d'aide sociale à l'hébergement à compter du 16 février 2020 ;
2°) d'annuler la décision implicite de rejet, confirmant la décision précitée du 3 février 2020, résultant du silence gardé par le président du conseil départemental du Pas-de-Calais, sur son recours administratif préalable obligatoire ;
3°) d'admettre Mme A à l'aide sociale à l'hébergement à compter du 16 février 2020 ;
4°) de mettre à la charge du département du Nord la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 juin 2023, le président du conseil départemental du Pas-de-Calais conclut au rejet de la requête.
Par un mémoire, enregistré le 11 juin 2024, Mme A et l'association ASRL déclarent se désister purement et simplement de leur requête.
Mme C B, épouse A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 septembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le règlement départemental de l'aide sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président du tribunal a désigné M. Riou, vice-président, pour statuer sur le litige en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. Riou a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Le 19 mars 2019, Mme C B, épouse A, est entrée à l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EPHAD) " Centre Montgré " situé à Lens. Le 13 mai 2019, elle a déposé un dossier d'aide sociale à l'hébergement auprès du centre communal d'action sociale (CCAS) de la commune de Courrières aux fins d'une prise en charge de ses frais d'hébergement à compter de son entrée en établissement, soit le 19 mars 2019. Le dossier a été réceptionné par les services départementaux du Pas-de-Calais le 17 mai 2019. Par un courrier du 17 juillet 2019, le président du conseil départemental du Pas-de-Calais l'a admise totalement à l'aide sociale à l'hébergement. Par un courriel du 27 septembre 2019, les services départementaux ont demandé au directeur de l'EPHAD la communication du livret de famille de l'intéressée. Par un courriel du 8 octobre 2019, le directeur de l'EPHAD a transmis le livret de famille de Mme A. Par la suite, le président du conseil départemental du Pas-de-Calais a, par une décision du 3 février 2020, informé l'intéressée, ainsi que le directeur de l'EPHAD, que Mme A n'était plus prise en charge au titre de l'aide sociale à l'hébergement à compter du 16 février 2020. Par un courrier du 18 mai 2020, reçu le 12 juin 2020 par le département du Pas-de-Calais, Mme A a formé un recours administratif préalable obligatoire contre la décision du président du conseil départemental du Pas-de-Calais par laquelle ce dernier a mis fin à sa prise en charge au titre de l'aide sociale à l'hébergement. Par un courrier du 25 mars 2021, le président du conseil départemental du Pas-de-Calais a accusé réception, au sens de l'article L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration, ce recours administratif préalable obligatoire. Par la présente requête, Mme A demande l'annulation de la décision du 3 février 2020 par laquelle le président du conseil départemental du Pas-de-Calais n'a pas fait droit à la demande d'aide sociale à l'hébergement à compter du 16 février 2020 et l'annulation de la décision implicite de rejet, confirmant celle du 3 février 2020, résultant du silence gardé par le président du conseil départemental du Pas-de-Calais, sur son recours administratif préalable obligatoire.
2. Le désistement de Mme A et l'association ASRL est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A et de l'association ASRL.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié Mme C B, épouse A, à l'association d'action sociale et médico-sociale des Hauts-de-France (ASRL) service tutélaire et de protection et au département du Pas-de-Calais.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juin 2024.
Le magistrat désigné,
signé
J.M. Riou
La greffière,
signé
I.Baudry
La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026